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	<title>Avril &#8211; Mai 2026 &#8211; Couleur Café</title>
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	<title>Avril &#8211; Mai 2026 &#8211; Couleur Café</title>
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		<title>L’éclipse solaire de Kristof Négrit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 07 May 2026 17:42:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avril - Mai 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Découverte]]></category>
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					<description><![CDATA[Décidément, la Guadeloupe n’a pas encore révélé tous ses secrets. Tel un explorateur, le batteur Kristof Négrit nous embarque dans un voyage fou, au cœur de son héritage culturel. Une invitation à (re)découvrir son jazz, l’afrobeat, le gwo ka et le zouk. «&#160;État d’âme&#160;». Couleur Café&#160;: Lorsqu’on observe le visuel de «&#160;État d’âme&#160;», ton album, [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Décidément, la Guadeloupe n’a pas encore révélé tous ses secrets. Tel un explorateur, le batteur Kristof Négrit nous embarque dans un voyage fou, au cœur de son héritage culturel. Une invitation à (re)découvrir son jazz, l’afrobeat, le gwo ka et le zouk. «&nbsp;État d’âme&nbsp;».</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Lorsqu’on observe le visuel de «&nbsp;État d’âme&nbsp;», ton album, plusieurs éléments apparaissent, notamment une éclipse solaire, quel est le message&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Kristof Négrit&nbsp;:</strong> L&#8217;éclipse solaire, pour moi, véhicule&nbsp; le renouveau de ce que je suis. J&#8217;ai livré ce que je suis jusque-là. Ce qui m&#8217;ouvre à de nouvelles perspectives, permettre à la musique de chez moi de s&#8217;ouvrir à autre chose.&nbsp;</p>



<p>La chaîne brisée symbolise le combat que nos ancêtres ont mené pour leur liberté. Aujourd&#8217;hui, nous continuons le travail qu&#8217;ils ont initié. C&#8217;est un rappel de notre histoire.</p>



<p>Ensuite si on regarde dans la rétine de l’œil, il y a ma fille, le fœtus. Je livre une part de moi dans l&#8217;album à travers elle. D&#8217;ailleurs, il y a une chanson intitulée «&nbsp;Lorsque LoÏse s&#8217;endormira…&nbsp;».&nbsp;</p>



<p><strong>C.C&nbsp;:&nbsp; Tu as travaillé avec Xavier Belin, c’est un excellent pianiste.</strong></p>



<p><strong>K.N</strong>&nbsp;: Il y a aussi Sylvain Ransy et Rudi Boa, qui connait le gwo-ka, il a travaillé cette direction-là. Lorsque je composais l&#8217;album, j&#8217;avais aussi envie d&#8217;avoir cette couleur-là, que j&#8217;ai travaillé à travers la batterie, aussi au niveau de l&#8217;harmonie.</p>



<p>Xavier m&#8217;a aidé dès le début pour le titre «&nbsp;État d&#8217;âme&nbsp;», les premières mélodies. Il m&#8217;a aidé à mettre l&#8217;harmonie derrière. Et Sylvain aussi m&#8217;a apporté son expérience pour les arrangements des premières compositions à l&#8217;époque post-Covid.&nbsp;</p>



<p><strong>C.C&nbsp;: Raconte-nous tes débuts, ta rencontre avec le «&nbsp;Ka&nbsp;».</strong></p>



<p><strong>K.N&nbsp;:</strong> J&#8217;ai commencé par la batterie.&nbsp; Je n&#8217;ai pas commencé par le «&nbsp;Ka&nbsp;». Mon père m&#8217;a initié à la musique populaire, le Zouk, la Biguine, le Kompas, et c&#8217;est après que je me suis intéressé à la tradition.</p>



<p>Il y a aussi mon jeune frère, Julianis Négrit, qui intervient sur deux titres dans l’album. Et c&#8217;est lui qui a vraiment commencé à pratiquer l&#8217;instrument bien avant moi. J&#8217;ai commencé à pratiquer le tambour lorsque je suis arrivé en France hexagonale. Puis, je me suis intéressé à la musique traditionnelle quand je suis retourné en Guadeloupe pendant un an.&nbsp;</p>



