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	<title>Littérature / BD &#8211; Couleur Café</title>
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	<description>Culture &#38; Lifestyle</description>
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	<title>Littérature / BD &#8211; Couleur Café</title>
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		<title>L’écriture raffinée de Sully Quay</title>
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		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 08:16:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature / BD]]></category>
		<category><![CDATA[Mars 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[Née à Paris et naviguant entre les cultures du Togo et du Benin, l’écrivaine Sully Quay nous présente «&#160;Un homme sans étoile&#160;» (éditions Graines de Pensées, 2025) et «&#160;Nos vies ailleurs&#160;» (éditions Atelier des cahiers, 2024). Deux œuvres riches de sa culture métissée, de ses voyages et de de ses rencontres. Conversation.&#160;&#160; Couleur Café&#160;: Tu [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Née à Paris et naviguant entre les cultures du Togo et du Benin, l’écrivaine Sully Quay nous présente «&nbsp;Un homme sans étoile&nbsp;» (éditions Graines de Pensées, 2025) et «&nbsp;Nos vies ailleurs&nbsp;» (éditions Atelier des cahiers, 2024). Deux œuvres riches de sa culture métissée, de ses voyages et de de ses rencontres. Conversation.&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>Couleur Café&nbsp;: Tu préfères quand on t&#8217;appelle Sylvie ou alors Sully ?&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>Sully&nbsp;Quay :</strong> Quand on s&#8217;adresse à moi en tant qu&#8217;autrice, on peut m&#8217;appeler Sully. Ma mère m&#8217;appelle Sully, donc il n&#8217;y a aucun souci. Ça peut se dire dans plusieurs langues sans être trop écorché.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>Couleur Café&nbsp;: Dans quel environnement as-tu grandi ?&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>Sully Quay&nbsp;:</strong> Je suis née à Paris. J’y suis restée deux ans ensuite nous avons déménagé à Neuilly-sur-Marne jusqu&#8217;à mes 23 ans. Mes parents étaient fonctionnaires. Puis j&#8217;ai connu mon ex-mari, nous avons aménagé dans le 95. Et surtout, nous avons passé 10 années en famille à l&#8217;étranger.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>Couleur Café&nbsp;: Tes origines sont togolaises&nbsp;&nbsp;</strong></h2>



<p>Sully Quay&nbsp;: Oui, d&#8217;origine togolaise et béninoise.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>C.C&nbsp;: Quel rapport entretiens-tu avec ces deux pays ?&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>S.Q&nbsp;:</strong> C&#8217;était l&#8217;endroit où nous passions de temps en temps nos vacances. Les billets d’avion coûtaient cher. On était une famille de deux enfants, ça faisait quatre. On y allait à peu près tous les cinq ans. C&#8217;était l’occasion de voir les cousins, les tontons, les tatas. Grâce à mon ex-mari, qui est d’origine togolaise et très attaché aux traditions, j&#8217;ai quand même eu un autre regard, sur le Togo et le Bénin. J&#8217;ai eu plus d&#8217;affection pour les pays, pour la famille. Et en vieillissant, j&#8217;ai l&#8217;impression que ça m&#8217;intéresse de plus en plus. Tout ce qui s’y passe au niveau géopolitique, la conscience, par rapport à la société. Je trouve que c&#8217;est important de savoir d&#8217;où on vient pour savoir où on va.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>C.C&nbsp;:</strong><strong> À</strong><strong> la lecture des deux livres, il est aussi beaucoup question de voyage, d&#8217;envie de partir. Est-ce que c&#8217;est ce qui t&#8217;inspire dans tes écrits ?</strong>&nbsp;</h2>



<p><strong>S.Q&nbsp;:</strong> j&#8217;ai vécu dix ans à l&#8217;étranger. On a vécu en famille avec nos trois enfants parce que mon ex-mari était expatrié. Nous l&#8217;avons suivi. Et c&#8217;est vrai que faire ces voyages a été une grande source d&#8217;inspiration à travers mes œuvres et aussi une grande source de questionnements. «&nbsp;Nos vies ailleurs&nbsp;», au niveau chronologie, est mon premier roman. Au départ, je l&#8217;avais écrit en anglais. Je me suis inspirée de ce que j&#8217;ai vécu en expatriation. Surtout ce que j&#8217;ai vu par rapport à mes copines ou d&#8217;autres femmes qui n&#8217;étaient pas forcément mes amies, par rapport à nos statuts de femmes expatriées, comment elles le ressentaient et ce qu&#8217;elles n&#8217;osaient pas dire.&nbsp;</p>



<p>Pour «&nbsp;Un prisonnier sans étoiles&nbsp;», l’idée m’est venue lorsque je vivais à Cracovie en Pologne, et lorsque j’ai visité le camp d&#8217;Auschwitz. Un jour, je me suis questionnée, sur la condition des Noirs dans les camps nazis. Je me suis demandée s’il y’en avait eu. Il faut savoir qu’à Auschwitz, il y a&nbsp; un panneau avec plein de photos de personnes ayant été emprisonnées, mais on n’y voit pas de Noirs. En même temps, en Europe, il y avait des Noirs pendant la Première Guerre mondiale ainsi que la Seconde Guerre mondiale. Et connaissant les théories nazies, j&#8217;étais assez étonnée qu&#8217;ils n&#8217;aient pas été persécutés. Et j&#8217;en ai parlé à une amie qui m&#8217;a conseillé de lire «&nbsp;Noirs dans les camps nazis&nbsp;» du journaliste Serge Bilé.</p>



<p>Mon grand-père aussi, de 1936 à 1939, vivait à Paris. Parce qu&#8217;il voulait être commissaire de police. Et avant que la Seconde Guerre mondiale n&#8217;éclate, mon arrière-grand-mère lui avait dit de rentrer au Togo, au pays. Et c&#8217;est à partir de ce moment-là que je me suis dit que si mon grand-père n&#8217;était pas rentré, est-ce qu&#8217;il aurait été incarcéré ? Est-ce qu&#8217;il aurait été résistant ? Est-ce qu&#8217;il aurait été collabo ? Je ne sais pas, je me suis posée plein de questions. C’est ainsi que je me suis mise à écrire «&nbsp;Un prisonnier sans étoiles&nbsp;».</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>C.C&nbsp;: Pour revenir à «&nbsp;Nos vies ailleurs&nbsp;», tu dévoiles la vie des femmes et des hommes. Est-ce que ça a été facile de récolter toutes ces expériences ? Fiction ou réalité&nbsp;?</strong></h2>



<p><strong>S.Q&nbsp;:</strong> J&#8217;ai fait une conférence où on me demandait quelle était la limite entre la fiction et la réalité. On est obligé, pour faire de la fiction, je pense, de s&#8217;inspirer de la réalité. Par exemple, Anastasia, que je dépeins, n&#8217;est pas une personne. Elle incarne différentes femmes. La même chose pour Shirley et Katalin, personnages du livre. Je ne voulais pas stigmatiser sur une personne en particulier. Je voulais également conserver l&#8217;anonymat de mes amies.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>C.C&nbsp;: Ont- elles ont reçu le livre ?&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>S.Q&nbsp;:</strong> La plupart de mes amis qui sont francophones ont reçu et ont lu le livre. Elles l’ont trouvé très bien. Elles ne se sont pas reconnues ou n&#8217;ont pas osé se reconnaître. Mais pour les personnages principaux, c&#8217;était vraiment de la fiction mélangée.&nbsp;</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>C.C&nbsp;: Et il n&#8217;y a pas que des femmes, il y a aussi quelques hommes</strong></h2>



<p><strong>S.Q&nbsp;:</strong> C&#8217;est vrai que dans chaque pays, j&#8217;ai rencontré un homme qui suivait sa femme. Ces hommes étaient très bien acceptés par la communauté féminine. Et en même temps, parfois, j&#8217;entendais des petits rires de la part de certains hommes qui travaillaient. Le fait que ces hommes suivent leurs femmes n&#8217;était pas très bien vu à l&#8217;époque.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>C.C&nbsp;: Je fais la navette entre les deux livres. Dans «&nbsp;Un prisonnier sans étoiles&nbsp;», j&#8217;avais comme l&#8217;impression qu&#8217;il y a une espèce de désillusion d&#8217;un homme qui parle et qui a beaucoup d&#8217;espoir.</strong></h2>



<p><strong>S.Q&nbsp;:</strong> Oui. Et qui finalement, est abattu par la dureté de la vie, tout ce qu&#8217;il rencontre durant son parcours. Et il a Sylvana, dont il espère quelque part qu&#8217;elle prolongera sa vie. Et c&#8217;est ce qu&#8217;elle fait en même temps, parce qu&#8217;elle ramène au pays le sable. Ce fameux sable qui rappelle son pays natal, en quoi il ne croyait plus d&#8217;ailleurs, parce qu&#8217;à un moment, il pense que ce sont des superstitions.&nbsp;</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>C.C&nbsp;: Et finalement, est-ce que ce sont vraiment des superstitions ?&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>S.Q&nbsp;:</strong> Cette histoire de sable, ne se faisait pas dans ma famille, mais ça se fait dans d’autres. Par exemple, dans la famille de mon ex-mari, il m&#8217;en avait parlé. Son père avait eu un cancer. Il était venu en France se faire opérer. Et apparemment, il avait pris du sable de chez lui avec la promesse de revenir au Togo. Et d&#8217;après ce que ma belle-famille m&#8217;avait dit, il est rentré et il est décédé. Il s&#8217;est fait opérer en France. Malheureusement, c&#8217;était sans issue. Donc, il est retourné au Togo souffrant et il est mort là-bas. Donc, je ne sais pas si ça marche ou pas. Au début, j&#8217;écrivais juste une histoire comme ça. Mais j&#8217;ai dû me documenter énormément. Je ne voulais pas non plus raconter n&#8217;importe quoi, donc, j&#8217;ai fait vraiment beaucoup de recherches.&nbsp;</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>C.C&nbsp;: Pour finir, est-ce que tes livres sont distribués en Afrique ?&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>S.Q&nbsp;:</strong> Je suis très contente, parce que j&#8217;ai réussi à récupérer tous mes droits. Et donc, maintenant, je suis édité aux éditions « Graines de pensée ». C&#8217;est une maison d&#8217;édition panafricaine, qui est au Togo. Mes livres devraient être disponibles là-bas incessamment, sous peu. En tout cas, pour le Salon du livre africain de Paris, j&#8217;y serai avec cette maison d’édition.&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Propos recueillis par Ewané N.K.</strong>&nbsp;</p>



