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	<title>Musique &#8211; Couleur Café</title>
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	<title>Musique &#8211; Couleur Café</title>
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		<title>SERGENT MARKUS, ITINÉRAIRE D&#8217;UN SLAMEUR SOLDAT</title>
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		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 09:58:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Septembre-Octobre 2023]]></category>
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					<description><![CDATA[Sergent Markus ITINERAIRE D’UN SLAMEUR SOLDAT Comment passer de sergent à journaliste, rappeur, animateur radio et télévision, poète et slameur&#160;? C’est la prouesse qu’a réussit Toussaint Djaho, alias Sergent Markus, à force de travail et de persévérance. Il raconte son parcours et présente son tout nouveau projet, Vodun Gospel. Couleur Café&#160;: D’où vient ton nom [&#8230;]]]></description>
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<p>Sergent Markus</p>



<p><strong>ITINERAIRE D’UN SLAMEUR SOLDAT</strong></p>



<p><strong>Comment passer de sergent à journaliste, rappeur, animateur radio et télévision, poète et slameur&nbsp;? C’est la prouesse qu’a réussit Toussaint Djaho, alias Sergent Markus, à force de travail et de persévérance. Il raconte son parcours et présente son tout nouveau projet, </strong><strong><em>Vodun Gospel</em></strong><strong>.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: D’où vient ton nom d’artiste, Sergent Markus&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Sergent Markus&nbsp;:</strong> Sergent, parce que j’ai été sergent dans l’armée. J’ai été dans une école militaire, de la 6<sup>ème</sup> en terminale, au Prytanée&nbsp;militaire de Bembéréké&nbsp;(PMB) au nord du Bénin. J’ai eu le diplôme de sergent, j’ai été sergent dans l’armée pendant 2 bonnes années. J’étais au para-commando ensuite j’ai démissionné en 1999 parce que j’avais envie de devenir un homme de média, un artiste.</p>



<p>Markus parce que je suis un panafricaniste. Ce prénom fait référence à Marcus Garvey qui rêvait d’une Afrique unie, du retour de la diaspora pour bâtir l’Afrique. Je ne suis plus très actif mais je reste optimiste.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Comment est né ton amour pour le rap&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>SM&nbsp;:</strong> cet amour a commencé alors j’étais dans cette école militaire avec d’autres amis. Nous étions à l’internat et nous avions des passions communes. C’était au début des années 90, puis il y a eu le déclic avec le premier album de MC Solar que nous connaissions par cœur. Ensuite, il y a eu la vague IAM etc. sans oublier le rap anglo-saxon. C’était des moments forts pour nous, c’est comme cela que nous avons commencé à prendre le stylo et à commencer à bidouiller des textes, à l’image de ce que faisaient nos idoles de l’époque. Et progressivement, le rap s’est installé en nous. Nous faisons partie de la première génération de rap au Bénin. Nous avions créé un groupe qui s’appelait Harmaguédon, ensuite il y a eu le Posse RDS en 1996. Puis j’ai fondé le groupe Noir sur Blanc, parce qu’on voulait donner plus de force à l’écriture. Par la suite, lorsque j’étais à l’université, j’ai créé la première émission de rap qui s’appelait univers rap sur la radio universitaire. Après toutes ces aventures, lorsque je suis retourné dans l’armée en 1997, je ne m’y sentais plus à l’aise et j’en suis parti 2 ans plus tard pour revenir à mon amour pour le rap, la communication et les médias.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Combien d’albums solo as-tu écrit&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>SM&nbsp;:</strong>&nbsp; Avec mon groupe Noir sur Blanc, nous avons sorti un premier album intitulé Au nom du Peuple, en 2004. J’ai ensuite produit mon premier album slam solo en 2010, un album «&nbsp;live&nbsp;» de slam en 2013 et mon dernier album slam, <em>Vodun Gospel</em>, sorti le 20 mai. En gros j’ai 3 albums solo et des collaborations.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Ton nouvel album s’intitule </strong><strong><em>Vodun Gospel</em></strong><strong>, peux-tu nous en parler&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>SM&nbsp;:</strong> Je m’inspire de la fusion des pratiques religieuses confessionnelles au Benin. Nous sommes un pays de syncrétisme malgré la forte présence de la culture vodun que nous assumons. Il y a aussi l’acceptation des autres religions notamment du christianisme, ce qui ne nous cause aucun problème. On adore le seul et même Dieu mais ce sont les moyens de l’adorer qui diffèrent. <em>Vodun Gospel</em> est donc cette affirmation, cette reconnaissance de mon identité double, entre le fils du vodun et de la rencontre entre la racine africaine et les religions importées. En même temps, je veux aussi affirmer que nous sommes un continent de paix, d’œcuménisme et de coexistence pacifique des religions.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Comment tout ceci se traduit-il dans tes textes&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>SM&nbsp;:</strong> Dans le titre éponyme, <em>Vodun Gospel</em>, il y a une charge à la fois poétique et sémiologique qui fait que lorsqu’on l’écoute on a forcément des frissons. Le texte dit que je vénère mes divinités et en même temps je fais des génuflexions comme à l’église. On ressent la musique dans les percussions, les chœurs, il y a une vraie fusion. Les autres titres gardent aussi cette fusion «&nbsp;tradi-moderne&nbsp;» ouverte sur le monde. J’aborde différents thèmes, comme la politique, l’immigration, les déplacés de guerre, les réfugiés. Je parle aussi d’espoir, de la résilience des peuples, sur des rythmes du vodun, sans que ce soient forcément des incantations. Il y a 15 titres à découvrir dans l’album, avec des «&nbsp;featurings&nbsp;».</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Quels sont les messages que tu véhicules&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>SM&nbsp;: </strong>La paix, l’amour, la nécessité de faire tomber nos barrières politiques et morales pour pouvoir vire ensemble.</p>



<p><strong>L’album <em>Vodun Gospel</em> est disponible sur toutes les plateformes musicales</strong>.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter columns-2"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="683" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM-683x1024.jpg" alt="" data-id="48116" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/sergent-markus-itineraire-dun-slameur-soldat/tof-sm/" class="wp-image-48116" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM-683x1024.jpg 683w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM-200x300.jpg 200w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM-768x1151.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM-1025x1536.jpg 1025w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM-1366x2048.jpg 1366w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM-scaled.jpg 1708w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="683" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM2-683x1024.jpg" alt="" data-id="48117" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM2.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48117" class="wp-image-48117" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM2-683x1024.jpg 683w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM2-200x300.jpg 200w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM2-768x1151.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM2-1025x1536.jpg 1025w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure></li></ul></figure>
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		<title>Chico César se pare d’Amour</title>
		<link>https://couleurcafe.info/chico-cesar-se-pare-damour/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 30 Aug 2022 18:22:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Septembre 2022]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 23 septembre prochain sort Vestido de Amor le prochain album du Brésilien Francisco César Gonçalves. Un album à travers lequel l’artiste évoque son amour pour l’Afrique, pour le Brésil tout en dénonçant les injustices, la destruction de la planète et les guerres. Chico se souvient de ses débuts, il y a 28 ans, et [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le 23 septembre prochain sort <em>Vestido de Amor </em>le prochain album du Brésilien Francisco César Gonçalves. Un album à travers lequel l’artiste évoque son amour pour l’Afrique, pour le Brésil tout en dénonçant les injustices, la destruction de la planète et les guerres.</p>



<p>Chico se souvient de ses débuts, il y a 28 ans, et pose son regard sur l’évolution du monde et de sa musique. Rencontre.</p>



<p><strong>Couleur Calé : De « AOS VIVOS », votre premier album jusqu’à ce jour, qu’est ce qui a changé ?</strong></p>



<p>CHICO&nbsp;César : Tout a changé. La vie a changé, le monde a changé, moi, j’ai changé. «&nbsp;AOS VIVOS&nbsp;» est un disque acoustique : voix et guitare, enregistré dans un concert en live d’un artiste que personne ne connaissait, qui n’avait jamais enregistré un album.&nbsp;&nbsp;28 ans de carrière après, ma discographique s’est enrichit de 10 albums. J’ai plus de convictions, jouer de la musique est mon métier et tous les jours, j’ai envie de faire mieux.</p>



<p><strong> C. C : Vous avez beaucoup voyagé, appris de vos voyages, vous avez rencontré d’autres artistes et vous vous êtes tourné vers l’Afrique, quelle en est la raison ?</strong></p>



<p>C. Cesar&nbsp;: Je suis issu de la diaspora africaine et j&#8217;aurais aimé aller plus en Afrique. J&#8217;ai eu l&#8217;opportunité d&#8217;aller au Cap-Vert, en Afrique du sud et au Sénégal. J&#8217;aimerais aussi aller au Cameroun, au Congo, en Angola, au Mozambique, en Guinée Bissau. D&#8217;une certaine manière l&#8217;Afrique vient beaucoup plus vers moi que moi vers elle. Depuis mes débuts, ma musique parle de l&#8217;Afrique. La musique m&#8217;a emmené sur tous les continents mais mon cœur est au Brésil et en Afrique.</p>



<p><strong>C. C : La musique vous a aussi permis de mieux vous connaître</strong></p>



<p>C. S&nbsp;: Oui, la musique est la meilleure chose qui me soit arrivée. Elle me donne une place dans le monde, une place en tant que personne, elle me permet de comprendre qui je suis, et de rencontrer beaucoup de bonnes et belles personnes généreuses.</p>



<p><strong>C. C : Vous avez joué avec Ray Lema et Salif Keita, comment a été enregistrée la chanson SobreHumano ?</strong></p>



<p>C. S&nbsp;: Je connais la musique de Salif Keita depuis 1991. C&#8217;est une musique qui m&#8217;a beaucoup influencé, qui m&#8217;a en quelque sorte permis de mener à bien mon travail d&#8217;auteur chanteur dans un groupe de musique pop. Je n&#8217;étais pop que d&#8217;une certaine manière à mes débuts. Salif Keita l’était avant moi, il disait : «&nbsp;c&#8217;est possible, on a le droit d&#8217;être pop&nbsp;». Ensuite j&#8217;ai eu de nombreuses occasions de rencontrer Salif Keita au Brésil, quand je suis venu jouer à Paris, au New Morning. Dans une chanson intitulée&nbsp;<em>À Primeira Vista</em>, je dis : «&nbsp;Quand j&#8217;ai entendu Salif Keita, j&#8217;ai dansé, quand J&#8217;ai entendu Prince, j&#8217;ai dansé&nbsp;». J&#8217;ai mis Salif Keita au même niveau que Prince et dès que j&#8217;ai fait le titre <em>SobreHumano</em>&nbsp;je me suis dit : Wow, cette chanson a beaucoup à voir avec Salif et je souhaite qu&#8217;il vienne enregistrer avec moi. Il a accepté de bon cœur, c&#8217;était beau de le rencontrer en studio.</p>