<p><strong>C.C&nbsp;: En tant que batteur, comment est-ce qu&#8217;on compose ? Qu&#8217;est-ce qui vient avant ? Est-ce le rythme ? Les mélodies ? Comment travailles-tu ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>K.N&nbsp;:</strong> Ça dépend. Pour cet album-là, Les thèmes, les mélodies chantées, me sont venus par des émotions. Ce sont les circonstances de la vie. À travers ces mélodies, j&#8217;ai imaginé les rythmes que j&#8217;ai travaillés. J&#8217;ai souvent commencé par soit la ligne de basse ou la mélodie ensuite le rythme. Le reste du travail s’est fait sur mon ordinateur.&nbsp;</p>



<p><strong>C.C&nbsp;: Dans l’album, on ressent une forte influence africaine</strong></p>



<p><strong>K.N&nbsp;:</strong> L’idée était aussi de montrer le lien entre l&#8217;Afrique et les Antilles. Et puis, l’afrobeat ressemble un peu à un des rythmes gwo-ka, que j&#8217;ai combiné. J’ai mélangé l&#8217;aspect rythmique de l&#8217;Afrique avec nos mélodies créoles, qui sonnent plus créole-jazz. Ça reste une musique d&#8217;énergie, de trance. J&#8217;ai aussi voulu véhiculer, l&#8217;aspect dansant. Quand on rentre dans le jazz, on pense musique très élitiste, mais il ne faut pas oublier que notre musique de base, c&#8217;est des musiques de danse. Tout part de ce socle.</p>



<p class="has-text-align-right">Propos recueillis par Ewané Nja Kwa</p>



<p class="has-text-align-right">Photos @Kloé Puech</p>



<p><strong>Quelques dates&nbsp;:</strong></p>



<p>22 mai 2026 au Baiser Salé, Paris</p>



<p>17 juin 2026, Guadeloupe</p>



<p><strong>Suivre Kristof Négrit :</strong> https://www.facebook.com/KristofNegritBatteur/</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-4 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/05/Lalbum.jpg"><img loading="lazy" width="1280" height="1280" src="https://couleurcafe.info/media/2026/05/Lalbum.jpg" alt="" data-id="48657" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/05/Lalbum.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48657" class="wp-image-48657" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/05/Lalbum.jpg 1280w, https://couleurcafe.info/media/2026/05/Lalbum-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2026/05/Lalbum-1024x1024.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2026/05/Lalbum-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2026/05/Lalbum-768x768.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/05/Lalbum-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 1280px) 100vw, 1280px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00122-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1707" height="2560" src="https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00122-scaled.jpg" alt="" data-id="48659" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00122-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48659" class="wp-image-48659" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00122-scaled.jpg 1707w, https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00122-200x300.jpg 200w, https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00122-683x1024.jpg 683w, https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00122-768x1152.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00122-1024x1536.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00122-1365x2048.jpg 1365w" sizes="(max-width: 1707px) 100vw, 1707px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00347-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1707" height="2560" src="https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00347-scaled.jpg" alt="" data-id="48658" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00347-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48658" class="wp-image-48658" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00347-scaled.jpg 1707w, https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00347-200x300.jpg 200w, https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00347-683x1024.jpg 683w, https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00347-768x1152.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00347-1024x1536.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00347-1365x2048.jpg 1365w" sizes="(max-width: 1707px) 100vw, 1707px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00383-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1707" height="2560" src="https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00383-scaled.jpg" alt="Kristof Négrit" data-id="48656" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00383-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48656" class="wp-image-48656" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00383-scaled.jpg 1707w, https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00383-200x300.jpg 200w, https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00383-683x1024.jpg 683w, https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00383-768x1152.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00383-1024x1536.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2026/05/KLO00383-1365x2048.jpg 1365w" sizes="(max-width: 1707px) 100vw, 1707px" /></a></figure></li></ul></figure>
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		<title>MILES DAVIS</title>
		<link>https://couleurcafe.info/miles-davis/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 24 Apr 2026 09:36:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avril - Mai 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Hommage]]></category>
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					<description><![CDATA[100 ans&#160;! Miles Davis est né le 26 mai 1926. Cette année, il aurait eu 100 ans. Une belle occasion pour le célébrer, sur tous les continents.  Son prénom seul, l’identifie au jazz. Miles&#160;! Demandez un disque de Miles et vous serez servi. Dans le désordre&#160;: Kind of Blue, ‘Round About Midnight, Bitches Brew, In [&#8230;]]]></description>
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<p class="has-text-align-center"><strong>100 ans&nbsp;!</strong></p>



