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	<title>Culture &#8211; Couleur Café</title>
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	<description>Culture &#38; Lifestyle</description>
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	<title>Culture &#8211; Couleur Café</title>
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		<title>L’écriture raffinée de Sully Quay</title>
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		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 08:16:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature / BD]]></category>
		<category><![CDATA[Mars 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[Née à Paris et naviguant entre les cultures du Togo et du Benin, l’écrivaine Sully Quay nous présente «&#160;Un homme sans étoile&#160;» (éditions Graines de Pensées, 2025) et «&#160;Nos vies ailleurs&#160;» (éditions Atelier des cahiers, 2024). Deux œuvres riches de sa culture métissée, de ses voyages et de de ses rencontres. Conversation.&#160;&#160; Couleur Café&#160;: Tu [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Née à Paris et naviguant entre les cultures du Togo et du Benin, l’écrivaine Sully Quay nous présente «&nbsp;Un homme sans étoile&nbsp;» (éditions Graines de Pensées, 2025) et «&nbsp;Nos vies ailleurs&nbsp;» (éditions Atelier des cahiers, 2024). Deux œuvres riches de sa culture métissée, de ses voyages et de de ses rencontres. Conversation.&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>Couleur Café&nbsp;: Tu préfères quand on t&#8217;appelle Sylvie ou alors Sully ?&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>Sully&nbsp;Quay :</strong> Quand on s&#8217;adresse à moi en tant qu&#8217;autrice, on peut m&#8217;appeler Sully. Ma mère m&#8217;appelle Sully, donc il n&#8217;y a aucun souci. Ça peut se dire dans plusieurs langues sans être trop écorché.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>Couleur Café&nbsp;: Dans quel environnement as-tu grandi ?&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>Sully Quay&nbsp;:</strong> Je suis née à Paris. J’y suis restée deux ans ensuite nous avons déménagé à Neuilly-sur-Marne jusqu&#8217;à mes 23 ans. Mes parents étaient fonctionnaires. Puis j&#8217;ai connu mon ex-mari, nous avons aménagé dans le 95. Et surtout, nous avons passé 10 années en famille à l&#8217;étranger.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>Couleur Café&nbsp;: Tes origines sont togolaises&nbsp;&nbsp;</strong></h2>



<p>Sully Quay&nbsp;: Oui, d&#8217;origine togolaise et béninoise.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>C.C&nbsp;: Quel rapport entretiens-tu avec ces deux pays ?&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>S.Q&nbsp;:</strong> C&#8217;était l&#8217;endroit où nous passions de temps en temps nos vacances. Les billets d’avion coûtaient cher. On était une famille de deux enfants, ça faisait quatre. On y allait à peu près tous les cinq ans. C&#8217;était l’occasion de voir les cousins, les tontons, les tatas. Grâce à mon ex-mari, qui est d’origine togolaise et très attaché aux traditions, j&#8217;ai quand même eu un autre regard, sur le Togo et le Bénin. J&#8217;ai eu plus d&#8217;affection pour les pays, pour la famille. Et en vieillissant, j&#8217;ai l&#8217;impression que ça m&#8217;intéresse de plus en plus. Tout ce qui s’y passe au niveau géopolitique, la conscience, par rapport à la société. Je trouve que c&#8217;est important de savoir d&#8217;où on vient pour savoir où on va.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>C.C&nbsp;:</strong><strong> À</strong><strong> la lecture des deux livres, il est aussi beaucoup question de voyage, d&#8217;envie de partir. Est-ce que c&#8217;est ce qui t&#8217;inspire dans tes écrits ?</strong>&nbsp;</h2>



<p><strong>S.Q&nbsp;:</strong> j&#8217;ai vécu dix ans à l&#8217;étranger. On a vécu en famille avec nos trois enfants parce que mon ex-mari était expatrié. Nous l&#8217;avons suivi. Et c&#8217;est vrai que faire ces voyages a été une grande source d&#8217;inspiration à travers mes œuvres et aussi une grande source de questionnements. «&nbsp;Nos vies ailleurs&nbsp;», au niveau chronologie, est mon premier roman. Au départ, je l&#8217;avais écrit en anglais. Je me suis inspirée de ce que j&#8217;ai vécu en expatriation. Surtout ce que j&#8217;ai vu par rapport à mes copines ou d&#8217;autres femmes qui n&#8217;étaient pas forcément mes amies, par rapport à nos statuts de femmes expatriées, comment elles le ressentaient et ce qu&#8217;elles n&#8217;osaient pas dire.&nbsp;</p>



<p>Pour «&nbsp;Un prisonnier sans étoiles&nbsp;», l’idée m’est venue lorsque je vivais à Cracovie en Pologne, et lorsque j’ai visité le camp d&#8217;Auschwitz. Un jour, je me suis questionnée, sur la condition des Noirs dans les camps nazis. Je me suis demandée s’il y’en avait eu. Il faut savoir qu’à Auschwitz, il y a&nbsp; un panneau avec plein de photos de personnes ayant été emprisonnées, mais on n’y voit pas de Noirs. En même temps, en Europe, il y avait des Noirs pendant la Première Guerre mondiale ainsi que la Seconde Guerre mondiale. Et connaissant les théories nazies, j&#8217;étais assez étonnée qu&#8217;ils n&#8217;aient pas été persécutés. Et j&#8217;en ai parlé à une amie qui m&#8217;a conseillé de lire «&nbsp;Noirs dans les camps nazis&nbsp;» du journaliste Serge Bilé.</p>



<p>Mon grand-père aussi, de 1936 à 1939, vivait à Paris. Parce qu&#8217;il voulait être commissaire de police. Et avant que la Seconde Guerre mondiale n&#8217;éclate, mon arrière-grand-mère lui avait dit de rentrer au Togo, au pays. Et c&#8217;est à partir de ce moment-là que je me suis dit que si mon grand-père n&#8217;était pas rentré, est-ce qu&#8217;il aurait été incarcéré ? Est-ce qu&#8217;il aurait été résistant ? Est-ce qu&#8217;il aurait été collabo ? Je ne sais pas, je me suis posée plein de questions. C’est ainsi que je me suis mise à écrire «&nbsp;Un prisonnier sans étoiles&nbsp;».</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>C.C&nbsp;: Pour revenir à «&nbsp;Nos vies ailleurs&nbsp;», tu dévoiles la vie des femmes et des hommes. Est-ce que ça a été facile de récolter toutes ces expériences ? Fiction ou réalité&nbsp;?</strong></h2>



<p><strong>S.Q&nbsp;:</strong> J&#8217;ai fait une conférence où on me demandait quelle était la limite entre la fiction et la réalité. On est obligé, pour faire de la fiction, je pense, de s&#8217;inspirer de la réalité. Par exemple, Anastasia, que je dépeins, n&#8217;est pas une personne. Elle incarne différentes femmes. La même chose pour Shirley et Katalin, personnages du livre. Je ne voulais pas stigmatiser sur une personne en particulier. Je voulais également conserver l&#8217;anonymat de mes amies.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>C.C&nbsp;: Ont- elles ont reçu le livre ?&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>S.Q&nbsp;:</strong> La plupart de mes amis qui sont francophones ont reçu et ont lu le livre. Elles l’ont trouvé très bien. Elles ne se sont pas reconnues ou n&#8217;ont pas osé se reconnaître. Mais pour les personnages principaux, c&#8217;était vraiment de la fiction mélangée.&nbsp;</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>C.C&nbsp;: Et il n&#8217;y a pas que des femmes, il y a aussi quelques hommes</strong></h2>



<p><strong>S.Q&nbsp;:</strong> C&#8217;est vrai que dans chaque pays, j&#8217;ai rencontré un homme qui suivait sa femme. Ces hommes étaient très bien acceptés par la communauté féminine. Et en même temps, parfois, j&#8217;entendais des petits rires de la part de certains hommes qui travaillaient. Le fait que ces hommes suivent leurs femmes n&#8217;était pas très bien vu à l&#8217;époque.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>C.C&nbsp;: Je fais la navette entre les deux livres. Dans «&nbsp;Un prisonnier sans étoiles&nbsp;», j&#8217;avais comme l&#8217;impression qu&#8217;il y a une espèce de désillusion d&#8217;un homme qui parle et qui a beaucoup d&#8217;espoir.</strong></h2>



<p><strong>S.Q&nbsp;:</strong> Oui. Et qui finalement, est abattu par la dureté de la vie, tout ce qu&#8217;il rencontre durant son parcours. Et il a Sylvana, dont il espère quelque part qu&#8217;elle prolongera sa vie. Et c&#8217;est ce qu&#8217;elle fait en même temps, parce qu&#8217;elle ramène au pays le sable. Ce fameux sable qui rappelle son pays natal, en quoi il ne croyait plus d&#8217;ailleurs, parce qu&#8217;à un moment, il pense que ce sont des superstitions.&nbsp;</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>C.C&nbsp;: Et finalement, est-ce que ce sont vraiment des superstitions ?&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>S.Q&nbsp;:</strong> Cette histoire de sable, ne se faisait pas dans ma famille, mais ça se fait dans d’autres. Par exemple, dans la famille de mon ex-mari, il m&#8217;en avait parlé. Son père avait eu un cancer. Il était venu en France se faire opérer. Et apparemment, il avait pris du sable de chez lui avec la promesse de revenir au Togo. Et d&#8217;après ce que ma belle-famille m&#8217;avait dit, il est rentré et il est décédé. Il s&#8217;est fait opérer en France. Malheureusement, c&#8217;était sans issue. Donc, il est retourné au Togo souffrant et il est mort là-bas. Donc, je ne sais pas si ça marche ou pas. Au début, j&#8217;écrivais juste une histoire comme ça. Mais j&#8217;ai dû me documenter énormément. Je ne voulais pas non plus raconter n&#8217;importe quoi, donc, j&#8217;ai fait vraiment beaucoup de recherches.&nbsp;</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>C.C&nbsp;: Pour finir, est-ce que tes livres sont distribués en Afrique ?&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>S.Q&nbsp;:</strong> Je suis très contente, parce que j&#8217;ai réussi à récupérer tous mes droits. Et donc, maintenant, je suis édité aux éditions « Graines de pensée ». C&#8217;est une maison d&#8217;édition panafricaine, qui est au Togo. Mes livres devraient être disponibles là-bas incessamment, sous peu. En tout cas, pour le Salon du livre africain de Paris, j&#8217;y serai avec cette maison d’édition.&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Propos recueillis par Ewané N.K.</strong>&nbsp;</p>