<p><strong>Pour Rencontrer Sully Quay&nbsp;:</strong></p>



<p>Stand Graines de Pensées</p>



<p>Les 21 et 22 mars 2026</p>



<p>Salon du livre Africain de Paris</p>



<p>Réfectoire des Cordeliers</p>



<p>15 rue de l’école de Médecine</p>



<p>75006 Paris Métro : Odéon</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-3 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Nos-vies-ailleurs.jpg"><img loading="lazy" width="274" height="415" src="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Nos-vies-ailleurs.jpg" alt="Nos vies ailleurs" data-id="48619" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Nos-vies-ailleurs.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48619" class="wp-image-48619" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Nos-vies-ailleurs.jpg 274w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Nos-vies-ailleurs-198x300.jpg 198w" sizes="(max-width: 274px) 100vw, 274px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="639" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-639x1024.jpg" alt="Sully Quay" data-id="48621" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48621" class="wp-image-48621" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-639x1024.jpg 639w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-187x300.jpg 187w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-768x1232.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-958x1536.jpg 958w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-1277x2048.jpg 1277w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-scaled.jpg 1596w" sizes="(max-width: 639px) 100vw, 639px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Un-prisonnier-sans-etoile-Graines-de-Pensées.jpg"><img loading="lazy" width="372" height="572" src="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Un-prisonnier-sans-etoile-Graines-de-Pensées.jpg" alt="Un prisonnier sans etoile Graines de Pensées" data-id="48620" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Un-prisonnier-sans-etoile-Graines-de-Pensées.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48620" class="wp-image-48620" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Un-prisonnier-sans-etoile-Graines-de-Pensées.jpg 372w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Un-prisonnier-sans-etoile-Graines-de-Pensées-195x300.jpg 195w" sizes="(max-width: 372px) 100vw, 372px" /></a></figure></li></ul></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Annick Kamgang, Une autofiction historique</title>
		<link>https://couleurcafe.info/annick-kamgang-une-autofiction-historique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 03:53:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature / BD]]></category>
		<category><![CDATA[Septembre 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[Originaire du Cameroun et de la Guadeloupe, Annick Kamgang est une jeune autrice de bande dessinée. À travers Les enfants du Pays, son dernier ouvrage, elle nous entraîne dans une quête familiale qui nous mènera au Cameroun. On découvre ainsi la guerre coloniale, effacée des livres d’Histoire de ce pays. Rencontre. Couleur Café&#160;: Pouvez-vous vous [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Originaire du Cameroun et de la Guadeloupe, Annick Kamgang est une jeune autrice de bande dessinée. À travers Les enfants du Pays, son dernier ouvrage, elle nous entraîne dans une quête familiale qui nous mènera au Cameroun. On découvre ainsi la guerre coloniale, effacée des livres d’Histoire de ce pays. Rencontre.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs s’il vous plaît ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Annick Kamgang&nbsp;:</strong> Je suis dessinatrice de presse depuis environ 7 ans. J&#8217;ai commencé à publier des dessins de presse pour le journal Jeune Afrique sur l&#8217;actualité africaine. Ensuite, je suis passée à la bande dessinée. J&#8217;ai publié en 2021 une bande dessinée intitulée <em>Lucha</em>, qui est une chronique d&#8217;une révolution sans armes au Congo qui parle d&#8217;un groupe de jeunes congolais de la société civile basé à Goma dans le nord Kivu, une région marquée par la guerre depuis plus de 30 ans. C&#8217;est une bande dessinée scénarisée par une journaliste.</p>



<p>Je réalise régulièrement des petites bandes dessinées et des illustrations pour la presse, l&#8217;édition et pour des ONG.&nbsp;</p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Comment est née l’idée de cette BD ?</strong></p>



<p><strong>Annick Kamgang&nbsp;:</strong> Il y a quelques années, j’avais rencontré Thomas Deltombe, un des coauteurs du livre <em>Kameroun, une guerre cachée aux origines de la Françafrique</em>, qui raconte la guerre de décolonisation au Cameroun des années 1950 aux années 1970. J&#8217;ai fait le lien avec ma propre histoire, plus précisément celle de mon père qui a grandi au Cameroun en pays bamiléké là il y a eu la guerre. Il faisait partie de ceux qui ont pris le maquis. Je me suis saisie de ce sujet de la manière la plus personnelle possible en me basant sur mon histoire familiale.</p>



<p><strong>Pourquoi avoir choisis de traiter ce sujet sous un format BD ?</strong></p>



<p>Eh bien, parce que je suis autrice de bande dessinée tout simplement. C&#8217;est mon moyen d&#8217;expression. C&#8217;est ma deuxième bande dessinée. Je trouve que c&#8217;est une manière accessible de raconter une histoire un peu complexe. Ma bande dessinée est complémentaire d&#8217;un livre d&#8217;histoire. Elle rend cette histoire plus accessible et plus incarnée puisque je raconte cette histoire à travers mon histoire familiale.</p>



<p><strong>Pouvez-vous nous dévoiler votre hstoire familiale&nbsp;?</strong></p>



<p>Ma bande dessinée <em>Les enfants du pays</em>, est une autofiction basée sur des faits réels. Mon histoire, celle de mon père qui s&#8217;appelait Hubert Kamgang. Ce dernier avait fondé un parti dans les années 1990 au Cameroun après l&#8217;opération des villes mortes. Il militait pour le panafricanisme. Il s&#8217;est aussi présenté trois fois à l&#8217;élection présidentielle. Ma BD ne raconte pas précisément l&#8217;histoire et l&#8217;engagement politique de mon père, mais par contre elle raconte son enfance pendant la guerre au Cameroun. J&#8217;ai apporté des éléments de fiction pour en faire une histoire j&#8217;espère captivante.&nbsp;</p>



<p><strong>J’imagine qu’il a fallu vous documenter comment avez-vous procédé et combien de temps pour arriver à ce résultat ?</strong></p>



<p>Je me suis énormément documentée sur le sujet. J&#8217;ai commencé à travailler dessus en 2020, ici en France. Ensuite j’ai effectué trois voyages au Cameroun, dans le cadre d&#8217;une résidence d&#8217;écriture avec la fondation Ngacha à Bangoulap, j’ai financé mon deuxième voyage en 2022 ainsi que mon troisième voyage en 2023. Je suis allée dans des endroits où cette guerre a eu lieu, en pays Bassa et en pays Bamiléké, à Douala et à Yaoundé. Cette guerre s’est déroulée un peu partout mais il y avait des épicentres, dans ces régions en question. Je me suis énormément documentée, j’ai regardé pas mal de films documentaires.&nbsp;</p>



<p><strong>Le personnage de Hubert existe -t-il vraiment ?</strong></p>



<p>Je l&#8217;ai inventé mais Hubert Kamgang qui était mon père existe vraiment.&nbsp;</p>



<p><strong>Cette bd est aussi conçue comme un story-board, on pourrait en faire un film, est-ce l’idée ou y avez-vous pensé ?</strong></p>



<p>L&#8217;art de la bande dessinée, c&#8217;est la narration, c&#8217;est une histoire dessinée, avec des actions dessinées de vignette en vignette. La bande dessinée est un art forcément influencé par le cinéma et il arrive très souvent que des bandes dessinées soient adaptées au cinéma.</p>



<p><strong>Comptez-vous la présenter au Cameroun ?</strong></p>



<p>Il est prévu qu&#8217;elle soit distribuée à la Fnac de Douala et à Yaoundé à la librairie des peuples noirs, mais je n&#8217;ai pas encore de date. Vos lectrices et lecteurs peuvent se connecter avec moi sur les réseaux sociaux pour en savoir plus. N’hésitez pas à me suivre pour avoir des nouvelles.</p>



<p>Pour en savoir plus sur Annick Kamgang</p>



<p><a href="https://annickkamgang.com">https://annickkamgang.com</a></p>



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		<title>Marc Alexandre OHO BAMBE</title>
		<link>https://couleurcafe.info/marc-alexandre-oho-bambe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Oct 2023 05:30:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature / BD]]></category>
		<category><![CDATA[Septembre-Octobre 2023]]></category>
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					<description><![CDATA[Jazz, poésie et romance Poète, écrivain et slameur Camerounais, Marc Alexandre Oho bambe, aka Capitaine Alexandre, est un auteur prolifique. D’un écriture douce rythmée et entrainante, il a l’art de se réinventer et de nous entrainer dans son imagination-réelle et inventive. Il revient au-devant de la scène avec son dernier ouvrage intitulé Souviens-toi de ne [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Jazz, poésie et romance</strong></p>



<p><strong>Poète, écrivain et slameur Camerounais, Marc Alexandre Oho bambe, aka Capitaine Alexandre, est un auteur prolifique. D’un écriture douce rythmée et entrainante, il a l’art de se réinventer et de nous entrainer dans son imagination-réelle et inventive. Il revient au-devant de la scène avec son dernier ouvrage intitulé </strong><strong><em>Souviens-toi de ne pas mourir sans avoir aimé</em></strong><strong>. Toute une histoire qu’il nous raconte.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Comment est née l’idée de ton nouveau livre&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Marc Alexandre Oho Bambe&nbsp;:</strong> C’est un livre que je porte en moi depuis très longtemps. Tout vient des vinyles de mon père, que j’appelais «&nbsp;soleils noirs&nbsp;» lorsque j’étais enfant. Les disques m’inspiraient cette image. Il y a 20 ans, j’avais écrit un texte que je rappais, reprenant cette image en titre &#8220;soleils noirs&#8221;, en hommage à mon père. J’ai commencé à écrire ce livre il y a 3 ans. Mon roman questionne l&#8217;imprescriptible tâche paternelle et rend&nbsp; hommage à mon père qui m’a fait découvrir le jazz, cette musique monde que je célèbre également dans ce texte.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Tu as une écriture très rythmée, tu mêles la poésie à la narration, est-ce un roman-poème ou un poème romancé&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MAOB&nbsp;:</strong> Je fais partie des artistes qui considèrent qu’en tant que tel, on est toujours dans une phase de recherche. Rien n’est figé, on fait des propositions, on se cherche et parfois les autres nous trouvent. Je n’intitule pas mon style d’écriture, j’aspire à la poésie depuis toujours et quel que soit le genre littéraire dans lequel je me pose. Est-ce qu’il y a de la poésie dans mon œuvres&nbsp;? C’est aux lecteurs de trouver le mot final. Je ne peux pas écrire sans cette aspiration à la poésie. Lorsque j’écris, je ne recherche pas un genre particulier, j’écris une histoire et j’aspire à la poésie. Dans le cas précis je parle d’amour et il m’est impossible de parler d’amour sans poésie. C’est ma manière d’habiter le monde. Et pour finir de répondre à ta question, parfois on écrit aussi les textes qui nous manquent.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Alors est-ce une histoire d’amour sur un fonds jazz ou est-ce une histoire de jazz sur un fonds d’amour&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MAOB&nbsp;: </strong>Otis Redding a écrit : Try a little tenderness…”, Duke Ellington nous suggère de vivre “In a sentimental mood”, on ne peut pas séparer les deux. Lorsqu’on écoute Chet Baker, on ne peut pas distinguer le jazz de l’amour, idem pour John Coltrane et «&nbsp;Love supreme&nbsp;». Il y a l’amour de la musique, l’amour de la vie, ou l’amour d’un Être. Le jazz rassemble, c’est l’engagement des musiciens, la pulsation de vie, le lutte contre la ségrégation, les droits civiques et il y a cette chose essentielle, l’amour. Cette musique est Amour.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: D’où le titre «&nbsp;Souviens-toi de ne pas mourir sans avoir aimé&nbsp;».&nbsp; Pourquoi avoir choisis ce titre&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MAOB&nbsp;:</strong> En fait, c’est le titre d’un long poème, qui est une adresse à mes enfants. Il s’agit d’un poème écrit il y a 22 ans quand mon fils est venu au monde et que j’ai repris lorsque mes filles sont venues au monde à leur tour. C’était d’abord un poème avant de devenir le titre d’un roman. J’en ai fait le titre du roman parce que c’était une évidence lorsque j’ai commencé à parler de la paternité de mon narrateur. Je me suis rendu compte que ce qu’il dit à sa fille est exactement ce que je dis à mes enfants, ce que je leur souhaite dans la vie.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Ce roman est calqué sur une partie de ta vie si je ne me trompe.</strong></p>