<p>Miles Davis est né le 26 mai 1926. Cette année, il aurait eu 100 ans. Une belle occasion pour le célébrer, sur tous les continents. </p>



<p>Son prénom seul, l’identifie au jazz. Miles&nbsp;! Demandez un disque de Miles et vous serez servi. Dans le désordre&nbsp;: <em>Kind of Blue, ‘Round About Midnight, Bitches Brew, In a Silent Way, Sketches of Spain, E.S.P., Doo-Bop, You’re Under Arrest, Miles Ahead, Decoy</em>… La liste est longue. Chaque opus est une nouvelle ère. Un nouveau groupe pour un son nouveau. La musique de Miles est un mouvement perpétuel, un bouleversement. La perfection était son leitmotiv. Il ne se contentait pas de réinventer une musique, il révélait des musiciens. Le <em>line-up</em> de chacun de ses albums est une palette d’icônes.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Pour l’occasion, Columbia Records et Legacy Recordings ont la bonne idée de rééditer l’enregistrement «&nbsp;live&nbsp;» d’une performance d’une rare intensité donné au Plugged Nickel à Chicago.&nbsp;</p>



<p>Nous sommes le 22 décembre 1965. Le trompettiste, entouré de son quartet,&nbsp;entre en scène&nbsp;: Wayne Shorter au saxophone, Herbie Hancock au piano, Ron Carter à la contrebasse&nbsp; et Tony Williams à la batterie. Après avoir joué pendant plus d’une année ensemble, les musiciens ont envie de surprendre, de faire de l’anti-musique. Et Miles ne se doute pas de ce qui va se passer ce soir-là. «&nbsp;L&#8217;idée était de briser les clichés : des silences soudains là où l&#8217;on atteindrait normalement un point culminant dramatique ; une intensité accrue au moment où l&#8217;on s&#8217;attendrait à ce que la musique s&#8217;estompe. Prévoir une déconstruction est une chose, la réaliser sur le moment en est une autre, tout à fait, et il faut faire confiance à soi-même et à ses camarades pour réagir de manière créative et ne pas se tromper.&nbsp;» Le trompettiste comprend-il ou fait-il mine de ne pas comprendre&nbsp;? Toujours est-il que, selon son saxophoniste Wayne Shorter, celui-ci n&#8217;a pas sourcillé, «&nbsp;il ne s&#8217;est pas retourné pour questionner ses musiciens. Il a suivi le mouvement, même si Columbia Records enregistrait plusieurs soirs de suite dans la salle – un détail qu&#8217;il avait omis de mentionner au groupe.&nbsp;» Sur les enregistrements, on perçoit la surprise, les pauses inattendues et les cris de joie – surtout le premier soir. Il ne s’agit plus tout simplement d’improvisation mais de création et de révolution. Le jazz entre dans une nouvelle ère. Happy Birthday Maestro.</p>



