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	<title>Invité &#8211; Couleur Café</title>
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	<title>Invité &#8211; Couleur Café</title>
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		<title>Le Miroir d’Elida Almeida</title>
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		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 15:42:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Avril - Mai 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Invité]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis la parution de son premier album «&#160;Ora doci, Ora margos&#160;» en 2014, la chanteuse capverdienne Elida Almeida a connu une ascension fulgurante. Des concerts en France et aux États-Unis, le Prix Découverte RFI en 2015 et plusieurs concerts sur le continent africain, elle fait figure d’étoile montante. «&#160;Spedju&#160;», son nouvel opus la consacre comme [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Depuis la parution de son premier album «&nbsp;</strong><strong><em>Ora doci, Ora margos</em></strong><strong>&nbsp;»</strong><strong> en 2014, la chanteuse capverdienne Elida Almeida a connu une ascension fulgurante. Des concerts en France et aux États-Unis, le Prix Découverte RFI en 2015 et plusieurs concerts sur le continent africain, elle fait figure d’étoile montante. «&nbsp;Spedju&nbsp;», son nouvel opus la consacre comme l’une des plus belles voix du Cap-Vert. Rencontre.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Que signifie «&nbsp;Spedju&nbsp;» ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>E.A&nbsp;: </strong>Miroir. C&#8217;est un album&nbsp; très intime. Le miroir est l&#8217;objet qui m&#8217;a toujours accompagné pendant ma grossesse. Parfois je me sentais bien et parfois triste. C’est l’objet qui reflétait mon humeur. C&#8217;était une période où mes sentiments étaient mélangés. Pendant que j&#8217;étais enceinte, j&#8217;ai commencé à écrire, c&#8217;est pour ça que j&#8217;ai appelé mon album «&nbsp;Spedju&nbsp;», qui signifie miroir.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Il s’agit donc&nbsp; d’un album que tu as porté comme un deuxième bébé.&nbsp;</strong></p>



<p><strong>E.A&nbsp;: </strong>Exactement. Pendant que j&#8217;étais en train de donner la vie à ma fille Malika, j&#8217;ai fini cet album pratiquement en même temps. Ce sont des jumeaux. Dans l&#8217;album, il y a une chanson pour ma fille, ainsi que pour son père. Daddy, en anglais. C&#8217;est une chanson qui parle de sa relation avec son père, chaque fois qu’il sort de la maison pour aller travailler, qu&#8217;elle pleure comme si elle n&#8217;allait plus le revoir.</p>



<p>J&#8217;ai grandi sans mon père. Je n&#8217;ai jamais vécu ce type de relation, d&#8217;avoir un père qui rentre à la maison après le travail, sentir cette alchimie qu&#8217;il y a entre un enfant et un père.</p>



<p><strong>CC&nbsp;:&nbsp; Dans l&#8217;album, tu as écrit presque toutes les chansons, sauf «&nbsp;Kumbosa «&nbsp;et «&nbsp;Baka&nbsp;Brabu», qui te ramènent à tes souvenirs d&#8217;enfance.&nbsp;</strong></p>



<p><strong>E.A&nbsp;: </strong>Oui, c&#8217;est une chanson du compositeur Chando Graciosa. Pour moi, c&#8217;est une des plus belles voix au Cap-Vert. J&#8217;ai grandi en écoutant cette chanson-là. Je me suis toujours dit qu&#8217;un jour, je la réenregistrerais. J&#8217;ai eu la chance de le faire dans cet album avec un invité qui s&#8217;appelle Garry. Il fait partie de la nouvelle génération&nbsp; de chanteurs au Cap-Vert.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Dans ton album, il y a trois funanas</strong></p>



<p><strong>E.A&nbsp;: </strong>C&#8217;est la première fois que ça arrive. Je suis de l&#8217;île de Santiago, du sud du Cap-Vert, où le style funana est né. Je chante et je danse funana depuis mon enfance. C&#8217;est inscrit dans mes gènes.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Dans une chanson, tu racontes l’histoire du funana.</strong></p>



<p><strong>E.A&nbsp;: </strong>L&#8217;histoire parle de deux frères, qui étaient esclaves. L’un s’appelait Funa et l&#8217;autre Nana, partis de l&#8217;île de Santiago, de Praia, pour chercher des endroits inaccessibles aux les colons, emportant avec eux le rythme. Les portugais ayant interdit l&#8217;utilisation des rythmes d&#8217;Afrique au Cap-Vert, ils ont supprimé tous les instruments percussifs de la musique, et les ont remplacés par les instruments européens&nbsp;: l&#8217;accordéon, la guitare portugaise. Ces deux gars-là ont conservé la partie percussive de l&#8217;Afrique et ont intégré l&#8217;accordéon, qui était un instrument du Portugal, pour créer&nbsp; le Funana. Aujourd&#8217;hui, le Funana est devenu le rythme le plus connu du Cap-Vert.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Qu&#8217;est-ce que Césaria Evora représente pour toi ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>E.A&nbsp;: </strong>La force. Surtout, le courage de continuer à chercher le meilleur pour moi. Elle a chanté toute sa vie, mais elle a été connue très tard. Ce qui pour moi signifie que même si parfois tu as l&#8217;impression que ça devient plus difficile, il faut continuer. Ce sont les valeurs qu&#8217;elle m&#8217;a transmises.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Ça fait déjà pratiquement plus de dix ans que tu tournes sur la scène internationale, ton premier album est sorti en 2014.</strong></p>



<p><strong>E.A&nbsp;: </strong>2014, ça fait longtemps. Ce sont des années vraiment spéciales. Elles sont passées très vite. J&#8217;ai vécu des belles choses, que je ne m’attendais pas. J&#8217;étais une fille de la campagne. J&#8217;ai étudié en ayant l’ambition de travailler dans l’administration. Et un jour, tout a changé. J&#8217;ai gagné le prix RFI, j&#8217;ai aussi reçu beaucoup de prix au Cap-Vert. Puis je me suis mise à voyager. Je connais plus de 60 pays dans le monde. Ce sont des années où j’ai connu tant de belles choses. Et beaucoup de travail aussi quand même. Il n&#8217;y a rien qui arrive au hasard quand même.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Aujourd’hui comment est-ce que tu t’organises entre ton travail, la maternité et les concerts à venir ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>E.A&nbsp;: </strong>Je suis remontée sur scène depuis quelques mois. C’est toujours compliqué, mais nous avons appris à nous organiser. J&#8217;ai passé 20 jours au Japon, c&#8217;était très difficile pour moi de rester tout ce temps-là loin de ma fille. Mon premier fils a grandi comme ça. Il est bien. Il comprend pourquoi j&#8217;ai été obligée de partir à l’étranger, pour lui donner la qualité de vie qu&#8217;il a. Donc, Malika comprendra aussi, en plus, elle a son père qui près d’elle. Il me soutient aussi tous les jours.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Que veux-tu que le public retienne de cet album&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>E.A&nbsp;: </strong>J&#8217;espère que les gens pourront voyager avec moi dans chaque histoire. Il y a des histoires qui parlent de moi, d’autres que ma mère et mon père m&#8217;ont racontée. Je parle aussi des mères célibataires.</p>



<p>Je rends hommage à ma tante, que j&#8217;ai perdue il y a deux ans. Elle était comme une deuxième mère pour moi. C&#8217;était vraiment un moment très difficile pour ma famille.</p>



<p class="has-text-align-right">Propos recueillis par ENK</p>



<p><strong>Dates de concert&nbsp;:</strong></p>



<p>29/05/26&nbsp;: VILLENEUVE-LA-GARENNE&nbsp;&nbsp; VIRTUOZ CLUB</p>



<p>30/05/26 : VIC-SUR-CÈRE (Cantal), FESTIVAL DEMAN &amp; PASSAT DEMAN.</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-2.jpg"><img loading="lazy" width="683" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-2-683x1024.jpg" alt="Elida Almeida" data-id="48643" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-2.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48643" class="wp-image-48643" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-2-683x1024.jpg 683w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-2-200x300.jpg 200w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-2-768x1152.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-2-1024x1536.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-2.jpg 1200w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-1.jpg"><img loading="lazy" width="731" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-1-731x1024.jpg" alt="Elida Almeida" data-id="48642" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-1.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48642" class="wp-image-48642" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-1-731x1024.jpg 731w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-1-214x300.jpg 214w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-1-768x1075.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-1-1097x1536.jpg 1097w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Elida-Almeida-1.jpg 1200w" sizes="(max-width: 731px) 100vw, 731px" /></a></figure></li></ul></figure>
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		<title>Mariana Ramos, célébration symphonique pour le Cap-Vert</title>
		<link>https://couleurcafe.info/mariana-ramos-celebration-symphonique-pour-le-cap-vert/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Dec 2025 08:41:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Décembre 2025]]></category>
		<category><![CDATA[Invité]]></category>
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					<description><![CDATA[Bercée par la danse côté maternel et par la musique qu’affectionnait son papa, Mariana Ramos est une artiste née. En grandissant, elle se nourrit de rock’n’roll, de musique française et de jazz. La métamorphose s’opère lorsqu’elle rencontre l’auteur-compositeur Téofilo Chantre qui lui permet de redécouvrir les rythmes du Cap-Vert. Di dor em or, son premier [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Bercée par la danse côté maternel et par la musique qu’affectionnait son papa, Mariana Ramos est une artiste née. En grandissant, elle se nourrit de rock’n’roll, de musique française et de jazz. La métamorphose s’opère lorsqu’elle rencontre l’auteur-compositeur Téofilo Chantre qui lui permet de redécouvrir les rythmes du Cap-Vert. <em>Di dor em or</em>, son premier album, parait en l’an 2000. C’est le début d’une carrière internationale couronnée de 25 années de succès. Elle présente Sinfonico, une célébration symphonique des 50 ans d’indépendance du Cap-Vert.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Que représente Manu Dibango pour vous&nbsp;?</strong></p>



<p>Mariana Ramos&nbsp;: C&#8217;est un homme que j&#8217;ai apprécié parce que lorsque j&#8217;étais petite, je le voyais à la télévision, je le regardais, je l&#8217;entendais jouer avec sa voix, c&#8217;était notre Barry White, je l&#8217;adorais. Et puis plus tard, quand je deviens chanteuse, je le rencontre, il m&#8217;invite à jouer lors de son concert. J&#8217;étais tellement fière.</p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Lui aussi, il avait fait le safari symphonique…</strong></p>



<p>Mariana Ramos&nbsp;:&nbsp; Il y a beaucoup de choses qui nous lient. On avait évoqué l&#8217;éventualité de le faire ensemble, faire en sorte que lui puisse jouer quelques-uns de ses titres et moi sur scène, mon répertoire, ça aurait été génial. Malheureusement, il est parti avant. Ça aurait été formidable de pouvoir faire quelque chose de symphonique à deux.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Donc vous avez enregistré votre répertoire avec l&#8217;orchestre National des pays de la Loire.&nbsp;</strong></p>



<p>MR&nbsp;: Oui, j&#8217;ai eu l&#8217;occasion, le plaisir de chanter ce répertoire et d&#8217;être accompagné par cet orchestre sur trois événements&nbsp;: deux à Nantes et un à Angers. On en a profité pour enregistrer ces trois concerts et comme le résultat n’était pas mal on a décidé ensemble d&#8217;en faire un CD. C&#8217;était en 2018. On a mis quelques années à le réaliser parce que j&#8217;ai eu d&#8217;autres projets, et puis il y a eu le Covid.&nbsp; Aujourd&#8217;hui, en 2025, je me suis dit dit qu’il fallait que ça sorte avant décembre, parce que c&#8217;est les 50 ans d&#8217;indépendance de quelques pays d&#8217;Afrique, dont le Cap-Vert.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Comment avez-vous choisi les titres&nbsp;?</strong></p>