<p><strong>MAOB&nbsp;:</strong> Oui, il y a forcément des parts de moi. Ce que je mets dans la voix de mon narrateur est ce que je pense. Je n’invente rien, c’est mon rapport à cette musique, le rapport à la vie d’artiste (que je connais), mais ça reste un roman qui parle de quelqu’un d’autre. Ce n’est pas un récit auto biographique, mais il y a forcément des parts de moi, par rapport à ma vie d’artiste, celle d’un papa souvent sur la route.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: À travers AL qui est originaire de la Tanzanie, l’un des personnages du livre, on vit l’histoire du jazz, de l’Afrique en Amérique en passant par l’Europe. Est-ce aussi une façon de parler du voyage du jazz&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MAOB&nbsp;:</strong> Absolument. Ce personnage est une figure tutélaire pour le narrateur, il lui ouvre les portes de son band, il le prend sous son aile et devient un père pour lui. Il incarne le jazz. Le narrateur dit à un moment&nbsp;: «&nbsp;Al était jazz&nbsp;». Ce jazz est celui des origines, qui vient de la terre mère, qui a voyagé, qui a été arraché, qui a survécu et qui s’est réinventé. C’est le même bleu à l’âme, le même blues, le même espoir. Je souhaitais que le jazz soit incarné par un être, un personnage, sans rappeler la source du jazz. Al me permet de le dire.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Dans l’écriture de ce livre, tu mêles le français à l’anglais, au Swahili et à d’autres langues, il y a aussi des titres de standards de jazz qui rythment les paragraphes, le lecteur qui ne connait pas le jazz peut-il lire ton livre&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MAOB&nbsp;:</strong> Le lecteur qui ne connait pas le jazz et qui entre dans le livre par l’amour peut le lire. L’Amour est universel. Il peut lire une histoire d’amour en écoutant du jazz, en se laissant happer, en allant à la découverte. Et c’est pour cela que je fais une sorte de jeu de piste à un moment. Je ne mets pas noms des musiciens, mais j’invite le lecteur à aller chercher. Lorsque le narrateur dit Miles D. le lecteur va chercher qui est Miles D.&nbsp;? Ceux ou celles qui connaissent le jazz savent de qui il s’agit. Pour le lecteur qui ne sait pas de qui il s’agit, il ira chercher cette information sur internet. C’était aussi une façon de démocratiser cette musique qui parfois passe pour une musique élitiste. Elle a ses codes, son langage. Je me suis dit qu’il y avait de la place pour lancer des invitations à des gens qui ne sont pas férus ou spécialistes du jazz, qui peut être au détour d’une page peuvent se demander qui est Thelonious M. ou Chet B.&nbsp;? Le livre s’adresse à tout le monde. Celui qui connait «&nbsp;Love Supreme&nbsp;» sait qu’il s’agit d’une œuvre de John Coltrane. Celui qui ne le sait pas, verra juste un titre de chapitre en anglais et lira le livre sans forcément se poser toutes ces questions. C’est une invitation. Si l’histoire te parle tu te laisses embarquer, dans le cas contraire tu poses le livre.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Écoutais-tu de la musique lorsque tu écrivais ce livre&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MAOB&nbsp;:</strong> Oui, j’ai vraiment replongé dans cette musique, c’était un bonheur de le faire, j’écoutais mes vieux vinyles à la maison. Depuis quelques années, le vinyle est redevenu beaucoup plus accessible. J’écrivais en musique. J’ai écouté des artistes standards et des artistes un peu plus contemporains, qui pour moi seront des classiques demain. Que ce soit Etienne Mbappé, Lionel Louéké, Richard Bona et bien autres.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Comment résumer ton livre en quelques mots&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MAOB&nbsp;:</strong> C’est une romance Jazz, un roman monde, un roman libre, une invitation à mener sa vie autant qu’on le peut, adossé à l’amour quel qu’il soit. L’amour plus grand que nous, un chemin, parmi d’autres, qui conduit à la paix.</p>



<p>Propos recueillis par Samuel Nja Kwa</p>



<p><strong>Marc Alexandre Oho Bambe sera en dédicace&nbsp;:</strong></p>



<p>Jeudi 19 octobre 2023 19h à la Librairie Le Jardin des lettres à Capronne</p>



<p>Vendredi 20 octobre 2023 à la librairue Garin à Chambéry</p>



<p>Mercredi 25 octobre 2023 à 19h à la librairie Le Bateau livre à Lille</p>



<p>Jeudi 26 octobre,&nbsp;<em>de 17h30 à 19h30</em>, Librairie Studio Livres à Abbeville</p>



<p>Jeudi 23 novembre,&nbsp;<em>à 18h</em> Espèce Culturel Leclerc à Pau</p>



<p>Jeudi 30 novembre,&nbsp;Librairie Jean Jaurès à Nice</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2023/10/9782702181836.jpg"><img loading="lazy" width="643" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2023/10/9782702181836-643x1024.jpg" alt="" class="wp-image-48110" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/10/9782702181836-643x1024.jpg 643w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/9782702181836-188x300.jpg 188w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/9782702181836-768x1223.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/9782702181836-964x1536.jpg 964w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/9782702181836-1286x2048.jpg 1286w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/9782702181836.jpg 1400w" sizes="(max-width: 643px) 100vw, 643px" /></a></figure>
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			</item>
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		<title>Un festival de littératures africaines ambitieux à Nantes</title>
		<link>https://couleurcafe.info/un-festival-de-litteratures-africaine-ambitieux-a-nantes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Oct 2023 05:28:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature / BD]]></category>
		<category><![CDATA[Septembre-Octobre 2023]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis 2016, la Camerounaise Ide Rosine Deumaga a lancé avec quelques ami.es un festival de littératures africaines à Nantes dont elle est la directrice. Un festival ambitieux qui rassemble chaque année des auteur.es de la diaspora africaine et d’ailleurs ainsi que des éditeurs. Rencontre et découverte. Couleur Calé&#160;: Pour se lancer dans la création d’un [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Depuis 2016, la Camerounaise Ide Rosine Deumaga a lancé avec quelques ami.es un festival de littératures africaines à Nantes dont elle est la directrice. Un festival ambitieux qui rassemble chaque année des auteur.es de la diaspora africaine et d’ailleurs ainsi que des éditeurs. Rencontre et découverte.</strong></p>



<p><strong>Couleur Calé&nbsp;: Pour se lancer dans la création d’un festival de littérature il faut être une passionnée de littérature, d’où vous vient cette passion&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Ide Rosine&nbsp;Deumaga: </strong>Vous ne me croirez pas si je vous dis que je ne suis pas une férue de lecture, d’ailleurs on m’a toujours reproché de ne pas connaître mes classiques. Mais j’ai été longtemps une amoureuse des mots, j’ai été initiée par ma mère avec qui je jouais beaucoup aux mots croisées, fléchés, je suis une lectrice normale, j’ai toujours un livre dans mon sac.&nbsp;</p>



<p>Étant dirigeante d’association de lutte contre l’illettrisme, je trouvais qu’il manquait un événement qui promeut les littératures africaines, je me suis lancée.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Votre association existe depuis 2011, vous avez une longue expérience sur la littérature et le social. Comment est née l’idée de lancer un festival&nbsp;? Y avait-il un besoin particulier et avez-vous trouvé une forme d’adhésion à cette idée auprès du public&nbsp;?</strong></p>



<p>IRD: Effectivement notre association existe depuis 12 ans déjà et depuis 2016 nous avons lancé le festival. Les auteurs ont été très réceptifs, le public suit petit à petit.</p>



<p>L’idée vient d’un autre événement qui nous avait été demandé d’organiser sur la littérature Camerounaise et nous nous sommes dit pourquoi pas l’étendre aux littératures Africaines.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Pouvez-vous nous parler de la Maison de quartier Clos Toreau&nbsp;où se déroule le festival, et pourquoi avoir choisi ce lieu en particulier ?</strong></p>



<p><strong>IRD: </strong>La maison des confluences est la maison de quartier du quartier <strong>CLOS TOREAU</strong> dans le sud de Nantes, elle&nbsp; a été créée en 2012, c’est un lieu très dynamique de par la qualité des populations mais aussi son équipe dirigeante. Elle accueille plusieurs associations, c’est un lieu de rencontres, d’échanges et d’entraide.</p>



<p>Nous avons choisi le lieu pour&nbsp; sa disponibilité, son accessibilité, sa capacité, ses infrastructures&nbsp; mais également pour ses commodités&nbsp;: un grand hall pour avant accueillir le marché du livre, une salle polyvalente pour notre cérémonie d’ouverture, spectacle, et nos tables rondes conférences, des salles adjacentes pouvant accueillir nos ateliers. Petit plus, c’est desservi par un bus qui circule fréquemment.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Les maisons d’éditions et les auteurs ont-ils été enthousiastes&nbsp;à l’idée de venir à Nantes ?</strong></p>