<p class="has-text-align-right">Samuel Nja Kwa</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-3 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles-Davis_Plugged-Nickel_C5764.18_Cover-Cr.-Sony-Music-Archives-copie_1-1-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1011" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles-Davis_Plugged-Nickel_C5764.18_Cover-Cr.-Sony-Music-Archives-copie_1-1-1011x1024.jpg" alt="MILES DAVIS" data-id="48650" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles-Davis_Plugged-Nickel_C5764.18_Cover-Cr.-Sony-Music-Archives-copie_1-1-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48650" class="wp-image-48650" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles-Davis_Plugged-Nickel_C5764.18_Cover-Cr.-Sony-Music-Archives-copie_1-1-1011x1024.jpg 1011w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles-Davis_Plugged-Nickel_C5764.18_Cover-Cr.-Sony-Music-Archives-copie_1-1-296x300.jpg 296w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles-Davis_Plugged-Nickel_C5764.18_Cover-Cr.-Sony-Music-Archives-copie_1-1-768x778.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles-Davis_Plugged-Nickel_C5764.18_Cover-Cr.-Sony-Music-Archives-copie_1-1-1517x1536.jpg 1517w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles-Davis_Plugged-Nickel_C5764.18_Cover-Cr.-Sony-Music-Archives-copie_1-1-2023x2048.jpg 2023w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles-Davis_Plugged-Nickel_C5764.18_Cover-Cr.-Sony-Music-Archives-copie_1-1-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 1011px) 100vw, 1011px" /></a><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Cr. Sony Music Archives</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles_PN_LP_Box-CD_Cover-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles_PN_LP_Box-CD_Cover-1024x1024.jpg" alt="MILES DAVIS" data-id="48649" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles_PN_LP_Box-CD_Cover-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48649" class="wp-image-48649" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles_PN_LP_Box-CD_Cover-1024x1024.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles_PN_LP_Box-CD_Cover-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles_PN_LP_Box-CD_Cover-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles_PN_LP_Box-CD_Cover-768x768.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles_PN_LP_Box-CD_Cover-1536x1536.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles_PN_LP_Box-CD_Cover-2048x2048.jpg 2048w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles_PN_LP_Box-CD_Cover-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">CD Cover</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles-Davis_Plugged-Nickel_C5764_00001_Cr.-Sony-Music-Archives-copie_1-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="688" src="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles-Davis_Plugged-Nickel_C5764_00001_Cr.-Sony-Music-Archives-copie_1-1024x688.jpg" alt="MILES DAVIS" data-id="48651" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles-Davis_Plugged-Nickel_C5764_00001_Cr.-Sony-Music-Archives-copie_1-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48651" class="wp-image-48651" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles-Davis_Plugged-Nickel_C5764_00001_Cr.-Sony-Music-Archives-copie_1-1024x688.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles-Davis_Plugged-Nickel_C5764_00001_Cr.-Sony-Music-Archives-copie_1-300x202.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles-Davis_Plugged-Nickel_C5764_00001_Cr.-Sony-Music-Archives-copie_1-768x516.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles-Davis_Plugged-Nickel_C5764_00001_Cr.-Sony-Music-Archives-copie_1-1536x1032.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Miles-Davis_Plugged-Nickel_C5764_00001_Cr.-Sony-Music-Archives-copie_1-2048x1376.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Cr. Sony Music Archives</figcaption></figure></li></ul></figure>
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		<title>Le Miroir d’Elida Almeida</title>
		<link>https://couleurcafe.info/le-miroir-delida-almeida/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 15:42:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avril - Mai 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Invité]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis la parution de son premier album «&#160;Ora doci, Ora margos&#160;» en 2014, la chanteuse capverdienne Elida Almeida a connu une ascension fulgurante. Des concerts en France et aux États-Unis, le Prix Découverte RFI en 2015 et plusieurs concerts sur le continent africain, elle fait figure d’étoile montante. «&#160;Spedju&#160;», son nouvel opus la consacre comme [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Depuis la parution de son premier album «&nbsp;</strong><strong><em>Ora doci, Ora margos</em></strong><strong>&nbsp;»</strong><strong> en 2014, la chanteuse capverdienne Elida Almeida a connu une ascension fulgurante. Des concerts en France et aux États-Unis, le Prix Découverte RFI en 2015 et plusieurs concerts sur le continent africain, elle fait figure d’étoile montante. «&nbsp;Spedju&nbsp;», son nouvel opus la consacre comme l’une des plus belles voix du Cap-Vert. Rencontre.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Que signifie «&nbsp;Spedju&nbsp;» ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>E.A&nbsp;: </strong>Miroir. C&#8217;est un album&nbsp; très intime. Le miroir est l&#8217;objet qui m&#8217;a toujours accompagné pendant ma grossesse. Parfois je me sentais bien et parfois triste. C’est l’objet qui reflétait mon humeur. C&#8217;était une période où mes sentiments étaient mélangés. Pendant que j&#8217;étais enceinte, j&#8217;ai commencé à écrire, c&#8217;est pour ça que j&#8217;ai appelé mon album «&nbsp;Spedju&nbsp;», qui signifie miroir.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Il s’agit donc&nbsp; d’un album que tu as porté comme un deuxième bébé.&nbsp;</strong></p>