<p><strong>Pour Rencontrer Sully Quay&nbsp;:</strong></p>



<p>Stand Graines de Pensées</p>



<p>Les 21 et 22 mars 2026</p>



<p>Salon du livre Africain de Paris</p>



<p>Réfectoire des Cordeliers</p>



<p>15 rue de l’école de Médecine</p>



<p>75006 Paris Métro : Odéon</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-3 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Nos-vies-ailleurs.jpg"><img loading="lazy" width="274" height="415" src="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Nos-vies-ailleurs.jpg" alt="Nos vies ailleurs" data-id="48619" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Nos-vies-ailleurs.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48619" class="wp-image-48619" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Nos-vies-ailleurs.jpg 274w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Nos-vies-ailleurs-198x300.jpg 198w" sizes="(max-width: 274px) 100vw, 274px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="639" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-639x1024.jpg" alt="Sully Quay" data-id="48621" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48621" class="wp-image-48621" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-639x1024.jpg 639w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-187x300.jpg 187w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-768x1232.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-958x1536.jpg 958w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-1277x2048.jpg 1277w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-scaled.jpg 1596w" sizes="(max-width: 639px) 100vw, 639px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Un-prisonnier-sans-etoile-Graines-de-Pensées.jpg"><img loading="lazy" width="372" height="572" src="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Un-prisonnier-sans-etoile-Graines-de-Pensées.jpg" alt="Un prisonnier sans etoile Graines de Pensées" data-id="48620" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Un-prisonnier-sans-etoile-Graines-de-Pensées.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48620" class="wp-image-48620" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Un-prisonnier-sans-etoile-Graines-de-Pensées.jpg 372w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Un-prisonnier-sans-etoile-Graines-de-Pensées-195x300.jpg 195w" sizes="(max-width: 372px) 100vw, 372px" /></a></figure></li></ul></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>La Galerie d&#8217;Art de Carole Onambélé Kvasnevski</title>
		<link>https://couleurcafe.info/galerie-carole-kvasnevski/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Dec 2025 08:32:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Décembre 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[«&#160;Nous avons une richesse incroyable avec des artistes incroyables&#160;» Commissaire d’exposition indépendante et galeriste, Carole Onambélé Kvasnevski est née à Yaoundé au Cameroun et vit à Paris où elle a ouvert sa première galerie en 2010. Elle y expose des artistes originaires d’Afrique et de sa diaspora. Visible dans les grands événements d’art dans le [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>«&nbsp;Nous avons une richesse incroyable avec des artistes incroyables&nbsp;»</strong></p>



<p><strong>Commissaire d’exposition indépendante et galeriste, Carole Onambélé Kvasnevski est née à Yaoundé au Cameroun et vit à Paris où elle a ouvert sa première galerie en 2010. Elle y expose des artistes originaires d’Afrique et de sa diaspora. Visible dans les grands événements d’art dans le monde, c’est à Paris Photo que nous l’avons rencontrée.&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Comment est née l&#8217;idée de la galerie&nbsp;?</strong></p>



<p>Carole Kvasnevski&nbsp;: La galerie est arrivée parce que j&#8217;avais un lieu en tant qu&#8217;artiste. Et ce lieu est devenu un lieu d&#8217;exposition pour des amis artistes. Et de fil en aiguille, on a pris goût à exposer les autres. On a vu que ça fonctionnait pas mal, qu&#8217;il y avait des amateurs d&#8217;art qui s&#8217;intéressaient à ces artistes qui étaient des amis. Donc on s&#8217;est dit qu&#8217;il y avait quelque chose à faire pour développer des expositions.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Et en quelle année as-tu vraiment commencé&nbsp;?</strong></p>



<p>CK&nbsp;: C&#8217;était dans les années 2003. C&#8217;était à Bois-Colombe. C&#8217;était une galerie associative que j&#8217;avais créée avec une amie. Nous étions deux à exploiter ce lieu situé vers la gare de Bois-Colombe.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Ensuite tu as changé de statut ?&nbsp;</strong></p>



<p>CK&nbsp;: Oui, j&#8217;ai changé de statut parce que moi j&#8217;habite à Paris depuis plus de 30 ans. Et donc j&#8217;allais dans l&#8217;autre sens. J&#8217;étais à contre-courant par rapport au flux du matin, les gens qui venaient travailler à Paris. Moi j&#8217;allais en banlieue, même si c&#8217;était une banlieue proche à 5 minutes de Paris. Et au bout d&#8217;un moment j&#8217;ai trouvé que ça aurait été quand même bien que je m&#8217;installe là où je vis à Paris. C&#8217;est là où les choses se passaient, donc j&#8217;ai ouvert un deuxième lieu après 6 ans à Bois-Colombe.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Aujourd&#8217;hui donc t&#8217;es entre Paris et New York, qu&#8217;est-ce qui t&#8217;a poussée à faire ce choix</strong> ?&nbsp;</p>



<p>CK&nbsp;: C&#8217;est un choix qui s&#8217;est imposé, ça m&#8217;a semblé évident. Depuis 2016 nous participons à des foires, des salons un peu partout dans le monde. Et une de ces destinations c&#8217;est les États-Unis. Puisque c&#8217;est là où on trouve beaucoup de collectionneurs. New York étant la première ville d&#8217;art au monde, là où on trouve le plus de collectionneurs. Donc nos clients étaient un peu partout aux États-Unis et surtout à New York. Ça nous a semblé évident qu&#8217;il fallait aller au plus proche de nos clients et de nos collectionneurs.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Il y a pas mal de photos est-ce un choix&nbsp;?</strong></p>



<p>CK&nbsp;: Il y a beaucoup de photos parce que tout simplement nous sommes dans une foire dédiée à la photo, Paris Photo, où on ne présente que de la photo, sous toutes ses formes. La galerie Carole Kvasnevski est une galerie généraliste. Nous avons des artistes peintres, plasticiens en tous genres, sculpteurs et des photographes.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Il y a tout de même beaucoup de travaux de femmes.</strong></p>



<p>CK&nbsp;: Parce que je me suis rendue compte, lorsque j&#8217;ai ouvert ma galerie, que j&#8217;avais beaucoup d&#8217;artistes hommes voire uniquement des artistes hommes. Et à un moment donné il y avait cette invisibilité des femmes qui m&#8217;a paru criante et je me suis dit qu’il fallait aussi intégrer des artistes femmes et arriver à une parité. Et c&#8217;est vrai que, me penchant plus vers le travail des femmes, petit à petit je me suis retrouvée avec pas mal d&#8217;artistes femmes. Étant une femme aussi, je me sens concernée.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: La galerie présente dans les salons en Afrique ?&nbsp;</strong></p>



<p>CK&nbsp;: Oui nous faisons quelques salons en Afrique là où ça se passe c&#8217;est-à-dire Marrakech avec 1-54, Cape Town, je suis aussi allée à Lagos. Oui il y a encore plus à faire, j&#8217;ai participé à d&#8217;autres événements à Dakar, pendant la biennale Dak’Art.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Une question un peu plus générale, quel est ton regard sur l&#8217;art aujourd&#8217;hui en Afrique ?&nbsp;</strong></p>



<p>C&nbsp;K&nbsp;: Je suis née au Cameroun où j&#8217;ai grandi jusqu&#8217;à l&#8217;âge de 10 ans. Lorsque je suis arrivée en France, j&#8217;ai un petit peu oublié tout ça pendant un petit moment. Je me souviendrai toujours de la phrase de mon père qui disait&nbsp;: «&nbsp; Je vous ai emmené en France, à vous de vous retourner vers l&#8217;Afrique et de savoir y retourner.&nbsp;» Et un jour je me suis réveillée, cette phrase m&#8217;a interpellée et je me suis dit qu’il était temps que j&#8217;aille à nouveau découvrir ce qui se passe au Cameroun pour commencer puisque c&#8217;est mon pays. J&#8217;ai commencé à aller voir des scènes là-bas vers les années 2014 2015, j&#8217;y ai pris goût, puis je suis allée voir ce qu’il se passe dans d&#8217;autres pays, au Sénégal, en Côte d&#8217;Ivoire, et j&#8217;ai vraiment découvert une scène foisonnante qui évolue au fil des années, qui est complètement connectée au monde. Nous avons une richesse incroyable avec des artistes incroyables.</p>