<p><strong>IRD&nbsp;: </strong>Nous avons des maisons d’éditions et auteur.e.s qui sont avec nous depuis le début et nous leur en sommes reconnaissants. C’est vrai que Nantes semble loin pour certains, mais si nous sommes passés de 4 auteurs à une trentaine et d’un éditeur à une dizaine, c’est que l’enthousiasme est là.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Pouvez-vous nous citer quelques auteurs et autrices qui sont passés dans votre festival et qu’ont-ils / elles pensé de cette expérience&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>IRD&nbsp;: </strong>Depuis sa première édition, jusqu’à nos jours, nous avons reçus une centaine d’auteur.e.s, certains plus connus que d’autres&nbsp;: Kossi Efoui, Ndéye Fatou Kane, Abdelaziz Baraka Sakin, Nimrod, Marc Alexandre Oho Bambe, Diadé Dembelé, Jo Gustin, Mata Gabin, Nathalie Brigaud Ngoum, Marien Ngombe&nbsp; – Partice Nganang et Djiaili Amadou Amal (pour la 5ème édition en ligne). Notre festival pour eux est une bonne initiative, un événement qui manquait&nbsp; aux auteur.e.s africain.e.s de la diaspora et mêmes ceux qui viennent du continent.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Trouve-ton uniquement de la littérature (romans, poésie, essai) ou toutes formes d’expressions littéraires (beaux-livres, livres pour enfants, livres culinaires etc.)&nbsp;?</strong></p>



<p>IRD&nbsp;: Toutes les formes de littératures sont représentées dans notre festival, il y’a 3 ans nous avons intégré La littérature jeunesse, les beaux livres avec des organisations&nbsp; comme la Route des chefferies, ou encore la cheffe Nathalie Brigaud Ngoum avec son Imprécis de cuisine, qui a déjà participé à 3 éditions de notre festival. Toutes les expressions littéraires sont représentées.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Le festival s’organise sur 3 jours,&nbsp;le public peut rencontrer des auteurs, il y a des échanges, des conférences, pouvez-vous nous donner plus de détails sur le programme ?</strong></p>



<p><strong>IRD&nbsp;: </strong>Pendant les 4 premières éditions, notre festival s’est déroulé sur 1 journée, nous avons pris l’initiative de passer à 3 jours dès la 5ème édition. Le programme depuis le temps a évolué et continue au fil des éditions. Il existe&nbsp;:</p>



<ul><li>Un marché du livre&nbsp;: Plusieurs auteurs et éditeurs tiendront un stand où ils présenteront leur ouvrages ou public</li><li>Des conférences thématiques&nbsp; à destination du public mais aussi des professionnels, nous allons par exemple échanger sur le féminisme et décolonisation des corps noirs dans la littérature, les littératures africaines au sein de l&#8217;industrie du livre</li></ul>



<ul><li>Des ateliers à destination, des enfants (petite enfance et ado) comme l’initiation à la poésie, la transmission etc&#8230;</li><li>Une librairie éphémère</li><li>Un spectacle</li><li>De la restauration afro-caribéenne</li><li>Et d’autres animation à destination de tous les publics qui y seront représentées.</li></ul>



<p><strong>CC&nbsp;: Vous lancez un concours d’écriture dont le thème est&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Panser le monde par les mots&nbsp;», c’est d’actualité, au vu de ce qu’il se passe en Afrique et dans le monde, notamment en Ukraine, pouvez-vous nous en dire plus&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>IR&nbsp;D: </strong>Nous suivons tous les jours l’actualité qui met particulièrement en évidence les différents maux qui tourmentent notre monde. Instabilité, injustice, révolte, sans oublier l’actualité climatique ou encore économique.&nbsp;</p>



<p>Panser le monde par le mots c’est aussi la volonté de considérer la place de l’écriture des mots, dans cette volonté d’apaiser, soigner les plaies de ce monde. Soigner et apaiser ses plaies de diverses façons : nettoyer ses plaies, peut-être se débarrasser de ses impuretés (dénoncer, se révolter contre l’injustice, les rapports Nord/Sud inégaux, amener à la réflexion). Ensuite, peut-être l’apaiser avec une solution spéciale, à travers des textes qui invitent et impulsent le changement, qui interrogent les consciences et sont source d’espoir. C’est aussi permettre à ces plaies de cicatriser en rappelant aussi que le monde n’a pas que des maux. Que c’est par ses forces vives, qu’il sera meilleur.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Il s’agit d’un festival gratuit si je ne m’abuse, il y a beaucoup de bénévoles, vous avez des ambitions&nbsp;; quelles sont vos préoccupations pour le faire évoluer&nbsp;?</strong></p>



<p>IRD&nbsp;: Effectivement pendant 7 ans le festival a été gratuit, mais cette année nous avons décidé de faire participer les auteur.e.s, une manière pour nous de les impliquer.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Les ambitions si nous en avons seront relatives à l’association dans sa globalité, ce qui impactera forcément le festival.&nbsp;</p>



<p>Certains disent que notre défaut c’est d’être en province et non à Paris. Mais je trouve que c’est une mauvaise excuse. Le plus grand festival de cinéma est à Cannes, Le Hellfest est à Clisson près de&nbsp; Nantes, Avignon a le plus grand festival de théâtre, pourquoi le Nantes n’aurait-elle pas le plus grand festival des Littératures Africaines&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-3 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="768" src="https://couleurcafe.info/media/2023/10/P1055235-1024x768.jpg" alt="" data-id="48078" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2023/10/P1055235-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48078" class="wp-image-48078" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/10/P1055235-1024x768.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/P1055235-300x225.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/P1055235-768x576.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/P1055235-1536x1152.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/P1055235-2048x1536.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="768" src="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Willy-lecture-BL7-1024x768.jpg" alt="" data-id="48076" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Willy-lecture-BL7-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48076" class="wp-image-48076" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Willy-lecture-BL7-1024x768.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Willy-lecture-BL7-300x225.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Willy-lecture-BL7-768x576.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Willy-lecture-BL7-1536x1152.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Willy-lecture-BL7-2048x1536.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="768" src="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tehal-edwige-BL7-1024x768.jpg" alt="" data-id="48075" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tehal-edwige-BL7-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48075" class="wp-image-48075" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tehal-edwige-BL7-1024x768.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tehal-edwige-BL7-300x225.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tehal-edwige-BL7-768x576.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tehal-edwige-BL7-1536x1152.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tehal-edwige-BL7-2048x1536.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li></ul></figure>
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		<title>La fine écriture de Jocelyne Béroard</title>
		<link>https://couleurcafe.info/la-fine-ecriture-de-jocelyne-beroard/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Apr 2022 14:20:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avril 2022]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature / BD]]></category>
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					<description><![CDATA[Loin de l&#8217;Amer, le livre autobiographique de la chanteuse Jocelyne Béroard. De sa tendre enfance en Martinique aux tournées mondiales du groupe Kassav, en passant par ses années d&#8217;étudiantes et de choriste. C&#8217;est aussi un livre qui dévoile les réalités locales : l&#8217;impact de l&#8217;esclavage dans les famille, l&#8217;éducation, la langue créole et la vie [&#8230;]]]></description>
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<p><em>Loin de l&#8217;Amer</em>, le livre autobiographique de la chanteuse Jocelyne Béroard. De sa tendre enfance en Martinique aux tournées mondiales du groupe Kassav, en passant par ses années d&#8217;étudiantes et de choriste. C&#8217;est aussi un livre qui dévoile les réalités locales : l&#8217;impact de l&#8217;esclavage dans les famille, l&#8217;éducation, la langue créole et la vie de la population martiniquaise. Sans tabou, la chanteuse se met à nue et raconte son parcourt. Nous l&#8217;avons rencontrée dans les bureaux du groupe France-Antilles.</p>



<p><strong>Comment vous est venue l’idée de ce livre&nbsp;?</strong></p>



<p>L’idée est venue il y a longtemps en fait. En 2013,&nbsp; lors d’une émission spéciale sur Kassav, je me suis prise en train de dire&nbsp;: «&nbsp;Il est temps d’écrire l’histoire de Kassav&nbsp;». Je considérais que c’était une très belle histoire. Les choses vont si vite qu’on zappe aussi vite, notamment avec internet. Si on n’écrit pas, d’autres personnes vont fabuler et raconter des choses qui ne sont pas tout à fait juste. Par exemple après la mort de Patrick Saint-Eloi, il y a eu un documentaire que je n’ai pas eu envie de regarder parce que ceux qui l’ont fait n’ont pas compris l’homme que c’était. J’en viens donc à dire que nous devons écrire nous-même notre histoire.&nbsp;</p>



<p>J’ai été tout de suite approchée par les éditions du Cherche-Midi, ils voulaient une histoire de Kassav vue de l’intérieur. Ainsi, dans ce livre, ma vie se fond dans kassav.&nbsp;</p>



<p><strong>Étant donné que vous faites aussi de la photo, on aurait pu s’attendre à un livre sur Kassav durant les tournées.</strong></p>



<p>Peut-être que ça viendra, j’ai l’intention de faire une expo qui sera intitulée <em>Lantou latè.</em> Puis une deuxième expo sur Kassav avec d’autres photographes. C’est un peu plus compliqué parce qu’il faut signer des contrats pour tout ce qui concerne les droits d’auteur. À travers l’expo <em>Lantou latè</em> je vais montrer aux gens ce que j’ai pu voir. J’essaie souvent de faire des photos à travers le hublot d’un avion, j’ai des tas de choses.</p>



<p><strong>Le titre de votre livre Loin de l’Amer, est intrigant, il laisse à penser à beaucoup de chose</strong></p>



<p>C’est un jeu de mot. J’ai été obligée de partir loin de mon île donc loin de la mer, loin de ma maman, et surtout loin de l’amertume. Avec tout ce qu’on a traversé, on est resté doux, confiant, on a gardé nos rêves, on s’est battu, on a réussi à avancer malgré toute l’amertume qu’on aurait pu avoir. On a refusé l’amertume justement, on s’est dit qu’il y a autre chose à faire.</p>



<p><strong>Dans ce livre Loin de l’Amer, il y a aussi l’importance de la langue créole.</strong></p>



<p>Je veux que les enfants pratiquent le créole. Nombreux sont ceux qui chantent en créole&nbsp;; mais lorsqu’ils sont coincés, ils font une traduction littérale du français au créole alors qu’il suffit de réfléchir et de retrouver le mécanisme de cette langue, qui a une saveur héritée de l’Afrique. Les proverbes africains par exemple sont extrêmement imagés. On ne vous dit pas directement les choses. On retrouve aussi tout ça dans le créole. C’est cette essence qu’il faut qu’on retrouve. Je ne revendique rien puisque je suis créole, je le parle. Il faudrait juste lui rendre sa beauté. Lorsque j’écris un texte, je me fais un devoir de sublimer cette langue et de trouver des formules. J’offre ce plaisir que j’ai eu à trouver la formule.</p>



<p><strong>Vous avez été formée à la musique classique et non loin de là il y avait aussi le tambour, le rythme de l’Afrique. Dans votre famille il y a des non-dits, comment l’expliquez-vous&nbsp;?</strong></p>