<p><strong>E.A&nbsp;: </strong>Exactement. Pendant que j&#8217;étais en train de donner la vie à ma fille Malika, j&#8217;ai fini cet album pratiquement en même temps. Ce sont des jumeaux. Dans l&#8217;album, il y a une chanson pour ma fille, ainsi que pour son père. Daddy, en anglais. C&#8217;est une chanson qui parle de sa relation avec son père, chaque fois qu’il sort de la maison pour aller travailler, qu&#8217;elle pleure comme si elle n&#8217;allait plus le revoir.</p>



<p>J&#8217;ai grandi sans mon père. Je n&#8217;ai jamais vécu ce type de relation, d&#8217;avoir un père qui rentre à la maison après le travail, sentir cette alchimie qu&#8217;il y a entre un enfant et un père.</p>



<p><strong>CC&nbsp;:&nbsp; Dans l&#8217;album, tu as écrit presque toutes les chansons, sauf «&nbsp;Kumbosa «&nbsp;et «&nbsp;Baka&nbsp;Brabu», qui te ramènent à tes souvenirs d&#8217;enfance.&nbsp;</strong></p>



<p><strong>E.A&nbsp;: </strong>Oui, c&#8217;est une chanson du compositeur Chando Graciosa. Pour moi, c&#8217;est une des plus belles voix au Cap-Vert. J&#8217;ai grandi en écoutant cette chanson-là. Je me suis toujours dit qu&#8217;un jour, je la réenregistrerais. J&#8217;ai eu la chance de le faire dans cet album avec un invité qui s&#8217;appelle Garry. Il fait partie de la nouvelle génération&nbsp; de chanteurs au Cap-Vert.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Dans ton album, il y a trois funanas</strong></p>



<p><strong>E.A&nbsp;: </strong>C&#8217;est la première fois que ça arrive. Je suis de l&#8217;île de Santiago, du sud du Cap-Vert, où le style funana est né. Je chante et je danse funana depuis mon enfance. C&#8217;est inscrit dans mes gènes.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Dans une chanson, tu racontes l’histoire du funana.</strong></p>



<p><strong>E.A&nbsp;: </strong>L&#8217;histoire parle de deux frères, qui étaient esclaves. L’un s’appelait Funa et l&#8217;autre Nana, partis de l&#8217;île de Santiago, de Praia, pour chercher des endroits inaccessibles aux les colons, emportant avec eux le rythme. Les portugais ayant interdit l&#8217;utilisation des rythmes d&#8217;Afrique au Cap-Vert, ils ont supprimé tous les instruments percussifs de la musique, et les ont remplacés par les instruments européens&nbsp;: l&#8217;accordéon, la guitare portugaise. Ces deux gars-là ont conservé la partie percussive de l&#8217;Afrique et ont intégré l&#8217;accordéon, qui était un instrument du Portugal, pour créer&nbsp; le Funana. Aujourd&#8217;hui, le Funana est devenu le rythme le plus connu du Cap-Vert.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Qu&#8217;est-ce que Césaria Evora représente pour toi ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>E.A&nbsp;: </strong>La force. Surtout, le courage de continuer à chercher le meilleur pour moi. Elle a chanté toute sa vie, mais elle a été connue très tard. Ce qui pour moi signifie que même si parfois tu as l&#8217;impression que ça devient plus difficile, il faut continuer. Ce sont les valeurs qu&#8217;elle m&#8217;a transmises.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Ça fait déjà pratiquement plus de dix ans que tu tournes sur la scène internationale, ton premier album est sorti en 2014.</strong></p>