<p>J&#8217;en ai choisi une quinzaine, on a dû en enregistrer une douzaine. Ce sont des titres écrits par des auteurs cap-verdiens. Lorsque j&#8217;ai rencontré Marc-Olivier Dupin, qui est l&#8217;arrangeur, il m’a proposé de faire ce projet avec moi, de faire les arrangements d&#8217;une quinzaine de titres. Il fallait trier, choisir. Ensuite, nous avons travaillé ensemble sur chaque titre pour trouver l&#8217;esprit, les arrangements. Il fallait lui parler des rythmes différents du Cap-Vert.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Quel a été véritablement le rôle de Marc-Olivier Dupin&nbsp;?</strong></p>



<p>MR&nbsp;: Sur ce projet, Marc-Olivier Dupin a fait les arrangements, il est aussi le Chef d&#8217;orchestre et l’éditeur. Il a dirigé les trois concerts qu&#8217;on a fait avec l&#8217;ONPL.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Comment s&#8217;est fait la rencontre avec l&#8217;Orchestre National des Pays de la Loire ?</strong></p>



<p>Tout simplement. Le premier concert qu&#8217;on a fait avec Olivier Dupin était avec l&#8217;Orchestre d&#8217;Avignon du Théâtre d&#8217;Avignon, c&#8217;était la première représentation. C’était quelques années bien avant. Nous avons fait une seule représentation avec cet orchestre, en 2013. À l’époque, Philippe Grison était directeur du Théâtre d&#8217;Avignon. Il m&#8217;a proposé de faire ce concert avec Marc-Olivier Dupin et l&#8217;Orchestre d&#8217;Avignon. Ensuite il&nbsp; m’a confié qu&#8217;il voulait faire ce projet avec Césaria Evora et que celle-ci lui avait répondu qu’elle était bien trop fatiguée et trop vieille, qu’il fallait voir ça avec Mariana Ramos. C’est ainsi qu’il a contacté Olivier Dupin, qui a bien voulu faire les arrangements. C&#8217;est comme ça qu&#8217;est né le projet.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Et quelles sensations avez-vous eu en jouant avec un orchestre symphonique ?&nbsp;</strong></p>



<p>MR&nbsp;: J&#8217;avais l&#8217;habitude d&#8217;aller écouter des orchestres symphoniques. Je n’avais jamais pensé chanter ma musique avec un orchestre symphonique. J’ai toujours pensé que ma musique&nbsp; n&#8217;avait rien à voir avec la musique classique. Eh bien, j&#8217;avais tort. Si je n&#8217;étais pas tombée sur Marc-Olivier Dupin, qui m&#8217;a fait de jolis arrangements, je ne serais peut-être pas aussi satisfaite de ce projet. C&#8217;est vraiment un plaisir de découvrir ma musique avec d&#8217;autres instruments, ma voix qui reste la même. J&#8217;ai interprété les chansons comme je les aurais interprétées dans la musique traditionnelle. Je trouve que tous les instruments ont donné encore plus d&#8217;intensité à ma voix, à mon timbre de voix.&nbsp;</p>



<p><strong>Quel répertoire pour célébrer 50 d’indépendance&nbsp;?</strong></p>



<p>J&#8217;ai repris différents rythmes du Cap-Vert pour dire au public&nbsp;: «&nbsp; voilà, l&#8217;esprit et l&#8217;âme du Cap Vert est dans cet album.&nbsp;» N&#8217;importe qui peut se reconnaître à travers cette musique, parce que tout le monde sait que la musique capverdienne, au départ, c&#8217;est une musique un peu mélancolique, un peu comme le fado. Il y a quelque chose de puissant, de profondément ancré dans l&#8217;âme.&nbsp;</p>



<p>Pour les 50 ans du Cap Vert, c&#8217;est un cadeau. Il faut savoir que ces 50 années d&#8217;indépendance, ont aussi un sens pour moi, parce que mon frère et mon oncle ont participé à la lutte pour l&#8217;indépendance du Cap-Vert. Cette histoire est aussi en rapport avec ma famille.</p>



<p class="has-text-align-right">Propos recueillis par Samuel Nja Kwa<br><strong>Nouvel album</strong>&nbsp;: Mariana Ramos, <em>Sinfonico</em>, Casa Verde Productions 2025</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Sinfonico.jpg"><img loading="lazy" width="340" height="340" src="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Sinfonico.jpg" alt="" data-id="48543" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Sinfonico.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48543" class="wp-image-48543" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Sinfonico.jpg 340w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Sinfonico-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Sinfonico-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Sinfonico-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 340px) 100vw, 340px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Mariana-R.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="683" src="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Mariana-R-1024x683.jpg" alt="" data-id="48542" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Mariana-R.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48542" class="wp-image-48542" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Mariana-R-1024x683.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Mariana-R-300x200.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Mariana-R-768x512.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Mariana-R-1536x1024.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Mariana-R-2048x1366.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Mariana-01-min-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="664" src="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Mariana-01-min-1024x664.jpg" alt="Mariana" data-id="48541" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Mariana-01-min-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48541" class="wp-image-48541" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Mariana-01-min-1024x664.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Mariana-01-min-300x195.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Mariana-01-min-768x498.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Mariana-01-min-1536x996.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Mariana-01-min-2048x1328.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Mariana-13-min-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="680" src="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Mariana-13-min-1024x680.jpg" alt="" data-id="48540" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Mariana-13-min-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48540" class="wp-image-48540" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Mariana-13-min-1024x680.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Mariana-13-min-300x199.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Mariana-13-min-768x510.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Mariana-13-min-1536x1020.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Mariana-13-min-2048x1360.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li></ul></figure>
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		<title>LE RETOUR AUX SOURCES DE DAVID JACOB</title>
		<link>https://couleurcafe.info/le-retour-aux-sources-de-david-jacob/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Jul 2025 15:50:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Invité]]></category>
		<category><![CDATA[Juillet 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[Reconnu comme le bassiste du groupe mythique de rock Trust depuis 1996, David Jacob dévoile une part de sa personnalité à travers Ouida Road, son premier album. Entouré de Hakim Molina à la batterie et Nicolas Noël au piano, ils nous embarquent sur la route de Ouidah, en passant par Le Havre et Paris. Attention [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Reconnu comme le bassiste du groupe mythique de rock Trust depuis 1996, David Jacob dévoile une part de sa personnalité à travers <em>Ouida Road</em>, son premier album. Entouré de Hakim Molina à la batterie et Nicolas Noël au piano, ils nous embarquent sur la route de Ouidah, en passant par Le Havre et Paris. Attention les secousses.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Ton jazz m’a ramené au bebop des années 1960, est-ce une période qui t’a influencé dans ta création&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>David Jacob&nbsp;:</strong> Oui j’aime aussi la période hard-bop et cool-jazz. Mon premier instrument est la trompette. J’ai commencé comme trompettiste et le premier album qu’on m’a offert était celui de Miles Davis. J’aime aussi la musique classique, Ravel, Debussy, <em>kind of blue</em> de Miles, je trouve qu’il y a beaucoup de concordances entre le piano et les harmonies. En étudiant la musique, j’ai compris que Bill Evans était un grand amoureux des compositeurs français, tout comme Miles Davis. C’est l’une des raisons pour laquelle j’affectionne leurs œuvres. En vérité, j’ai toujours été baigné dans cette musique, et cet album me raconte, c’est le jazz que j’ai envie de faire.</p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Lorsqu’on écoute Yacouba Trio, le rythme et la mélodie sont essentiels.</strong></p>



<p><strong>David Jacob&nbsp;:</strong> Parce que j’aime la mélodie. C’est le support des paroles lorsqu’on écrit une chanson. La mélodie va amener l’émotion, j’ai essayé de créer des notes de mélodie qui mettent en avant ce que je ne pouvais pas faire avec la voix. C’est un album instrumental et la mélodie est très importante.</p>



<p><strong>Ça se ressent dans ton jeu sur ta contrebasse, tu crées des mélodies qui se retiennent</strong></p>



<p>C’est le but recherché. Je voulais des mélodies qui peuvent se retenir et qu’on peut chanter.</p>



<p><strong>Dans </strong><strong><em>Ouida Road</em></strong><strong>, ton album, il est souvent question de Ouidah, du Benin. Peux-tu m’en dire un peu plus&nbsp;?</strong></p>



<p>Il y a eu une période dans ma vie où j’ai eu la chance d’accompagner le chanteur ougandais Geoffrey Oryema. Grâce à lui que j’ai pu jouer en Afrique. Lorsque nous sommes arrivés au Benin, j’avais la sensation, en étant sur le tarmac de l’aéroport, d’être comme à la maison. Lorsqu’on m’explique l’histoire du dernier Roi Behanzin, qu’on a exilé en Martinique, j’éprouve des sensations fortes. J’ai eu la chance de pouvoir faire la Route des esclaves, d’aller jusqu’à Ouidah et de faire tout le cérémonial que faisaient les esclaves avant d’embarquer. Tout cela était touchant et bouleversant. Pouvoir aussi échanger avec des musiciens béninois, comme John Arcadius, Maestro Mechac Adjaho qui joue de la flûte à bec, qui me disent avoir le sentiment qu’ils m’ont toujours connu, était aussi touchant. Lorsqu’il y a quelques&nbsp; années, mon frère de sang me révèle avoir fait des tests ADN et découvert que nous somme Béninois à 25%, tout ce que j’avais vécu au Benin prenait du sens. Je suis un descendant d’esclave, mon père est Martiniquais ainsi que mes ancêtres, mais nous sommes d’origine béninoise. Pour qu’un arbre pousse&nbsp; bien, il faut qu’il ait de bonnes racines. D’un seul coup, je me suis senti soulagé, mes racines étaient là. Raison pour laquelle cet album s’intitule Ouida Road, sans le H de ouidah, parce que mes copains m’appellent Daoud, on y trouve aussi des lettres de David. Cet album est mon chemin de vie.</p>



<p><strong>Tu as une grande expérience dans la musique, tu as étudié aussi bien de la musique classique que du jazz, tu joues du rock, tu reviens au jazz, ton parcours est fait de va-et-vient.</strong></p>



<p>Effectivement, tout jeune vers l’âge de 7 ans j’ai commencé par le conservatoire où j’ai étudié la musique classique, puis je suis passé au rock, et au jazz.</p>



<p>Je suis un Havrais d’origine antillaise, Le Havre est aussi une ville où le rock prédomine. Je suis né dans une maternité qui s’appelle Colmoulins, dont le nom rappelle celui d’une famille esclavagiste qui a joué un rôle dans le commerce triangulaire. On trouve l’une des plus grosses communautés antillaises au Havre. J’ai grandi en écoutant du rock’n’roll, mes copains écoutaient du rock, c’est la ville de Little Bob, qui continue encore à faire des concert, i y a aussi cette proximité avec l’Angleterre qui fait qu’on écoutait souvent du rock anglais, certainement plus que de la musique américaine. J’ai fait partie de plusieurs groupes de rock et lorsque j’ai rejoint le groupe Trust, c’était déjà ma culture. Lorsque j’avais 14 ans, mon premier album était celui de Trust. Le cheminement me paraissait normal, je retrouve les mêmes racines, noires et occidentales. J’aime la musique.</p>



<p><strong>La majorité des titres de ton album sont en anglais</strong></p>



<p>Il y en a aussi en français, <em>L H</em> pour Le Havre, <em>Lily</em> c’est ma compagne, <em>Station Stalingrad</em> pour mon côté Parisien et <em>Why Tea </em>qui est un jeu de mot, est un morceau hommage à Yves Torchinsky, mon professeur, j’aime les jeux de mots.</p>



<p><strong>Lorsqu’on observe le visuel de cet album, on perçoit quelques éléments, comme la terre…</strong></p>