<p>Je suis née en 1954, l’abolition de l’esclavage a eu lieu un peu plus de 100 ans avant. Ça fait 3 ou 4 générations, ce qui n’est pas énorme. Mon arrière-grand-père, c’est-à-dire le père de ma grand-mère est né esclave. Il avait 2 ans à l’abolition, il a reçu son nom en même temps que sa mère, sa tante et sa grand-mère. Il était esclave et ce n’est pas si loin. Il y a eu toute une génération pour laquelle repenser à l’Afrique c’est retourner vers la douleur. Ça représentait ce qu’ils fuyaient. C’est parce qu’ils étaient noirs qu’ils étaient esclaves. Et ils étaient noirs parce qu’ils venaient d’Afrique. Donc il y a eu ce rejet au départ pour après retrouver les racines.</p>



<p><strong>Est-ce pour cela que votre père vous disait que vous êtes d’abord quelqu’un&nbsp;?</strong></p>



<p>Mon père me disait «&nbsp;tu es quelqu’un&nbsp;» parce qu’il avait compris que si on se présentait en tant que noir, les portes se fermeraient. Il fallait donc qu’on se batte pour que les portes s’ouvrent. C’est ce que mes parents m’ont appris. Les portes s’ouvrent toujours mais il faut trouver la bonne clé, qui est l’éducation, le savoir-faire, se rendre indispensable, avoir quelque chose à donner, être créatif, imposer le respect. Nous ne sommes pas des noirs mais des hommes et des femmes.&nbsp;</p>



<p><strong>Est-ce que le fait que le groupe Kassav soit d’abord identifié en France comme un groupe antillais vous a posé des problème&nbsp;?</strong></p>



<p>Comme je l’ai expliqué dans le livre, nous écoutions de la musique venant de la France métropolitaine tous les jours, mais notre musique n’arrivait pas là-bas. Il y avait en France une émission de la radio France inter présentée par Patrice Blanc-Francard en 1975 ou 1976&nbsp;intitulée Bananas. Cette émission durait 1 heure et tous les Antillais étaient branchés dessus, c’était en fin d’après-midi. Malgré tout notre musique n’intéressait ni les médias, ni les majors. Nous avons&nbsp; pris sur nous et on s’est dit «&nbsp;le monde est vaste, on va aller ailleurs.&nbsp;» Et par bonheur, l’Afrique nous a énormément servit. Lorsqu’on a commencé à jouer aux Antilles il y avait 15 000 personnes et nous sommes allés jouer en Afrique, y’en avait 90 000. C’est là qu’on a commencé à comprendre que quelque chose se passait. Et c’est comme ça que tout le monde a commencé à s’intéresser à nous (Ndlr&nbsp;: Sony). Ça nous arrangeait, et c’est comme ça qu’on a quitté Debs, notre producteur local.&nbsp;</p>



<p><strong>Le propre de Kassav c’est aussi le fait que bien que vous soyez Antillais, chaque membre a apporté son expérience musicale qui a permis de conquérir tous les publics.</strong></p>



<p>C’est exactement ça, on était riche de tout. Nous avons toujours été bien accueillis ailleurs. Je suis issue de la génération Wilson Picket, Al Green, Otis Redding, nous connaissons leur histoire alors que ce n’était pas tellement diffusé en radio en France. Il a fallu quelque part qu’on marronne&nbsp;: À l’école on avait l’éducation française, notre éducation culturelle a été faite chez nous ainsi qu’à l’extérieur, dans le bassin caribéen. Depuis l’âge de 7 ans, mes parents ont souvent voyagé donc on allait souvent dans les îles anglaises, ce qui fait qu’on s’est habitué à parler d’autres langues, mais aussi à découvrir d’autres musiques, comme le calypso avec tous les grands artistes, puis on a connu la salsa, le kompa haïtien, le reggae et j’apprenais à chanter en créole, on se nourrissait de tout çà. Ces musiques ont fait partie de ma vie. Je sais que chaque musique a ses règles et c’est comme ça qu’on arrive à les déterminer. Il y a aussi la bossa nova en Amérique latine qui est aussi proche de la biguine. Nous ressentons toutes ces musiques. Lorsqu’un tambour résonne, ça me parle.</p>



<p><strong>Lorsqu’on analyse ce livre, on comprend la nécessité de le lire, pour celui ou celle qui ne connait pas la Martinique, ce livre est un indicateur de l’histoire de cette partie du monde.</strong></p>



<p>Lorsque mon père dit qu’il n’y a pas eu d’esclavage chez les Béroard, c’est toute l’histoire de la Martinique que l’on retrouve dans cette phrase. Et pourtant le nom Béroard vient de la Ciotat. Il a plus intérêt à être affilié au blanc qu’au noir qui n’est pas considéré. Et nombreux sont ceux qui ne veulent rien à voir avec cette histoire. Il n’y a aucune honte à décrire cette réalité. Les choses ont changé, Dieu merci&nbsp;! Lorsqu’on a fait l’arbre du souvenir et qu’on m’a demandé par quel aïeul j’aimerai être représentée, j’ai choisi la mère de mon grand-père (que je n’ai pas connu) parce que tout le monde l’avait effacée. Et son nom, mon grand-père l’a porté. Personne n’en a parlé aux enfants. À partir du moment où ils ont reçu le nom du grand-père tout le monde était content. Ils devenaient quelqu’un. C’était la réalité de la Martinique.</p>



<p><strong>Qu’est-ce que ce livre représente pour vous&nbsp;?</strong></p>



<p>À un moment, je me suis demandée pourquoi je me suis lancée dans l’écriture de ce livre&nbsp;? Écrire la biographie de Kassav aurait été beaucoup plus simple. Pourquoi&nbsp;? Parce que je suis obligée de me mettre à nue, de parler de moi, de mon éducation. Lorsque tu vis à 8000 kilomètres, tu ne sais pas ce que disent les gens sur toi. Tu entends vaguement des rumeurs rapportées, tu es dans un autre monde. Lorsque j’ai commencé à être chanteuse, mon père ne m’a rien dit. Il avait même l’air très heureux parce qu’il entendait les gens dire que je chante bien. Alors qu’il était inquiet parce qu’en Martinique on ne pouvait pas vivre de la musique. Il était inquiet de ne pas me voir rentrer. Parce que pour que je puisse vivre de mon métier il fallait que je reste en France métropolitaine et à l’époque j’étais choriste. Lorsque je suis devenue chanteuse de Kassav et que le groupe a commencé à avoir du succès, ça l’a peut-être apaisé, mais au départ il s’inquiétait de mon avenir. Ma mère nous a toujours dit de faire le métier qu’on avait envie de faire parce que c’est celui que vous ferez le mieux. Ma mère était professeur d’anglais, elle a eu 6 enfants et s’est saignée pour nous. On ne peut pas «&nbsp;cracher&nbsp;» sur nos parents parce qu’ils sont victimes de l’histoire. Aujourd’hui, on peut savoir d’où on vient, on peut se tenir debout. Il y a des gens qui ont écrit de belles choses, que ce soit Césaire, Fanon et tous les autres qui viennent après. Si tu veux quelque chose, donnes-toi les moyens de le faire, et c’est ce que Kassav a fait.</p>



<p><strong>On n’a rien sans rien non plus</strong></p>



<p>Ma mère m’a dit un jour&nbsp;: «&nbsp; Plus le problème est difficile, plus la victoire est belle&nbsp;!&nbsp;» Si c’est trop facile mais quel ennui. L’idéal est d’apprendre. Donc plus c’est difficile, plus tu es obligé de réfléchir, plus tu apprends, plus tu grandis, plus tu analyses. Peut-être que si nous avions été des stars tout de suite, on aurait déjà arrêté ou chacun serait parti de son côté. La difficulté a renforcé nos liens. Je ne dis pas qu’il faut que ce soit difficile, mais se sortir de la difficulté est encore plus gratifiant. Lorsque nous regardons en arrière, nous sommes fiers, nous avons gagné sur tous les continents. Aujourd’hui, tout le monde fait du zouk et oublie de le nommer. Nous n’avons pas créé le mot zouk, mais le style qui est appelé zouk est celui de Kassav. Nous avons créé notre musique et le peuple l’a nommée zouk, parce qu’elle était joué dans les zouks.</p>



<p><strong>Vous êtes l’unique femme du groupe Kassav, était-ce un avantage ou un inconvénient&nbsp;?</strong></p>