<p><strong>E.A&nbsp;: </strong>2014, ça fait longtemps. Ce sont des années vraiment spéciales. Elles sont passées très vite. J&#8217;ai vécu des belles choses, que je ne m’attendais pas. J&#8217;étais une fille de la campagne. J&#8217;ai étudié en ayant l’ambition de travailler dans l’administration. Et un jour, tout a changé. J&#8217;ai gagné le prix RFI, j&#8217;ai aussi reçu beaucoup de prix au Cap-Vert. Puis je me suis mise à voyager. Je connais plus de 60 pays dans le monde. Ce sont des années où j’ai connu tant de belles choses. Et beaucoup de travail aussi quand même. Il n&#8217;y a rien qui arrive au hasard quand même.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Aujourd’hui comment est-ce que tu t’organises entre ton travail, la maternité et les concerts à venir ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>E.A&nbsp;: </strong>Je suis remontée sur scène depuis quelques mois. C’est toujours compliqué, mais nous avons appris à nous organiser. J&#8217;ai passé 20 jours au Japon, c&#8217;était très difficile pour moi de rester tout ce temps-là loin de ma fille. Mon premier fils a grandi comme ça. Il est bien. Il comprend pourquoi j&#8217;ai été obligée de partir à l’étranger, pour lui donner la qualité de vie qu&#8217;il a. Donc, Malika comprendra aussi, en plus, elle a son père qui près d’elle. Il me soutient aussi tous les jours.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Que veux-tu que le public retienne de cet album&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>E.A&nbsp;: </strong>J&#8217;espère que les gens pourront voyager avec moi dans chaque histoire. Il y a des histoires qui parlent de moi, d’autres que ma mère et mon père m&#8217;ont racontée. Je parle aussi des mères célibataires.</p>



<p>Je rends hommage à ma tante, que j&#8217;ai perdue il y a deux ans. Elle était comme une deuxième mère pour moi. C&#8217;était vraiment un moment très difficile pour ma famille.</p>



<p class="has-text-align-right">Propos recueillis par ENK</p>



<p><strong>Dates de concert&nbsp;:</strong></p>



<p>29/05/26&nbsp;: VILLENEUVE-LA-GARENNE&nbsp;&nbsp; VIRTUOZ CLUB</p>



<p>30/05/26 : VIC-SUR-CÈRE (Cantal), FESTIVAL DEMAN &amp; PASSAT DEMAN.</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-2.jpg"><img loading="lazy" width="683" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-2-683x1024.jpg" alt="Elida Almeida" data-id="48643" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-2.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48643" class="wp-image-48643" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-2-683x1024.jpg 683w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-2-200x300.jpg 200w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-2-768x1152.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-2-1024x1536.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-1.jpg"><img loading="lazy" width="731" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-1-731x1024.jpg" alt="Elida Almeida" data-id="48642" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-1.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48642" class="wp-image-48642" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-1-731x1024.jpg 731w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-1-214x300.jpg 214w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-1-768x1075.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-1-1097x1536.jpg 1097w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-1.jpg 1200w" sizes="(max-width: 731px) 100vw, 731px" /></a></figure></li></ul></figure>
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		<title>SLAM, MADE IN TOGO</title>
		<link>https://couleurcafe.info/slam-made-in-togo/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 08:31:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avril - Mai 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Festivals]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis quelques années, Papyrus est devenu le visage du slam au Togo. Fraîchement débarqué à Paris pour participer au festival Togo-Art et rencontrer d’autres artistes, le jeune slameur a accepté de se prêter au jeu de questions réponses. Rencontre. Couleur Café&#160;: Tu as choisi comme nom de scène Papyrus, peux-tu m’en dire plus&#160;?&#160; Papyrus&#160;: Le [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Depuis quelques années, Papyrus est devenu le visage du slam au Togo. Fraîchement débarqué à Paris pour participer au festival Togo-Art et rencontrer d’autres artistes, le jeune slameur a accepté de se prêter au jeu de questions réponses. Rencontre.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Tu as choisi comme nom de scène Papyrus, peux-tu m’en dire plus&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Papyrus&nbsp;: </strong>Le papyrus, c&#8217;est la première page de l&#8217;humanité. C&#8217;est toute une histoire&nbsp;: Très jeune, j&#8217;ai été fasciné par l&#8217;Égypte antique, cette civilisation qui a tout inventé ou presque (l&#8217;écriture, l&#8217;architecture, la médecine, la philosophie). C&#8217;est sur cette plante que les anciens ont couché leurs pensées, leurs prières, leurs révoltes. Quand j&#8217;ai cherché un nom de scène, je voulais quelque chose qui parle de mémoire, de transmission, d&#8217;écriture gravée dans le temps. Papyrus, c&#8217;est dire que mes mots ne sont pas jetables. Qu&#8217;ils portent quelque chose d&#8217;ancien et de vivant à la fois. Je recherchais un nom qui parle de transmission, de trace, de parole qui résiste au temps. Le slam, c&#8217;est aussi poser des mots qui demeurent.</p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Pourquoi ce choix&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Papyrus&nbsp;: </strong>Parce que le papyrus n&#8217;est pas seulement un objet, c&#8217;est un symbole. Il représente la rencontre entre la nature et la pensée humaine, entre le vivant et l&#8217;écrit. Je viens d&#8217;Afrique, et cette connexion avec l&#8217;Égypte ancienne me rappelle que notre continent a été le berceau de la civilisation écrite. Porter ce nom, c&#8217;est aussi une manière de revendiquer cet héritage, de dire : <em>nous avons toujours eu des choses à raconter.</em></p>