<p>Plus d’informations sur&nbsp;: <a href="https://www.galeriecarolekvasnevski.com/">https://www.galeriecarolekvasnevski.com/</a></p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Deux-fauteuils-et-Orange-©Gopal-min.png"><img loading="lazy" width="1024" height="1020" src="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Deux-fauteuils-et-Orange-©Gopal-min-1024x1020.png" alt="" data-id="48534" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Deux-fauteuils-et-Orange-©Gopal-min.png" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48534" class="wp-image-48534" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Deux-fauteuils-et-Orange-©Gopal-min-1024x1020.png 1024w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Deux-fauteuils-et-Orange-©Gopal-min-300x300.png 300w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Deux-fauteuils-et-Orange-©Gopal-min-150x150.png 150w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Deux-fauteuils-et-Orange-©Gopal-min-768x765.png 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Deux-fauteuils-et-Orange-©Gopal-min-1536x1530.png 1536w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Deux-fauteuils-et-Orange-©Gopal-min-60x60.png 60w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Deux-fauteuils-et-Orange-©Gopal-min.png 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Deux fauteuils et Orange ©Gopal</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/12/DIVINATIONS-©Sadikou-Oupkpedjo-min.png"><img loading="lazy" width="795" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2025/12/DIVINATIONS-©Sadikou-Oupkpedjo-min-795x1024.png" alt="" data-id="48535" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/12/DIVINATIONS-©Sadikou-Oupkpedjo-min.png" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48535" class="wp-image-48535" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/12/DIVINATIONS-©Sadikou-Oupkpedjo-min-795x1024.png 795w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/DIVINATIONS-©Sadikou-Oupkpedjo-min-233x300.png 233w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/DIVINATIONS-©Sadikou-Oupkpedjo-min-768x990.png 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/DIVINATIONS-©Sadikou-Oupkpedjo-min-1192x1536.png 1192w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/DIVINATIONS-©Sadikou-Oupkpedjo-min.png 1375w" sizes="(max-width: 795px) 100vw, 795px" /></a><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">DIVINATIONS ©Sadikou Oupkpedjo</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Autoportrait_Molenbeek_2011©H-Amouzou-min.png"><img loading="lazy" width="1024" height="1010" src="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Autoportrait_Molenbeek_2011©H-Amouzou-min-1024x1010.png" alt="" data-id="48536" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Autoportrait_Molenbeek_2011©H-Amouzou-min.png" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48536" class="wp-image-48536" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Autoportrait_Molenbeek_2011©H-Amouzou-min-1024x1010.png 1024w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Autoportrait_Molenbeek_2011©H-Amouzou-min-300x296.png 300w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Autoportrait_Molenbeek_2011©H-Amouzou-min-768x758.png 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Autoportrait_Molenbeek_2011©H-Amouzou-min-1536x1515.png 1536w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Autoportrait_Molenbeek_2011©H-Amouzou-min-60x60.png 60w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Autoportrait_Molenbeek_2011©H-Amouzou-min.png 1920w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Autoportrait_Molenbeek_2011©H Amouzou</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Jula-I-Wild-Coast-2020©Zanele-Muholi-min.png"><img loading="lazy" width="717" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Jula-I-Wild-Coast-2020©Zanele-Muholi-min-717x1024.png" alt="" data-id="48537" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Jula-I-Wild-Coast-2020©Zanele-Muholi-min.png" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48537" class="wp-image-48537" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Jula-I-Wild-Coast-2020©Zanele-Muholi-min-717x1024.png 717w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Jula-I-Wild-Coast-2020©Zanele-Muholi-min-210x300.png 210w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Jula-I-Wild-Coast-2020©Zanele-Muholi-min-768x1097.png 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Jula-I-Wild-Coast-2020©Zanele-Muholi-min-1075x1536.png 1075w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Jula-I-Wild-Coast-2020©Zanele-Muholi-min-1433x2048.png 1433w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Jula-I-Wild-Coast-2020©Zanele-Muholi-min.png 1653w" sizes="(max-width: 717px) 100vw, 717px" /></a><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Jula I, Wild Coast 2020©Zanele Muholi</figcaption></figure></li></ul></figure>
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		<title>Annick Kamgang, Une autofiction historique</title>
		<link>https://couleurcafe.info/annick-kamgang-une-autofiction-historique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 03:53:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature / BD]]></category>
		<category><![CDATA[Septembre 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[Originaire du Cameroun et de la Guadeloupe, Annick Kamgang est une jeune autrice de bande dessinée. À travers Les enfants du Pays, son dernier ouvrage, elle nous entraîne dans une quête familiale qui nous mènera au Cameroun. On découvre ainsi la guerre coloniale, effacée des livres d’Histoire de ce pays. Rencontre. Couleur Café&#160;: Pouvez-vous vous [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Originaire du Cameroun et de la Guadeloupe, Annick Kamgang est une jeune autrice de bande dessinée. À travers Les enfants du Pays, son dernier ouvrage, elle nous entraîne dans une quête familiale qui nous mènera au Cameroun. On découvre ainsi la guerre coloniale, effacée des livres d’Histoire de ce pays. Rencontre.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs s’il vous plaît ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Annick Kamgang&nbsp;:</strong> Je suis dessinatrice de presse depuis environ 7 ans. J&#8217;ai commencé à publier des dessins de presse pour le journal Jeune Afrique sur l&#8217;actualité africaine. Ensuite, je suis passée à la bande dessinée. J&#8217;ai publié en 2021 une bande dessinée intitulée <em>Lucha</em>, qui est une chronique d&#8217;une révolution sans armes au Congo qui parle d&#8217;un groupe de jeunes congolais de la société civile basé à Goma dans le nord Kivu, une région marquée par la guerre depuis plus de 30 ans. C&#8217;est une bande dessinée scénarisée par une journaliste.</p>



<p>Je réalise régulièrement des petites bandes dessinées et des illustrations pour la presse, l&#8217;édition et pour des ONG.&nbsp;</p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Comment est née l’idée de cette BD ?</strong></p>



<p><strong>Annick Kamgang&nbsp;:</strong> Il y a quelques années, j’avais rencontré Thomas Deltombe, un des coauteurs du livre <em>Kameroun, une guerre cachée aux origines de la Françafrique</em>, qui raconte la guerre de décolonisation au Cameroun des années 1950 aux années 1970. J&#8217;ai fait le lien avec ma propre histoire, plus précisément celle de mon père qui a grandi au Cameroun en pays bamiléké là il y a eu la guerre. Il faisait partie de ceux qui ont pris le maquis. Je me suis saisie de ce sujet de la manière la plus personnelle possible en me basant sur mon histoire familiale.</p>



<p><strong>Pourquoi avoir choisis de traiter ce sujet sous un format BD ?</strong></p>



<p>Eh bien, parce que je suis autrice de bande dessinée tout simplement. C&#8217;est mon moyen d&#8217;expression. C&#8217;est ma deuxième bande dessinée. Je trouve que c&#8217;est une manière accessible de raconter une histoire un peu complexe. Ma bande dessinée est complémentaire d&#8217;un livre d&#8217;histoire. Elle rend cette histoire plus accessible et plus incarnée puisque je raconte cette histoire à travers mon histoire familiale.</p>



<p><strong>Pouvez-vous nous dévoiler votre hstoire familiale&nbsp;?</strong></p>



<p>Ma bande dessinée <em>Les enfants du pays</em>, est une autofiction basée sur des faits réels. Mon histoire, celle de mon père qui s&#8217;appelait Hubert Kamgang. Ce dernier avait fondé un parti dans les années 1990 au Cameroun après l&#8217;opération des villes mortes. Il militait pour le panafricanisme. Il s&#8217;est aussi présenté trois fois à l&#8217;élection présidentielle. Ma BD ne raconte pas précisément l&#8217;histoire et l&#8217;engagement politique de mon père, mais par contre elle raconte son enfance pendant la guerre au Cameroun. J&#8217;ai apporté des éléments de fiction pour en faire une histoire j&#8217;espère captivante.&nbsp;</p>



<p><strong>J’imagine qu’il a fallu vous documenter comment avez-vous procédé et combien de temps pour arriver à ce résultat ?</strong></p>



<p>Je me suis énormément documentée sur le sujet. J&#8217;ai commencé à travailler dessus en 2020, ici en France. Ensuite j’ai effectué trois voyages au Cameroun, dans le cadre d&#8217;une résidence d&#8217;écriture avec la fondation Ngacha à Bangoulap, j’ai financé mon deuxième voyage en 2022 ainsi que mon troisième voyage en 2023. Je suis allée dans des endroits où cette guerre a eu lieu, en pays Bassa et en pays Bamiléké, à Douala et à Yaoundé. Cette guerre s’est déroulée un peu partout mais il y avait des épicentres, dans ces régions en question. Je me suis énormément documentée, j’ai regardé pas mal de films documentaires.&nbsp;</p>



<p><strong>Le personnage de Hubert existe -t-il vraiment ?</strong></p>



<p>Je l&#8217;ai inventé mais Hubert Kamgang qui était mon père existe vraiment.&nbsp;</p>



<p><strong>Cette bd est aussi conçue comme un story-board, on pourrait en faire un film, est-ce l’idée ou y avez-vous pensé ?</strong></p>



<p>L&#8217;art de la bande dessinée, c&#8217;est la narration, c&#8217;est une histoire dessinée, avec des actions dessinées de vignette en vignette. La bande dessinée est un art forcément influencé par le cinéma et il arrive très souvent que des bandes dessinées soient adaptées au cinéma.</p>



<p><strong>Comptez-vous la présenter au Cameroun ?</strong></p>



<p>Il est prévu qu&#8217;elle soit distribuée à la Fnac de Douala et à Yaoundé à la librairie des peuples noirs, mais je n&#8217;ai pas encore de date. Vos lectrices et lecteurs peuvent se connecter avec moi sur les réseaux sociaux pour en savoir plus. N’hésitez pas à me suivre pour avoir des nouvelles.</p>



<p>Pour en savoir plus sur Annick Kamgang</p>



<p><a href="https://annickkamgang.com">https://annickkamgang.com</a></p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/09/ENFANTS_DU_PAYS_COUV-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="743" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2025/09/ENFANTS_DU_PAYS_COUV-743x1024.jpg" alt="" data-id="48513" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/09/ENFANTS_DU_PAYS_COUV-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48513" class="wp-image-48513" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/09/ENFANTS_DU_PAYS_COUV-743x1024.jpg 743w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/ENFANTS_DU_PAYS_COUV-218x300.jpg 218w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/ENFANTS_DU_PAYS_COUV-768x1058.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/ENFANTS_DU_PAYS_COUV-1115x1536.jpg 1115w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/ENFANTS_DU_PAYS_COUV-1486x2048.jpg 1486w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/ENFANTS_DU_PAYS_COUV-scaled.jpg 1858w" sizes="(max-width: 743px) 100vw, 743px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/09/Les-Enfants-du-pays-p.59.jpg"><img loading="lazy" width="735" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2025/09/Les-Enfants-du-pays-p.59-735x1024.jpg" alt="" data-id="48514" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/09/Les-Enfants-du-pays-p.59.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48514" class="wp-image-48514" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/09/Les-Enfants-du-pays-p.59-735x1024.jpg 735w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/Les-Enfants-du-pays-p.59-215x300.jpg 215w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/Les-Enfants-du-pays-p.59-768x1070.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/Les-Enfants-du-pays-p.59-1102x1536.jpg 1102w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/Les-Enfants-du-pays-p.59.jpg 1300w" sizes="(max-width: 735px) 100vw, 735px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/09/Les-Enfants-du-pays-p.85.jpg"><img loading="lazy" width="735" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2025/09/Les-Enfants-du-pays-p.85-735x1024.jpg" alt="" data-id="48515" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/09/Les-Enfants-du-pays-p.85.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48515" class="wp-image-48515" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/09/Les-Enfants-du-pays-p.85-735x1024.jpg 735w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/Les-Enfants-du-pays-p.85-215x300.jpg 215w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/Les-Enfants-du-pays-p.85-768x1070.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/Les-Enfants-du-pays-p.85-1102x1536.jpg 1102w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/Les-Enfants-du-pays-p.85.jpg 1300w" sizes="(max-width: 735px) 100vw, 735px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/09/Les-Enfants-du-pays-p.116-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="735" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2025/09/Les-Enfants-du-pays-p.116-735x1024.jpg" alt="" data-id="48517" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/09/Les-Enfants-du-pays-p.116-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48517" class="wp-image-48517" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/09/Les-Enfants-du-pays-p.116-735x1024.jpg 735w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/Les-Enfants-du-pays-p.116-215x300.jpg 215w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/Les-Enfants-du-pays-p.116-768x1070.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/Les-Enfants-du-pays-p.116-1102x1536.jpg 1102w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/Les-Enfants-du-pays-p.116-1470x2048.jpg 1470w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/Les-Enfants-du-pays-p.116-scaled.jpg 1837w" sizes="(max-width: 735px) 100vw, 735px" /></a></figure></li></ul></figure>
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		<title>Disco Afrika, miroir de la société malgache</title>
		<link>https://couleurcafe.info/disco-afrika-miroir-de-la-societe-malgache/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 02:44:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma / Théâtre / TV]]></category>
		<category><![CDATA[Septembre 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[Luck Razanajaona a fait ses classes à l’École Supérieure des Arts Visuels de Marrakech. À&#160; la fois réalisateur, scénariste et producteur, il s’est fait connaître par ses documentaires fictions et ses courts métrages. Avec Disco Afrika, son premier long métrage, il assoit sa réputation de cinéaste prometteur. Originaire de Madagascar, c’est sur son île natale [&#8230;]]]></description>
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<p>Luck Razanajaona a fait ses classes à l’École Supérieure des Arts Visuels de Marrakech. À&nbsp; la fois réalisateur, scénariste et producteur, il s’est fait connaître par ses documentaires fictions et ses courts métrages. Avec Disco Afrika, son premier long métrage, il assoit sa réputation de cinéaste prometteur.</p>