<p>Je ne me suis posée aucune question. Je n’ai pas attendu qu’on me dise ce qu’il fallait faire, je me suis investie comme tous les autres membres du groupe. Par contre, lorsque tu commences à voir du succès et qu’en face il y a des hommes avec leur égo, qu’ils ne sont pas habitués à voir une domination féminine ou autre, il faut avoir suffisamment d’humilité pour ne pas écraser les autres, pour qu’ils n’aient pas cette amertume. Il faut savoir gérer cet équilibre qui existe, qui ne doit pas s’effondrer.</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="892" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2022/04/1956-Jo-2ans-892x1024.jpg" alt="" data-id="47452" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2022/04/1956-Jo-2ans.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47452" class="wp-image-47452" srcset="https://couleurcafe.info/media/2022/04/1956-Jo-2ans-892x1024.jpg 892w, https://couleurcafe.info/media/2022/04/1956-Jo-2ans-261x300.jpg 261w, https://couleurcafe.info/media/2022/04/1956-Jo-2ans-768x881.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2022/04/1956-Jo-2ans.jpg 941w" sizes="(max-width: 892px) 100vw, 892px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="785" src="https://couleurcafe.info/media/2022/04/1976-Anthony-1024x785.jpg" alt="" data-id="47453" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2022/04/1976-Anthony.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47453" class="wp-image-47453" srcset="https://couleurcafe.info/media/2022/04/1976-Anthony-1024x785.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2022/04/1976-Anthony-300x230.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2022/04/1976-Anthony-768x589.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2022/04/1976-Anthony-1536x1178.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2022/04/1976-Anthony-2048x1571.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Dans les jardins de la résidence universitaire d&#8217;Anthony</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="671" src="https://couleurcafe.info/media/2022/04/1989-10ans-Guadeloupe-noyau-central-de-Kassav-©Michel-Bocande-1024x671.jpg" alt="" data-id="47454" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2022/04/1989-10ans-Guadeloupe-noyau-central-de-Kassav-©Michel-Bocande.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47454" class="wp-image-47454" srcset="https://couleurcafe.info/media/2022/04/1989-10ans-Guadeloupe-noyau-central-de-Kassav-©Michel-Bocande-1024x671.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2022/04/1989-10ans-Guadeloupe-noyau-central-de-Kassav-©Michel-Bocande-300x197.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2022/04/1989-10ans-Guadeloupe-noyau-central-de-Kassav-©Michel-Bocande-768x503.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2022/04/1989-10ans-Guadeloupe-noyau-central-de-Kassav-©Michel-Bocande.jpg 1151w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Groupe Kassav&#8217; en 1992 ©Michel Bocande</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="680" src="https://couleurcafe.info/media/2022/04/2004KapVèJacJo-1024x680.jpg" alt="" data-id="47455" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2022/04/2004KapVèJacJo.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47455" class="wp-image-47455" srcset="https://couleurcafe.info/media/2022/04/2004KapVèJacJo-1024x680.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2022/04/2004KapVèJacJo-300x199.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2022/04/2004KapVèJacJo-768x510.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2022/04/2004KapVèJacJo-1536x1020.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2022/04/2004KapVèJacJo-2048x1360.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Avec Jacob Desvarieux</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="680" src="https://couleurcafe.info/media/2022/04/04-CapVertKids-1024x680.jpg" alt="" data-id="47451" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2022/04/04-CapVertKids.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47451" class="wp-image-47451" srcset="https://couleurcafe.info/media/2022/04/04-CapVertKids-1024x680.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2022/04/04-CapVertKids-300x199.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2022/04/04-CapVertKids-768x510.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2022/04/04-CapVertKids-1536x1020.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2022/04/04-CapVertKids-2048x1360.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Avec les enfants pendant le tournage du clip de SanAyen</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="863" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2022/04/©MichaBellemare-min-863x1024.jpg" alt="" data-id="47450" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2022/04/©MichaBellemare-min-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47450" class="wp-image-47450" srcset="https://couleurcafe.info/media/2022/04/©MichaBellemare-min-863x1024.jpg 863w, https://couleurcafe.info/media/2022/04/©MichaBellemare-min-253x300.jpg 253w, https://couleurcafe.info/media/2022/04/©MichaBellemare-min-768x911.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2022/04/©MichaBellemare-min-1295x1536.jpg 1295w, https://couleurcafe.info/media/2022/04/©MichaBellemare-min-1727x2048.jpg 1727w" sizes="(max-width: 863px) 100vw, 863px" /><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">En concert au Zénith de Paris en 2013©Migail Montlouis</figcaption></figure></li></ul></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Usher Aliman, un dictionnaire mémoriel ivoirien</title>
		<link>https://couleurcafe.info/usher-aliman-un-dictionnaire-memoriel-ivoirien/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jan 2022 04:35:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Janvier 2022]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature / BD]]></category>
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					<description><![CDATA[Spécialiste des cultures urbaines africaines, le journaliste et écrivain ivoirien Usher Aliman est l’auteur de&#160;l’histoire du coupé-décalé : Douk Saga ou l’histoire interdite du coupé-décalé, ainsi du livre sur l’histoire de la génération zouglou : Espoir 2000, les secrets d’un zouglou insoumis. Il s’illustre à nouveau avec son dernier ouvrage intitulé Dictionnaire ivoirien illustré, qui [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Spécialiste des cultures urbaines africaines, le journaliste et écrivain ivoirien Usher Aliman est l’auteur de</strong><strong><em>&nbsp;</em></strong><strong><em>l’histoire du coupé-décalé : Douk Saga ou l’histoire interdite du coupé-décalé</em></strong><strong>, ainsi du livre sur </strong><strong><em>l’histoire de la génération zouglou : Espoir 2000, les secrets d’un zouglou insoumis</em></strong><strong>. Il s’illustre à nouveau avec son dernier ouvrage intitulé </strong><strong><em>Dictionnaire ivoirien illustré</em></strong><strong>, qui illustre la culture et les traditions de son pays. Rencontre. </strong><strong></strong></p>



<p><strong>Comment est née l&#8217;idée de ce dictionnaire ivoirien illustré ?</strong><strong></strong></p>



<p>En réalité, l’idée du dictionnaire ivoirien illustré est née d&#8217;une série d’observations. En tant que rédacteur en chef presse et télé, je poussais constamment mes équipes à commémorer la mémoire des grandes figures ivoiriennes disparues. Mais ces actions ponctuelles n&#8217;étaient qu&#8217;une goutte d’eau dans l&#8217;océan des personnalités vivantes ou décédées qui méritent notre reconnaissance. C’est alors qu&#8217;est née l&#8217;idée d&#8217;un dictionnaire ivoirien des noms propres.&nbsp; Nous étions en 2007.</p>



<p>L’autre observation est qu’en Côte d’Ivoire, dans les marchés, dans les rues, à la maison, dans les cités universitaires, partout, on ne parle que l’ivoirien… Le parler ivoirien est partout.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Personnellement, dans mes deux premiers livres, j&#8217;ai abondamment fait usage du «&nbsp;parler ivoirien&nbsp;». Et il m&#8217;a fallu faire des bas de page pour expliquer les mots et expressions du «&nbsp;parler ivoirien&nbsp;» à mes lecteurs non-ivoiriens. L’idée d’un dictionnaire du «&nbsp;parler ivoirien&nbsp;» est née à partir de là. Ce sont donc ces deux idées mises ensemble qui ont donné le dictionnaire ivoirien illustré.&nbsp;</p>



<p><strong>En combien de temps l’avez-vous réalisé ?</strong><strong></strong></p>



<p>J&#8217;ai commencé à travailler à partir de 2007. Donc entre la collecte d&#8217;informations, les vérifications et la rédaction,&nbsp;il s&#8217;est écoulé 14 années.</p>



<p><strong>Êtes-vous attaché aux traditions ? </strong><strong></strong></p>



<p>Oui, j&#8217;y suis attaché. Nos traditions sont vieilles de plusieurs centaines, de plusieurs milliers d&#8217;années. C&#8217;est une part importante de notre identité. Les modes, les tendances passent, mais les traditions demeurent. Et aucun peuple ne va de l&#8217;avant en renonçant à ses propres traditions pour adopter ou singer les traditions des autres.</p>



<p><strong>Votre dictionnaire ivoirien recense des personnalités de l&#8217;histoire de la Côte d&#8217;Ivoire ainsi que des acteurs peu connus. Il vous a fallu faire des recherches, quels sont les domaines qui vous préoccupent ? </strong><strong></strong></p>



<p>Le Dictionnaire Ivoirien Illustré contient l’essentiel des noms propres de Côte d’Ivoire. C’est un lieu de conservation des grandes idées et des grands événements qui ont marqué l’histoire de ce pays depuis des siècles. Il immortalise l’ensemble des personnes qui se sont illustrées dans différents domaines. Il touche tous les domaines de la vie, tous les secteurs d&#8217;activités en Côte d&#8217;Ivoire. Le Dictionnaire ivoirien illustré contient également l’essentiel des mots, expressions, interjections, sigles, onomatopées, abréviations… couramment utilisés dans le parler ivoirien.&nbsp;</p>



<p><strong>Est-ce à dire qu’il y a des noms, dans l&#8217;histoire de la Côte d&#8217;Ivoire, qui se perdent ou est-ce une façon de raconter l&#8217;histoire de la Côte d&#8217;Ivoire ?</strong><strong></strong></p>



<p>Les noms des ancêtres méritants, des personnages illustres, des grands événements, des lieux de mémoire&#8230;ont tendance à se perdre puisqu&#8217;on ne les évoque jamais ou trop rarement. Ces noms permettent, effectivement, de raconter l&#8217;histoire de la Côte d&#8217;Ivoire dans la continuité, depuis les premiers peuplements jusqu&#8217;à nos jours.</p>



<p><strong>Ces noms peuvent-ils être utilisés comme prénoms ?</strong><strong></strong></p>



<p>Oui. Certains personnages illustres portaient des prénoms qui avaient déjà été portés par leurs ancêtres. De nos jours, je pense que nous devons nous réapproprier ces noms en les donnant à nos enfants. Cela peut aider à perpétuer notre mémoire.</p>



<p><strong>&nbsp;Les noms dépendent-ils de la région d&#8217;où l&#8217;on vient ? Y a-t-il des spécificités ?</strong><strong></strong></p>



<p>Généralement, les ancêtres méritants et les personnages illustres que j&#8217;ai étudiés portaient des noms qui sont ancrés dans les différents terroirs où ils ont vécu. Ils ne portaient pas de noms étrangers.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>Comment adopte-on un nom ? Peut-on changer de nom durant le cours de sa vie ?</strong><strong></strong></p>



<p>C&#8217;est une vaste question. Les noms auxquels j&#8217;ai eu affaire ont généralement une valeur sociologue. Il y a des noms pour le premier né d&#8217;une famille, pour le premier garçon,&nbsp;pour la première fille, pour le septième enfant, pour le huitième enfant, le dixième enfant. Il y a des noms qu&#8217;on donne en fonction du jour de naissance, en fonction des évènements qui ont précédé la naissance. Il y a des noms des ancêtres qu&#8217;on donne aux nouveaux nés, etc. il&nbsp; y a de nombreux critères dans l&#8217;attribution des noms. Mais tout cela obéit à des critères nombreux et variés. Par contre je ne sais pas si nos devanciers changeaient de noms. Je peux juste dire que certains utilisaient parfois des surnoms et des noms de guerre. Et ces surnoms et noms de guerre&nbsp; finissaient par être plus connus que leurs véritables noms.</p>



<p><strong>Comment les villes reçoivent-elles leur nom ? Ont-ils une signification particulière ? Que signifie Abidjan par exemple ?</strong><strong></strong></p>



<p>Beaucoup de noms de villes et villages ont une valeur sociologue. Mais il y eu des erreurs dans la transcription dans les langues des différents colons (portugais, hollandais, britanniques, français&#8230;).  Pour ce qui est de la ville d&#8217;Abidjan, le nom viendrait des Bidjans qui étaient les premiers habitants d&#8217;Abidjan. Une autre source indique que le nom viendrait  d&#8217;une phrase en langue atchan (ébrié) qui signifie &#8220;je cueille des feuilles&#8221;. Ce serait la déformation de cette phrase dans la bouche des colons qui a donné Abidjan.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2022/01/IMG-20210914-WA0009.jpg"><img loading="lazy" width="722" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2022/01/IMG-20210914-WA0009-722x1024.jpg" alt="Dictionnaire Ivoirien" class="wp-image-47360" srcset="https://couleurcafe.info/media/2022/01/IMG-20210914-WA0009-722x1024.jpg 722w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/IMG-20210914-WA0009-211x300.jpg 211w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/IMG-20210914-WA0009.jpg 761w" sizes="(max-width: 722px) 100vw, 722px" /></a></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Queenie La Marraine de Harlem</title>
		<link>https://couleurcafe.info/queenie-la-marraine-de-harlem/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jan 2022 04:30:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Janvier 2022]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature / BD]]></category>
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					<description><![CDATA[Éditions Anne Carrière, 168 pages, 2021 Ce roman graphique retrace la vie de Stéphanie Saint-Claire, surnommée «&#160;Queenie&#160;», une gangster martiniquaise du Harlem des années 30. A la fois mafieuse, organisant des loteries clandestines et érigée en héroïne, Queenie veille sur sa communauté et dénonce la corruption à Harlem, notamment la police. Elle était aussi la [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Éditions Anne Carrière, 168 pages, 2021</p>