<p>J’ai retrouvé mon frère Ray Lema dans les années 90, nous sommes de très bons amis et chaque fois qu&#8217;il va au Brésil, nous avons le plaisir de nous retrouver. Il a déjà séjourné chez moi. Nous nous revoyons toujours et dînons souvent ensemble. Il est très important d&#8217;aller au-delà de la musique, nous avons vraiment un sentiment de fraternité, nous sommes comme des frères.</p>



<p>C. C&nbsp;: Vous avez intégré de nombreux instruments africains dans votre musique, dont la kora.</p>



<p>C. S&nbsp;: Oui, parce que la musique du Nord-Est (je suis du Nord-Est du Brésil) a un espace mélodique, harmonique, qui dialogue avec la musique africaine. Ce mariage est possible. Ray Lema m&#8217;a dit un jour que l&#8217;artiste le plus africain au Brésil est Luis Gonzaga. &nbsp;C’est le roi de la musique du nord-est, donc le nord-est du Brésil et l&#8217;Afrique peuvent communiquer. Ce sera toujours un mariage parfait.</p>



<p><strong>C. C : Dans la chanson avec Ray Lema, <em>XANGO FORRÓ E AI,</em> de quoi est-il question ?</strong></p>



<p>C. S&nbsp;: Cette chanson rappelle que tout ce que les Africains ont apporté au Brésil est encore présent aujourd&#8217;hui dans nos vies en tant que Brésiliens noirs, et en particulier ceux du nord-est. Lorsque Ray Lema m&#8217;a dit que Luis Gonzaga était le plus africain des artistes brésiliens, ça m&#8217;a inspiré cette chanson, qui montre que les Noirs du Nord-Est du Brésil, sont attachés à l’Afrique. Notre principale manifestation culturelle est le <em>Forró</em>, et toutes les grandes idoles du <em>Forró</em>&nbsp;sont noires.</p>



<p><strong>C. C : Au Brésil il est toujours question de l’esclavage, cette question est-elle réglée ?</strong></p>



<p>C. S&nbsp;: Non. Au Brésil, pratiquement chaque semaine, on découvre des personnes soumises à un régime similaire à celui de l&#8217;esclavage. Des gens qui ont travaillé pendant 60 ans, enfermées dans une petite chambre. Il y a aussi le déni de droits du travail, un retour à l&#8217;esclavage en quelque sorte.</p>



<p><strong>C. C : La solution est-elle Politique ?</strong></p>



<p>C. S&nbsp;: La solution est politique. En fait, notre gouvernement qui n&#8217;a aucun respect pour les libertés démocratiques, la diversité humaine et la diversité raciale. Il objective les Noirs, les femmes, traite les indigènes comme des objets, c&#8217;est un gouvernement sans état d’âme, élitiste, néo-fasciste. La solution est politique et elle viendra sera tangible en octobre. En 2023, le Brésil se regardera et regardera le monde d&#8217;une manière différente, et le monde nous verra également d&#8217;une manière différente.</p>



<p><strong>C. C : Votre musique éduque, conscientise la population</strong></p>



<p>C. S&nbsp;: La population a été oubliée par la presse pendant un moment. La presse s&#8217;est à nouveau réveillée. Les artistes ont utilisé leurs propres réseaux sociaux, leurs chansons, leurs espaces pour exprimer cette indignation face à la situation politique dans le pays. D&#8217;une certaine manière, j’ai fini par être un porte-parole.</p>



<p>Une dernière question, vous avez beaucoup plus de cheveux que lorsque vous étiez jeune, que s’est-il passé&nbsp;?</p>



<p>C. S&nbsp;: Plus il y a des idées, plus il y a des cheveux qui poussent.</p>



<p><strong>A paraître&nbsp;:</strong><strong></strong></p>



<p>Chico César <em>Vestido de Amor</em>, Zamora, 2022</p>



<p><strong>Concerts le 13 octobre 2022 à Marseille et le 14 octobre 2022 au Café de la danse</strong>&nbsp;<strong>(Paris)</strong><strong></strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>ALUNE WADE</title>
		<link>https://couleurcafe.info/alune-wade/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 23 May 2022 15:22:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mai 2022]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[Un artiste, tout simplement Alune Wade a toujours été entouré de musiciens. Il apprend très tôt la musique grâce à son père, directeur musical de l’Orchestre national du Sénégal, qui lui donne des cours de solfège. Multi-instrumentiste, il choisit la basse en jouant ses premières notes sur celle de Samba Laobé Ndiaye, le bassiste du [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Un artiste, tout simplement</strong></p>



<p><strong>Alune Wade a toujours été entouré de musiciens. Il apprend très tôt la musique grâce à son père, directeur musical de l’Orchestre national du Sénégal, qui lui donne des cours de solfège. Multi-instrumentiste, il choisit la basse en jouant ses premières notes sur celle de Samba Laobé Ndiaye, le bassiste du chanteur Ismaël Lô. Quelques années plus tard, il accompagne de nombreux artistes Sénégalais. Touré Kunda, Ismaël Lô notamment. Sa progression est remarquable. Lorsqu’il arrive en France, Alune est sollicité par de nombreux artistes dont Jo Zawinul, Cheick Tidiane Seck, Paco Sery, Blick Bassy, Aziz Sahmaoui, Marcus Miller.&nbsp; Fort de son expérience, il sort </strong><strong><em>Sultan</em></strong><strong>, son cinquième opus. Rencontre.</strong></p>



<p><strong>Comment est né l’idée de </strong><strong><em>Sultan</em></strong><strong>, ton nouvel album&nbsp;?</strong></p>



<p><em>Sultan</em> illustre mon expérience musical, mon parcours. Depuis que je suis arrivé en France, j’ai rencontré beaucoup de musiciens. C’est le fruit de tout ce que j’ai récolté depuis <em>Mbolo</em> (2006), <em>Ayo Nene</em> (2011), <em>Havana Paris Dakar </em>(2015) et <em>African Fast Food</em> (2018). <em>Sultan</em> est mon cinquième album.</p>



<p><strong>Un cinquième album qui a une saveur orientale…</strong></p>



<p>J’ai aussi reçu une éducation tournée vers l’Orient, le Sénégal n’est pas loin de la Mauritanie, nous avons cette culture qui vient du Maghreb, il y a des échanges entre les pays d’Afrique du Nord et les pays d’Afrique subsaharienne, j’ai toujours été fasciné par cette culture musicale. Dans mes compositions on peut entendre un côté Mandingue, ainsi que Maghreb ou Oriental. C’était aussi le but de cette création.</p>



<p><strong>Comment as-tu trouvé ce titre&nbsp;?</strong></p>



<p>Il s’agit d’un concept. Lorsque je prépare un album, j’écris mes textes, je compose ma musique. Après avoir cuisiné, je lui attribue un nom.&nbsp;</p>



<p><strong>Comment l’as-tu composé ?</strong></p>



<p>J’ai effectué plusieurs voyages pour cet album. Je l’ai composé chez moi, il a été enregistré entre New York City, Dakar, Tunisie et Paris. J’ai pas mal de compositions, il y en a que j’ai déjà joué sur scène. Comme je l’ai dit, j’ai rencontré différents artistes qui m’ont influencé et j’essaie de trouver l’équilibre. Lorsque j’ai décidé du concept du projet, je savais à qui j’allais faire appel. Pour <em>Sultan</em>, j’avais 40 compositions, j’en ai retenu 12.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>Peux-tu nous raconter comment tu t’es retrouvé en Tunisie&nbsp;?</strong></p>



<p>J’ai vu une annonce, j’ai fait un dossier et mon projet a été retenu. Je suis allé en résidence à l’Institut Français de Tunis, je recherchais des sonorités un peu spéciales, je voulais explorer musicalement le terrain Tunisien. J’ai collaboré avec le chanteur tunisien Mounir Troudi et des percussionnistes locaux.</p>



<p><strong>Tu as de nombreux invités&nbsp;: Bobby Sparks, Lenny White, Christian Sands, Paco Sery, Cyril Atef, je ne peux pas tous les citer, que du beau monde.</strong></p>



<p>J’ai sollicité leur talent, leur style de jeu, leur couleur. J’ai longtemps été fasciné par le jeu de Paco Sery, celui de Harold-Lopez-Nussa, Christian Sands ou Cyril Atef, ils ont tous des parcours différents donc des jeux différents. Ce sont des artistes qui ont fait le tour du monde, qui ont aussi leur propre expérience. Il me fallait leur touche pour embellir cet album.</p>



<p><strong>Qu’as-tu envie de nous dire à travers cet album&nbsp;?</strong></p>



<p><em>Sultan</em> parle des rencontres, de l’apprentissage, du voyage. Aussi de l’envie d’apprendre auprès des autres. Il parle de mon histoire depuis que je suis arrivé en France, de mes rencontres et de mon expérience en tant que musicien.</p>



<p><strong>Es-tu le sultan de la basse&nbsp;?</strong></p>



<p>C’est le nom que porte de ce nouvel opus. Moi je suis un artiste, tout simplement.</p>



<p>Album: Alune Wade, <em>Sultan</em>, Yellowbird Records 2022</p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://couleurcafe.info/media/2022/05/Sultan.jpg"><img loading="lazy" width="340" height="340" src="https://couleurcafe.info/media/2022/05/Sultan.jpg" alt="" class="wp-image-47630" srcset="https://couleurcafe.info/media/2022/05/Sultan.jpg 340w, https://couleurcafe.info/media/2022/05/Sultan-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2022/05/Sultan-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2022/05/Sultan-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 340px) 100vw, 340px" /></a></figure>