<p>Originaire de Madagascar, c’est sur son île natale qu’il décide de tourner ce tout premier film long. Entre documentaire et fiction, il nous invite à découvrir la ville portuaire de Tamatave à travers le regard du jeune Kwamé livré à lui-même et en quête de l’histoire de son père, qu’il n’a presque pas connu. Le jeune homme travaille dans une mine de saphir clandestine. Le décès d’un de ses amis, avec lequel il travaille, le contraint à retourner vivre chez sa mère, démunie. Il déniche un petit boulot au port. Ses rencontres le pousse vers un monde de corruption fait d’incertitudes. Le réalisateur situe son film dans une période post-électorale où se mêlent crises sociales et manifestations. Le caractère de ce film, engagé, nous plonge dans la réalité malgache.</p>



<p>Un jeu d’acteur juste et en toute simplicité, une histoire poignante et captivante, qui nous tient en haleine du début à la fin. Le film sera à l’affiche en France jusqu’au du 17 septembre 2025.</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-Press-selection-1.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="553" src="https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-Press-selection-1-1024x553.jpg" alt="" data-id="48491" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-Press-selection-1.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48491" class="wp-image-48491" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-Press-selection-1-1024x553.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-Press-selection-1-300x162.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-Press-selection-1-768x415.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-Press-selection-1-1536x830.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-Press-selection-1-2048x1107.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">DISCO AFRIKA &#8211; Press selection 1</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-Press-selection-2.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="553" src="https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-Press-selection-2-1024x553.jpg" alt="" data-id="48492" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-Press-selection-2.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48492" class="wp-image-48492" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-Press-selection-2-1024x553.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-Press-selection-2-300x162.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-Press-selection-2-768x415.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-Press-selection-2-1536x830.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-Press-selection-2-2048x1107.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">DISCO AFRIKA &#8211; Press selection 2</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-Press-selection-3.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="553" src="https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-Press-selection-3-1024x553.jpg" alt="" data-id="48493" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-Press-selection-3.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48493" class="wp-image-48493" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-Press-selection-3-1024x553.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-Press-selection-3-300x162.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-Press-selection-3-768x415.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-Press-selection-3-1536x830.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-Press-selection-3-2048x1107.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">DISCO AFRIKA &#8211; Press selection 3</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-CP-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="679" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-CP-679x1024.jpg" alt="" data-id="48494" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-CP-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48494" class="wp-image-48494" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-CP-679x1024.jpg 679w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-CP-199x300.jpg 199w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-CP-768x1158.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-CP-1019x1536.jpg 1019w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-CP-1358x2048.jpg 1358w, https://couleurcafe.info/media/2025/09/DISCO-AFRIKA-CP-scaled.jpg 1698w" sizes="(max-width: 679px) 100vw, 679px" /></a><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">DISCO AFRIKA</figcaption></figure></li></ul></figure>
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		<title>Africlap, une fenêtre sur les cinémas africains</title>
		<link>https://couleurcafe.info/africlap-une-fenetre-sur-les-cinemas-africains/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Jul 2025 11:55:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma / Théâtre / TV]]></category>
		<category><![CDATA[Juillet 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis 2014, le festival Africlap éclaire les écrans toulousains aux couleurs des cinémas africain. Fondé par Bernard Djatang, ce rendez-vous incontournable promeut les récits d’Afrique et de la diaspora, tout en ouvrant un espace unique de réflexion, de mémoire et de création. Pour sa 12e édition, en novembre 2025, Africlap mettra à l’honneur les cinémas [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Depuis 2014, le festival Africlap éclaire les écrans toulousains aux couleurs des cinémas africain. Fondé par Bernard Djatang, ce rendez-vous incontournable promeut les récits d’Afrique et de la diaspora, tout en ouvrant un espace unique de réflexion, de mémoire et de création.</strong> <strong>Pour sa 12e édition, en novembre 2025, Africlap mettra à l’honneur les cinémas d’Afrique centrale et australe&nbsp; &#8211;&nbsp; du Cameroun au Gabon, en passant par les deux Congos et la Centrafrique. À travers cette programmation exigeante, le festival poursuit sa mission : créer un pont culturel entre les continents et donner la parole à ceux qu’on entend trop peu.</strong> <strong>Rencontre avec Bernard Djatang.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Peux-tu nous raconter la genèse du Festival Africlap ? Qu’est-ce qui t’a poussé à le créer ?</strong></p>



<p><strong>Bernard Djatang&nbsp;: </strong>Quand je suis arrivé à Toulouse en 2006 pour étudier l’esthétique du cinéma, je pensais avoir enfin accès à toutes les œuvres africaines que je ne pouvais pas voir au Cameroun, mon pays d’origine. Mais j’ai vite déchanté : dans les cursus, aucun film africain n’était abordé, et même ici, ces œuvres restaient invisibles. Je me suis alors posé une question simple :&nbsp;<em>où peut-on voir ces films, ces récits faits par nous et pour nous ?</em>&nbsp;En réalisant que je n’étais pas le seul à chercher ces histoires, l’idée d’un festival est née. Plutôt que de regarder ces films seul dans mon coin, j’ai voulu créer un espace collectif. Un lieu de partage, de découverte, d’échange.&nbsp;Africlap est né de cette envie de transmettre notre cinéma, notre mémoire, notre regard.</p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Quelles ont été les principales évolutions du festival depuis son lancement en 2014 ?</strong></p>



<p><strong>Bernard Djatang&nbsp;:</strong> En douze ans,&nbsp;Africlap est devenu une référence culturelle&nbsp;à Toulouse et dans le sud-ouest. Le public a grandi avec nous, il s’est fidélisé, et surtout, il a changé son regard : il découvre que l’Afrique est plurielle, créative, audacieuse. Aujourd’hui, même les cinémas de la ville commencent à programmer des œuvres africaines en dehors du festival, parfois même en avant-première. C’est une victoire. Le cinéma africain est en train de devenir&nbsp;<em>visible</em>, parfois même&nbsp;<em>bancable</em>.&nbsp;</p>



<p><strong>En quoi Africlap se distingue-t-il des autres festivals de cinéma africain en France ?</strong></p>



<p>Dès le départ, Africlap s’est positionné comme un&nbsp;festival 100 % dédié aux cinémas africains, avec plus de 50 films par édition. Nous sommes les seuls à porter ce projet dans le sud-ouest de la France. Mais Africlap, ce n’est pas que du cinéma. C’est aussi un&nbsp;village culturel, un festival dans le festival, avec concerts, artisanat, rencontres. L’idée, c’est de créer une immersion complète dans les cultures africaines. Le&nbsp;village des arts africains, qui a lieu l’été, est désormais un événement autonome, mais toujours lié à l’esprit d’Africlap.</p>



<p><strong>Quel regard portes-tu sur la représentation des cinémas d’Afrique et de la diaspora en France ?</strong></p>



<p>Il reste encore beaucoup de stéréotypes et de filtres.&nbsp;Nos récits doivent être racontés par nous-mêmes, avec notre esthétique, notre rythme, notre vérité.&nbsp;Il ne suffit pas de parler de l’Afrique, encore faut-il&nbsp;<em>l’incarner</em>&nbsp;à l’écran, jusque dans les choix techniques. Des festivals comme Lumières d’Afrique à Besançon, ou le Fespaco au Burkina Faso, m’ont inspiré. Ils prouvent qu’une ligne éditoriale exigeante peut exister et&nbsp;qu’on peut faire du cinéma africain un vecteur de pensée et de fierté.</p>



<p><strong>Quels sont les défis pour faire grandir Africlap ?</strong></p>



<p>Les&nbsp;ressources humaines et financières. Africlap fonctionne sans salarié. Nous sommes une équipe 100 % bénévole. C’est une force, mais aussi une fragilité. Sans financement, on ne peut pas embaucher, ni développer toutes les actions qu’on imagine.</p>



<p>L’autre défi, c’est la&nbsp;circulation des œuvres. Beaucoup de films ne trouvent pas de distributeur. Notre mission est aussi de leur offrir une seconde vie, un public, un écho.</p>



<p><strong>Pourquoi est-ce si important de créer une plateforme pour les jeunes cinéastes africains et afrodescendants ?</strong></p>



<p>Parce qu’ils sont nombreux à chercher, à tâtonner, sans cadre ni soutien. Africlap veut être un&nbsp;espace de formation, de rencontre, d’expérimentation.&nbsp;C’est dans nos statuts depuis le début : ne pas seulement diffuser, mais&nbsp;accompagner la création. On veut aider ces jeunes talents à structurer leurs idées, à croire en leurs récits, à les rendre visibles et audibles, ici comme là-bas.</p>