<p>Ce roman graphique retrace la vie de Stéphanie Saint-Claire, surnommée «&nbsp;Queenie&nbsp;», une gangster martiniquaise du Harlem des années 30.</p>



<p>A la fois mafieuse, organisant des loteries clandestines et érigée en héroïne, Queenie veille sur sa communauté et dénonce la corruption à Harlem, notamment la police. Elle était aussi la mécène d&#8217;artistes et de musiciens de la scène Jazz comme Thelonius Monk.</p>



<p>Cette bande dessinée, en noir et blanc avec des lignes épurées, est réalisée par deux françaises&nbsp;: l&#8217;artiste peintre Elisabeth Colomba, Martiniquaise installée à Harlem comme Queenie et Aurélie Lévy, la scénariste (qui fut l&#8217;assistante de John Cusack l&#8217;acteur et producteur américain). &nbsp;&nbsp;</p>



<p>Elisabeth Colomba rappelle dans un entretien que <em>« l&#8217;histoire de Queenie est assez universelle et peut inspirer tout le monde »</em>.</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="802" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2022/01/351106578c9f3126ba47ccb88a819a83-802x1024.jpg" alt="" data-id="47352" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2022/01/351106578c9f3126ba47ccb88a819a83.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47352" class="wp-image-47352" srcset="https://couleurcafe.info/media/2022/01/351106578c9f3126ba47ccb88a819a83-802x1024.jpg 802w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/351106578c9f3126ba47ccb88a819a83-235x300.jpg 235w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/351106578c9f3126ba47ccb88a819a83-768x981.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/351106578c9f3126ba47ccb88a819a83.jpg 924w" sizes="(max-width: 802px) 100vw, 802px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="810" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2022/01/2e321152dea7365eb8c1ad9b4a6e153b-810x1024.jpg" alt="" data-id="47350" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2022/01/2e321152dea7365eb8c1ad9b4a6e153b.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47350" class="wp-image-47350" srcset="https://couleurcafe.info/media/2022/01/2e321152dea7365eb8c1ad9b4a6e153b-810x1024.jpg 810w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/2e321152dea7365eb8c1ad9b4a6e153b-237x300.jpg 237w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/2e321152dea7365eb8c1ad9b4a6e153b-768x971.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/2e321152dea7365eb8c1ad9b4a6e153b.jpg 924w" sizes="(max-width: 810px) 100vw, 810px" /></figure></li></ul></figure>
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			</item>
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		<title>Akira Junior, un dessinateur créatif</title>
		<link>https://couleurcafe.info/akira-junior-un-dessinateur-creatif/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jan 2022 04:28:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Janvier 2022]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature / BD]]></category>
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					<description><![CDATA[Patrick Nelle Akira Junior est un dessinateur passionné. Né au Cameroun, il y développe son art depuis son enfance. Auteur prolifique, il nous fait part de son évolution et de son regard sur le métier de dessinateur. Couleur Café&#160;: Depuis combien de temps faites-vous du dessin&#160;? Akira Junior&#160;:&#160;Depuis &#160;ma tendre enfance. J’aimais faire des gribouillis [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Patrick Nelle</p>



<p><strong>Akira Junior est un dessinateur passionné. Né au Cameroun, il y développe son art depuis son enfance. Auteur prolifique, il nous fait part de son évolution et de son regard sur le métier de dessinateur.</strong><strong></strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Depuis combien de temps faites-vous du dessin&nbsp;?</strong><strong></strong></p>



<p><strong>Akira Junior&nbsp;:</strong>&nbsp;Depuis &nbsp;ma tendre enfance. J’aimais faire des gribouillis dans les livres de mon père. Plus sérieusement, de manière professionnelle, depuis 7 ans.</p>



<p><strong>C. C.&nbsp;: Comment êtes-vous devenu dessinateur&nbsp;?</strong><strong></strong></p>



<p>A. J.&nbsp;: Par hasard. Animé d’un esprit de créativité j’ai toujours dessiné. À l’université, j’ai continué à le faire de manière spontanée jusqu’au jour où je me suis rendu compte que ça pouvait être un métier.</p>



<p><strong>C. C.&nbsp;: Comment vous êtes-vous fait connaître en tant qu’artiste&nbsp;?</strong><strong></strong></p>



<p>A. J.&nbsp;: Grâce aux réseaux sociaux où j’essaie de montrer au maximum mes œuvres et mes actions</p>



<p><strong>C. C.&nbsp;: Comment décririez-vous votre expérience d’artiste jusqu’ici&nbsp;?</strong><strong></strong></p>



<p>&nbsp;A. J.&nbsp;: Enrichissante. Quand on est artiste, chaque expérience est un voyage, chaque œuvre est un régal, un moyen de se redécouvrir, d’apprendre.</p>



<p><strong>C. C.&nbsp;: Quelqu’un ou quelque chose vous a inspiré dans le choix de l’art illustratif&nbsp;?</strong><strong></strong></p>



<p>A. J.&nbsp;: Les couleurs, les expressions, la beauté et surtout cette envie de créer de manière libre.</p>



<p><strong>C. C.&nbsp;: Quels sont les thèmes qui vous intéressent le plus&nbsp;?</strong><strong></strong></p>



<p>A. J.&nbsp;: L’Afrique dans sa diversité, l’éducation, la culture, l’amour, la femme, la société.</p>



<p><strong>C. C.&nbsp;: Vos œuvres&nbsp;portent-elles des messages ?</strong><strong></strong></p>



<p>A. J.&nbsp;: Chacune de mes œuvres porte un message, une idéologie. C’est un moyen pour moi de m’exprimer.</p>



<p><strong>C. C.&nbsp;: Comment décririez-vous votre processus créatif&nbsp;?</strong><strong></strong></p>



<p>A. J.&nbsp;: Chacune de mes œuvres suit un processus bien défini. Mais dès que j’ai une idée j’essaie de m’informer sur le sujet. Je fais des recherches graphiques ensuite je passe à la partie création et réalisation.</p>



<p><strong>Où trouver les l’œuvres de Akira Junior : </strong>Facebook, twitter et Instagram</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-3 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="626" height="626" src="https://couleurcafe.info/media/2022/01/1-1.jpg" alt="" data-id="47339" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2022/01/1-1.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47339" class="wp-image-47339" srcset="https://couleurcafe.info/media/2022/01/1-1.jpg 626w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/1-1-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/1-1-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/1-1-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 626px) 100vw, 626px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="853" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2022/01/2-1-853x1024.jpg" alt="" data-id="47341" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2022/01/2-1.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47341" class="wp-image-47341" srcset="https://couleurcafe.info/media/2022/01/2-1-853x1024.jpg 853w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/2-1-250x300.jpg 250w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/2-1-768x922.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/2-1.jpg 1000w" sizes="(max-width: 853px) 100vw, 853px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="878" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2022/01/274-878x1024.jpg" alt="" data-id="47342" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2022/01/274.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47342" class="wp-image-47342" srcset="https://couleurcafe.info/media/2022/01/274-878x1024.jpg 878w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/274-257x300.jpg 257w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/274-768x896.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/274.jpg 1200w" sizes="(max-width: 878px) 100vw, 878px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="878" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2022/01/277-878x1024.jpg" alt="" data-id="47343" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2022/01/277.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47343" class="wp-image-47343" srcset="https://couleurcafe.info/media/2022/01/277-878x1024.jpg 878w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/277-257x300.jpg 257w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/277-768x896.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/277.jpg 1200w" sizes="(max-width: 878px) 100vw, 878px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="939" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2022/01/d449-939x1024.png" alt="" data-id="47345" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2022/01/d449.png" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47345" class="wp-image-47345" srcset="https://couleurcafe.info/media/2022/01/d449-939x1024.png 939w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/d449-275x300.png 275w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/d449-768x838.png 768w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/d449-1408x1536.png 1408w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/d449-1877x2048.png 1877w" sizes="(max-width: 939px) 100vw, 939px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="878" src="https://couleurcafe.info/media/2022/01/d681-1024x878.png" alt="" data-id="47346" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2022/01/d681.png" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47346" class="wp-image-47346" srcset="https://couleurcafe.info/media/2022/01/d681-1024x878.png 1024w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/d681-300x257.png 300w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/d681-768x658.png 768w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/d681.png 1400w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="878" src="https://couleurcafe.info/media/2022/01/d685-1024x878.png" alt="" data-id="47347" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2022/01/d685.png" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47347" class="wp-image-47347" srcset="https://couleurcafe.info/media/2022/01/d685-1024x878.png 1024w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/d685-300x257.png 300w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/d685-768x658.png 768w, https://couleurcafe.info/media/2022/01/d685.png 1400w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li></ul></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Anna Djigo, l’art contemporain accessible aux enfants</title>
		<link>https://couleurcafe.info/anna-djigo-lart-contemporain-accessible-aux-enfants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Dec 2021 14:54:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature / BD]]></category>
		<category><![CDATA[Novembre 2021]]></category>
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					<description><![CDATA[Sénégalaise, née à New York, diplômée de communication et relations publiques de la New York University, Anna Djigo vit à Abidjan. Maman et passionnée d’art, elle partage cette passion avec ses enfants et publie Noa découvre l’art, son premier ouvrage. Rencontre. Comment est venue l&#8217;idée de ce livre ? Le livre NOA DECOUVRE L&#8217;ART est [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Sénégalaise, née à New York, diplômée de communication et relations publiques de la New York University, Anna Djigo vit à Abidjan. Maman et passionnée d’art, elle partage cette passion avec ses enfants et publie </strong><strong><em>Noa découvre l’art</em></strong><strong>, son premier ouvrage. Rencontre.</strong></p>



<p><strong>Comment est venue l&#8217;idée de ce livre ?</strong></p>



<p>Le livre NOA DECOUVRE L&#8217;ART est un projet né de ma passion pour l&#8217;art et de mon désir de partager toute la richesse de cet univers avec les enfants &#8211; ceux que j’aime à appeler mes «&nbsp;amateurs d’art en devenir&nbsp;». Avec une intention particulière, celle de valoriser les créations contemporaines d’Afrique, du Monde Noir.</p>