<p>Pas seulement la terre, il y a aussi le triangle, qui symbolise le commerce triangulaire, avec une pointe vers l’Europe, une autre vers le continent africain et une autre vers les Caraïbes. C’est aussi mon histoire. Le triangle a trois côtés et mon groupe est un trio. Je n’aurais pas pu faire cet album sans Hakim Molina à la batterie, Nicolas Noël au piano.</p>



<p><strong>Ce sont tes compagnons de route, à l’écoute de votre musique, on y ressent beaucoup de complicité.</strong></p>



<p>On se connait depuis plus de 20 ans. Lorsque j’ai écrit ce projet, je voulais le faire avec des gens que j’aimais humainement. Ce sont d’excellents musiciens avec lesquels je sais que je ne vais jamais m’ennuyer. Il y a une vraie complicité, ils sont très à l’écoute et il n’y a aucun problème d’égo. On peut se parler clairement.&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Propos recueillis par Éwané Nja Kwa&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Quelques dates :</strong></p>



<p>31 juillet 2025 Le Fury’Bar, Rouen (76)</p>



<p>09 août 2025 Jazz au Club House, Tennus Club, Veules-les-Roses (76)</p>



<p>12 août 2025, Les Musical’Ile, l’Ile Tudy (29)</p>



<p>17 octobre 2025, Centre culturel Juliobona, place Pierre de Coubertin, Lillebonne (76)</p>



<p>8 novembre 2025, Manoir d’Argueil (76), Concert privé</p>



<p>16 mai 2026, Festival Jazz au Confluent, Conflant-Sainte-Honorine (78)</p>



<p>Pour plus d’information&nbsp;: <a href="http://www.yacoubatrio.com">www.yacoubatrio.com</a></p>



<figure class="wp-block-gallery columns-3 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/07/Nicolas-Noel-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="683" src="https://couleurcafe.info/media/2025/07/Nicolas-Noel-1024x683.jpg" alt="" data-id="48436" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/07/Nicolas-Noel-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48436" class="wp-image-48436" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/07/Nicolas-Noel-1024x683.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/Nicolas-Noel-300x200.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/Nicolas-Noel-768x513.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/Nicolas-Noel-1536x1025.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/Nicolas-Noel-2048x1367.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/07/David-Jacob-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="683" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2025/07/David-Jacob-683x1024.jpg" alt="" data-id="48438" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/07/David-Jacob-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48438" class="wp-image-48438" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/07/David-Jacob-683x1024.jpg 683w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/David-Jacob-200x300.jpg 200w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/David-Jacob-768x1151.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/David-Jacob-1025x1536.jpg 1025w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/David-Jacob-1367x2048.jpg 1367w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/David-Jacob-scaled.jpg 1709w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/07/Yacouba_trio.jpg"><img loading="lazy" width="687" height="703" src="https://couleurcafe.info/media/2025/07/Yacouba_trio.jpg" alt="" data-id="48437" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/07/Yacouba_trio.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48437" class="wp-image-48437" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/07/Yacouba_trio.jpg 687w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/Yacouba_trio-293x300.jpg 293w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/Yacouba_trio-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 687px) 100vw, 687px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/07/Hakim-Molina-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="683" src="https://couleurcafe.info/media/2025/07/Hakim-Molina-1024x683.jpg" alt="" data-id="48439" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/07/Hakim-Molina-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48439" class="wp-image-48439" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/07/Hakim-Molina-1024x683.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/Hakim-Molina-300x200.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/Hakim-Molina-768x513.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/Hakim-Molina-1536x1025.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/Hakim-Molina-2048x1367.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/07/Ouida-Road.jpg"><img loading="lazy" width="600" height="600" src="https://couleurcafe.info/media/2025/07/Ouida-Road.jpg" alt="" data-id="48440" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/07/Ouida-Road.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48440" class="wp-image-48440" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/07/Ouida-Road.jpg 600w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/Ouida-Road-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/Ouida-Road-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/Ouida-Road-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 600px) 100vw, 600px" /></a></figure></li></ul></figure>
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		<title>30 ans de carrière et toujours sous la lumière</title>
		<link>https://couleurcafe.info/30-ans-de-carriere-et-toujours-sous-la-lumiere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Apr 2024 19:10:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Invité]]></category>
		<category><![CDATA[Mars-Avril 2024]]></category>
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					<description><![CDATA[Il y a 30 ans, la chanteuse québécoise Térez Montcalm sortait Risque, son premier album. Voodoo, son quatrième opus, se vend à plus de 60 000 exemplaires. Elle séduit la France, sa carrière internationale décolle et elle enchaîne les succès. Step Out son dixième album, marque sa longue carrière, qu’elle partage entre l’Amérique et l’Europe. [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong><strong>Il y a 30 ans</strong>, la chanteuse québécoise Térez Montcalm sortait <em>Risque</em>, son premier album. <em>Voodoo</em>, son quatrième opus, se vend à plus de 60 000 exemplaires. Elle séduit la France, sa carrière internationale décolle et elle enchaîne les succès. <em>Step Out</em> son dixième album, marque sa longue carrière, qu’elle partage entre l’Amérique et l’Europe. Rencontre.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Quelle musique a bercée ton enfance&nbsp;?</strong></p>



<p>Térez Montcalm&nbsp;: J’ai écouté tous les genres musicaux&nbsp;: du rock, du blues, du jazz, du funk, la grande chanson française. À la maison, il y avait tous les styles musicaux.</p>



<p><strong>Ton album s’intitule </strong><strong><em>Step Out</em></strong><strong>, il est à ton image, on passe d’un style à l’autre tout en se laissant guider par ta voix.</strong></p>



<p>Je suis aussi auteur compositrice, j’écris mes propres chansons et j’ai une certaine personnalité dans les styles de musiques que je compose. C’est ce que j’amène quand j’interprète une chanson. Lorsque j’ai commencé à enregistrer l’album avec Régis Ceccarelli, nous avons recherché un son homogène.</p>



<p><strong>Où a été enregistré l’album&nbsp;?</strong></p>



<p>A Paris. Nous avons commencé avant la pandémie du Covid-19, j’avais déjà enregistré 5 ou 6 chansons, c’était en février, je devais revenir au mois de mars pour terminer l’album et faire des concerts, je n’ai pas pu revenir. Nous l’avons finalement finlisé l’année dernière.</p>



<p><strong>Comment choisissez-vous vos musiciens&nbsp;? Vous en changez souvent et en garder très peu.</strong></p>



<p>Pour cet album, il y a Jean-Marie Ecay avec lequel je travaille depuis plus de 10 ans. Régis a aussi eu son mot à dire sur le choix des musiciens parce qu’il savait ce qu’il voulait entendre en studio, il a choisi les autres musiciens, Laurent Vernerey et Cicolas Viccaro.</p>



<p><strong>Paris, c’est devenu comme une deuxième maison pour vous&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui depuis 2006, la sortie de l’album <em>Voodoo</em>.&nbsp;</p>



<p><strong>Du coup pourquoi ne pas vous installer à Paris finalement&nbsp;?</strong></p>



<p>Peut-être que ça va arriver à un moment donné. Ça serait plus facile pour organiser des tournées et pour travailler. Mais là je dois faire une grosse tournée au Québec avec cet album et le gros de la tournée en Europe se fera en 2025. Je suis partagée entre les 2 continents.</p>



<p><strong>Dans cet album vous chantez beaucoup en anglais.</strong></p>



<p>C’est ce qui fonctionne le mieux à l’international. Mais je chante toujours en français dans mes spectacles notamment au Québec, j’aime autant chanter en français qu’en anglais.</p>



<p><strong>Nous avons parlé des musiques qui ont bercé votre enfance, qui reflètent votre œuvres, vous brouillez un peu les pistes.</strong></p>



<p>Je réalise de plus en plus que je suis une chanteuse. Au début, on trouve normal qu’on vous colle une étiquette, mais lorsque je regarde mon parcours je me dis juste que je suis une chanteuse.</p>



<p><strong>Sur le visuel de votre album, on vous voit sous différentes postures, comme des «&nbsp;flash-back&nbsp;», qu’est-ce que ça représente&nbsp;?</strong></p>



<p>Cette année je fête mes 30 ans de carrière, mon équipe et moi avons décidé de mettre toutes les photos des anciens albums. Le premier album date de 1994.</p>



<p><strong>Comment est-ce arrivé&nbsp;?</strong></p>



<p>&nbsp;À cette époque j’habitais dans l’Ouest canadien, je devais avoir 22 ans, je travaillais avec une troupe de théâtre, je composais des musiques et on partait en tournée. Ensuite je suis venue à Paris où j’ai travaillé avec le groupe Carbone 14, ensuite j’ai démarré ma carrière solo en 1994.&nbsp;</p>



<p><strong>Au bout de 30 années de carrière de quoi a-t-on encore envie&nbsp;?</strong></p>



<p>Cet album est sorti le 16 février et je travaille déjà sur de nouveaux projets. À l’occasion de mes 30 années de carrière paraitra l’album <em>Greatest hits, </em>où je reprends et réarrange tous les hits que j’ai enregistré. J’aimerai aussi chanter dans un film ou composer des musiques de films.</p>



<p><strong>Vous avez participé au dernier album</strong><strong><em>, Jazz avec l’orchestre national de jazz de Montréal</em></strong><strong>, de Maka Kotto qui a été ministre au Québec, comment l’avez-vous rencontré&nbsp;?</strong></p>



<p>Nous nous connaissons depuis de nombreuses années, il m’appelait presque chaque semaine pour que je fasse un duo avec lui. Il est très gentil, très intelligent, c’est un gentleman et je ne pouvais le lui refuser. Nous avons interprété «&nbsp;Fever&nbsp;». La session s’est très bien passé. C’est aussi un chanteur de gospel, il a travaillé il y a quelques année avec un groupe à Paris, c’est un vrai chanteur.</p>



<p><strong>Revenons à </strong><strong><em>Step Out</em></strong><strong>, qui veut dire&nbsp;?</strong></p>



<p>Sortir de l’ombre pour entrer dans la lumière. Ça faisait presque 10 ans que je n’avais pas fait d’album. Mon rythme est d’en sortir un tous les 4 ou 5 ans mais à cause de la pandémie, le rythme a été cassé, il fallait donc que je sorte de l’ombre.</p>