<p><strong>En concert&nbsp;:</strong></p>



<p>28 mai 2022, Gare de Dakar (SN)</p>



<p>29 mai 2022, Biennal Dak’Art à Dakar (SN)</p>



<p>02 juin 2022, Nouakchott, Mauritanie (MRT)</p>



<p>04 juin 2022 Saint-Louis Jazz Festival (SN)</p>



<p>11 juin 2022 Grand Bassam (CIV)</p>



<p>16 juin 2022 New Morning, Paris (Fr)</p>



<p>23 juin 2022 Festival International de Sfax</p>



<p>25 juin 2022 Institut Français de Tunis</p>



<p>10 juillet 2022 North Sea Jazz Festival, Rotterdam (NL)</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Jean-Philippe Fanfant, une âme de voyageur</title>
		<link>https://couleurcafe.info/jean-philippe-fanfant-une-ame-de-voyageur/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jan 2022 04:13:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Janvier 2022]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[En Guadeloupe, Les «&#160;Fanfant&#160;» sont connus pour être une grande famille de musiciens. 4 générations de musiciens en sont issues. Né en 1966, le batteur Jean-Philippe Fanfant évolue dans la musique depuis toujours. Après quelques années au service des autres, comme une renaissance, il embrasse une carrière solo avec ce premier album. Pour cela, il [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>En Guadeloupe, Les «&nbsp;Fanfant&nbsp;» sont connus pour être une grande famille de musiciens. 4 générations de musiciens en sont issues. Né en 1966, le batteur Jean-Philippe Fanfant évolue dans la musique depuis toujours. Après quelques années au service des autres, comme une renaissance, il embrasse une carrière solo avec ce premier album. Pour cela, il s’est entouré de la crème des musiciens. Il raconte.</strong><strong></strong></p>



<p><strong>Couleur Café : </strong><strong><em><strong>Since 1966</strong></em></strong><strong>&nbsp;est le titre de votre album, est-ce aussi votre année de naissance ? Est-ce une façon de raconter votre carrière d&#8217;artiste ?</strong></p>



<p><strong>Jean-Philippe Fanfant :</strong>&nbsp;Je n&#8217;ai pas été chercher loin le titre de mon album. J&#8217;ai accompagné beaucoup de musiciens : De la Caraïbe, Mario Canonge, Ralph Tamar, Tony Chasseur, Dédé Saint-Prix, Kassav ; en variété française, j&#8217;ai joué avec Julien Clerc, Maxime Leforestier, Laurent Voulzy, Christophe, Christophe Maé, Louis Bertignac, Hubert Félix Thiéfaine, j&#8217;ai traversé différents styles entre le jazz, la variété et la musique caribéenne. Et puis il y a des émissions de télévisions comme The Voice ou Nouvelle Star. J&#8217;ai eu pas mal d&#8217;expériences, j&#8217;ai beaucoup travaillé pour les autres et j&#8217;ai eu envie de faire mon premier album. Ce n&#8217;est pas une rétrospective mais je dirais que depuis mon année de naissance, il s&#8217;est passé beaucoup de choses. J&#8217;ai travaillé avec énormément d&#8217;artistes, ça m&#8217;a forgé, ça m&#8217;a formé, ça m&#8217;a façonné dans ma façon de jouer et d&#8217;être. C&#8217;est ce que j&#8217;ai voulu retranscrire dans cet album.</p>



<p><strong>Couleur Café : L&#8217;album commence avec&nbsp;</strong><strong><em><strong><em>Kanari Conakry</em></strong></em></strong><strong>, la capitale de la Guinée, raconte-nous&#8230;</strong></p>



<p><strong>Jean-Philippe Fanfant :&nbsp;</strong>Au tout début de ma carrière, j&#8217;ai joué avec le Angélique Kidjo, puis j&#8217;ai enchaîné avec groupe sénégalais Touré Kunda, il y avait un percussionniste de la Guinée Conakry qui jouait des rythmes qui m&#8217;ont rappelé la Guadeloupe, et moi je lui ai joué des rythme de la Guadeloupe et lui me disait que ça venait de son pays. On s&#8217;échangeait nos rythmes et lorsque j&#8217;ai fait mon album, j&#8217;ai voulu rendre hommage aux rythmes de la Guinée Conakry, d&#8217;où le titre&nbsp;<em>Kanari Conakry</em>. Le <em>kanari</em>&nbsp;aux Antilles, c&#8217;est le &#8220;fait-tout&#8221; : C&#8217;est la marmite dans laquelle on prépare le plat familial.</p>



<p><strong>C. C. : C&#8217;est une histoire d&#8217;aller &#8211; retour</strong></p>



<p><strong>J-P. F. :</strong>&nbsp;L&#8217;Afrique nous a forgé dans notre histoire, elle nous a permis d&#8217;être authentique, avec notre culture, Caribéenne.</p>



<p><strong>C. C. : C&#8217;est aussi un album où on retrouve une kyrielle de musiciens</strong></p>



<p><strong>J-P. F. :</strong>&nbsp;J&#8217;ai fait intervenir mes amis. Guy est un amis de longue date. Lorsque j&#8217;ai fait le casting pour cet album, je savais ce que je voulais entendre, il y a Thierry Vaton au piano, Max Mona qui joue de la flûte des Mornes, Olyza Zamati qui est de la Côte d&#8217;Ivoire, chante en Bambara&nbsp;; je recherchais aussi un bassiste qui ferait le lien entre la musique africaine et la musique antillaise, j’ai pensé à Guy Nsangué, qui a joué longtemps avec le groupe Kassav&#8217;. C’était le bassiste idéal pour ce morceau. Il y a aussi le batteur Manu Katché, qui me rejoint sur le deuxième titre,&nbsp;<em>Left to Right</em>.</p>



<p><strong>C. C. : Qui est left et qui est right ?</strong></p>



<p><strong>J-P. F. :</strong>&nbsp;Left, c&#8217;est souvent moi, je suis souvent à gauche, et right, c&#8217;est Manu Katché. Et lorsqu&#8217;on écoute cette chanson, on peut s&#8217;amuser à écouter l&#8217;un ou l&#8217;autre, mais il faut tendre un peu l&#8217;oreille. Sur ce titre, il y a aussi Franck Nicolas, qui joue de la conque et de la trompette, il a fait un travail remarquable. C&#8217;est un rythme&nbsp;<em>léwoz,&nbsp;</em>de la Guadeloupe, que j&#8217;ai mélangé avec de la samba-reggae. Je suis aussi ravi que Roger Raspail ait pu participer à cet album.</p>



<p><strong>C.C. : C&#8217;est un album assez éclectique, on part d&#8217;Afrique, on passe par Cuba, on se retrouve aux États-Unis, puis en Guadeloupe, on voyage.</strong></p>



<p><strong>J-P. F. :</strong>&nbsp;Dans le troisième morceau, <em>Oh Happy J</em>, j&#8217;ai fait appel au saxophoniste Afro Américain Allen Hoist qui a scaté comme à New York. J&#8217;ai eu la chance de voyager, je me suis nourri de mes voyages, j&#8217;ai appris des musiciens que j&#8217;ai rencontrés.</p>



<p><strong>C.C : Quelles sont les musiques de ton enfance ?</strong></p>



<p><strong>J-P. F. :</strong>&nbsp;J&#8217;ai commencé par la musique antillaise parce que mes parents écoutaient du Kompa, des cadences. À l&#8217;adolescence, j&#8217;ai aimé le reggae, la période de Bob Marley, Burning Spear, et parallèlement j&#8217;ai écouté du rock. Le jazz est arrivé un peu plus tard. C&#8217;est une musique qui casse les barrières, qui permet d&#8217;innover.&nbsp;</p>



<p><strong>C.-C. : Tu es né dans une famille de musiciens, comment ça se passait à la maison ?</strong></p>



<p><strong>J-P. F. :&nbsp;</strong>Mes parents sont musiciens, mes oncles sont musiciens, nous sommes une famille de musiciens depuis quatre générations.&nbsp;On avait un grand appartement dans une banlieue parisienne, et mes parents avaient aménagé la cave en studio de répétition. Les musiciens venaient y répéter assez fréquemment et c&#8217;est là que je me suis familiarisé avec les instruments.</p>



<p><strong>C. C. : Comment tu as choisi ton instrument ?</strong></p>



<p><strong>J-P. F. :</strong>&nbsp;J&#8217;ai commencé par le piano à l&#8217;âge de 10 ans, j&#8217;ai arrêté trop tôt, ensuite j&#8217;ai touché à la basse, mais mon frère avait déjà pris la place, alors je me suis tourné vers les percussions, puis la batterie. J&#8217;avais un oncle batteur, qui s&#8217;appelait José Fanfant. Dans les années 50, il faisait du jazz. Je me souviens qu&#8217;un jour, il est entré dans ma chambre et m&#8217;a proposé de m&#8217;apprendre à jouer de la batterie. Je le regardais jouer des balaies sur un livre, c&#8217;était d&#8217;une telle finesse, j&#8217;étais émerveillé. On l&#8217;appelait King Fanfant.</p>



<p><strong>C.C. :&nbsp; Quels sont les batteurs qui t’impressionnent aujourd’hui en France ?</strong></p>



<p><strong>J-P. F. :</strong>&nbsp;J&#8217;aime beaucoup Manu Katché, il y a aussi Paco Séry, qui est phénoménal, Moktar Samba. Chez les jeunes, j&#8217;aime bien Arnaud Dolmen et Sonny Troupé.&nbsp;</p>



<p><strong>C. C. : Lorsqu&#8217;on regarde la pochette de ton album, il y a un côté vintage, c&#8217;est voulu ?</strong></p>



<p><strong>J-P. F. :</strong>&nbsp;C&#8217;était le but. C&#8217;est une pochette en noir et blanc, intemporelle, on a sorti aussi l&#8217;album en vinyle, c&#8217;était le mot d&#8217;ordre. Et dans les sons, l&#8217;ingénieur a réalisé un mix sans &#8220;reverb&#8221;. L’album a été re-masterisé à New York par Dave Darlington, il a un son très chaleureux, intemporel.</p>



<p><strong>C.C. : Quels rythmes de la Guadeloupe sont joués dans ton album ?</strong></p>