<p>J&#8217;ai grandi dans une famille où la Culture a toujours eu une place prépondérante, où les Arts du Monde Noir ont toujours été célébrés, dans une approche inclusive, ancrée dans la notion de partage.&nbsp;</p>



<p>Aussi, ayant évolué au sein d’univers multiculturels dès mon plus jeune âge (Sénégalaise, je suis née à New York et j&#8217;ai grandi entre les États-Unis et la Côte d&#8217;Ivoire, ponctués des séjours annuels au Sénégal et en France), la particularité de mon parcours de vie a participé à construire en moi une forte conscience identitaire.</p>



<p>La ville de New York tout particulièrement, avec sa floraison de galeries et de lieux artistiques en tous genres, m’a offert un espace propice à l’exploration, à la découverte de créations pluridisciplinaires. Grandir dans une ville aussi vivante, aussi créative, aussi mixte et aussi libre, a eu un impact indéniable sur mon rapport au monde, à l’art, ma propre personne.</p>



<p>Ce livre revêt donc une intention double&nbsp;: celle d’introduire le sujet Art aux enfants et dans le même temps, la volonté affirmée de leur permettre d&#8217;avoir, dès leur plus jeune âge, des références artistiques plurielles, avec un accent particulier sur celles d&#8217;Afrique, du Monde Noir.&nbsp;</p>



<p>Le monde de l&#8217;art est un univers si riche en promesses pour un enfant, si important pour nourrir son imaginaire et la sphère de ses connaissances&nbsp;! Face à l’offre limitée en matière de supports véritablement inclusifs, l’idée d’intégrer cette notion de lien identitaire au sujet m’a particulièrement séduite. C’est ainsi qu’est née la collection <em>Arts et Découverte de Soi</em>, que je propose à travers la création des Editions Hybrid. Pour ce premier titre, <em>Noa découvre l’art</em>, j’ai eu le plaisir de bénéficier de l’adhésion d’artistes exceptionnels et du soutien de la Galerie Didier Claes, de la LouiSimone Guirandou Gallery et de la Fondation Donwahi pour l’art contemporain.</p>



<p><strong>Comment parler d&#8217;art contemporain avec ses enfants ?</strong></p>



<p>Le sujet art peut en effet sembler très vaste, très complexe, pour un enfant d&#8217;un certain âge. L&#8217;approche au sujet est donc essentielle. Afin d’affiner la mienne, en tant qu’éducatrice sur le sujet, j’ai effectué une formation qualifiante du MOMA de New York (Museum of Modern Art), dans le souci d’acquérir une technicité complémentaire à mes acquis.</p>



<p>Ma volonté était de créer un cadre propice à la création d&#8217;un lien au sujet, matérialisé, ici, à travers le personnage de la petite Noa qui découvre l&#8217;art &#8211; l&#8217;occasion pour nos jeunes lecteurs, d&#8217;en faire de même, à travers son regard. Il y a ensuite le langage aussi bien écrit que visuel. Les textes se veulent accessibles. Le graphisme, épuré et en écho au texte et aux œuvres présentées, a vocation de traduire cette esthétique propre à celle de l&#8217;art contemporain. Le juste équilibre étant de pouvoir mêler l&#8217;univers-enfant à celui, plus sophistiqué du sujet.&nbsp;</p>



<p>L’introduction au sujet à travers les œuvres d’artistes Africains est essentielle, car riche d&#8217;une si belle promesse : celle d&#8217;une génération d&#8217;enfants qui auront l&#8217;avantage d&#8217;avoir des références culturelles plurielles. Des enfants qui citeront aisément Ousmane Sow et Auguste Rodin, Andy Warhol et Malick Sidibé, et David LaChapelle.</p>



<p><strong>Les illustrations sont de Stéphane Cuxac, comment avez-vous travaillé?</strong></p>



<p>En symbiose parfaite ! Stéphane a la particularité d&#8217;avoir une belle polyvalence-métier dans les univers créatifs et une sensibilité naturelle à la question de la célébration des Cultures Noires. Ces sensibilités que nous partageons ont favorisé une collaboration très fluide car il a tout de suite cerné mes attentes pour la création du personnage de Noa. Et toute l&#8217;importance qu&#8217;elle revêt d&#8217;un point de vue identitaire. Ce projet marque d&#8217;ailleurs notre première collaboration.</p>



<p><strong>Noa, est-ce un nom fictif pour le livre ou celui que porte ton enfant ?</strong></p>



<p>C&#8217;est le prénom de ma fille aînée ! C&#8217;est en effet Noa qui a été l&#8217;inspiration première de ce projet. Ce livre est né de la volonté de pouvoir partager cette passion pour l&#8217;art avec elle.</p>



<p><strong>Quel regard porte-elle sur ce livre ?</strong></p>



<p>L&#8217;émerveillement&nbsp; car elle s&#8217;est reconnue. Un joli moment d&#8217;émotion pour moi, en tant que maman. Noa est encore très jeune, pour pleinement apprécier ce livre (elle a 3 ans et demi). Je me réjouis à l&#8217;idée de l&#8217;expérience qu&#8217;elle vivra, de ce qu&#8217;elle ressentira lorsqu&#8217;elle sera en âge de le lire toute seule. Je le perçois déjà à travers les réactions de mes petits lecteurs, de leur enthousiasme pour le sujet, et de la joie partagée, dont me font part leurs parents.</p>



<p><strong>Quels sont les artistes que tu as sollicités&nbsp;?</strong></p>



<p>Pour ce premier titre de la collection, les enfants découvrent l’art avec Noa, à travers les œuvres de&nbsp; Nù Barreto, Joana Choumali, Issa Diabaté, Ernest Dükü, Franck Ezan, Obou Gbais, Paul Sika&nbsp; et Dominique Zinkpè.</p>



<p>A travers leurs contributions, ils s&#8217;inscrivent de façon immuable dans la mémoire culturelle de tous les enfants. C&#8217;est un tel bonheur de voir ces enfants aujourd&#8217;hui citer les noms d&#8217;artistes africains comme références premières au sujet.</p>



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		<title>Maboula Soumahoro, une identité noire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 May 2021 18:00:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Juin 2021]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature / BD]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Éléonore Bassop/Photos : Patricia Khan Maboula Soumahoro est docteure en civilisations du monde anglophone et spécialiste en études africaines-américaines et de la diaspora noire/africaine. Elle est maîtresse de conférences à l’université de Tours et présidente de l’association française Black History Month, dédiée à la célébration de l’histoire et des cultures noires. Maboula Soumahoro est [&#8230;]]]></description>
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<p>Par Éléonore Bassop/Photos : Patricia Khan</p>



<p>Maboula Soumahoro est docteure en civilisations du monde anglophone et spécialiste en études africaines-américaines et de la diaspora noire/africaine. Elle est maîtresse de conférences à l’université de Tours et présidente de l’association française Black History Month, dédiée à la célébration de l’histoire et des cultures noires. <strong>Maboula Soumahoro est une personnalité bien connue des cercles intellectuels français et africains-américains. Chacune de ses prises de parole est analysée disséquée et souvent incomprise.</strong></p>



<p>La question noire est au cœur de cet essai, qui explore avec tact l’éparpillement et les pérégrinations de ces corps formant une diaspora. Le parcourir, c’est aller à la rencontre de l’autrice et de sa propre histoire de femme noire française, et à l’histoire de l’Atlantique. Ce voyage triangulaire où se sont entrecroisées des générations de personnes d’ascendance africaine, entre Afrique, Amérique et Europe. De l’esclavage à l’immigration, en passant par la colonisation.</p>



<p>Qu’est-ce qu’une diaspora ? Comment nommer cette diaspora des personnes d’ascendance africaine ? Diaspora noire ? Diaspora africaine ? Quelle prégnance de nos corps noirs dans le monde occidental ? Qu’est-ce que ces noirs diasporiques ont en commun ? Autant de questions auxquelles Maboula Soumahoro nous donne des pistes de réflexions. Rien de péremptoire, rien ne nous est asséné. Des analyses scientifiques nous sont livrées. Le lecteur est sollicité par des questionnements afin d’en apprendre davantage et à poursuivre le travail de recherche.<br>Il est à noter qu’en France, les domaines d’études africaines, les études sur les diasporas ou les études sur le monde noir sont encore très peu répandus dans le champ académique, les chercheurs doivent souvent partir aux États-Unis pour se spécialiser, ce fut le cas pour Maboula Soumahoro.</p>



<p>L’Afrique, Maboula la connait peu ou mal, si ce n’est à travers des récits que lui en a fait sa mère, originaire de Côte-d’Ivoire. Comment se réclamer alors d’un pays dont on sait peu de choses ? Comment parler une langue, le <em>dioula</em>, quand on ne l’a pas apprise ? Comment habiter une langue imposée par l’histoire coloniale ? Qu’est-ce que la langue maternelle, la langue apprise, la langue naturelle ? Ces interrogations découlent de la citation du philosophe Jacques Derrida : « Je n’ai qu&#8217;une langue et ce n’est pas la mienne » rapportée dans l’ouvrage.</p>



<p>Cet essai s’inscrit dans une tradition littéraire noire américaine dans laquelle s’entremêlent narration autobiographique et histoire des idées, illustrées d’extraits de chants tirés du Gospel, du Blues, du Jazz, du Rhythm’n blues, du Reggae. Pour Maboula Soumahoro, élevée en banlieue parisienne, le rap est très important dans la mesure où les artistes arborant cette musique sont les chroniqueurs de leur quotidien.</p>



<p>En France, « Le triangle et l’hexagone : Réflexions sur une identité noire » est une urgence. Tandis qu’aux États-Unis, l’ouvrage suscite un regain d’intérêt pour cette diaspora noire européenne si proche et si lointaine.</p>



<p>A lire : Maboula Soumahoro, <em>Le triangle et l’hexagone : Réflexions sur une identité noire,</em> éditions de La Découverte en 2020.</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="819" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/CHOIX-MABOULA15504--1024x819.jpg" alt="" data-id="46996" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2021/05/CHOIX-MABOULA15504-.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=46996" class="wp-image-46996" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/CHOIX-MABOULA15504--1024x819.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/CHOIX-MABOULA15504--300x240.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/CHOIX-MABOULA15504--768x614.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/CHOIX-MABOULA15504--1536x1229.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/CHOIX-MABOULA15504--2048x1638.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="697" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/2-697x1024.jpg" alt="Maboula Soumahoro, une identité noire" data-id="46994" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2021/05/2.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=46994" class="wp-image-46994" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/2-697x1024.jpg 697w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/2-204x300.jpg 204w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/2-768x1128.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/2.jpg 800w" sizes="(max-width: 697px) 100vw, 697px" /></figure></li></ul></figure>
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