<p><strong>On se retrouve au festival de Jazz de Montréal&nbsp;?</strong></p>



<p>Rendez-vous le 2 juillet à Montréal.</p>



<p class="has-text-align-right">Propos recueillis par Samuel Nja Kwa</p>



<p class="has-text-align-right">Photographies : Mélanie Bernier</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="683" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2024/04/Terez_Montcalm-@-melanie-bernier-min-683x1024.jpg" alt="" data-id="48199" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2024/04/Terez_Montcalm-@-melanie-bernier-min.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48199" class="wp-image-48199" srcset="https://couleurcafe.info/media/2024/04/Terez_Montcalm-@-melanie-bernier-min-683x1024.jpg 683w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/Terez_Montcalm-@-melanie-bernier-min-200x300.jpg 200w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/Terez_Montcalm-@-melanie-bernier-min-768x1151.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/Terez_Montcalm-@-melanie-bernier-min-1025x1536.jpg 1025w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="748" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2024/04/Terez-M-by-Melanie-Bernier-4-min-748x1024.jpeg" alt="" data-id="48197" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2024/04/Terez-M-by-Melanie-Bernier-4-min-scaled.jpeg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48197" class="wp-image-48197" srcset="https://couleurcafe.info/media/2024/04/Terez-M-by-Melanie-Bernier-4-min-748x1024.jpeg 748w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/Terez-M-by-Melanie-Bernier-4-min-219x300.jpeg 219w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/Terez-M-by-Melanie-Bernier-4-min-768x1052.jpeg 768w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/Terez-M-by-Melanie-Bernier-4-min-1122x1536.jpeg 1122w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/Terez-M-by-Melanie-Bernier-4-min-1496x2048.jpeg 1496w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/Terez-M-by-Melanie-Bernier-4-min-scaled.jpeg 1870w" sizes="(max-width: 748px) 100vw, 748px" /></figure></li></ul></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>AMEN VIANA, L’Afrocanalyst Rock &#038; Blues</title>
		<link>https://couleurcafe.info/amen-viana-lafrocanalyst-rock-blues/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Nov 2023 06:52:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Invité]]></category>
		<category><![CDATA[Novembre 2023]]></category>
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					<description><![CDATA[L’artiste Togolais Amen Viana se définit musicalement comme un caméléon&#160;: Celui qui touche à tous les instruments et qui s’adapte à toutes les musiques. À travers son nouvel album, The Afrocanalyst, il propose de traverser le monde en sa compagnie, de l’Afrique aux différentes contrées du monde. Il raconte son histoire. Rencontre. Couleur Café&#160;: Ton [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>L’artiste Togolais Amen Viana se définit musicalement comme un caméléon&nbsp;: Celui qui touche à tous les instruments et qui s’adapte à toutes les musiques. À travers son nouvel album, </strong><em>The Afrocanalyst</em><strong>, il propose de traverser le monde en sa compagnie, de l’Afrique aux différentes contrées du monde. Il raconte son histoire. Rencontre.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Ton projet s’intitule </strong><em>The Afrocanalyst</em><strong>, qui veut dire&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Amen Viana&nbsp;:</strong>&nbsp; j’ai contracté «&nbsp;l’afro- psychanalyste&nbsp;» en «&nbsp;Afrocanalyst&nbsp;». Il s’agit d’un personnage qui fait un témoignage, qui s’adresse à ces personnes qui sont parties d’Afrique pour des raisons diverses. Lorsqu’on voyage, on exprime la nécessité de raconter son histoire. «&nbsp;L’Afrocanalyst&nbsp;» peut aussi être défini par d’autres personnes qui sont venues d’autres continents, qui ont aussi migré vers d’autres pays.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Pour faire un lien avec ta propre histoire, ton propre voyage a-t-il été long&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>AV&nbsp;:</strong> Oui et non. J’ai entamé ce voyage parce que j’ai eu envie de partir de chez moi et de vivre d’autres aventures, rencontrer d’autres personnes non seulement pour la musique, mais aussi pour des raisons familiales. Lorsque je suis venu en Europe, j’ai rejoint ma famille qui y était déjà, ce qui m’a permis d’avoir un cadre. Oui, ce voyage a été long parce que je suis parti depuis bientôt 20 ans et j’avais envie de raconter cette histoire. Et non, parce que j’ai toujours gardé un pied au Togo pour me ressourcer, nourrir mon histoire, qui part d’Afrique et dans l’autre sens, qui va d’un autre point vers l’Afrique.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: En somme cet album est aussi le fruit de tes expériences</strong></p>



<p><strong>AV&nbsp;:</strong> «&nbsp;L’Afrocanalyst&nbsp;» c’est aussi celui qui a pu s’adapter à plein de situations. J’ai débarqué en France en tant que musicien et guitariste, j’ai proposé mes services à plein d’artistes aussi bien dans la variété française, le jazz, le blues, le rock. J’étais considéré comme un joueur de foot qui joue à plusieurs poste, et «&nbsp;l’Afrocanalyst&nbsp;» m’a permis de conserver mon authenticité. Il s’agit de ne pas oublier d’où on vient, de faire de toutes ces expériences, sa propre histoire et de la rendre unique.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: C’est ainsi que tu as invité Akua Naru, Keziah Jones.</strong></p>



<p><strong>AV&nbsp;:</strong> C’est aussi une manière de tendre la main à des personnes que j’affectionne, avec lesquelles j’ai collaboré, qui sont devenues des amis et qui ont accepté de participer à mon histoire. Ayant participé à leur histoire, ce n’est qu’un retour. J’ai fait deux duos, avec Akua Naru et Keziah Jones, dans mon album.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Tu te sens plutôt rock ou blues&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>AV&nbsp;:</strong> «&nbsp;L’Afrocanalyst&nbsp;» s’adapte à plein de styles. De tous ces mélanges en ressort une musique plutôt afro-rock. Je suis un enfant de Jimi Hendrix, ça reste ma référence et mon inspiration, je suis une sorte de «&nbsp;Jimi Hendrix à l’Africaine&nbsp;». Je me situe entre Jimi Hendrix et Bob Marley. Bob Marley pour son côté engagé, son charisme, ses textes, il a aussi beaucoup défendu l’Afrique. Et Jimi Hendrix parce qu’il a une âme africaine qu’on peut entendre dans sa musique.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Pour rappel, tu chantes en français, en anglais et en mina dans ton album, est-ce aussi une façon de conter ton histoire&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>AV&nbsp;:</strong> C’est une réalité. J’ai beaucoup voyagé, j’ai fait le tour du monde. Le message doit être universel, global et j’essaie de toucher à ma manière le plus large public possible.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: À l’écoute de ton album, on y ressent plus de maturité, d’assurance et on se dit que tu es prêt à aller encore plus loin</strong></p>



<p><strong>AV&nbsp;:</strong> Tout simplement parce que j’ai grandi, en tant qu’homme et musicien, j’ai plus d’expérience que lorsque j’ai débarqué en France il y a une vingtaine d’années. Je suis sage dans mes choix de collaboration ou de jouer ma propre musique, mes arrangements, ma créativité.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Prenons au hasard le titre </strong><em>Brother</em><strong> qui est le premier titre de ton album et qui résume toute ta personnalité</strong></p>



<p><strong>AV&nbsp;:</strong> Cette chanson s’inscrit dans mon style musical&nbsp;: Il y a du rock, des mélodies mandingues ainsi que du blues. Tout ce mélange vient de l’Afrique, qui est la source et qui inspire le monde. Cette chanson caractérise le mieux mon style, l’afro-rock.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Tu continues à accompagner d’autres artistes tout en menant une carrière solo, quel est ton but&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>AV&nbsp;:</strong> Je suis sideman de pas mal de musiciens, ce qui ne m’empêche pas de mener ma propre carrière. J’ai plus de chose à dire. Je me dirige vers plus de collaboration que le fait d’accompagner des artistes. Je collabore avec des artistes comme Christophe Mae, Angélique Kidjo et Keziah Jones, qui sont des artistes bien installés et avec lesquels je me sens bien. Ils ont leur façon de raconter leur histoire, et j’arrive à m’y intégrer.</p>



<p>Avec mon album, je passe à une nouvelle étape, j’essaie de définir clairement ma feuille de route en tant qu’artiste.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Comment </strong><em>The Afrocanalyst</em><strong>&nbsp; a-t-il été reçu au Togo&nbsp;?&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<p><strong>AV&nbsp;:</strong> Il a été très bien reçu au Togo, nous y avons fait une tournée cette année, le public de Lomé a vu que je proposais autre chose, ma pluralité. Je suis content d’avoir pu le défendre dans mon pays, c’était important.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Tu es multi-instrumentiste, dans ton album tu as pratiquement joué de tous les instruments, comme Prince</strong></p>



<p><strong>AV&nbsp;:</strong> On me connait beaucoup plus comme guitariste, mais parfois lors de mes collaborations je joue de la batterie, de la guitare basse et des percussions. Sur cet album, le personnage est pluriel, j’ai pris le temps d’explorer mes talents de musicien. La réalisation de cet album a été longue, je me suis posé pour mieux explorer ma personne.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Est-ce que tu penses avoir eu assez de recul pour explorer ta propre personnalité&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>AV&nbsp;:</strong> On peut avoir du recul à partir du moment où on prend son temps. J’ai pris mon temps, l’aboutissement de cet album s’est étalé sur plusieurs années. J’ai enregistré dans des studios à Berlin, en France. J’ai essayé de prendre le plus de recul possible et cet album, <em>The Afrocanalyst</em> en est le résultat.</p>



<p>Album&nbsp;: Amen Viana, <em>The Afrocanalyst,</em></p>



<p>En concert au New Morning Paris le 21 novembre 2023.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2023/11/AMEN-VIANA.jpg"><img loading="lazy" width="558" height="480" src="https://couleurcafe.info/media/2023/11/AMEN-VIANA.jpg" alt="" class="wp-image-48157" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/11/AMEN-VIANA.jpg 558w, https://couleurcafe.info/media/2023/11/AMEN-VIANA-300x258.jpg 300w" sizes="(max-width: 558px) 100vw, 558px" /></a></figure>
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		<title>Körinn Pierre-Fanfan rêve en musique</title>
		<link>https://couleurcafe.info/korinn-pierre-fanfan-reve-en-musique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Oct 2023 05:19:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Invité]]></category>
		<category><![CDATA[La Une]]></category>
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					<description><![CDATA[Originaire de la Guadeloupe, Körinn Pierre-Fanfan est une artiste atypique et surprenante. Sa musique, à la fois moderne et inspirée par la tradition musicale de son île, ouverte sur le monde et marquée par ses expériences, est une bouffée d’oxygène dans le paysage musical français. Elle se vit comme une thérapie. Il suffit de se [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Originaire de la Guadeloupe, Körinn Pierre-Fanfan est une artiste atypique et surprenante. Sa musique, à la fois moderne et inspirée par la tradition musicale de son île, ouverte sur le monde et marquée par ses expériences, est une bouffée d’oxygène dans le paysage musical français. Elle se vit comme une thérapie. Il suffit de se laisser guider par cette voix, singulière, pour se surprendre à </strong><strong><em>Rêver</em></strong><strong>, d’un ailleurs merveilleux. Rencontre.&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Couleur Café : Vous considérez-vous comme une artiste confidentielle ?</strong></p>