<p><strong>En quoi les regards africains et afrodescendants sont-ils essentiels aujourd’hui ?</strong></p>



<p>Parce qu’ils&nbsp;rééquilibrent les imaginaires<strong> </strong>et permettent de repenser la societe. Ils racontent l’Afrique de l’intérieur, sans filtre. En valorisant ces regards, surtout dans une ville comme Toulouse, on donne aux générations issues de la diaspora des repères, des références, une fierté.</p>



<p><strong>Quel est le rôle des festivals comme Africlap dans la construction de récits afro-diasporiques ?</strong></p>



<p>Africlap permet aux jeunes créateurs de se reconnecter à leur histoire, de poser des mots, des images, sur des héritages parfois oubliés ou déformés. Travailler la mémoire, c’est visiter les lieux, comprendre les trajectoires, se réapproprier ce qui nous appartient. Et&nbsp;en faire une force de création et du mieux vivre ensemble.</p>



<p><strong>Comment le cinéma devient-il un outil de transformation sociale pour les jeunes de la diaspora ?</strong></p>



<p>Le cinéma permet de&nbsp;reprendre confiance en soi, de s’inscrire dans une histoire, de comprendre sa place dans la société.&nbsp;C’est un levier puissant pour dépasser les fractures, pour raconter autrement, pour se construire.</p>



<p><strong>Quel rôle les institutions françaises peuvent-elles jouer ?</strong></p>



<p>Les institutions doivent&nbsp;nous soutenir concrètement&nbsp;: en finançant, en valorisant, en diffusant nos initiatives. Mais aussi en facilitant l’accès des jeunes à ces œuvres, pour&nbsp;changer les perceptions et construire un imaginaire commun plus juste.</p>



<p><strong>Quelle est ta vision à long terme pour Africlap et les jeunes talents que tu accompagnes ?</strong></p>



<p>Créer un incubateur cinématographique dédié à la jeunesse, avec des ateliers d’écriture, de développement, de production. Et surtout, ouvrir un lieu de diffusion permanent du cinéma africain à Toulouse. À long terme, je veux que les films africains soient visibles dans les écoles, les lycées, les universités. C’est là que se construit la conscience culturelle.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Propos recueillis par Pauline Carbo</strong></p>



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<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="U7oTdIeg1E"><a href="https://www.africlap.fr/africlap-toulouse/">AFRICLAP TOULOUSE</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted" title="« AFRICLAP TOULOUSE » &#8212; Africlap" src="https://www.africlap.fr/africlap-toulouse/embed/#?secret=qS77lqDLDo#?secret=U7oTdIeg1E" data-secret="U7oTdIeg1E" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/07/festival-Africlap.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="682" src="https://couleurcafe.info/media/2025/07/festival-Africlap-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-48405" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/07/festival-Africlap-1024x682.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/festival-Africlap-300x200.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/festival-Africlap-768x512.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/festival-Africlap-1536x1023.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/festival-Africlap.jpg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-medium"><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/07/festival-Africlap-3.jpg"><img loading="lazy" width="278" height="300" src="https://couleurcafe.info/media/2025/07/festival-Africlap-3-278x300.jpg" alt="" class="wp-image-48409" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/07/festival-Africlap-3-278x300.jpg 278w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/festival-Africlap-3-948x1024.jpg 948w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/festival-Africlap-3-768x829.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/festival-Africlap-3.jpg 1025w" sizes="(max-width: 278px) 100vw, 278px" /></a></figure></div>
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		<title>L’ESCLAVAGE DANS LES ANTILLES FRANÇAISES ET SES SÉQUELLES</title>
		<link>https://couleurcafe.info/lesclavage-dans-les-antilles-francaises-et-ses-sequelles/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jan 2025 06:50:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma / Théâtre / TV]]></category>
		<category><![CDATA[Février 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[Si vous voulez savoir qui est Patrick Baucelin&#160;? allez voir ses film. Notamment La couleur de l’esclavage, son dernier film. De passage à Cannes, au festival International du film Panafricain de Cannes, il a accepté de nous en dire plus. Rencontre. Couleur Café&#160;: Vous venez de réaliser un film incroyable sur l’esclavage, pouvez-vous nous en [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Si vous voulez savoir qui est Patrick Baucelin&nbsp;? allez voir ses film. Notamment La couleur de l’esclavage, son dernier film. De passage à Cannes, au festival International du film Panafricain de Cannes, il a accepté de nous en dire plus. Rencontre.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Vous venez de réaliser un film incroyable sur l’esclavage, pouvez-vous nous en dire plus&nbsp;?</strong></p>



<p>Patrick Baucelin&nbsp;: C’est un long métrage, documentaire et fiction. Il y a 222 figurants et acteurs, hommes, femmes, enfants, qui racontent la vie de ces captifs africains, mis en esclavage après leur arrivée aux Antilles. Beaucoup de gens auraient aimé savoir ce qu’ils mangeaient, ce qu’ils faisaient, où ils dormaient&nbsp;? Comment ils étaient traités&nbsp;? Je passe tous ces détails en revue et c’est pour cela que le film s’intitule La couleur de l’esclavage. La couleur, c’est d’abord un jeu de mots pour rappeler les hommes de couleurs, sachant aussi que la couleur de l’esclavage est une vraie palette. C’est un film assez complet, qui met en valeur le traitement de ces personnes mises en esclavage, comme des bêtes. C’était assez fort.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Qu’est ce qui fait l’intérêt de ce film&nbsp;?</strong></p>



<p>P.B&nbsp;: J’ai terminé ce film en octobre 2023 et partout où il a été projeté il a reçu un bon accueil. C’est certainement le film le plus complet sur l’esclavage. Avant de le faire, je me suis documenté, j’ai lu plus de 70 livres pour arriver à en tirer le meilleur et je raconte des choses qu’on n’a jamais montré, on apprend pas mal de choses.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Ce chiffre, 222, a-t-il une signification particulière&nbsp;? Et comment on gère 222 personnes sur un plateau de tournage&nbsp;?</strong></p>



<p>P.B&nbsp;: Ce chiffre est dû au hasard, il ne signifie rien en particulier. Il faut surtout retenir que ces figurants, devenus acteurs, sont bénévoles. Il y a des infirmières, des médecins, toutes les catégories socio-professionnelles. J’ai mis en scène toutes ces personnes, qui se sont prêtées au jeu. Tout s’est passé presque «&nbsp; naturellement&nbsp;» chacun est entré dans la peau du personnage qu’ils ont eux-mêmes choisis, et ils sont fiers du résultat.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Ce film, a été projeté au Bénin, c’était à quelle occasion&nbsp;?</strong></p>



<p>P.B&nbsp;: J’ai été invité au Bénin par le Président de la République et le Ministre de la culture pour présenter mon film qui a clôturé la manifestation officielle de la Traite et de l’abolition de l’esclavage. La projection a eu lieu à Ouidah, tout s’est très bien passé, il y a eu un échange avec le public ainsi que des invités de prestige, ce fut un moment inoubliable.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: En tant que Martiniquais, y présenter un film sur l’esclavage, qu’avez-vous ressenti&nbsp;?</strong></p>



<p>P.B&nbsp;: Ils ne connaissent pas trop cette histoire vue du côté des Antilles et j’étais fier de la leur raconter de mon point de vue. Les Africains ont quelque part découvert cette partie de l’histoire. J’ai compris, grâce aux échanges que j’ai eus, que ce n’est pas vraiment leur histoire. Je raconte le moment où les Africains sont mis en esclavage aux Antilles. C’est une autre étape. Ce n’est ni la traite ni le passage du milieu, je montre ce qu’il se passe dans les îles. Les échanges étaient formidables.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Cette histoire particulière comment la racontez-vous&nbsp;?</strong></p>



<p>P. B&nbsp;: Je montre la vente sur les marchés, le travail dans les champs de canne à sucre, les coup de fouet, les viols, etc. C’est vraiment une histoire particulière. Il faut penser à tous ceux qui ont subi l’esclavage et qui sont dans l’habitation avec le colon. J’ai montré ce qu’il s’y passe.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Et ce long métrage documentaire dure combien de temps.</strong></p>



<p>P. B&nbsp;: 93 minutes.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Et qui a financé ce film&nbsp;?</strong></p>



<p>P. B&nbsp;: Je l’ai financé par mes propres fonds, j’ai reçu des dons de particuliers, quelques entreprises aussi ont participé mais ça reste symbolique. Je n’avais pas d’ingénieur de son, on a tout fait en post-production par la suite, on s’est contenté du son caméra qu’on avait et tous les figurants sont bénévoles, ils étaient là durant tout le tournage.&nbsp;</p>



<p>C’est bien et dommage parce que les collectivités de la Martinique et de la Guadeloupe n’ont pas suivi, ni les instances culturelles, ni la Fondation de l’esclavage de la métropole. C’est tout de même incroyable, je passe les détails.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: On va dire que vous avez réalisé un grand film avec un petit budget</strong></p>



<p>P. B : C’est vraiment un grand film avec un petit budget, je l’ai présenté dans de nombreux festivals dans le monde, à ce jour c’est 42 sélections officielles et 67 récompenses. Le film a été présenté en Suède, en Russie, en Italie, en Argentine, en France, en Angleterre, aux Pays-Bas, en Belgique, au Bénin, aux États-Unis. </p>