<p><strong>J-P. F. :</strong>&nbsp;Dans le morceau&nbsp;<em>Oh Happy J</em>, il y a un rythme <em>Lewoz</em>&nbsp;joué par Roger Raspail, ensuite il y a des mélanges. Dans le morceau&nbsp;<em>Peyi Beni</em>, qui à la base a été écrit par mon père, Guy Fanfant, dans les années 70, j&#8217;ai fait une version instrumentale, c&#8217;est pour cela que ce titre s&#8217;appelle V2, je joue des&nbsp;<em>bouladjels,&nbsp;</em>c&#8217;est un rythme du&nbsp;<em>gwoka.&nbsp;</em>René Geoffroy reprend ce rythme à la bouche, il nous emporte en Guadeloupe.</p>



<p><strong>C.C. :</strong>&nbsp;<strong>Peut-on dire que tu t&#8217;inspires de tes traditions ?</strong></p>



<p><strong>J-P. F. :</strong>&nbsp;Je pars souvent d&#8217;un rythme traditionnel, de ma base guadeloupéenne, que je mélange avec mon expérience de voyageur.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
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		<item>
		<title>Natalia M. King, Blues woman et libre.</title>
		<link>https://couleurcafe.info/natalia-m-king-blues-woman-et-libre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 12 Jan 2022 04:11:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Janvier 2022]]></category>
		<category><![CDATA[La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[Natalia M. King est une joueuse de blues. Née à Brooklyn, New York, elle suit des études de sociologie et d&#8217;histoire. A la fin de ses études, elle sillonne les États-Unis et participe à des &#8220;open mic&#8221; dans les bars. Débarquée en France en 1998, elle sort&#160;Milonga, son premier album en 2002. Womam Mind on [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Natalia M. King est une joueuse de blues. Née à Brooklyn, New York, elle suit des études de sociologie et d&#8217;histoire. A la fin de ses études, elle sillonne les États-Unis et participe à des &#8220;open mic&#8221; dans les bars. Débarquée en France en 1998, elle sort&nbsp;</strong><strong><em><strong><em>Milonga</em></strong></em></strong><strong>, son premier album en 2002. </strong><strong><em><strong>Womam Mind on my Own</strong></em></strong><strong>&nbsp;est son septième album. Elle se livre.</strong>&nbsp;</p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Qui est Natalia M. King ?</strong></p>



<p>Je suis née d&#8217;une mère Dominicaine et d&#8217;un père Panaméen à Brooklyn, New York, en 1969. J&#8217;aime la musique, j’ai le blues dans les veines, je suis une femme libre avec des convictions. Et je fais en sorte de vivre ce que je dis. Je me découvre tous les jours.</p>



<p><strong>Natalia M. King&nbsp;: En grandissant, quel genre de musique avez-vous écouté ?</strong></p>



<p>J&#8217;ai écouté Michael Jackson, Yoko Ono, John Lennon, Rolling Stones, Marvin Gaye, The Beatles, j&#8217;écoutais un peu de tout parce qu&#8217;il y avait ce melting-pot des années 70 où tout était accessible. Et c&#8217;est grâce à ma mère qui était assez ouverte d&#8217;esprit. Plus tard, dans ma vingtaine, j&#8217;ai commencé à écouter le rock classique, le blues, Jimi Hendrix, Janis Joplin et Stevie Ray Vaughan. Je suis toujours curieuse, j&#8217;aime aussi entendre des choses nouvelles.&nbsp; Aujourd&#8217;hui mes goûts vont de&nbsp;Nusrat Fateh&nbsp;Ali Khan&nbsp;à Cesaria Evora et plein de belles choses. J&#8217;écouterais de la musique jusqu&#8217;à mon dernier souffle.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: À partir de quand avez-vous pensé à devenir musicienne ?</strong></p>



<p>N. M. K&nbsp;: Tout a commencé dans les bars. J&#8217;ai fait pas mal de &#8220;micro ouvert&#8221; dans ma jeunesse. Dans des bars où on permettait à tout le monde de chanter. Je venais jouer du blues avec un ami qui s&#8217;appelle Tony, à la basse. Je jouais du Janis Joplin, Elliott Murphy et les gens appréciaient. À cette époque c&#8217;était pour le &#8220;fun&#8221;. J&#8217;ai continué à évoluer dans ce milieu et un jour je me suis lancée. J&#8217;avais un travail que j&#8217;ai arrêté et j&#8217;ai décidé de voyager et de vivre de ma musique. &nbsp;Je suis arrivée en France en 1998. Miraculeusement j&#8217;ai signé chez Universal Music en 2000.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Vous arrivez donc en France et vous sortez un premier album,&nbsp;</strong><strong><em><strong><em>Milagro</em></strong></em></strong><strong>, en 2002, comment est-il reçu par le public européen ?</strong></p>



<p>N. M. K&nbsp;: Très bien. Je suis arrivée juste avec ma guitare, le public m&#8217;a accueillie les bras ouverts et 21 ans après je suis toujours là.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: 21 ans après, vous êtes au-devant de la scène avec&nbsp;</strong><strong><em><strong><em>Woman Mind on my Own</em></strong></em></strong><strong>, qui signifie ?</strong></p>



<p>N. M. K&nbsp;: Un esprit de femme qui m&#8217;appartient. Il y a cette femme, avec ses convictions, toujours libre. Son corps, son esprit, lui appartiennent. Elle fait ce qu&#8217;elle veut quand elle veut.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Ce titre me fait penser à la chanson&nbsp;</strong><strong><em><strong><em>Soul Shadows</em></strong></em></strong><strong>&nbsp;de Joe Sample, qui parle d’esprit du jazz qui l’habitent.</strong></p>



<p>N. M. K&nbsp;: Je crois en ces esprits qui m&#8217;habitent aussi et qui m&#8217;accompagnent. Ils sont là, ils me donnent la force de continuer et de m&#8217;améliorer.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Votre album est riche en sonorités, il y a de la soul, du blues, du r&#8217;n&#8217;b&#8230;</strong></p>



<p>N. M. K&nbsp;: L&#8217;intention était de montrer toutes les facettes du blues americana, un peu funky, country, et même pop, avec comme fil conducteur le blues.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Comment travaillez-vous votre voix ?</strong></p>



<p>N. M. K&nbsp;: Je travaille mon être, ma voix vient du fond de mon être. Je l&#8217;attribue aux esprits de la soul. C&#8217;est ceux que j&#8217;ai entendu, il ne s&#8217;agit pas uniquement de moi, ce sont ces êtres qui m&#8217;accompagnent depuis ces années. C&#8217;est aussi ce qu&#8217;on ressent.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Sur le visuel de l&#8217;album, vos cheveux sont dans le vent, vous bougez, on voit vos mains, qui en a eu l&#8217;idée ?</strong></p>



<p>N. M. K&nbsp;: C&#8217;est aussi une façon de montrer que je suis libre dans mon être. C&#8217;était une idée du photographe, Philip Ducap. Il m&#8217;a proposé cette image qui illustre bien que je suis. Une femme libre.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Il y a un titre assez fort, intitulé Forget Yourself.</strong></p>



<p>N. M. K&nbsp;: Cette chanson est dans la même veine que Otis Redding, Etta James. C&#8217;est de la musique soul qui touche beaucoup de gens.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Le blues a aussi des racines africaines, est-ce que vous le ressentez ?</strong></p>



<p>N. M. K&nbsp;: Je me sens Africaine non seulement par la couleur de ma peau, mais aussi par ce que je partage avec le monde. Je partage cette volonté d&#8217;unité et de force. Lorsqu&#8217;on écoute l&#8217;album <em>Savane</em>&nbsp;de Ali Farka Touré, c&#8217;est du blues. Lorsque j&#8217;ai entendu cet album, je me croyais en Louisiane, dans le Sud des États-Unis. Les blues est un état d&#8217;esprit.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Quel est l&#8217;état du blues aujourd&#8217;hui ?</strong></p>



<p>N. M. K&nbsp;: Le fait d&#8217;avoir signé avec Dixie Frog prouve que le blues a toujours sa place. Si on parle du blues ancien, à la Skip James, John Lee Hooker, il n&#8217;y en a plus. Il existe aujourd&#8217;hui d&#8217;autres extensions du blues. Joués par les nouveaux enfants du blues. Il faudrait peut-être réentendre des artistes comme Robby Johnson, en voix guitare.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Comment expliquez-vous qu&#8217;il y ait de moins en moins de femmes aujourd&#8217;hui dans le blues ?</strong></p>



<p>N. M. K&nbsp;: Il n&#8217;y en a pas beaucoup effectivement, mais j&#8217;espère qu&#8217;il y en aura. Peut-être qu&#8217;il y en a qui vont entendre mon album et s&#8217;y intéresser.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Quels messages voulez-vous lancer à travers votre album ?</strong></p>



<p>N. M. K&nbsp;: Comme je dis souvent, le premier message est l&#8217;Amour. Je crois beaucoup aux expériences de la mort imminente. Ce qu&#8217;on appelle&nbsp;<em>imminent death experience</em>&nbsp;(N. D. E.). Il s&#8217;agit de gens qui sont morts et sont revenus au bout de 10 minutes. Ils ont des visions et sont passés dans une autre dimensions. Chaque fois qu&#8217;ils reviennent, ils répètent tous la même chose : «&nbsp;on est là pour aimer, savoir ce qu&#8217;est d’être aimé et aimer l&#8217;autre&nbsp;». Et c&#8217;est mon premier message.</p>



<p>Le deuxième message touche à notre universalité. Lorsqu&#8217;on entend l&#8217;histoire de l&#8217;autre et qu&#8217;on a conscience de ne pas être seul. Le blues le permet.</p>



<p>Le troisième message est d&#8217;apporter de la joie.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Quelle est la part de la Dominicaine qui existe en vous ?</strong></p>



<p>N. M. K&nbsp;: Mon amour pour les plats épicés et mon tempérament, très latin.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>SAM MANGWANA, PORTRAIT D’UN ARTISTE PANAFRICAIN</title>
		<link>https://couleurcafe.info/sam-mangwana-portrait-dun-artiste-panafricain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jun 2021 07:13:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Juin 2021]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Samuel Nja Kwa / Photos : F. Blanquin Né à Kinshasa de Parents angolais, le chanteur Sam Mangwana est le baobab de la musique africaine. Il sort à l’international Lubamba, un opus publié en 2016 en Angola. Il s’adresse à la jeunesse africaine, revient sur sa vie, ses rencontres, sa musique. Votre album Lubamba est [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Par Samuel Nja Kwa / Photos : F. Blanquin</p>