<p><strong>Körinn Pierre-Fanfan&nbsp;:</strong> On peut le dire comme ça, oui. J’aime bien la discrétion, parce que je n’ai pas forcément eu envie de faire ce métier d’auteur compositrice-interprète pour qu’on puisse me voir, je suis assez réservée. Chaque chanson que j’écris est un peu comme une confidence que j’offre aux autres. Donc, dans ce sens-là oui.</p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Qu’est ce qui vous a poussé vers la musique et la chanson&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Körinn Pierre-Fanfan&nbsp;:</strong> C’est la rencontre avec les autres, avec soi. Ma musique parle de la manière dont j’ai abordé certaines rencontres, je m’inspire beaucoup des histoires que je peux entendre des autres, aussi bien les bonnes que les mauvaises, ça fait aussi résonnance avec mon propre parcours et des endroits qui me parlent.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Enfant, avez-vous souvent rêvé devenir artiste&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>K P-F&nbsp;:</strong> C’était progressif&nbsp;: j’aimais écrire des poèmes, j’avais 10-11 ans, j’en étais fière, je les lisais à mes parents avec beaucoup d’enthousiasme. Il y avait déjà cette amour des rimes. Ensuite je me suis dit pourquoi ne pas ajouter un mélodie, c’était comme un jeu. Mes parents m’ont inscrite à une école de musique, et à force de chanter mes créations à mon entourage, j’ai été encouragée, on voulait que je devienne musicienne. J’étais à la fois timide et j’avais envie de partager ce que j’écrivais. Ça s’est affirmé des années plus tard lorsque j’ai commencé par faire des chœurs, à rencontrer d’autres artistes. J’aimais beaucoup chanter mais pas forcément en tant qu’interprète principale.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: En tant qu’autrice, vous avez effectivement une écriture très poétique et ça s’entend dans le titre </strong><strong><em>rêvé</em></strong><strong> de votre album, à ce propos à quoi rêvez-vous&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>K P-F&nbsp;:</strong> Rêver, c’est d’abord un terme qui me plaît parce qu’il ramène à une certaine légèreté et en même temps à la réalité. Rêver, tout le monde le fait ou pas, il y a des personnes qui ne rêvent pas, ou ne s’en souviennent pas. Il m’arrive de rêver, de m’en souvenir, parfois non, de les écrire. Le fait de rêver est très humain, ça me fait un effet de «&nbsp;vidange&nbsp;». Il y a aussi des images dans les rêves, c’est à la fois mystérieux et très vivant, comme quelque chose dont on n’a pas forcément la maîtrise. On ne peut pas rêver si on n’est pas en vie et si on ne vit pas des choses dans la journée. Ce rapport m’intéresse. Le titre de l’album, <em>Rêver,</em> est un palindrome, c’est-à-dire un verbe qui peut se lire dans les deux sens.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: L’album s’intitule </strong><strong><em>Rêver</em></strong><strong>, mais la chanson </strong><strong><em>Rêvé</em></strong><strong> ne s’écrit pas de la même façon, comment l’expliquez-vous&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>K P-F&nbsp;:</strong> Je l’ai décidé avec Rudy Boa le réalisateur de l’album, mais je ne me souviens plus pourquoi exactement nous avons décidé de modifier l’orthographe.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: On va parler de certains titres de vos chansons. On commence par </strong><strong><em>Toro</em></strong><strong>&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>K P-F&nbsp;:</strong> En lien avec le rêve il y a aussi le cauchemar, c’est une analogie entre certaines situations de couple qui peuvent être difficiles, courantes. On peut se retrouver avec des problématiques de violences conjugales, ce sont des thèmes très réalistes qui me tiennent aussi à cœur par rapport à la manière dont les victimes et les agresseurs peuvent se sortir de ces cercles infernaux.<em> Toro</em> est la manière d’illustrer cette situation. Il y a l’image du toréador et du taureau qui sait qu’il va mourir à la fin, qui est regardé par un public qui apprécie ce moment. C’est une analogie extrême, mais je voulais illustrer la situation dans laquelle se retrouvent les victimes, la plupart des cas les femmes. Il faut continuer à dénoncer ce phénomène et dire aussi qu’il est possible de s’en sortir.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Vous êtes née en France hexagonale et vous êtes originaire de la Guadeloupe c’est bien ça&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>K P-F&nbsp;:</strong> Je suis née en France, ma mère qui est originaire de la Guadeloupe a suivi ses études en France où elle a rencontré mon père. Ensuite nous sommes repartis en Guadeloupe où j’ai été de la maternelle au lycée puis je suis revenue en France.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Que vous évoque la Guadeloupe&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>K P-F&nbsp;:</strong> C’est ma terre natale, même si je n’y suis pas née, j’y ai vécu une grande partie de mon enfance et de mon adolescence. Il y a aussi des souvenirs d’enfance, de famille à la campagne, c’est aussi le retour à ma terre natale. La Guadeloupe est aussi un berceau de métissages. On a la chance de baigner dans une dimension multiculturelle, qui m’a permis d’avoir une ouverture. Le métissage s’exprime dans les langues, le créole en est l’illustration. C’est aussi la musique, les échanges. Avec du recul, le Guadeloupe, l’île papillon, est une île magnifique, un paysage très contrasté. Je conseille à ceux qui ne la connaissent pas d’y aller.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Bien évidemment il y a aussi la flore, y a-t-il un lien avec le visuel de votre album&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>K P-F&nbsp;:</strong> Je ne savais pas trop comment aborder la séance photo et comme j’aime les fleurs, je m’en suis mis plein la tête, dans les cheveux, ensuite, le graphiste est parti de cet élément qu’il a développé. Il a fait ce lien entre la musique, la Guadeloupe et ses propres sentiments.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: On poursuit l’analyse de tes chansons avec </strong><strong><em>L’Endépandans</em></strong></p>



<p><strong>K P-F&nbsp;:</strong> C’est une reprise d’une chanson de Gérard Lockel. C’était l’idée de Ruddy Boa, qui est aussi l’arrangeur de l’album. Il m’a proposé de reprendre ce titre, que j’ai mis du temps à assumer, parce qu’en général je ne chante que mes propres compositions. J’ai été impressionnée par l’ensemble de la chanson. Je ne m’étais jamais penchée sur une œuvre particulière de Gérard Lockel et lorsque je me suis retrouvée avec cette proposition, je me suis demandée comment je pouvais la reprendre de manière un peu décalée. C’est la seule reprise de l’album. C’est un texte très fort, indépendantiste. J’ai souhaité le reprendre dans le sens de l’investissement de l’individu dans la société en partant de soi, et comment on fait avec les moyens du bord pour vivre et avancer. Lorsque je le chante je l’habite dans cette dimension. Et lorsqu’on joue cette chanson en «&nbsp;live&nbsp;» on&nbsp; commence par «&nbsp;Guadeloupéens, Guadeloupéennes…&nbsp;». C’est comme un appel. Je m’adresse à tout individu qui entend et qui pourrait s’en saisir comme moyen de se questionner, de s’investir, en termes de libération de ses enfermements. Il y a des références à l’esclavage, à des questions sociales, historiques très connues en Guadeloupe.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Il y a aussi cette chanson, qui est la plus longue, </strong><strong><em>Pacotilles</em></strong></p>



<p><strong>K P-F&nbsp;: </strong>Nous nous sommes demandés s’il fallait faire un format radio ou pas, puis nous avons décidé de la laisser telle quelle. Il y a tout un développement auquel on tenait. Le message passe avec cette durée-là. Cette chanson parle du malaise qui est indicible.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Vous travaillez avec Ruddy Boa depuis</strong><strong><em> Traversée</em></strong><strong>, votre premier album, est-il facile de se renouveler dans ces conditions&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>K P-F&nbsp;: </strong>Suite au premier album,<strong> </strong>je ne savais pas si je voulais enregistrer<em> Rêver</em>. Il y a certains titres qu’on jouait déjà en «&nbsp;live&nbsp;», puis on s’est dit pourquoi ne pas les inscrire dans un support pour faire une continuité. Il se trouvait que Ruddy avait déjà arrangé certains morceaux, il suffisait juste de les enregistrer. Mais évident qu’il en soit l’arrangeur. Je le lui ai demandé, il a accepté. Il a la facilité de saisir le climat de l’ambiance que je souhaitais avoir sur chaque titre. Ça s’est joué comme ça.&nbsp;</p>



<p><strong>Nouvel album, sortie le 17 novembre 2023</strong></p>



<p>Körinn Pierre-Fanfan, <em>Rêver</em>, Rozo Production, 2023&nbsp;</p>



<p>Surprenant, entrainant, ce nouvel opus de Körinn Pierre-Fanfan est une palette de couleurs. Entourée d’une équipe de musiciens chevronnés, Ruddy Boa au piano et arrangements, Arnaud Dolmen à la batterie, Kristof Négrit à la batterie, Michel Alibo à la contrebasse, Zacharie Abraham à la contrebasse et Jean-Christophe Raufaste à la basse, la chanteuse dénonce la violence faite aux femmes, toute forme de domination de l’individu sur ses semblables. Elle chante aussi la vie, l’amour.&nbsp;</p>



<p>En concert à la Petite Halle à Paris La Villette le 22 novembre 2023&nbsp;</p>



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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2023/10/KorinnPierreFanfan8©Ruddy-Boa-scaled.jpeg"><img loading="lazy" width="1024" height="576" src="https://couleurcafe.info/media/2023/10/KorinnPierreFanfan8©Ruddy-Boa-1024x576.jpeg" alt="Körinn Pierre-Fanfan" class="wp-image-48071" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/10/KorinnPierreFanfan8©Ruddy-Boa-1024x576.jpeg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/KorinnPierreFanfan8©Ruddy-Boa-300x169.jpeg 300w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/KorinnPierreFanfan8©Ruddy-Boa-768x432.jpeg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/KorinnPierreFanfan8©Ruddy-Boa-1536x864.jpeg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/KorinnPierreFanfan8©Ruddy-Boa-2048x1152.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Cover_REVER_avec_titre_300dpi_CMJN©-Guillaume-Saix-WebMyArt-_-Ruddy-Boa.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Cover_REVER_avec_titre_300dpi_CMJN©-Guillaume-Saix-WebMyArt-_-Ruddy-Boa-1024x1024.jpg" alt="" class="wp-image-48098" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Cover_REVER_avec_titre_300dpi_CMJN©-Guillaume-Saix-WebMyArt-_-Ruddy-Boa-1024x1024.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Cover_REVER_avec_titre_300dpi_CMJN©-Guillaume-Saix-WebMyArt-_-Ruddy-Boa-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Cover_REVER_avec_titre_300dpi_CMJN©-Guillaume-Saix-WebMyArt-_-Ruddy-Boa-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Cover_REVER_avec_titre_300dpi_CMJN©-Guillaume-Saix-WebMyArt-_-Ruddy-Boa-768x768.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Cover_REVER_avec_titre_300dpi_CMJN©-Guillaume-Saix-WebMyArt-_-Ruddy-Boa-60x60.jpg 60w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Cover_REVER_avec_titre_300dpi_CMJN©-Guillaume-Saix-WebMyArt-_-Ruddy-Boa.jpg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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		<title>Malika Zarra, des airs de liberté</title>
		<link>https://couleurcafe.info/malika-zarra-des-airs-de-liberte/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 31 Jul 2023 15:18:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Invité]]></category>
		<category><![CDATA[Juillet-Août 2023]]></category>
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					<description><![CDATA[Malika Zarra est une chanteuse, autrice et compositrice marocaine à la fois attachée à ses traditions et ouverte sur le monde. Sa musique illustre sa personnalité, ouverte et colorée. Elle nous présente Rwa, un album qui symbolise la liberté.&#160; Couleur Café&#160;: Comment as-tu rencontré le jazz&#160;? Malika Zarra&#160;: J’ai commencé par apprendre à jouer de [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Malika Zarra est une chanteuse, autrice et compositrice marocaine à la fois attachée à ses traditions et ouverte sur le monde. Sa musique illustre sa personnalité, ouverte et colorée. Elle nous présente </strong><strong><em>Rwa</em></strong><strong>, un album qui symbolise la liberté.&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Comment as-tu rencontré le jazz&nbsp;?</strong></p>



<p>Malika Zarra&nbsp;: J’ai commencé par apprendre à jouer de la clarinette, ensuite j’ai joué dans une fanfare avec des copines. Notre professeur de solfège était un batteur de jazz, il m’a initiée au jazz et j’étais touchée par la liberté qu’il y a dans cette musique, l’improvisation, qu’on retrouve dans toutes les musiques traditionnelles. J’ai trouvé un lien par rapport à ma culture. J’ai été au conservatoire, je me trouvais un peu trop enfermée et le jazz m’a libérée.</p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Ton album s’intitule</strong><strong><em> Rwa</em></strong><strong>, qui signifie&nbsp;?</strong></p>



<p>Malika Zarra&nbsp;: C’est un terme en berbère, que je cherchais avant même que les morceaux de l’album existent, qui exprime le fait de créer quelque chose ensemble (avec d’autres personnes). C’est un vieux mot qui a disparu du parler amazigh, qui définit un groupe de personnes se retrouve pour extraire une essence, une huile, une récolte. C’est exactement ce que je voulais exprimer sur cet album. J’ai eu la chance de pouvoir vivre entre la France, le Maroc et les États-Unis, mes rencontres sur ces 3 continents ont fait ce que je suis aujourd’hui. J’ai commencé à écrire les morceaux de l’album au Maroc, ensuite j’ai commencé à l’enregistrer à New York et je l’ai terminé à Paris.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: C’est un album assez éclectique, à la fois, jazz, blues avec des sonorités africaines arabes et orientales</strong></p>