<figure class="wp-block-gallery columns-3 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/01/Patrick-Baucelin.jpg"><img loading="lazy" width="770" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2025/01/Patrick-Baucelin-770x1024.jpg" alt="" data-id="48310" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/01/Patrick-Baucelin.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48310" class="wp-image-48310" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/01/Patrick-Baucelin-770x1024.jpg 770w, https://couleurcafe.info/media/2025/01/Patrick-Baucelin-226x300.jpg 226w, https://couleurcafe.info/media/2025/01/Patrick-Baucelin-768x1021.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/01/Patrick-Baucelin.jpg 1020w" sizes="(max-width: 770px) 100vw, 770px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/01/6.png"><img loading="lazy" width="635" height="814" src="https://couleurcafe.info/media/2025/01/6.png" alt="" data-id="48309" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/01/6.png" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48309" class="wp-image-48309" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/01/6.png 635w, https://couleurcafe.info/media/2025/01/6-234x300.png 234w" sizes="(max-width: 635px) 100vw, 635px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/01/3.png"><img loading="lazy" width="698" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2025/01/3-698x1024.png" alt="" data-id="48308" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/01/3.png" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48308" class="wp-image-48308" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/01/3-698x1024.png 698w, https://couleurcafe.info/media/2025/01/3-205x300.png 205w, https://couleurcafe.info/media/2025/01/3-768x1127.png 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/01/3.png 784w" sizes="(max-width: 698px) 100vw, 698px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/01/PHOTO-2021-05-10-07-31-29.jpg"><img loading="lazy" width="682" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2025/01/PHOTO-2021-05-10-07-31-29-682x1024.jpg" alt="" data-id="48307" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/01/PHOTO-2021-05-10-07-31-29.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48307" class="wp-image-48307" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/01/PHOTO-2021-05-10-07-31-29-682x1024.jpg 682w, https://couleurcafe.info/media/2025/01/PHOTO-2021-05-10-07-31-29-200x300.jpg 200w, https://couleurcafe.info/media/2025/01/PHOTO-2021-05-10-07-31-29-768x1154.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/01/PHOTO-2021-05-10-07-31-29.jpg 852w" sizes="(max-width: 682px) 100vw, 682px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/01/IMG_3313-copie-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="683" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2025/01/IMG_3313-copie-683x1024.jpg" alt="" data-id="48306" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/01/IMG_3313-copie-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48306" class="wp-image-48306" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/01/IMG_3313-copie-683x1024.jpg 683w, https://couleurcafe.info/media/2025/01/IMG_3313-copie-200x300.jpg 200w, https://couleurcafe.info/media/2025/01/IMG_3313-copie-768x1152.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/01/IMG_3313-copie-1024x1536.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2025/01/IMG_3313-copie-1365x2048.jpg 1365w, https://couleurcafe.info/media/2025/01/IMG_3313-copie-scaled.jpg 1707w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/01/Patrick_Baucelin-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2025/01/Patrick_Baucelin-768x1024.jpg" alt="" data-id="48305" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/01/Patrick_Baucelin-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48305" class="wp-image-48305" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/01/Patrick_Baucelin-768x1024.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/01/Patrick_Baucelin-225x300.jpg 225w, https://couleurcafe.info/media/2025/01/Patrick_Baucelin-1152x1536.jpg 1152w, https://couleurcafe.info/media/2025/01/Patrick_Baucelin-1536x2048.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2025/01/Patrick_Baucelin-scaled.jpg 1920w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></a></figure></li></ul></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Rencontre avec Basile Ngangue, Directeur du Festival International du Film Panafricain de Cannes</title>
		<link>https://couleurcafe.info/rencontre-avec-basile-ngangue-directeur-du-festival-international-du-film-panafricain-de-cannes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 22 Oct 2024 07:10:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma / Théâtre / TV]]></category>
		<category><![CDATA[Octobre 2024]]></category>
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					<description><![CDATA[«&#160;Proposer le Meilleur du cinéma et de la Culture panafricaine, se développer, atteindre l’excellence.&#160;» Entrepreneur culturel, journaliste et activiste, Basile Ngangué Ebelle s’apprête célébrer le 21ème anniversaire du Festival International du Film Panafricain de Cannes du 23 au 27 octobre 2024. Rencontre. Couleur Café&#160;:&#160; Le festival fête ses 21 ans, C&#8217;est la majorité dans certains [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>«&nbsp;Proposer le Meilleur du cinéma et de la Culture panafricaine, se développer, atteindre l’excellence.&nbsp;»</strong></p>



<p><strong>Entrepreneur culturel, journaliste et activiste, Basile Ngangué Ebelle s’apprête célébrer le 21</strong><strong><sup>ème</sup></strong><strong> anniversaire du Festival International du Film Panafricain de Cannes du 23 au 27 octobre 2024. Rencontre.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;:&nbsp; Le festival fête ses 21 ans, C&#8217;est la majorité dans certains pays africains, comment est née l&#8217;idée de ce festival ?</strong></p>



<p>Basile Ngangué Ebelle&nbsp;: Les magnifiques idées sont le propre du vivant. Je voulais créer depuis des années un événement liant l’image aux autres formes d’Art. Je suis avant tout un entrepreneur culturel dans les traditions des Hommes d’Affaires Sawa et Douala (littoral du Cameroun). Notre objectif est de valoriser l’excellent travail de nos cinéastes. Mais surtout de changer le monde devant sa porte. Je suis Cannois et même si cette idée datait avant mon installation à Cannes en 1999, c’est dans cette ville que les choses se sont imposées naturellement. Le Cinéma est le vecteur d’une culture et d’une projection du monde d’aujourd’hui et de demain. Nous sommes un Espace de partage et d’innovation.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Après 21 années d&#8217;existence comment ce festival a-t-il évolué ?</strong></p>



<p>BNE&nbsp;: Le festival a évolué positivement. Ce cinéma est l’Avenir. Nous sommes plus que jamais indépendant dans notre dynamique managériale. L’histoire et la vie nous donnent raison dans cette quête permanente des équilibres. Le cinéma panafricain trouve sa place avec ses moyens dans le concert mondial aujourd’hui. Nollywood s’est imposé parce que le cinéma nigérian s’est inventé. Il n’a pas cherché à copier les modèles existants. Il a triomphé par sa culture. Son format est à l’odeur du pays. Les autres pays africains sont entrain de trouver leur propre chemin. Nos films sont beaux parce qu’ils se pensent africains. J’aime</p>



<p>Cette nouvelle génération de cinéastes. Elle est libre dans sa créativité. Elles/Ils sont les enfants de Sembene Ousmane. La liberté et la&nbsp; créativité sont déterminantes dans leurs réalisation. La numérisation a facilité les choses.&nbsp;</p>



<p>Nous voulions être un business model simple et nous le réussissons au quotidien. Le Festival évolue excellemment&nbsp; bien. Il est au cœur de la naissance du cinéma du 21ème siècle.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Comment s’est faite la sélection des films&nbsp;?</strong></p>



<p>BNE&nbsp;: Le Festival est très exigeant dans ces choix. Dans notre sélection 2024, deux ou trois films ne sont pas au niveau mais leur originalité et les questions abordées sur l’état du monde nous ont amené à les sélectionner. Il ne faut pas oublier que le Festival est organisé et produit par l’Association Nord-Sud Développement née en 1997 à Lille. Cette institution a pour vocation de participer à l’équilibre des relations Nord-Sud. Le choc des mensonges de la 1ère et 2eme guerre du Golfe nous ont fait réagir par la mise en place de projets culturels favorisant le mieux vivre ensemble tout en restant ferme dans nos fondamentaux (l’éthique et la liberté).&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Ce festival présente des films africains, de la diaspora, j&#8217;entends par là des films réalisés par des Afro-descendants, est-ce sa vocation ?</strong></p>



<p>BNE&nbsp;: Oui, c’est sa vocation. Il met ses films en confrontation positive par le Dikalo Award. Le but pour tous est d’innover et de tendre vers le Meilleur. Le Festival est ouvert sur le monde. Les réalisateurs du monde entier&nbsp; y participent par le biais de leurs œuvres panafricaines (actrices, acteurs africain(es) descendant(es), lieux de tournage, production etc…). En sommes une entreprise mondiale dans sa particularité panafricaine. Nous voulions montrer le caractère universel du cinéma et de la culture panafricaine.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Parlez-nous de la programmation de cette édition, à quoi doit-on s&#8217;attendre ?</strong></p>



<p>BGE&nbsp;: La programmation est magique. Elle vous attend. Les films sont beaux qu’ils soient du réel ou de la fiction. Je vous invite à consulter notre site www.fifp.fr pour vous rendre compte de la chance que nous vous offrons en mettant à votre disposition à l’Espace Miramar et à l’Hôtel Martinez à Cannes, le Meilleur du Cinéma du 23 au 27 octobre 2024.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Quelle est l&#8217;ambition de ce festival ?</strong></p>



<p>BNE&nbsp;: Proposer le Meilleur du cinéma et de la Culture panafricaine, se développer, atteindre l’excellence.</p>



<p>Plus d’information sur la programmation&nbsp;:</p>



<p><a href="http://www.fifp.fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">www.fifp.fr</a> </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2024/10/Festival-du-cinéma-min.jpeg"><img loading="lazy" width="800" height="600" src="https://couleurcafe.info/media/2024/10/Festival-du-cinéma-min.jpeg" alt="" class="wp-image-48234" srcset="https://couleurcafe.info/media/2024/10/Festival-du-cinéma-min.jpeg 800w, https://couleurcafe.info/media/2024/10/Festival-du-cinéma-min-300x225.jpeg 300w, https://couleurcafe.info/media/2024/10/Festival-du-cinéma-min-768x576.jpeg 768w" sizes="(max-width: 800px) 100vw, 800px" /></a></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Itinéraire d’une comédienne cubaine</title>
		<link>https://couleurcafe.info/itineraire-dune-comedienne-cubaine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Apr 2024 19:17:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cinéma / Théâtre / TV]]></category>
		<category><![CDATA[Mars-Avril 2024]]></category>
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					<description><![CDATA[Comédienne et actrice afro-cubaine, Linnett Hernández a un parcours incroyable&#160;: Au théâtre, elle a joué dans de nombreuse pièces dont Antigonón -Un contingente épico –&#160; mis en scène par Carlos Diaz. Au Cinéma, elle interprète le rôle d’une maman qui voit son fils prendre la voie de l’immigration dans le film Vicente B. Elle est [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Comédienne et actrice afro-cubaine, </strong><strong>Linnett Hernández a un parcours incroyable&nbsp;: Au théâtre, elle a joué dans de nombreuse pièces dont </strong><strong><em>Antigonón</em></strong><strong> </strong><strong><em>-Un contingente épico –</em></strong><strong>&nbsp; mis en scène par Carlos Diaz. Au Cinéma, elle interprète le rôle d’une maman qui voit son fils prendre la voie de l’immigration dans le film Vicente B. Elle est bouleversante. Son ambition, intégrer le monde du cinéma et du théâtre en France trouver un rôle qui lui convient. </strong><strong>Elle raconte son parcours.&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Comment es-tu entrée dans le milieu du cinéma et du théâtre à Cuba&nbsp;?</strong></p>