<p><strong>CC&nbsp;: Qu’est ce qui caractérise ton slam&nbsp;?</strong><strong><br></strong><strong>P&nbsp;:</strong> Mon écriture est le cœur de tout. Mais ce qui me distingue peut-être, c&#8217;est mon amour profond pour le jazz. Ce n&#8217;est pas une simple influence musicale, c&#8217;est une philosophie : l&#8217;improvisation, la liberté dans la structure, le dialogue entre les voix. Mon slam respire. Et derrière tout ça, il y a un engagement fort pour l&#8217;art, l&#8217;art comme espace de résistance, de beauté et de vérité.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Parle-nous de la scène slam au Togo, y a-t-il un vrai engouement pour cet art dans ton pays&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>CC&nbsp;: </strong>La scène existe, elle respire, elle grandit même si parfois c&#8217;est une croissance silencieuse. Le slam au Togo se construit dans les espaces culturelles, les salles de quartier, dans les universités, dans les têtes de jeunes qui cherchent une façon de dire ce que la société préfère taire.&nbsp;</p>



<p>Peu de scènes dédiées, peu de financements, peu de visibilité médiatique. Ce qui est beau, en revanche, c&#8217;est l&#8217;énergie du public jeune. L&#8217;engouement&nbsp; est réel, mais il manque encore de structures, de visibilité, de ponts avec l&#8217;extérieur. On porte souvent nos textes comme on porte ses rêves : avec conviction, même quand personne ne regarde encore.</p>



<p>La parole poétique, ici touche quelque chose de profond. Il y a une culture de l&#8217;oralité très ancrée en Afrique de l&#8217;Ouest. Le slam s&#8217;inscrit naturellement dans cette tradition du griot, du conteur, de celui qui dit ce que les autres pensent tout bas.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Comment procèdes-tu pour écrire tes textes&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>P&nbsp;:</strong> Je n&#8217;écris jamais à froid. Il me faut une étincelle une conversation entendue dans le bus, une actualité qui me révolte, une image qui refuse de partir. J&#8217;observe beaucoup, je note beaucoup. Parfois, un texte commence par un seul mot que je trouve beau ou violent. Ensuite vient le travail : je cherche le rythme avant même le sens, parce que pour moi la musicalité d&#8217;un texte, c&#8217;est son squelette. Je lis à voix haute dès le début du processus. Si ça sonne faux dans ma bouche, c&#8217;est faux sur le papier. J&#8217;écris souvent la nuit, quand le monde est silencieux.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Est-ce la musique qui s’adapte à tes textes ou le contraire&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>P&nbsp;:</strong> C&#8217;est un dialogue, pas une hiérarchie. Pour être honnête, je pars toujours du texte. La parole est première chez moi c’est elle qui dicte le tempo, les respirations, les silences. Ensuite, les musiciens entrent dans cet espace et le transforment. Ce qui est fascinant avec le jazz notamment, c&#8217;est que les musiciens improvisent <em>autour</em> de ma voix comme si elle était un instrument parmi les autres. Parfois ils me surprennent tellement que je modifie ma propre façon de dire le texte. Il y a une vraie co-construction qui se fait en temps réel sur scène, ce qui le rend vivant.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Tu débarques à Paris pour la première fois, tu as décliné ton slam au Baiser salé, une salle de jazz parisienne, en rencontrant des musiciens de jazz, comment s’est faite la rencontre et qu’est-ce que tu en as tiré&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>P&nbsp;:</strong> Je me promenais dans Paris avec un ami et je lui ai demandé de m&#8217;emmener dans un jazz club. Mais pas dans n&#8217;importe lequel. Je lui ai précisé : le Baiser Salé. J&#8217;en avais tellement entendu parler, ce lieu avait une aura presque mythique dans mon imaginaire. Je voulais voir de mes propres yeux comment ça se passe, comment la musique vit dans cet endroit.</p>