<p>MZ&nbsp;: Je souhaitais, à travers cet album, rendre hommage à des personnes que j’ai rencontrées dans les pays où j’ai vécu. Je ne voulais pas me limiter à une seule esthétique, je voulais faire ressortir toutes les influences que j’ai reçues. Il n’y a vraiment pas de frontière. Je n’ai pas cherché à me limiter.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Tu chantes aussi en plusieurs langues</strong></p>



<p>MZ&nbsp;: C’est le premier album où je chante en <em>darija</em>, qui est un arabe dialectal marocain. J’aime chanter dans différentes langues. En tant que vocaliste, je trouve cela très intéressant parce que chaque langue apporte des ouvertures et des placements différents, des sons propres aux langues. Il y a aussi l’histoire de la langue maternelle&nbsp;: lorsqu’on chante dans sa propre langue, l’émotion qui s’en dégage est différence par rapport à une langue autre. Émotionnellement, ce sont des choses qui me touchent et j’essaie de donner la place au <em>darija</em>, qui a des influences berbère, arabe, espagnole, française, allemande, anglaise. Pour cela, je me suis aussi entourée de deux autrices marocaines. Je me suis reposée sur elles pour réécrire ou proposer d’autres textes basées sur les thèmes sur lesquels je voulais travailler. Il y a aussi une chanson en malgache, écrite par l’écrivain Jean-Luc raharimanana. J’ai combiné une chanson marocaine avec un texte en malgache. La chanson s’intitule <em>Mamalia</em>, elle parle de la force l’espoir et du sourire pour se relever. Il y a aussi le titre<em> Yallah Tnam Rima</em>, chanté avec Mamani Keita, qui a été écrit pour la chanteuse libanaise fayrouz. C’est une berceuse qui est tirée d’une comédie musicale. J’en ai fait une version différente, il y a un passage chanté par Mamani.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Quelles sont tes couleurs préférées&nbsp;?</strong></p>



<p>MZ&nbsp;: J’aime bien les couleurs chaudes&nbsp;: le rouge, l’orange, le jaune.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Toutes ces couleurs se retrouvent sur le visuel de ta pochette d’album</strong></p>



<p>MZ&nbsp;: Oui c’est la liberté, s’assumer, j’aime la chaleur. Par exemple la chanson <em>Feen</em>, parle d’une personne qui se retrouve dans un pays où les frontières sont fermées et qui n’a aucune possibilité de bouger sans devoir demander des visas. Il dit de façon ironique qu’il est comme une lettre à la poste, qu’il faut être tamponné pour pouvoir bouger.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Et si tu étais un oiseau&nbsp;?</strong></p>



<p>MZ&nbsp;: Complètement&nbsp;! La chanson<em> Ouhelt</em> traduit aussi cette situation de blocage. Le morceau qui s’intitule <em>La&nbsp;!</em> parle d’une personne qui a du mal à dire non, pour être plus libre.</p>



<p class="has-text-align-right">Samuel Nja Kwa</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2023/07/Malika-Zarra-au-Sunset-en-Juin-2023©S.-Nja-Kwa-1-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="684" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2023/07/Malika-Zarra-au-Sunset-en-Juin-2023©S.-Nja-Kwa-1-684x1024.jpg" alt="" data-id="48026" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2023/07/Malika-Zarra-au-Sunset-en-Juin-2023©S.-Nja-Kwa-1-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/malika-zarra-des-airs-de-liberte/malika-zarra-au-sunset-en-juin-2023s-nja-kwa-1/" class="wp-image-48026" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/07/Malika-Zarra-au-Sunset-en-Juin-2023©S.-Nja-Kwa-1-684x1024.jpg 684w, https://couleurcafe.info/media/2023/07/Malika-Zarra-au-Sunset-en-Juin-2023©S.-Nja-Kwa-1-200x300.jpg 200w, https://couleurcafe.info/media/2023/07/Malika-Zarra-au-Sunset-en-Juin-2023©S.-Nja-Kwa-1-768x1150.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/07/Malika-Zarra-au-Sunset-en-Juin-2023©S.-Nja-Kwa-1-1025x1536.jpg 1025w, https://couleurcafe.info/media/2023/07/Malika-Zarra-au-Sunset-en-Juin-2023©S.-Nja-Kwa-1-1367x2048.jpg 1367w, https://couleurcafe.info/media/2023/07/Malika-Zarra-au-Sunset-en-Juin-2023©S.-Nja-Kwa-1-scaled.jpg 1709w" sizes="(max-width: 684px) 100vw, 684px" /></a><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Malika Zarra au Sunset en Juin 2023©S. Nja Kwa</figcaption></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2023/07/Malika-Zarra-au-Sunset-Paris-Juin-2023©S.-Nja-Kwa-1-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="684" src="https://couleurcafe.info/media/2023/07/Malika-Zarra-au-Sunset-Paris-Juin-2023©S.-Nja-Kwa-1-1024x684.jpg" alt="" data-id="48028" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2023/07/Malika-Zarra-au-Sunset-Paris-Juin-2023©S.-Nja-Kwa-1-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/malika-zarra-des-airs-de-liberte/malika-zarra-au-sunset-paris-juin-2023s-nja-kwa-1/" class="wp-image-48028" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/07/Malika-Zarra-au-Sunset-Paris-Juin-2023©S.-Nja-Kwa-1-1024x684.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2023/07/Malika-Zarra-au-Sunset-Paris-Juin-2023©S.-Nja-Kwa-1-300x200.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2023/07/Malika-Zarra-au-Sunset-Paris-Juin-2023©S.-Nja-Kwa-1-768x513.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/07/Malika-Zarra-au-Sunset-Paris-Juin-2023©S.-Nja-Kwa-1-1536x1025.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2023/07/Malika-Zarra-au-Sunset-Paris-Juin-2023©S.-Nja-Kwa-1-2048x1367.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption class="blocks-gallery-item__caption">Malika Zarra au Sunset Paris Juin 2023©S. Nja Kwa</figcaption></figure></li></ul></figure>
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		<title>Kareen Guiock-Thuram rend hommage à Nina Simone</title>
		<link>https://couleurcafe.info/kareen-guiock-rend-hommage-a-nina-simone/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 06 Jun 2023 14:11:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Invité]]></category>
		<category><![CDATA[La Une]]></category>
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					<description><![CDATA[À cœur ouvert Il y a 20 ans, Nina Simone disparaissait. Il y a 20 ans, Kareen Guiock-Thuram faisait ses débuts sur M6. La jeune femme, qui a troqué son micro de journaliste contre celui de chanteuse, suit son instinct et s’engage sur une voie surprenante et passionnante, le jazz. Son premier album, Nina, n’est [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>À cœur ouvert</strong></p>



<p><strong>Il y a 20 ans, Nina Simone disparaissait. Il y a 20 ans, Kareen Guiock-Thuram faisait ses débuts sur M6. La jeune femme, qui a troqué son micro de journaliste contre celui de chanteuse, suit son instinct et s’engage sur une voie surprenante et passionnante, le jazz. Son premier album, Nina, n’est pas seulement un hommage, mais aussi un besoin de liberté, d’une femme qui assume ses choix. Rencontre.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Comment vous décrivez-vous&nbsp;? Comme une chanteuse ou comme une journaliste qui chante&nbsp;?</strong></p>



<p>Karee Guiock&nbsp;: Comme une chanteuse&nbsp;! Je fais tout à 100%&nbsp;: Je suis à 100% journaliste et je suis à 100% chanteuse. On n’est pas une partie de quelque chose, je suis les deux et quand je pratique, je fais pleinement les choses. C’est vraiment à la chanteuse à laquelle vous avez accès.</p>



<p><strong>C.C&nbsp;: Qu’est-ce qui vous a attirée vers Nina Simone&nbsp;?</strong></p>



<p>K. G&nbsp;: Ce projet est né dans le cœur et l’esprit de Dominique Fillon qui est un pianiste de jazz, un ami de très longue date. Il m’a appelée un jour en me proposant ce projet qui s’est imposé comme une évidence. Je considère Nina Simone comme un phare, c’est une artiste et un personnage inspirant.&nbsp;</p>



<p><strong>C.C&nbsp;: Vous l’avez soulignée, Nina Simone est un monument, elle a un vécu. Comment l’avez-vous interprétée&nbsp;?</strong></p>



<p>K. G&nbsp;: Je n’interprète pas Nina&nbsp; Simone, j’interprète ses chansons. Ce qui n’est pas la même chose. Ce n’est pas Nina Simone que je fais revivre, Je mets mes propres émotions, je raconte ma propre histoire quand je chante. Chanter c’est transmettre ses émotions par le canal du souffle et de la voix. Il se trouve que je n’ai pas le vécu de Nina Simone, je ne suis pas non plus Nina Simone. En revanche, je raconte ce que j’ai à transmettre à travers ses chansons, qui sont traversées par nos propres émotions. On ne reprend pas Nina Simone à proprement parler. Dominique et moi avions pour ambition de respecter l’élégance et l’authenticité de Nina Simone, surtout son injonction à la liberté. C’est ce qu’elle nous appelle à faire. Si on avait repris les chansons comme l’a fait Nina Simone, ça n’aurait eu aucun intérêt. Il faut continuer à écouter Nina Simone en tant que Nina Simone. Nous proposons son répertoire revisité et surtout dans lequel ont infusé nos propres émotions.</p>



<p><strong>C.C&nbsp;: Alors quelles sont vos émotions&nbsp;?</strong></p>



<p>K. G&nbsp;: La vie. Je la raconte par ce qui m’est spécifique, la voix.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>C.C&nbsp;: Vous êtes aussi journaliste, quel est votre regard sur la visibilité des Noirs en France, notamment les journalistes&nbsp;? Y a -t-il des progrès&nbsp;?</strong></p>



<p>K. G&nbsp;: La question de la visibilité des Noirs à la télévision avait été soulevée dans le rapport de Marie-France Malonga en 1998 sur les minorités visibles. Il se trouve qu’en 25 ans, les choses ont changées. Il y a de plus en plus de non blancs à la télévision et notamment à l’information, c’est ce qui diffuse une image de sérieux et de compétence. C’est notable, en revanche ce n’est pas suffisant. Il y a encore beaucoup de «&nbsp;plafond de verre&nbsp;», quand on est femme et noire, il y a un certain nombre de défis qui vous attend. Il faut aussi que le sujet avance sur le terrain, des gens qui sont interviewés, qui font autorité par leur parole dans les reportages par exemple où ça manque encore de diversité parfois. Même si dans certaines rédactions on tend à privilégier les prises de parole féminine. L’impact est extrêmement important. Lorsque les questions ne sont pas soulevées, les gens ne se posent pas la question de l’impact crucial que peut avoir ce qu’on ne montre pas. C’est le cas des journalistes. Quand vous êtes Blancs, que vous êtes dans un monde blanc et qu’il n’y ait que des Blancs à la télévision qui parlent, ça ne vous pose pas spécialement de problème, mais quand on vous dit que le monde n’est pas que blanc, c’est un monde qui n’existe pas, qu’il faut rééquilibrer. Lorsque vous passez ce message-là, finalement les gens eux-mêmes ouvrent les yeux et voient le monde autrement et ça bouge. Donc, ce qui est intéressant et ce qui a changé ces dernières années, c’est que le verbe circule beaucoup plus, on dit les choses davantage, c’est aussi la vertu des réseaux sociaux. Puisque sur les réseaux sociaux il y a des débats, qui n’ont jamais été abordés, qui sont lancés. L’époque bouge, c’est évident, à chacun de faire sa part.</p>