<p>Très jeune, j’allais au théâtre, grâce à ma professeure de littérature de&nbsp; l’époque, qui s’appelait Barbara. Elle m’a emmenée voir une pièce de théâtre cubaine, et lorsque j’en suis sortie, je me suis dit que c’est ce que je voulais faire. Je viens d’un milieu de sport, j’ai pratiqué la gymnastique pendant sept ans, j’ai la capacité de m’exprimer à travers mon corps. Je suis entrée à l’université des arts en 2001 et j’ai passé 5 ans à l&#8217;Instituto Superior de Arte (ISA) à Cuba. Je me suis spécialisée en art dramatique. Ensuite, j’ai fait partie de la troupe de Teatro El Público, dont Carlos Díaz était le metteur en scène. J’y suis restée une dizaine d’années, nous avons joué du Shakespeare, du théâtre espagnol, latino-américain. Grâce à Carlos Diaz, le metteur en scène, j’ai voyagé avec la pièce <em>Antigonón</em> <em>-Un contingente épico –</em>&nbsp;qui a été présentée dans des festivals en France et en Amérique latine.&nbsp;</p>



<p>Au Cinéma, j’ai démarré dans un film qui s’appelle <em>Kangamba</em>, qui parle de guerre, où j’avais un rôle d’institutrice pendant la guerre d’Angola en 1983. C’était le premier film auquel je participais qui m’a aussi fait voyager, je suis allée en Colombie où j’ai travaillé dans un film français, <em>l’homme de Chevet</em> (d’Alain Monne, 2008 ; rôle : Lina la boxeuse) et&nbsp;<em>Del amor y otros demonios/De l’amour et d’autres démons</em>&nbsp;(de Hilda Hidalgo, 2008 ; rôle : l’esclave Caridad)<em>.</em> C’est comme cela que j’ai rencontré mon mari, en 2008, et que je me suis installée en France. Ma Carrière a continué à Cuba, mais il m’était difficile d’entrer dans le milieu du cinéma français surtout parce que mon visa&nbsp; ne me permettait pas de travailler. Ma condition a changé lorsque je me suis mariée en 2012, ensuite j’ai commencé à travailler un peu plus en France.</p>



<p><strong>J’imagine que lorsque tu es venue en France, il y avait aussi la barrière de&nbsp; la langue.</strong></p>



<p>Oui bien sûr. Au début, c’était surtout très compliqué d’échanger, de discuter. J’ai passé un bon moment à apprendre, à écouter, à faire des exercices.&nbsp;</p>



<p><strong>Tu continues toujours à travailler avec des réalisateurs cubains&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui j’ai joué le premier rôle dans le film <em>&nbsp;Vicenta B</em>, réalisé par le cubain Carlos Lechuga, qui a été tourné en 2021 à La Havane et qui est sorti en septembre 2022. Ce film a été montré dans de nombreux festivals internationaux. J’y jouais le rôle d’une mère, voyante cubaine qui vit dans un univers africain. L’histoire se passe à Cuba, on y parle d’immigration, de situation politique et d’exil. C’est une histoire universelle.&nbsp;</p>



<p><strong>Est-ce que le fait de vivre loin de Cuba t’a aidé pour mieux interpréter ce rôle&nbsp;?</strong></p>



<p>Absolument. Je suis une immigrante, je suis aussi une maman. Tout ça m’a permis de construire ce personnage qui devait faire face au départ de son propre enfant.</p>



<p><strong>Depuis que tu vis en France, comment fais-tu pour trouver des rôles&nbsp;? As-tu un agent&nbsp;?</strong></p>



<p>Je cherche un agent, je n’en ai pas. Je continue à chercher, à travers le bouche à oreille, les réseaux sociaux. J’ai l’impression que c’est compliqué pour un agent de trouver du travail pour une actrice latino-américaine cubaine. Il y a un moment où on me parle de mon accent pour un rôle qui n’en nécessite pas. Ma situation est un peu plus difficile, mais je ne désespère pas, ça peut évoluer.</p>



<p><strong>Quelles sont tes&nbsp; ambitions&nbsp;?</strong></p>



<p>Je ne baisse pas les bras, j’ai différents projets notamment un sur Joséphine Baker, je fais une performance que je prépare et qui aura lieu à la Goutte d’Or ce mois d’avril, et j’améliore mon français.</p>



<div class="wp-block-columns">
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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2024/04/Linnett-Hernandez-min.png"><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2024/04/Linnett-Hernandez-min-1024x1024.png" alt="" class="wp-image-48203" srcset="https://couleurcafe.info/media/2024/04/Linnett-Hernandez-min-1024x1024.png 1024w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/Linnett-Hernandez-min-300x300.png 300w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/Linnett-Hernandez-min-150x150.png 150w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/Linnett-Hernandez-min-768x768.png 768w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/Linnett-Hernandez-min-60x60.png 60w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/Linnett-Hernandez-min.png 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
</div>



<div class="wp-block-column"></div>
</div>
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			</item>
		<item>
		<title>SERGENT MARKUS, ITINÉRAIRE D&#8217;UN SLAMEUR SOLDAT</title>
		<link>https://couleurcafe.info/sergent-markus-itineraire-dun-slameur-soldat/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 09:58:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Septembre-Octobre 2023]]></category>
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					<description><![CDATA[Sergent Markus ITINERAIRE D’UN SLAMEUR SOLDAT Comment passer de sergent à journaliste, rappeur, animateur radio et télévision, poète et slameur&#160;? C’est la prouesse qu’a réussit Toussaint Djaho, alias Sergent Markus, à force de travail et de persévérance. Il raconte son parcours et présente son tout nouveau projet, Vodun Gospel. Couleur Café&#160;: D’où vient ton nom [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Sergent Markus</p>



<p><strong>ITINERAIRE D’UN SLAMEUR SOLDAT</strong></p>



<p><strong>Comment passer de sergent à journaliste, rappeur, animateur radio et télévision, poète et slameur&nbsp;? C’est la prouesse qu’a réussit Toussaint Djaho, alias Sergent Markus, à force de travail et de persévérance. Il raconte son parcours et présente son tout nouveau projet, </strong><strong><em>Vodun Gospel</em></strong><strong>.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: D’où vient ton nom d’artiste, Sergent Markus&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Sergent Markus&nbsp;:</strong> Sergent, parce que j’ai été sergent dans l’armée. J’ai été dans une école militaire, de la 6<sup>ème</sup> en terminale, au Prytanée&nbsp;militaire de Bembéréké&nbsp;(PMB) au nord du Bénin. J’ai eu le diplôme de sergent, j’ai été sergent dans l’armée pendant 2 bonnes années. J’étais au para-commando ensuite j’ai démissionné en 1999 parce que j’avais envie de devenir un homme de média, un artiste.</p>



<p>Markus parce que je suis un panafricaniste. Ce prénom fait référence à Marcus Garvey qui rêvait d’une Afrique unie, du retour de la diaspora pour bâtir l’Afrique. Je ne suis plus très actif mais je reste optimiste.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Comment est né ton amour pour le rap&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>SM&nbsp;:</strong> cet amour a commencé alors j’étais dans cette école militaire avec d’autres amis. Nous étions à l’internat et nous avions des passions communes. C’était au début des années 90, puis il y a eu le déclic avec le premier album de MC Solar que nous connaissions par cœur. Ensuite, il y a eu la vague IAM etc. sans oublier le rap anglo-saxon. C’était des moments forts pour nous, c’est comme cela que nous avons commencé à prendre le stylo et à commencer à bidouiller des textes, à l’image de ce que faisaient nos idoles de l’époque. Et progressivement, le rap s’est installé en nous. Nous faisons partie de la première génération de rap au Bénin. Nous avions créé un groupe qui s’appelait Harmaguédon, ensuite il y a eu le Posse RDS en 1996. Puis j’ai fondé le groupe Noir sur Blanc, parce qu’on voulait donner plus de force à l’écriture. Par la suite, lorsque j’étais à l’université, j’ai créé la première émission de rap qui s’appelait univers rap sur la radio universitaire. Après toutes ces aventures, lorsque je suis retourné dans l’armée en 1997, je ne m’y sentais plus à l’aise et j’en suis parti 2 ans plus tard pour revenir à mon amour pour le rap, la communication et les médias.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Combien d’albums solo as-tu écrit&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>SM&nbsp;:</strong>&nbsp; Avec mon groupe Noir sur Blanc, nous avons sorti un premier album intitulé Au nom du Peuple, en 2004. J’ai ensuite produit mon premier album slam solo en 2010, un album «&nbsp;live&nbsp;» de slam en 2013 et mon dernier album slam, <em>Vodun Gospel</em>, sorti le 20 mai. En gros j’ai 3 albums solo et des collaborations.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Ton nouvel album s’intitule </strong><strong><em>Vodun Gospel</em></strong><strong>, peux-tu nous en parler&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>SM&nbsp;:</strong> Je m’inspire de la fusion des pratiques religieuses confessionnelles au Benin. Nous sommes un pays de syncrétisme malgré la forte présence de la culture vodun que nous assumons. Il y a aussi l’acceptation des autres religions notamment du christianisme, ce qui ne nous cause aucun problème. On adore le seul et même Dieu mais ce sont les moyens de l’adorer qui diffèrent. <em>Vodun Gospel</em> est donc cette affirmation, cette reconnaissance de mon identité double, entre le fils du vodun et de la rencontre entre la racine africaine et les religions importées. En même temps, je veux aussi affirmer que nous sommes un continent de paix, d’œcuménisme et de coexistence pacifique des religions.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Comment tout ceci se traduit-il dans tes textes&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>SM&nbsp;:</strong> Dans le titre éponyme, <em>Vodun Gospel</em>, il y a une charge à la fois poétique et sémiologique qui fait que lorsqu’on l’écoute on a forcément des frissons. Le texte dit que je vénère mes divinités et en même temps je fais des génuflexions comme à l’église. On ressent la musique dans les percussions, les chœurs, il y a une vraie fusion. Les autres titres gardent aussi cette fusion «&nbsp;tradi-moderne&nbsp;» ouverte sur le monde. J’aborde différents thèmes, comme la politique, l’immigration, les déplacés de guerre, les réfugiés. Je parle aussi d’espoir, de la résilience des peuples, sur des rythmes du vodun, sans que ce soient forcément des incantations. Il y a 15 titres à découvrir dans l’album, avec des «&nbsp;featurings&nbsp;».</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Quels sont les messages que tu véhicules&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>SM&nbsp;: </strong>La paix, l’amour, la nécessité de faire tomber nos barrières politiques et morales pour pouvoir vire ensemble.</p>