<p><strong>Né à Kinshasa de Parents angolais, le chanteur Sam Mangwana est le baobab de la musique africaine. Il sort à l’international Lubamba, un opus publié en 2016 en Angola. Il s’adresse à la jeunesse africaine, revient sur sa vie, ses rencontres, sa musique.</strong></p>



<p><strong>Votre album Lubamba est sorti en 2016 en Angola, il vient de sortir en France, Pourquoi ce deuxième lancement ?</strong><br>J’avais envie de le diffuser sur le plan international, Paris étant la plaque tournante des cultures, il était nécessaire de le faire dans cette capitale.</p>



<p><strong>Que signifie <em>Lubamba</em> ?</strong><br>C’est une sorte de liane qui sert à la construction des maisons, à la confections d’objets en Afrique. Elle est utile à la vie courante. J’ai donné ce nom à mon album pour essayer de conscientiser la nouvelle génération qui connait peu sa culture. Je veux lui dire que <em>Lubamba</em> fait partie de nos traditions et de notre manière de voir les choses. J’exhorte les masses populaires à ne pas s’installer uniquement dans les villes, nous avons des campagnes où nous pouvons nous employer à l’agriculture par exemple.</p>



<p><strong>Peut-on comprendre, en écoutant votre musique, qu’il faut défendre nos traditions car avec l’introductions des machines dans la musique, on a tendance à oublier d’où on vient.</strong><br>La jeunesse est abandonnée à elle-même, elle copie la musique qui rapporte de l’argent, comme le rap, toutes ces musiques urbaines qui font de l’audience. Je ne pouvais pas imaginer il y a 30 ans que les jeunes africains fassent du rap pour se faire entendre. Je trouve ça malheureux. Je sors d’un moule d’une musique née dans les années 30-40 et je ne changerai pas parce qu’une musique nouvelle rapporte de l’argent. Je suis ce musicien qui n’a pas changé. Il y a une certaine richesse, une manière d’aborder les choses avec une certaine pudeur.</p>



<p><strong>Dans cet album on retrouve Manu Dibango…</strong><br>Oui il m’avait toujours demandé à jouer sur une de mes œuvres. Alors je lui ai réservé <em>Juventude actual</em>. Il y a mis sa touche. J’y parle de la jeunesse actuelle qui n’est pas élevée dans nos traditions et qui tend à une certaine modernité qui s’éloigne de sa culture. Je pense que la jeunesse africaine est en train de passer à côté de son histoire. Il faut puiser dans nos propres cultures. Elles sont inépuisables.</p>



<p><strong>Votre album est panafricain. On y entend de la Morna, de la rumba, de la salsa, du soucouss, des rythmes d’Afrique de l’Ouest…</strong><br>J’ai grandi avec ces musiques, raison pour laquelle je n’ai jamais voulu qu’on me colle une étiquette en ce qui concerne mon Afrique. Je suis un panafricain. J’ai été élévé dans cette prise de conscience des années 60, pendant la décolonisation.</p>



<p><strong>Que signifie être panafricain en 2021 ?</strong><br>L’Afrique est corrompue, elle s’est éloignée de la voie qu’elle devait suivre à la fin des années 60. Lorsqu’on me parle d’aide humanitaire, d’aide à l’Afrique, lorsqu’on voit comment nos dirigeants bradent nos richesses, notre jeunesse qui meurt dans la méditerranée, cela signifie que l’Afrique a quelque part loupé son décollage. L’Agronome René Dumont a écrit en 1962 un livre intitulé <em>l’Afrique est mal partie</em>, il a reçu beaucoup de critiques, mais aujourd’hui je ne peux que constater cette triste réalité. Nous ne sommes nulle part et je trouve ça dommage.</p>



<p>Vous chantez en Kikongo, en portugais, en lingala, en swahili, en français c’est aussi ça le panafricanisme…<br>Il faut valoriser nos langues. Il y a des œuvres qui perdent de leur force lorsqu’elles sont traduites dans une autre langue. Je me souviens de ma chanson <em>Ya Mbemba</em>, chantée en kikongo, un dialecte de la République Démocratique du Congo. Elle a toujours été prisée par les Occidentaux, qui ne la comprennent pas mais la ressentent en l’écoutant. C’est la magie de nos langues.</p>



<p><strong>Dans votre album, il y a une reprise, Félicité, de Joseph Kabasélé de l’African Jazz</strong><br>Il s’agit d’une chanson sortie en 1954 ou 56, lorsque j’avais 9 ou 10 ans. Ce sont des mélodies qui me sont restées dans la tête, elles n’ont pas pris une seule ride. Elles font voyager, indiquent le chemin à prendre. On peut les moderniser, et les resservir. J’aime les reprendre parce qu’elles ne se perdent jamais.</p>



<p><strong>On vous considère aujourd’hui comme un monument de la musique africaine. Quel effet cela vous fait ?</strong><br>Je participe en tant qu’artiste à l’écriture de cette culture africaine et j’ai toujours apprécié le savoir des autres. Je ne compte sur personne, je ne suis pas matérialiste, je ne m’accroche pas à ce monde. Il y a la naissance, la vie et la mort, j’y crois, le jour où il faudra quitter cette terre, je m’en irais tout simplement. J’ai eu la chance de côtoyer de grands noms de la musique africaine, j’en suis fier et si un jour je devais moi aussi marquer mon temps, j’en serais heureux.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
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		<title>CHRONIQUES</title>
		<link>https://couleurcafe.info/chroniques/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 May 2021 03:32:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Culture]]></category>
		<category><![CDATA[Juin 2021]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://couleurcafe.info/?p=46877</guid>

					<description><![CDATA[Par Samuel Nja Kwa JAZZ Carmen Souza, The Silver Messengers, Galileo Music Communication, 2019Avec son neuvième album, la guitariste et chanteuse capverdienne Carmen nous rappelle que le pianiste Horace Silver, pionnier du hard bop, est originaire de Cap-vert. Elle lui rend hommage et reprend quelques titres du répertoire de son compatriote ainsi que deux créations [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Par Samuel Nja Kwa</p>



<h2>JAZZ</h2>



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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Miles-Davis.jpg"><img loading="lazy" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Miles-Davis.jpg" alt="" class="wp-image-46878" width="350" height="346" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Miles-Davis.jpg 699w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Miles-Davis-300x297.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Miles-Davis-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 350px) 100vw, 350px" /></a></figure>



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<p><strong>Miles Davis, Merci Miles ! (Live at Vienne), Rhino Records, 2021</strong><br>Le 1er juillet 1991, Miles Davis faisait sa dernière apparition sur la scène du festival Jazz à Vienne. Deux mois plus tard, il n’était plus de ce monde. Son souffle demeure, son héritage est incommensurable. Les mots seuls ne suffisent pas pour décrire cette bande son du trompettiste. Merci au label Rhino qui nous fait revivre ces instants mémorables à travers ce double-CD qui célèbre la mémoire d’une légende durant le « Black Music Month ». Une obligation de se procurer l’album ou de l’écouter en streaming.</p>
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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/05/cheick-Tidiane-Seck-timbuktu.jpg"><img loading="lazy" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/cheick-Tidiane-Seck-timbuktu.jpg" alt="" class="wp-image-46880" width="350" height="350" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/cheick-Tidiane-Seck-timbuktu.jpg 700w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/cheick-Tidiane-Seck-timbuktu-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/cheick-Tidiane-Seck-timbuktu-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/cheick-Tidiane-Seck-timbuktu-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 350px) 100vw, 350px" /></a></figure>



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<p><strong>Cheick Tidiane Seck, Timbuktu (The Music of Randy Weston), Komos, 2019</strong><br>« Pendant l’enregistrement de l’album, je repensais au rire de Randy Weston. A travers cet album, je me projette vers le langage du pianiste. » Confie le pianiste malien Cheick Tidiane Seck à un journaliste. Ainsi propose-t-il une œuvre aux accents « westoniens » soutenu par une rythmique africaine qui n’est pas sans rappeler les prestations du pianiste américain, décédé le 1er septembre 2018. D’entrée, on entre dans le monde de la légende du jazz. Tanjah. Sur les titres Timbuktu et African Cookbook, Cheick Tidiane invite Manu Dibango à ses côtés. Encore un monument à graver dans nos mémoires. Avec Mr. Randy, le dernier titre, la messe est dite.<br>Découvrir : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=3O_PYTp1fA4">https://www.youtube.com/watch?v=3O_PYTp1fA4</a></p>
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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Roberto-Fonseca.jpg"><img loading="lazy" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Roberto-Fonseca.jpg" alt="" class="wp-image-46882" width="357" height="357" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Roberto-Fonseca.jpg 1000w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Roberto-Fonseca-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Roberto-Fonseca-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Roberto-Fonseca-768x768.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Roberto-Fonseca-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 357px) 100vw, 357px" /></a></figure>



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<p><strong>Roberto Fonseca, <em>Yesun</em>, Wagram Music, 2019</strong><br>Issu d’une famille d’artistes de la Havane, Roberto Fonseca ne peut échapper à son destin. Percussionniste à ses débuts, il adopte très tôt le piano qu’il ne quittera plus. Fort de son expérience au sein du groupe Buena Vista Social Club qui l’emmène sur les scènes internationales, il développe une musique novatrice, entre rythmes afro cubains, jazz, funk, soul, rap, rock et africains. Son nouvel opus en est l’illustration. Lors de notre interview, il reconnait volontiers que sa musique est son passeport. Un homme libre, qui marque de son empreinte l’histoire de la musique cubaine.<br>Découvrir : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=mhNKC6HPubg">https://www.youtube.com/watch?v=mhNKC6HPubg</a></p>
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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Anthony-Joseph.jpg"><img loading="lazy" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Anthony-Joseph.jpg" alt="" class="wp-image-46883" width="361" height="361" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Anthony-Joseph.jpg 1600w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Anthony-Joseph-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Anthony-Joseph-1024x1024.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Anthony-Joseph-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Anthony-Joseph-768x768.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Anthony-Joseph-1536x1536.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Anthony-Joseph-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 361px) 100vw, 361px" /></a></figure>