<p><strong>C.C&nbsp;: Comment avez-vous choisi les chansons&nbsp;?</strong></p>



<p>K. G&nbsp;: C’était très difficile, parce que choisir c’est renoncer. Dominique et moi aimions beaucoup plus que 11 chansons de Nina Simone. On ne pouvait pas tout mettre et il fallait que ce soit des choix cohérents pour avoir un panel assez vaste des sujets qu’elle avait abordés sans être dans la répétition. L’idée était de faire un album assez équilibré. Nous avons choisi les chansons qui nous plaisaient le plus à tous les deux, et surtout les chansons qui vraiment pouvaient accueillir ce que nous étions et qui étaient adaptées à notre propos et à notre vision aujourd’hui. C’était un long travail d’écoute et de choix. Les chansons se sont imposées d’elles-mêmes au fur et à mesure.</p>



<p><strong>C.C&nbsp;: Dans votre dossier de presse il est indiqué que «&nbsp;ceci n’est pas un album people&nbsp;», assumez-vous cette phrase&nbsp;?</strong></p>



<p>K. G&nbsp;: Ce n’est pas moi qui l’ai écrite mais je l’assume. Parce que c’est évident. Parce que j’ai eu deux freins majeurs dans cette entame de carrière dans la musique : mon métier de journaliste et mon nom de famille. Je peux complètement le comprendre. Si j’avais été aujourd’hui à la place de ceux&nbsp; qui ont entendu parler de l’arrivée d’une présentatrice d’un Journal télévisé avec un album de Jazz hommage à Nina Simone, probablement que j’aurais dit&nbsp;: «&nbsp;Mais qu’est-ce que c’est que cette blague&nbsp;?&nbsp;» Cet accueil a été un mur important tout de même. Pour ceux ou celles qui ne savaient pas que je chantais, c’était probablement un choc, un apriori négatif. C’était une adversité très importante sans même que les gens écoutent ou alors écoutent avec une oreille très biaisée. Il y a aussi eu une écoute à l’aveugle, et les réactions étaient différentes, ce qui démontraient l’impact du fait qu’on sache qui j’étais. Puis il y a eu mon nom de famille. «&nbsp;Femme de…&nbsp;» On en revient à people, c’était encore pire. C’était important d’évacuer tout ça, de dire que personne n’est dupe en fait. On sait très bien ce que vous pensez, donc autant l’évacuer, ceci n’est pas un album de people.</p>



<p><strong>C.C&nbsp;: Comment avez-vous travaillé cet album avec votre binôme&nbsp;?</strong></p>



<p>K. G&nbsp;: Je connais Dominique depuis plus de 20 ans, on a été inséparables pendant 10 ans. Je suis montée sur scène pour la première fois avec lui il y a 20 ans. Je fais des concerts depuis 20 ans, c’est aussi pour cela que ce n’est pas un album de people.</p>



<p>Nous avons travaillé très simplement. Dominique est venu me voir en concert, je suis venu le voir en concert, nous avons travaillé sur la couleur qu’on voulait donner à l’album, sur l’énergie que je mettais dans la façon d’interpréter les&nbsp; chansons, comme dans la chanson <em>Mississipi Goddam&nbsp;:</em> Fallait-il être très dure dans le propos&nbsp;? Ou fallait-il rester sur une forme de rondeur dans laquelle étaient, de manière implicite, cette colère et cette tension. J’ai adoré interpréter la chanson <em>I put a spell on you</em>, de façon contemporaine, à la façon d’une femme du 21<sup>ème</sup> siècle qui n’est pas du tout désespérée. Je dis que je vais te jeter un sort parce que je t’aime, non pas de façon désespérée, c’est un fait. C’est une autre interprétation. Nous avons pris le parti de montrer ces chansons autrement. Nous les avons abordées comme des musiciens de jazz. Dans le jazz, les chansons appartiennent à tout le monde, le répertoire est commun, il y a tous ces standards. Personne ne se dit qu’il ne peut pas chanter <em>My funny valentine</em> parce qu’Ella Fitzgerald l’a chantée, ça n’existe pas dans le jazz, charge à vous d’avoir le bon niveau d’exécution. Notre travail était d’être à la hauteur de nos propres ambitions et visions.&nbsp; Le fait de reprendre une chanson d’une icône comme Nina Simone n’effraie pas qui que ce soit dans le jazz, c’est la moindre des choses en fait. Les chansons sont communes.</p>



<p><strong>C.C&nbsp;: Vous êtes de la Guadeloupe, de la Martinique et de la Guyane, cet héritage vous at-il été utile pour interpréter les chansons de Nina&nbsp;?</strong></p>



<p>K. G&nbsp;: Complètement. C’est ce que j’appele «&nbsp;mes reliefs&nbsp;», parce que de là d’où on vient est ce qui nous façonne. Sur scène notamment, la façon dont on reprend les chansons est très «&nbsp;caribbéanisée&nbsp;» en fait. C’est aussi le lien et le pont qui nous amène à Nina Simone.</p>



<p>Je suis allée en début d’année au Ghana et au Bénin, j’ai été frappée par les spectacles de musiques traditionnelles, par le lien, ce qui nous uni. Les codes sont les mêmes, les rites sont les mêmes.&nbsp; Même à 500 ans d’horreurs d’écart, même à 6000 kilomètres d’océans d’écart, ces hommes et ces femmes qui ont été arrachés à leur terre, qui sont arrivés dans ces terres caraïbes, ont préservé ce qu’ils avaient de plus précieux, leur culture. Et c’est ce que nous avons en commun avec les Afro Américains. C’est le résultat de la même source. C’est aussi ce qui nous rapproche de l’Afrique. C’est aussi une façon de mettre tout ça en avant.&nbsp;</p>



<p>Album NINA, blue line Records, 2023</p>



<p><br>Crédit&nbsp;Photos: Kareen Guiock-Thuram @ Alice Lemarin</p>



<p>Quelques dates&nbsp;:</p>



<p>15.06&nbsp;Alençon | Festival&nbsp; | Les Échappées Belles&nbsp;<br>10.07&nbsp;Île Porquerolles&nbsp;| Festival Jazz à Porquerolles</p>



<p>Jacky Terrasson invite Kareen Guiock-Thuram<br>29.09&nbsp; Mairie&nbsp;| Faches-Thumesnil&nbsp;<br>07.10 Espace des Arts&nbsp;| Pavillons-sous-Bois&nbsp;<br>25.11 Théâtre Christian Liger&nbsp;| Nîmes&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2023/06/KareenDominique©alicelemarin-815-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="683" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2023/06/KareenDominique©alicelemarin-815-683x1024.jpg" alt="" data-id="47907" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2023/06/KareenDominique©alicelemarin-815-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/kareen-guiock-rend-hommage-a-nina-simone/kareendominiquealicelemarin-815/" class="wp-image-47907" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/06/KareenDominique©alicelemarin-815-683x1024.jpg 683w, https://couleurcafe.info/media/2023/06/KareenDominique©alicelemarin-815-200x300.jpg 200w, https://couleurcafe.info/media/2023/06/KareenDominique©alicelemarin-815-768x1152.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/06/KareenDominique©alicelemarin-815-1024x1536.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2023/06/KareenDominique©alicelemarin-815-1365x2048.jpg 1365w, https://couleurcafe.info/media/2023/06/KareenDominique©alicelemarin-815-scaled.jpg 1707w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2023/06/Couv_Kareen_Guiock-Thuram©KD_alicelemarin-1649-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2023/06/Couv_Kareen_Guiock-Thuram©KD_alicelemarin-1649-768x1024.jpg" alt="" data-id="47908" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2023/06/Couv_Kareen_Guiock-Thuram©KD_alicelemarin-1649-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/kareen-guiock-rend-hommage-a-nina-simone/couv_kareen_guiock-thuramkd_alicelemarin-1649/" class="wp-image-47908" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/06/Couv_Kareen_Guiock-Thuram©KD_alicelemarin-1649-768x1024.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/06/Couv_Kareen_Guiock-Thuram©KD_alicelemarin-1649-225x300.jpg 225w, https://couleurcafe.info/media/2023/06/Couv_Kareen_Guiock-Thuram©KD_alicelemarin-1649-1152x1536.jpg 1152w, https://couleurcafe.info/media/2023/06/Couv_Kareen_Guiock-Thuram©KD_alicelemarin-1649-1536x2048.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2023/06/Couv_Kareen_Guiock-Thuram©KD_alicelemarin-1649-scaled.jpg 1920w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></a></figure></li></ul></figure>
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		<item>
		<title>HERVÉ SAMB, une identité Blues, Jazz et Sabar</title>
		<link>https://couleurcafe.info/herve-samb-une-identite-blues-jazz-et-sabar/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Mar 2023 13:44:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Invité]]></category>
		<category><![CDATA[La Une]]></category>
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					<description><![CDATA[Le guitariste et chanteur sénégalais Hervé Samb présente son nouveau projet intitulé Jolof. Une fusion de sonorités Jazz, sénégalaises et européennes. Sa musique illustre son parcours, ses expériences et son aboutissement. Une façon d’affirmer son identité. Rencontre. Comment s’est passé l’enregistrement de l’album Jolof&#160;? C’est une sacrée aventure. L’album a été enregistré en plein Covid, [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Le guitariste et chanteur sénégalais Hervé Samb présente son nouveau projet intitulé </strong><strong><em>Jolof</em></strong><strong>. Une fusion de sonorités Jazz, sénégalaises et européennes. Sa musique illustre son parcours, ses expériences et son aboutissement. Une façon d’affirmer son identité. Rencontre.</strong></p>



<p><strong>Comment s’est passé l’enregistrement de l’album </strong><strong><em>Jolof</em></strong><strong>&nbsp;?</strong></p>



<p>C’est une sacrée aventure. L’album a été enregistré en plein Covid, avec fermeture des frontières, il a fallu remonter jusqu’au Ministère de l’intérieur en France, car tout le monde ne pouvait pas entrer en France, être en rapport avec l’Institut Français au Sénégal, et l’industrie de la musique. Tous les musiciens ont pu quitter le Sénégal et entrer en France, c’était incroyable. Nous avons fait une résidence en France ensuite l’album a été enregistré. Autant dans mon album précédent, <em>Teranga</em>, j’avais une équipe, il y avait un son que je voulais, autant avec <em>Jolof</em> il y a un son de groupe.</p>



<p><strong>En termes de son, </strong><strong><em>Jolof</em></strong><strong> est-il la suite de </strong><strong><em>Teranga</em></strong><strong>&nbsp;?</strong></p>



<p>De l’album <em>Teranga</em> a découlé le groupe <em>Teranga Band</em>. Avec l’album <em>Teranga</em>, on était encore dans l’expérimentation&nbsp;: L’idée était de voir si ça fonctionne&nbsp;? Est-ce que ça plait&nbsp;? Est-ce que ce style de musique peut rester et exister&nbsp;? On ne savait pas trop où on allait, on expérimentait des sons, on avait une vision assez large du concept. Nous avons fait des concerts et c’est par rapport aux réponses du public que nous avons réagi.&nbsp;</p>



<p>Ce style de musique est une réponses aux questions que je me pose depuis quelques années à savoir qui suis-je&nbsp;? Qu’est-ce que je fais&nbsp;? Et qu’est-ce que je peux apporter dans la musique&nbsp;? Je suis Sénégalais, je vis en France depuis plus de la moitié de ma vie, je voyage dans le monde entier, je suis de culture mixte. Au-delà de ça, je suis musicien de jazz qui est plus qu’une musique, une plateforme où chaque musicien vient avec sa propre culture, où les esprits du jazz s’expriment et c’est une liberté.&nbsp;</p>



<p><strong>Comme tu l’as si bien exprimé tu as une culture musicale, tu es né à Rufisque au Sénégal, mais comment as-tu rencontré le jazz&nbsp;?</strong></p>