<p><strong>L’album <em>Vodun Gospel</em> est disponible sur toutes les plateformes musicales</strong>.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter columns-2"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="683" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM-683x1024.jpg" alt="" data-id="48116" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/sergent-markus-itineraire-dun-slameur-soldat/tof-sm/" class="wp-image-48116" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM-683x1024.jpg 683w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM-200x300.jpg 200w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM-768x1151.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM-1025x1536.jpg 1025w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM-1366x2048.jpg 1366w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM-scaled.jpg 1708w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="683" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM2-683x1024.jpg" alt="" data-id="48117" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM2.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48117" class="wp-image-48117" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM2-683x1024.jpg 683w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM2-200x300.jpg 200w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM2-768x1151.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM2-1025x1536.jpg 1025w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure></li></ul></figure>
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		<title>Marc Alexandre OHO BAMBE</title>
		<link>https://couleurcafe.info/marc-alexandre-oho-bambe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Oct 2023 05:30:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature / BD]]></category>
		<category><![CDATA[Septembre-Octobre 2023]]></category>
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					<description><![CDATA[Jazz, poésie et romance Poète, écrivain et slameur Camerounais, Marc Alexandre Oho bambe, aka Capitaine Alexandre, est un auteur prolifique. D’un écriture douce rythmée et entrainante, il a l’art de se réinventer et de nous entrainer dans son imagination-réelle et inventive. Il revient au-devant de la scène avec son dernier ouvrage intitulé Souviens-toi de ne [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Jazz, poésie et romance</strong></p>



<p><strong>Poète, écrivain et slameur Camerounais, Marc Alexandre Oho bambe, aka Capitaine Alexandre, est un auteur prolifique. D’un écriture douce rythmée et entrainante, il a l’art de se réinventer et de nous entrainer dans son imagination-réelle et inventive. Il revient au-devant de la scène avec son dernier ouvrage intitulé </strong><strong><em>Souviens-toi de ne pas mourir sans avoir aimé</em></strong><strong>. Toute une histoire qu’il nous raconte.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Comment est née l’idée de ton nouveau livre&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Marc Alexandre Oho Bambe&nbsp;:</strong> C’est un livre que je porte en moi depuis très longtemps. Tout vient des vinyles de mon père, que j’appelais «&nbsp;soleils noirs&nbsp;» lorsque j’étais enfant. Les disques m’inspiraient cette image. Il y a 20 ans, j’avais écrit un texte que je rappais, reprenant cette image en titre &#8220;soleils noirs&#8221;, en hommage à mon père. J’ai commencé à écrire ce livre il y a 3 ans. Mon roman questionne l&#8217;imprescriptible tâche paternelle et rend&nbsp; hommage à mon père qui m’a fait découvrir le jazz, cette musique monde que je célèbre également dans ce texte.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Tu as une écriture très rythmée, tu mêles la poésie à la narration, est-ce un roman-poème ou un poème romancé&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MAOB&nbsp;:</strong> Je fais partie des artistes qui considèrent qu’en tant que tel, on est toujours dans une phase de recherche. Rien n’est figé, on fait des propositions, on se cherche et parfois les autres nous trouvent. Je n’intitule pas mon style d’écriture, j’aspire à la poésie depuis toujours et quel que soit le genre littéraire dans lequel je me pose. Est-ce qu’il y a de la poésie dans mon œuvres&nbsp;? C’est aux lecteurs de trouver le mot final. Je ne peux pas écrire sans cette aspiration à la poésie. Lorsque j’écris, je ne recherche pas un genre particulier, j’écris une histoire et j’aspire à la poésie. Dans le cas précis je parle d’amour et il m’est impossible de parler d’amour sans poésie. C’est ma manière d’habiter le monde. Et pour finir de répondre à ta question, parfois on écrit aussi les textes qui nous manquent.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Alors est-ce une histoire d’amour sur un fonds jazz ou est-ce une histoire de jazz sur un fonds d’amour&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MAOB&nbsp;: </strong>Otis Redding a écrit : Try a little tenderness…”, Duke Ellington nous suggère de vivre “In a sentimental mood”, on ne peut pas séparer les deux. Lorsqu’on écoute Chet Baker, on ne peut pas distinguer le jazz de l’amour, idem pour John Coltrane et «&nbsp;Love supreme&nbsp;». Il y a l’amour de la musique, l’amour de la vie, ou l’amour d’un Être. Le jazz rassemble, c’est l’engagement des musiciens, la pulsation de vie, le lutte contre la ségrégation, les droits civiques et il y a cette chose essentielle, l’amour. Cette musique est Amour.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: D’où le titre «&nbsp;Souviens-toi de ne pas mourir sans avoir aimé&nbsp;».&nbsp; Pourquoi avoir choisis ce titre&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MAOB&nbsp;:</strong> En fait, c’est le titre d’un long poème, qui est une adresse à mes enfants. Il s’agit d’un poème écrit il y a 22 ans quand mon fils est venu au monde et que j’ai repris lorsque mes filles sont venues au monde à leur tour. C’était d’abord un poème avant de devenir le titre d’un roman. J’en ai fait le titre du roman parce que c’était une évidence lorsque j’ai commencé à parler de la paternité de mon narrateur. Je me suis rendu compte que ce qu’il dit à sa fille est exactement ce que je dis à mes enfants, ce que je leur souhaite dans la vie.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Ce roman est calqué sur une partie de ta vie si je ne me trompe.</strong></p>



<p><strong>MAOB&nbsp;:</strong> Oui, il y a forcément des parts de moi. Ce que je mets dans la voix de mon narrateur est ce que je pense. Je n’invente rien, c’est mon rapport à cette musique, le rapport à la vie d’artiste (que je connais), mais ça reste un roman qui parle de quelqu’un d’autre. Ce n’est pas un récit auto biographique, mais il y a forcément des parts de moi, par rapport à ma vie d’artiste, celle d’un papa souvent sur la route.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: À travers AL qui est originaire de la Tanzanie, l’un des personnages du livre, on vit l’histoire du jazz, de l’Afrique en Amérique en passant par l’Europe. Est-ce aussi une façon de parler du voyage du jazz&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MAOB&nbsp;:</strong> Absolument. Ce personnage est une figure tutélaire pour le narrateur, il lui ouvre les portes de son band, il le prend sous son aile et devient un père pour lui. Il incarne le jazz. Le narrateur dit à un moment&nbsp;: «&nbsp;Al était jazz&nbsp;». Ce jazz est celui des origines, qui vient de la terre mère, qui a voyagé, qui a été arraché, qui a survécu et qui s’est réinventé. C’est le même bleu à l’âme, le même blues, le même espoir. Je souhaitais que le jazz soit incarné par un être, un personnage, sans rappeler la source du jazz. Al me permet de le dire.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Dans l’écriture de ce livre, tu mêles le français à l’anglais, au Swahili et à d’autres langues, il y a aussi des titres de standards de jazz qui rythment les paragraphes, le lecteur qui ne connait pas le jazz peut-il lire ton livre&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MAOB&nbsp;:</strong> Le lecteur qui ne connait pas le jazz et qui entre dans le livre par l’amour peut le lire. L’Amour est universel. Il peut lire une histoire d’amour en écoutant du jazz, en se laissant happer, en allant à la découverte. Et c’est pour cela que je fais une sorte de jeu de piste à un moment. Je ne mets pas noms des musiciens, mais j’invite le lecteur à aller chercher. Lorsque le narrateur dit Miles D. le lecteur va chercher qui est Miles D.&nbsp;? Ceux ou celles qui connaissent le jazz savent de qui il s’agit. Pour le lecteur qui ne sait pas de qui il s’agit, il ira chercher cette information sur internet. C’était aussi une façon de démocratiser cette musique qui parfois passe pour une musique élitiste. Elle a ses codes, son langage. Je me suis dit qu’il y avait de la place pour lancer des invitations à des gens qui ne sont pas férus ou spécialistes du jazz, qui peut être au détour d’une page peuvent se demander qui est Thelonious M. ou Chet B.&nbsp;? Le livre s’adresse à tout le monde. Celui qui connait «&nbsp;Love Supreme&nbsp;» sait qu’il s’agit d’une œuvre de John Coltrane. Celui qui ne le sait pas, verra juste un titre de chapitre en anglais et lira le livre sans forcément se poser toutes ces questions. C’est une invitation. Si l’histoire te parle tu te laisses embarquer, dans le cas contraire tu poses le livre.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Écoutais-tu de la musique lorsque tu écrivais ce livre&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MAOB&nbsp;:</strong> Oui, j’ai vraiment replongé dans cette musique, c’était un bonheur de le faire, j’écoutais mes vieux vinyles à la maison. Depuis quelques années, le vinyle est redevenu beaucoup plus accessible. J’écrivais en musique. J’ai écouté des artistes standards et des artistes un peu plus contemporains, qui pour moi seront des classiques demain. Que ce soit Etienne Mbappé, Lionel Louéké, Richard Bona et bien autres.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Comment résumer ton livre en quelques mots&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MAOB&nbsp;:</strong> C’est une romance Jazz, un roman monde, un roman libre, une invitation à mener sa vie autant qu’on le peut, adossé à l’amour quel qu’il soit. L’amour plus grand que nous, un chemin, parmi d’autres, qui conduit à la paix.</p>



<p>Propos recueillis par Samuel Nja Kwa</p>



<p><strong>Marc Alexandre Oho Bambe sera en dédicace&nbsp;:</strong></p>



<p>Jeudi 19 octobre 2023 19h à la Librairie Le Jardin des lettres à Capronne</p>



<p>Vendredi 20 octobre 2023 à la librairue Garin à Chambéry</p>



<p>Mercredi 25 octobre 2023 à 19h à la librairie Le Bateau livre à Lille</p>



<p>Jeudi 26 octobre,&nbsp;<em>de 17h30 à 19h30</em>, Librairie Studio Livres à Abbeville</p>



<p>Jeudi 23 novembre,&nbsp;<em>à 18h</em> Espèce Culturel Leclerc à Pau</p>



<p>Jeudi 30 novembre,&nbsp;Librairie Jean Jaurès à Nice</p>



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