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<p><strong>Anthony Joseph, <em>The Rich Are Only Defeated When Running For Their Lives</em>, Heavenly Sweetness / Idol / L’Autre Distribution</strong><br>De son verbe, de sa rhétorique, le poète jazzman trinidadien londonien Anthony Joseph scande son histoire. Celle de son peuple. Tel un griot, il raconte le voyage, ses souvenirs à travers des photos et la découverte de son « nouveau chez lui ». Londres. Leader incontesté, sur la ligné d’in Linton Kwesi Johnson, de sa voix puissante et suave, Anthony Joseph interroge, interpelle. Son jazz, libre et engagé, rythme son discours. Ses mélodies tournent en boucle, elles captent l’attention. En transe, on entre dans la danse.<br>Découvrir : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Jlammz2Kqdg">https://www.youtube.com/watch?v=Jlammz2Kqdg</a></p>
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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Mino-Cinelu-Nils-Patter.jpg"><img loading="lazy" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Mino-Cinelu-Nils-Patter.jpg" alt="" class="wp-image-46889" width="359" height="359" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Mino-Cinelu-Nils-Patter.jpg 400w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Mino-Cinelu-Nils-Patter-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Mino-Cinelu-Nils-Patter-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Mino-Cinelu-Nils-Patter-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 359px) 100vw, 359px" /></a></figure>



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<p><strong>Mino Cinelu / Niels Petter Molvaer, <em>SulaMadiana</em>, Modern Recordings, 2020</strong><br>La magie de la musique est qu’elle rassemble, créé la communication et permet l’échange. Ainsi le percussionniste, guitariste et chanteur Mino Cinelu et le trompettiste Niels Patter Molvaer vont-ils se croiser aux abords d’un festival et décider de travailler ensemble. Ils juxtaposent les noms de leur île respective, Sula pour le Norvégien et Madiana pour le Martiniquais et baptisent le fruit de leur collaboration du nom SulaMadiana. Ce titre est aussi un hommage à Manu Dibango, que Mino Cinelu a souvent côtoyé. Des sonorités électro acoustiques : le triangle, le tambour, le udu, la trompette électrique, à la fois rythmées et mélodieuses. L’album est à l’image des deux musiciens à forte personnalité.<br>Découvrir : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=5FgOCqY_PKU">https://www.youtube.com/watch?v=5FgOCqY_PKU</a></p>
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<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Tony-Allen-et-Hugh-Masekela.jpeg"><img loading="lazy" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Tony-Allen-et-Hugh-Masekela.jpeg" alt="" class="wp-image-46890" width="349" height="349" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Tony-Allen-et-Hugh-Masekela.jpeg 697w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Tony-Allen-et-Hugh-Masekela-300x300.jpeg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Tony-Allen-et-Hugh-Masekela-150x150.jpeg 150w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Tony-Allen-et-Hugh-Masekela-60x60.jpeg 60w" sizes="(max-width: 349px) 100vw, 349px" /></a></figure>



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<p><strong>Tony Allen et Hugh Masekela, <em>Rejoyce</em>, World Circuit, 2020</strong><br>Le trompettiste sud-africain et le batteur nigérian Tony Allen se sont rencontrés pour la première fois en 1975 à Lagos chez Fela Kuti. À l’époque, ils envisageaient d’enregistrer un album commun au Ghana. Ce qui n’arrivera pas. 35 ans plus tard, ils relancent cette idée et enregistrent à Londres un opus qui témoigne de leur ultime rencontre. À cause de la disparition prématurée du trompettiste, le projet est mis de côté. Afin de lui rendre hommage, deux ans après, le batteur récupère les bandes et décide de le finaliser.<br>Hugh Masekela nous régale tantôt au chant, tantôt à la trompette. Tel un métronome, Tony Allen, à la batterie, aux percussions et au chant, semble imperturbable. Il est le Maître du rythme. Les deux leaders sont entourés de la jeune garde londonienne : Joe Armon-Jones aux claviers et Mutale Chashi à la basse.<br>Découvrir : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=XMOJg16oHdI">https://www.youtube.com/watch?v=XMOJg16oHdI</a></p>
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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-orisun-damian-nueva1.jpg"><img loading="lazy" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-orisun-damian-nueva1.jpg" alt="" class="wp-image-46927" width="353" height="317" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-orisun-damian-nueva1.jpg 353w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-orisun-damian-nueva1-300x269.jpg 300w" sizes="(max-width: 353px) 100vw, 353px" /></a></figure>



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<p><strong>Damian Nueva, <em>Orisun</em>, Nootropic, 2018</strong><br>Bien que ce soit son premier album, le contrebassiste afro cubain propose une musique élégante et pleine de maturité. Parti de la Havane il y a quelques années, en passant par l’Espagne, le musicien a posé ses valises à Paris depuis presque 7 ans. Il s’est confronté à d’autres musiciens d’horizons diverses, à l’image de la chanteuse marocaine Oum, qu’il accompagne souvent sur scène. Sa musique illustre ses rencontres et son expérience. Le contrebassiste n’oublie pas d’où il vient, il crée des ponts entre le blues, le jazz, la soul, le rock, et les rythmes afro cubains. On navigue tout en douceur.<br>Découvrir : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=vW25JRhTZTA">https://www.youtube.com/watch?v=vW25JRhTZTA</a></p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-Ajoyo-1.jpg"><img loading="lazy" width="317" height="317" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-Ajoyo-1.jpg" alt="" class="wp-image-46914" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-Ajoyo-1.jpg 317w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-Ajoyo-1-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-Ajoyo-1-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-Ajoyo-1-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 317px) 100vw, 317px" /></a></figure>



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<p><strong>Ajoyo, WAR CHANT, <em>Shems</em>, Records / L’Autre Distribution 2020</strong><br>Le saxophoniste tunisien Yacine Boularès, installé à New York depuis 2009, est à l’origine du groupe de jazz multi-ethnique Ajoyo. Leur musique, d’influence jazz, soul, caribéenne, nord-africaine et Afrique subsaharienne est une célébration de la vie. Elle est festive. Pour ce deuxième opus, le saxophoniste fait le choix de changer de team. Résultat ? Une musique un peu plus propre qui, tout de même, conserve sa spontanéité. On reconnaît les solos du saxophoniste, sobre et pertinent. L’album est un regard sur la société américaine sous l’ère « trumpiste ». War song (chant de guerre) annonce la couleur.<br>De prestigieux invités donnent la réplique au continuum : Le trompettiste Takuya Kuroda (Blue Note) sur le titre <em>Assyko</em>, le vibraphoniste Joel Ross (Blue Note) sur <em>Syzygy</em>, la voix soul d’Akie Bermiss sur <em>Jojo’s Groove</em> et la voix suave du chanteur sud-africain Vuyo Sotashe sur <em>Better Love</em>.<br>Découvrir : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=kvWRz40Dj6o">https://www.youtube.com/watch?v=kvWRz40Dj6o</a></p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Omar-Sosa.jpg"><img loading="lazy" width="340" height="340" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Omar-Sosa.jpg" alt="" class="wp-image-46898" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Omar-Sosa.jpg 340w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Omar-Sosa-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Omar-Sosa-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Omar-Sosa-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 340px) 100vw, 340px" /></a></figure>



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<p><strong>Omar Sosa, <em>An East African Journey</em>, Ota/Pias, 2021</strong><br>Le pianiste cubain Omar Sosa est prolifique. Bourreau de travail, son esprit est en gestation perpétuelle. Alors qu’il est en tournée en Afrique de l’Est en 2009, il se sent inspiré et décide d’enregistrer cet album au fil de ses rencontres avec des musiciens locaux. Ce qui donne un carnet de voyage en musique. De Madagascar au Soudan, en passant par l’île Maurice, la Zambie, l’Ethiopie, le Kenya, on découvre les pays à travers la musique dans laquelle le pianiste s’intègre. Ne dit-on pas que la musique est un langage universel ? Omar Sosa n’a pas de mal à trouver la bonne formule pour nous offrir un album de toute beauté. « Je cherchais comment mettre en valeur au plus juste ces fleurs magnifiques, nées en Afrique. » Confie-t-il.<br>Découvrir : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=_7caxLx7KXI">https://www.youtube.com/watch?v=_7caxLx7KXI</a></p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Carmen-Souza-1.jpg"><img loading="lazy" width="379" height="340" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Carmen-Souza-1.jpg" alt="" class="wp-image-46916" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Carmen-Souza-1.jpg 379w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Carmen-Souza-1-300x269.jpg 300w" sizes="(max-width: 379px) 100vw, 379px" /></a></figure>



<p><strong>Carmen Souza, <em>The Silver Messengers</em>, Galileo Music Communication, 2019</strong><br>Avec son neuvième album, la guitariste et chanteuse capverdienne Carmen nous rappelle que le pianiste Horace Silver, pionnier du hard bop, est originaire de Cap-vert. Elle lui rend hommage et reprend quelques titres du répertoire de son compatriote ainsi que deux créations personnelles.<br>Cet opus, paru en janvier 2020, n’a pas reçu une large couverture médiatique. Il n’en demeure pas moins qu’il mérite une attention particulière. Chaque titre est remis au goût capverdien. Chaloupé, percussif et entraînant. Au fil des plages, la guitariste nous livre quelques explications sur ses interprétations. Elle est accompagnée du bassiste Theo Pascal. L’âme du créateur des jazz Messengers nous accompagne tout au long de ce périple musical. Une belle manière de célébrer le cinquième anniversaire de la disparition de Horace Silver.<br>Découvrir : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=hAV3GiljHZk">https://www.youtube.com/watch?v=hAV3GiljHZk</a></p>
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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Ray-Lema-et-Laurent-de-Wilde.jpg"><img loading="lazy" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Ray-Lema-et-Laurent-de-Wilde.jpg" alt="" class="wp-image-46902" width="330" height="220" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Ray-Lema-et-Laurent-de-Wilde.jpg 659w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Ray-Lema-et-Laurent-de-Wilde-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 330px) 100vw, 330px" /></a></figure>