<p>En arrivant, c&#8217;était la deuxième session d&#8217;une soirée jam, l&#8217;énergie était là, les musiciens jouaient, et quelque chose en moi m&#8217;a poussé à m&#8217;avancer. J&#8217;ai demandé à collaborer. Sans protocole, sans rendez-vous, ils ont dit oui. Ce moment m&#8217;a confirmé quelque chose d&#8217;essentiel : la musique et la parole parlent la même langue, il suffit d&#8217;oser la conversation.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Tu participes au festival Togo Art, comment as-tu été sélectionné&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>P&nbsp;:</strong> C&#8217;est la chanteuse Laura Prince qui a été le lien. On s&#8217;était déjà croisés à Lomé, on avait partagé une scène ensemble et apparemment quelque chose dans mon travail avait résonné en elle. Quand elle est devenue marraine de cette deuxième édition, elle a pensé à moi. C&#8217;est aussi ça la force des rencontres artistiques : elles ne s&#8217;oublient pas. Les gens qui vous écoutent vraiment gardent une trace de vous, et parfois cette trace devient une porte ouverte. C’est ainsi que j’ai pu venir en France. Ce voyage n&#8217;aurait pas été possible sans le soutien de l&#8217;Institut Français de Lomé, à travers son projet FEF Création. C&#8217;est une aide précieuse pour les artistes comme moi — elle ne fait pas que financer un voyage, mais apporte le soutien nécessaire pour qu’un autiste puisse d&#8217;être vu ailleurs. C&#8217;est une forme de reconnaissance, plus qu’un coup de pouce pour la suite de ma carrière.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Que retiens-tu de ce festival&nbsp;?</strong><strong><br></strong><strong>P&nbsp;: </strong>Togo Art Festival est une fenêtre ouverte sur le monde. Une vitrine pour la culture togolaise à l’international, mais surtout un espace de retrouvailles entre la diaspora togolaise, les autres diasporas africaines établies en France, et une communauté française qui veut sincèrement aller à la rencontre de l’Afrique contemporaine. Ce que je retiens surtout, c’est la chaleur de ces échanges, la fierté collective.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: As-tu d’autres projets en France&nbsp;ou ailleurs&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>P&nbsp;:</strong> L’aventure est loin d’être terminée. Au Togo et dans toute la sous-région ouest-africaine, je continue à construire, à rencontrer, à performer. Et puis il y a un projet qui me tient particulièrement à cœur&nbsp;: une création au Canada, plus précisément en Acadie, qui devrait voir le jour en octobre de cette année. Une rencontre entre ma parole d’Africain et cette autre francophonie là, celle qui se bat pour exister. Et si tout s’aligne, une résidence artistique en France l’année prochaine le temps de vraiment creuser, de créer loin du bruit, de revenir avec quelque chose de nouveau et de consistant.</p>



<p class="has-text-align-right">Propos recueillis par Samuel Nja Kwa</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Papyrus_2.jpg"><img loading="lazy" width="899" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Papyrus_2-899x1024.jpg" alt="SLAM, MADE IN TOGO" data-id="48626" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Papyrus_2.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48626" class="wp-image-48626" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Papyrus_2-899x1024.jpg 899w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Papyrus_2-264x300.jpg 264w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Papyrus_2-768x874.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Papyrus_2-1349x1536.jpg 1349w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Papyrus_2-1799x2048.jpg 1799w" sizes="(max-width: 899px) 100vw, 899px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Papyrus_1-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Papyrus_1-1024x1024.jpg" alt="SLAM, MADE IN TOGO" data-id="48625" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Papyrus_1-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48625" class="wp-image-48625" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Papyrus_1-1024x1024.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Papyrus_1-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Papyrus_1-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Papyrus_1-768x768.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Papyrus_1-1536x1536.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Papyrus_1-2048x2048.jpg 2048w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Papyrus_1-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li></ul></figure>
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