<p><strong>Ray Lema et Laurent De Wilde, <em>Wheels</em>, Gazebo / One Drop, 2021</strong><br>Cela fait déjà un moment que les pianistes Ray Lema et Laurent De Wilde tournent avec ce projet à quatre mains. Les deux musiciens, qui se connaissent depuis vingt-cinq ans, affichent leur discrète complicité sur scène. Une discussion sur piano qu’il faut suivre avec attention. Des notes qui s’entremêlent, se superposent et qui s’harmonisent sur neuf plages pour le bonheur de nos oreilles.<br>Vus sur scène, les artistes sont en parfaite communion. Pas une note au-dessus de l’autre. Ils s’écoutent, se répondent et affichent un sourire de satisfaction.<br>Découvrir : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=uKw4ICqjuJ4">https://www.youtube.com/watch?v=uKw4ICqjuJ4</a></p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-Xavier-Belin-1.jpg"><img loading="lazy" width="242" height="220" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-Xavier-Belin-1.jpg" alt="" class="wp-image-46918"/></a></figure>



<p><strong>Xavier Belin, <em>PiTakPi</em>, Déluge/Socadis, 2021</strong><br>À en croire toutes les éloges reçues depuis la sortie de son premier album, le pianiste martiniquais a déjà réussi son pari. Son nouvel opus met en valeur sa culture musicale Martiniquaise et européenne. Le ti-bwa est au centre de sa création. Le ti-bwa étant un instrument percussif traditionnel, typiquement martiniquais. Pour l’accompagner dans cette nouvelle aventure, il convie son ami, Laurent Emmanuel Bertholo à la batterie, Elvin Bironien à la basse et Alexis Valet au vibraphone. Et le quartet séduit par sa jeunesse et sa virtuosité. On ressent l’implication des musiciens dans chaque titre. Il en émane une impression d’évidence.<br>Découvrir : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=ejC5OA22T9I">https://www.youtube.com/watch?v=ejC5OA22T9I</a></p>
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<h2>AFRIQUE</h2>



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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Sam-Mangwana-lubamba-mdc-1612719988.jpg"><img loading="lazy" width="302" height="300" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Sam-Mangwana-lubamba-mdc-1612719988.jpg" alt="" class="wp-image-46936" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Sam-Mangwana-lubamba-mdc-1612719988.jpg 302w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Sam-Mangwana-lubamba-mdc-1612719988-300x298.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Sam-Mangwana-lubamba-mdc-1612719988-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Sam-Mangwana-lubamba-mdc-1612719988-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 302px) 100vw, 302px" /></a></figure>



<p><strong>Sam Mangwana, <em>Lubamba, Pias</em>, 2020</strong><br>Sam Mangwana est à la fois un panafricaniste et une référence de la musique africaine. Son dernier album symbolise sa vie, faite de voyage à travers le continent, illustrée par une kyrielle de rythmes. De son Congo natal au Mali, en passant par le Mali, le Cameroun et la Côte d’Ivoire, il raconte son histoire, faite de rencontres et d’échanges. Qu’il chante en français, en kikongo, en swahili, en lingala ou en portugais, l’artiste nous embarque dans son univers, à la découverte d’une Afrique riche et diversifiée.<br>Manu est invité sur le titre qui ouvre l’album, Juventude actual. Le souffle du saxophoniste camerounais soutient la voix de Sam Mangwana, qui chante cette jeunesse qui s’est détournée des traditions pour embrasser d’autres cultures, moins contraignantes. Le second titre, Félicité, est une reprise d’un succès de l’immense Joseph Kabasélé, remis au goût du jour. Les autres chansons sont des compositions originales du chanteur, attaché à ses racines. Un album à la fois joyeux et nostalgique, qui rappelle les indépendances africaines.<br>Découvrir : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=8-CTnq9DBNg">https://www.youtube.com/watch?v=8-CTnq9DBNg</a></p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Visuel-Francis-Bebey.jpg"><img loading="lazy" width="300" height="300" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Visuel-Francis-Bebey.jpg" alt="" class="wp-image-46937" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Visuel-Francis-Bebey.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Visuel-Francis-Bebey-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Visuel-Francis-Bebey-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></figure>



<p><strong>Francis Bebey, <em>Dibiye</em> (version deluxe), Peewee ! / Believe, 2021</strong><br>Le 1er juin 1998, sortait cet album de Francis Bebey, qualifié à l’époque de meilleure œuvre du guitariste. L’album de la maturité, dans le bon sens du terme, entonnait la presse. Quelle merveilleuse idée de le rééditer. Cette nouvelle édition permet de comprendre la place spéciale qu’occupe le Camerounais Francis Bebey dans nos cœurs. Cette œuvre est certainement la plus importante de sa carrière. Elle marque une rupture avec ses précédents albums et souligne une réelle volonté de se renouveler. Accompagné de son quartet Amaya, composé du bassiste Noël Ekwabi, et ses fils Patrick et Toups Bebey, il raconte l’Afrique.<br>Cette réédition version deluxe contient 3 titres bonus.<br>Découvrir : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=NwGBbw6I0iU">https://www.youtube.com/watch?v=NwGBbw6I0iU</a></p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Bantu.jpg"><img loading="lazy" width="340" height="340" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Bantu.jpg" alt="" class="wp-image-46939" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Bantu.jpg 340w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Bantu-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Bantu-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Bantu-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 340px) 100vw, 340px" /></a></figure>



<p><strong>Bantu, <em>Everybody get agenda</em>, Soledad Production/Brokensilence, 2020</strong><br>Ade Bantu, leader du groupe Bantu est un artiste militant. Il s’appuie sur un groove afro-funk pour dénoncer les injustices au Nigéria. Son nouvel album est prémonitoire. Il colle avec l’actualité dans son pays. Entre Manifestations, grèves, corruption, délestage, la défaillance de l’état et l’argent sale, l’artiste critique le gouvernement sur un ton humoristique. Animal Carnival par exemple dénonce le pillage des caisses de l’état, comme des singes voleurs. L’album dénonce ce que subit la population au quotidien. Seun Kuti intervient dans le titre <em>Yeye Theory</em>.<br>L’album est sorti au début de la pandémie, le groupe prévoit une tournée européenne pour le défendre sur scène.<br>Découvrir : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=QeNVVa_pb1Q">https://www.youtube.com/watch?v=QeNVVa_pb1Q</a></p>
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<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Kristo-Numpuby.jpg"><img loading="lazy" width="388" height="340" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Kristo-Numpuby.jpg" alt="" class="wp-image-46940" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Kristo-Numpuby.jpg 388w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Kristo-Numpuby-300x263.jpg 300w" sizes="(max-width: 388px) 100vw, 388px" /></a></figure>



<p><strong>Kristo Numpuby &amp; Assiko Symphonie, <em>Tafel</em>, Lon Yes, 2021</strong><br>Le guitariste et chanteur Kristo Numpuby a toujours rêvé de cordes. Celles qui se marient si bien au rythme de la forêt, comme pour rappeler la rencontre entre l’Europe et l’Afrique. Cette prouesse n’est pas si évidente. Et pourtant, l’artiste camerounais y croit et déploie tout son talent. Il en ressort un opus de 13 titres de haute voltige. Dans le désordre : Cousin Sawa, Siko Blue, Afro Tango, African Strings, Batouri Song, Loin de ma forêt… Chaque composition raconte l’imaginaire du guitariste chanteur né à Paris, qui se souvient du pays de ses ancêtres. On en redemande.<br>Découvrir : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=T8xubuJtEnc">https://www.youtube.com/watch?v=T8xubuJtEnc</a></p>
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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/05/cd_magou-Samb.jpg"><img loading="lazy" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/cd_magou-Samb.jpg" alt="" class="wp-image-46949" width="350" height="350" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/cd_magou-Samb.jpg 350w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/cd_magou-Samb-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/cd_magou-Samb-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/cd_magou-Samb-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 350px) 100vw, 350px" /></a></figure>



<p><strong>Magou Samb et Raphaële Murer Melo’nomade, Dakar Transe</strong><br>Raphaële Murer vient de Strasbourg, où elle a étudié la musique classique. Elle a une préférence pour la musique de chambre et reste ouverte à d’autres musiques. D’où sa rencontre avec le chanteur et guitariste sénégalais Magou Samb. Ce dernier l’entraîne dans sa transe urbaine. Ensemble, ils explorent le blues de Ngor, chanté par les pêcheurs lébous pour se donner la force d’affronter la mer.<br>A travers cet opus, les deux musiciens harmonisent leurs cordes et proposent un voyage spirituel et thérapeutique. De sa voix rauque et profonde, la chanteur nous guide vers une quête intérieure et libère notre esprit. Nul besoin de comprendre le sens des paroles pour plonger dans ce monde rempli de symboles.<br>Découvrir : <a href="https://www.facebook.com/watch/?v=2057268014561938">https://www.facebook.com/watch/?v=2057268014561938</a></p>
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<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-pat_kalla.jpg"><img loading="lazy" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-pat_kalla.jpg" alt="" class="wp-image-46950" width="335" height="335" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-pat_kalla.jpg 350w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-pat_kalla-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-pat_kalla-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-pat_kalla-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 335px) 100vw, 335px" /></a></figure>



<p><strong>Pat Kalla &amp; le Super Mojo, <em>Hymne à la vie</em>, Pura Vida, 2021</strong><br>L’artiste Franco-Camerounais Pat Kalla a été nourrit à la sauce gombo et au manioc. Il connait le son des ancêtres. Manu Dibango et Francis Bebey l’ont guidé. Avec son combo lyonnais, il invite à la danse. Leur musique est joyeuse et festive. Un mélange de rythmes d’Amérique du Sud et d’Afrique, des mélodies simples et efficaces. Le chanteur s’efforce de parsemer subtilement quelques mots en duala (dialecte du Cameroun), dont il se souvient. Priorité à la basse, lourde, percussive et « groovy », propre à la musique camerounaise. L’idée est de bien profiter de la vie.<br>Découvrir : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=sIe5utn_9kM">https://www.youtube.com/watch?v=sIe5utn_9kM</a></p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/05/vaudou-game-couc-noussin.jpg"><img loading="lazy" width="300" height="300" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/vaudou-game-couc-noussin.jpg" alt="" class="wp-image-46953" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/vaudou-game-couc-noussin.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/vaudou-game-couc-noussin-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/vaudou-game-couc-noussin-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></figure>



<p><strong>Vaudou Game, <em>Noussin</em>, Hot Casa Records, 2021</strong><br>Vive l’Afro Funk, Vaudou game est toujours là ! Et voici le quatrième album du chanteur guitariste natif de Lomé Peter Solo et son vaudou Game revu et corrigé. L’artiste, confiné dans son studio avec sa bande, Vaudou game, nous livre un afro groove festif et spirituel. Comme le souligne le titre en mina (langue du togo) de cet opus, « Restons fort ». De l’ambiance morose du confinement naît l’espoir et la joie de vivre. Ne pas baisser les bras et rester positif. Bien qu’enfermés dans un studio, les musiciens ont libéré leur créativité à travers la musique. L’album est inclassable, funk-rock-blues psychédélique des années 70, afrobeat, le guitariste chanteur y a mis son expérience et son énergie. Il garde le cap.<br>Découvrir : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=H8aQss6ZgCw">https://www.youtube.com/watch?v=H8aQss6ZgCw</a></p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-Dobet.jpg"><img loading="lazy" width="300" height="300" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-Dobet.jpg" alt="" class="wp-image-46955" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-Dobet.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-Dobet-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-Dobet-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></figure>



<p><strong>Dobet Gnahoré, <em>Couleur</em>, Cumbancha, 2021</strong><br>Bientôt un an que la chanteuse ivoirienne Dobet Gnahoré est rentrée vivre dans son pays natal. Cette période correspond au début de la pandémie. Frontières fermées, tournées annulées, elle doit revoir ses plans et se lance dans ce nouveau projet. Elle s’imprègne de son nouvel environnement et fait appel à la scène locale. La chanteuse en sort plus forte et produit un sixième album plein d’espoir, d’optimisme et de réalisme. Dobet Gnahoré se met à nu. A l’écoute de ses paroles, elle nous ouvre les portes de son cœur et de sa vie. Ses croyances, à travers Rédemption. Son besoin d’être entourée de sa famille explique son retour en Côte d’Ivoire, Ma Maison, ou encore Lève-toi et Vis ta vie. L’ambition de la chanteuse est de présenter une Afrique contemporaine.<br>Découvrir : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=lE16OIHTqww&amp;t=3s">https://www.youtube.com/watch?v=lE16OIHTqww&amp;t=3s</a></p>
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<figure class="wp-block-image size-medium"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/06/IYENGA-18.jpg"><img loading="lazy" width="300" height="300" src="https://couleurcafe.info/media/2021/06/IYENGA-18-300x300.jpg" alt="" class="wp-image-47092" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/06/IYENGA-18-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/IYENGA-18-1024x1024.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/IYENGA-18-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/IYENGA-18-768x768.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/IYENGA-18-60x60.jpg 60w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/IYENGA-18.jpg 1080w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></figure>



<p><strong>SÉLECTION ESCALE BANTOO : IYENGA (RDC)</strong><br><strong>Par Tony Mefe</strong></p>



<p>Le titre &#8220;La Maison monde&#8221; contenu dans l&#8217;album &#8220;Enfantillages 2&#8221; va permettre à IYENGA de mêler sa voix à celles de Jocelyne Béroard et Jacob Desvarieux du groupe mythique Kassav. En 2017, elle met sa voix dans le morceau &#8220;Joli Zoo&#8221; tiré d'&#8221;Enfantillage 3&#8243; dans lequel pose Grand Corps Malade. La voix, c’est donc l’instrument par lequel IYENGA s’exprime en femme africaine pour chanter l’amour, les rencontres, la liberté, les joies, mais aussi les blessures, afin de célébrer la vie dans toute sa beauté.<br>En 2018, IYENGA sort son premier disque &#8220;Lonkaya&#8221;, un savoir-faire musical « Made in Congo » qui a valu à l’album deux (2) nominations aux AFRIMA 2018 (All Africa Music Awards) au mois de Novembre au Ghana et une sélection en finale de l’édition 2018 du Prix Découvertes RFI.<br>Sa passion pour le chant commence dès le bas âge. Très jeune, elle part à Kinshasa où elle mène ses études tout en continuant à exercer sa voix. Elle commence sa carrière musicale dans le gospel. Elle chante dans une chorale à Kinshasa lorsqu&#8217;elle est repérée en 2012 par le producteur et arrangeur Zola Tempo durant un festival de musique. C&#8217;est ainsi que commence sa carrière solo.<br>Iyenga est l&#8217;une des têtes d&#8217;Affiche du prochain Salon de l&#8217;Escale Bantoo à Kinshasa du 21 au 24 juillet 2021.</p>



<p>Découvrir : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=D1aQxMN8xEY">https://www.youtube.com/watch?v=D1aQxMN8xEY</a></p>
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<h2>KREYOL</h2>



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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Visuel-christine-salem.jpg"><img loading="lazy" width="350" height="350" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Visuel-christine-salem.jpg" alt="" class="wp-image-46961" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Visuel-christine-salem.jpg 350w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Visuel-christine-salem-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Visuel-christine-salem-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Visuel-christine-salem-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 350px) 100vw, 350px" /></a></figure>



<p><strong>Christine Salem, <em>Mersi</em>, Blue Fanal, 2021</strong><br>La chanteuse et percussionniste réunionnaise Christine Salem est la preuve que le maloya s’adapte à tous les styles de musiques. Rock, negro spiritual, blues, folk. Les treize titres qu’elle propose nous révèlent la douceur son timbre vocal, roque. D’entrée, avec Anou in Mersi, on entre dans le monde de Christine. On se surprend à se balancer sur Tyinbo, un des titres phares de l’album, ou encore sur Izaé, une chanson qui pourrait être chantée par des Créoles du Mississipi. Le voyage s’agrémente de folk avec Mama Africa. Le violon et les slides de guitare se répondent. Chaque titre est un engagement de la réunionnaise.<br>Découvrir : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=-iTrCmVoIjs">https://www.youtube.com/watch?v=-iTrCmVoIjs</a></p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-David-Walters.jpg"><img loading="lazy" width="350" height="350" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-David-Walters.jpg" alt="" class="wp-image-46963" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-David-Walters.jpg 350w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-David-Walters-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-David-Walters-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Cover-David-Walters-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 350px) 100vw, 350px" /></a></figure>



<p><strong>David Walters, <em>Soleil Kréyol</em>, Heavenly Sweetness, 2020</strong><br>S’il faut définir donner et un nom à la musique, de David Walters elle est « soul-créole ou afro-caribéenne ». Il l’a écrite pour l’incarner sur scène. Dès la première écoute, on éprouve l’envie de danser. « Sur scène, je veux faire une musique qui soit vivante et surtout qui fasse effet miroir avec le public. » affirme-t-il.<br>Les textes sont en anglais et en créole, pour marquer ses racines, et se rappeler de sa grand-mère décédée. « C’est elle qui m’a initié à cette langue. » David crée une musique-monde qui lui permet de se sentir partout chez lui.<br>Découvrir : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=_TRBe2UXqec">https://www.youtube.com/watch?v=_TRBe2UXqec</a></p>
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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Gwendoline_Absalon_pochette.jpg"><img loading="lazy" width="300" height="300" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Gwendoline_Absalon_pochette.jpg" alt="" class="wp-image-46966" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/Gwendoline_Absalon_pochette.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Gwendoline_Absalon_pochette-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/Gwendoline_Absalon_pochette-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></figure>



<p><strong>Gwendoline Absalon, <em>Vangassy</em>, Ting Bang/ L’Autre distribution, 2020</strong><br>Issue d’une famille malbar, une ethnie d’origine indienne installée à la Réunion depuis de nombreuses années, Gwendoline Absalon a dû braver les interdits pour atteindre son objectif, faire de la musique. « À la maison, je n’étais pas encouragée à me lancer dans la musique » se souvient-elle. Son père a d’autres projets pour elle. La jeune fille ne baisse pas pour autant les bras. Un oncle musicien la pousse à jouer de la guitare, puis elle se forme au chant lyrique.<br>Pour son deuxième album, Gwendoline fait appel à l’excellent pianiste martiniquais Hervé Celcal, qui signe des arrangements maloya-bèlè-jazz à la fois feutrés et chaloupés. La voix de la chanteuse apprivoise cette mandarine sauvage, aux saveurs singulières, typique de l’île de la Réunion.<br>Découvrir : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=ACBj1c9ZaJc">https://www.youtube.com/watch?v=ACBj1c9ZaJc</a></p>
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<figure class="wp-block-image size-medium"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/06/Pochette-ALBUM-Ki-moun-mo-sa-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="300" height="300" src="https://couleurcafe.info/media/2021/06/Pochette-ALBUM-Ki-moun-mo-sa-300x300.jpg" alt="" class="wp-image-47085" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/06/Pochette-ALBUM-Ki-moun-mo-sa-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/Pochette-ALBUM-Ki-moun-mo-sa-1024x1024.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/Pochette-ALBUM-Ki-moun-mo-sa-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/Pochette-ALBUM-Ki-moun-mo-sa-768x768.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/Pochette-ALBUM-Ki-moun-mo-sa-1536x1536.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/Pochette-ALBUM-Ki-moun-mo-sa-2048x2048.jpg 2048w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/Pochette-ALBUM-Ki-moun-mo-sa-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 300px) 100vw, 300px" /></a></figure>



<p><strong>Saïna Manotte, <em>Ki Moun Mo Sa</em>, 2020</strong><br>La chanteuse guyanaise Saïna Manotte étudie la musique dès l’âge de 4 ans. « J’ai toujours baigné dans la musique. Après le lycée, je me suis lancée dans études de musicologie, j’ai vraiment la musique chevillée au corps », souligne-t-elle. La Guyane, cette terre de France lointaine située entre le Brésil et le Surinam est sa principale source d’inspiration. Délicate, l’artiste dévoile sa musique et ses textes dans ce premier opus. Des chansons qui parlent de quête d’identité créole et des sujets qui lui tiennent à cœur : la femme, la créolité, l’amour.<br>Découvrir : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=oj1HG4jaka8">https://www.youtube.com/watch?v=oj1HG4jaka8</a></p>
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