<p>Mon ADN est blues Rock. Lorsque j’avais 9 ans, je voulais faire une carrière dans le blues. J’écoutais Jimi Hendrix, c’était mon idole, je voulais lui ressembler, j’ai appris à jouer de la guitare pour être une rock star. À l’âge de 14 ans, j’ai rencontré un guitariste de jazz belge qui s’appelait Pierre Van Dorrmael (il est décédé en 2008), qui était venu au Sénégal pour faire des recherches sur la musique traditionnelle et pour enseigner. C’était un guitariste exceptionnel qui s’est installé au Sénégal pendant 3 ans et qui m’a vraiment introduit au jazz. Il m’a fait découvrir le jazz, il m’a ouvert les oreilles et montré toutes les possibilités qu’il y avait. C’était un maître-penseur. J’ai énormément appris et compris pas mal de choses à ses côtés, ce qui fait que lorsque je suis arrivé à Paris à l’âge de 19 ans, j’étais un musicien aguerri.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>Revenons sur le jazz sabar, comment es-tu arrivé à cette idée&nbsp;?</strong></p>



<p>Pendant de nombreuses années, je me suis posé des questions. Mon album, intitulé <em>Cross Over,</em> fait partie de ces questions, il touche à tous les continents. Je suis très curieux, j’aime expérimenter des choses, et j’en fais beaucoup. Lorsque je suis arrivé à Paris, j’ai joué tous les styles de musique possibles et imaginables, je faisais partie de plein de groupes, c’était génial. Paris a toujours été le terrain parfait pour me nourrir, ensuite je suis allé aux États-Unis, j’ai appris les bases du blues à Chicago où j’ai rencontré des musiciens, puis à New York. Toutes ces rencontres m’ont permis de me construire et de jouer une musique qui me ressemble. L’idée du jazz sabar est arrivée par hasard, c’était une révélation&nbsp;: J’étais au Sénégal en vacances, je travaillais des standards de jazz sur mon instrument, ill y avait de la musique autours de moi, du mbalax, du sabar, et j’ai commencé à jouer ces standards sur ce groove que j’entendais. J’étais en train de basculer vers ces rythmes de sabar, puis je me suis arrêté de jouer. J’ai commencé à faire des recherches sur le jazz et le mbalax ou le jazz et le sabar, aucun musicien sénégalais ne l’avait fait. J’ai aussi posé des questions autour de moi et je me suis rendu compte que personne n’y avait pensé. C’était en 2016. Et c’est à partir de là que j’ai commencé à mûrir le projet <em>Terenga</em>. Je me suis dit que si je pouvais le faire avec des standards, je devrais pouvoir le faire avec mes compositions puis avec des standards traditionnels du Sénégal. J’ouvrais une porte avec plein de possibilités. C’est ainsi que j’ai décidé de faire un album en 3 parties&nbsp;: Mes compositions, des standards et la musique traditionnelle. J’ai fait des recherches sur la musique traditionnelle sénégalaise, ce qui est un autre travail, j’ai rencontré des musicologues, et je me suis rendu compte que nos musiques traditionnelles n’étaient pas forcément archivées. J’ai donc choisi des musiques traditionnelles qui se marient naturellement avec le jazz et j’ai ajouté quelques compositions. C’est comme cela qu’est né le <em>jazz sabar</em>. Le nom s’est aussi imposé. Je ne voulais pas utiliser le mot <em>mbalax</em>, qui est une branche du sabar et qui ne représente pas tout le Sénégal. Je trouve que le langage du <em>sabar</em> est beaucoup plus fidèle.</p>



<p><strong>Ta musique est un vrai voyage, je la ressens beaucoup plus blues. Tu parles des traditions, ton jeu de guitare est acoustique, qu’est ce qui caractérise ta musique&nbsp;?</strong></p>



<p>C’est une question identitaire. Je suis métissé, je vis en France. Suis-je légitime pour dire que je viens du Sénégal&nbsp;? J’ai résolu l’équation en me disant que ce n’est pas le pays qui me fait mais plutôt moi qui le fait. Il a fallu que je choisisse d’être une voix du Sénégal et d’y être plus présent. Il y avait un désir et un besoin d’un retour aux sources. J’étais parti tellement loin dans les autres styles musicaux que je me suis rendu compte que je maitrisais mieux le blues et le jazz que la musique de chez moi.&nbsp;</p>



<p>En ce qui concerne le choix de la guitare, ce n’est pas tout à fait une guitare acoustique. Je recherchais un son organique, plus expressif, qui n’a pas besoin de passer par des effets pour capter l’esprit. Et c’est en écoutant les guitaristes manouches que je me suis rendu compte que c’est le son qui pourrait fonctionner, j’ai donc opté pour une guitare manouche qui a été fabriquée pour ce disque.</p>



<p><strong>Ta musique, même si on entend beaucoup de sons, est très épurée</strong></p>



<p>En fait je voulais avoir une certaine liberté. Je m’explique&nbsp;: Plus il y a de musiciens, moins on est libre. Je prends toujours le parti d’avoir d’excellents musiciens et d’avoir un champs d’expression large. Je suis aussi un adepte du trio. L’idée de porter un style musical attaché à un pays est aussi qu’il soit porté par des personnes issues de ce pays. Raison pour laquelle ce projet est porté par des Sénégalais. Ensuite, il peut être porté par d’autres personnes, un peu comme le jazz, la salsa, ou l’afrobeat aujourd’hui. D’autres musiciens commencent à suivre ce chemin que je crois passionnant.&nbsp;</p>



<p><strong>Tu disais tantôt que tu as joué des musiques issues de plusieurs cultures, est ce que ça t’a aidé dans tes choix ou dans ta façon d’évoluer&nbsp;?</strong></p>



<p>Le travail que j’ai fait ces 20 dernières années m’a beaucoup apporté. J’ai toujours travaillé dans le sens où j’apprends une manière de réaliser un album, comment on arrange les cordes&nbsp;? Comment on conçoit une musique&nbsp;? Ce sont des choses qu’il fallait que je maîtrise pour pouvoir sortir de nouvelles idées. En tant que compositeur, il est essentiel de pouvoir faire certaines choses soi-même aujourd’hui.</p>



<p><strong>C’est vrai que si on compare ce que tu as fait avec Somi, Lisa Simone ou Omar Pène, ce sont des univers différents dans lesquelles tu t’insères parfaitement. Et on reconnait ta patte ou ta marque de réalisateur.</strong></p>



<p>À force de travailler ça se met en place. Il y a des gens qui parfois écoutent des morceaux à la radio et me reconnaissent. Ça fait plaisir, nous avons tous quelque chose qui nous caractérise, quelque fois ça nous dérange parce qu’on a envie de changer, mais l’idée, en ce qui me concerne, est de me nourrir des autres. Je continue à travailler avec d’autres artistes.</p>



<p><strong>Tu as rajouté une corde à ton arc, c’est le chant. Dans l’album Jolof, tu chantes.&nbsp;</strong></p>



<p>J’aime bien surprendre les gens sur des choses sur lesquelles on ne m’attend pas. Sur mon album solo je chante, je me surprends.</p>



<p><strong>Qu’est ce qui t’a poussé à le faire&nbsp;?</strong></p>



<p>En fait, c’est un très long processus, qui m’a pris beaucoup de temps. À l’âge de 9 ans, je chantais déjà. C’était comme un don. Je pouvais chanter tout et n’importe quoi naturellement, j’étais déjà musicien. Lorsque je suis passé à l’adolescence, j’ai mué, ma voix a changé. Je n’arrivais plus à faire certaines choses. Puis j’ai arrêté de chanter. Pendant des années, Je me cachais derrière la guitare. Et pourtant j’avais envie de chanter. Les années passent, j’intègre d’autres groupes, on m’incite à faire les chœurs, ça passe plus ou moins bien, je n’arrive toujours pas à assumer ma voix.&nbsp;</p>



<p>Mais cette fois-ci je me suis vraiment lancé, j’assume, c’est peut-être l’effet Covid et confinement. J’ai découvert que la voix est un muscle, un instrument qu’il faut travailler, que c’est la particularité de notre voix qui fait notre charme. On délivre beaucoup d’information avec la voix.</p>



<p><strong>Qu’est-ce que le fait de chanter en wolof t’a apporté&nbsp;?</strong></p>



<p>Il y a deux choses que j’ai fait dans cet album&nbsp;: J’ai écrit mes propres chansons que j’ai chanté. Il y a quelques années, j’allais voir les gens, je leur expliquais ce que je voulais et je faisais chanter un chanteur ou une chanteuse. Mais pour cet album, j’ai pris mon stylo, j’ai écrit et j’ai chanté. C’est arrivé très facilement. J’ai pris confiance en moi et j’assume mon choix. Je pense que tout musicien devrait chanter. Lorsqu’on chante sur ses propres compositions, on les vit totalement différemment. La voix est l’instrument le plus démocratique et nous avons tous une voix différente.</p>



<p><strong>Quel est le message que tu portes dans Jolof&nbsp;?</strong></p>



<p>Je m’adresse aux jeunes, à ceux qui prennent un billet sans retour. Je leur dis&nbsp;: vous avez le pouvoir, parce que sans vous le pays n’est rien. Vous êtes demain, donc battez-vous.&nbsp;</p>



<p><strong>Propos recueillis par Samuel Nja Kwa</strong></p>



<p><strong>Hervé Samb sera en concert le 31 mai 2023 au New Morning à Paris</strong></p>



<p><strong>Plus d’infos <a href="https://www.hervesamb.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">hervesamb.com&nbsp;</a></strong></p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2023/03/Herve-Samb-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="683" src="https://couleurcafe.info/media/2023/03/Herve-Samb-1024x683.jpg" alt="Herve Samb" class="wp-image-47824" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/03/Herve-Samb-1024x683.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2023/03/Herve-Samb-300x200.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2023/03/Herve-Samb-768x512.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/03/Herve-Samb-1536x1024.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2023/03/Herve-Samb-2048x1365.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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		<title>Jean-Claude Naimro, une icône discrète</title>
		<link>https://couleurcafe.info/jean-claude-naimro-une-icone-discrete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Dec 2021 11:07:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Invité]]></category>
		<category><![CDATA[Novembre 2021]]></category>
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					<description><![CDATA[Tout commence par le piano classique, que Jean-Claude Naimro apprend à Saint-Pierre (Martinique) où il est né. A 18 ans, il rejoint le groupe Coconuts des frères Alpha puis se rend à Paris deux années plus tard. Il accompagne de nombreux artistes de la variété française dont&#160; Fugain et Eddy Mitchell, ainsi que des musiciens [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Tout commence par le piano classique, que Jean-Claude Naimro apprend à Saint-Pierre (Martinique) où il est né. A 18 ans, il rejoint le groupe Coconuts des frères Alpha puis se rend à Paris deux années plus tard. Il accompagne de nombreux artistes de la variété française dont&nbsp; Fugain et Eddy Mitchell, ainsi que des musiciens Africains. Son expérience lui permet d’intégrer le groupe Kassav’ et de lui donner une identité. Sans réel plan de carrière, il produit quelques albums solo, dont </strong><strong><em>Digital Dread</em></strong><strong> qu’il ressort et nous présente.</strong></p>



<p><strong>Quelle est votre relation avec le Cameroun&nbsp;?</strong></p>



<p>J’ai commencé à travailler il y a longtemps au studio Johanna à Montreuil. C’était le fief des musiciens Africains de manière générale, et il y avait de bons ingénieurs. J’y ai connu Toto Guillaume avec lequel j’ai travaillé, nous avons fait des arrangements un peu plus «&nbsp;ouvert&nbsp;» du <em>makossa</em>, c’était le moment idéal pour entrer dans cette musique en tant que pianiste. J’ai fait mon petit bonhomme de chemin, de fil en aiguille, Manu Dibango m’a demandé de travailler avec lui, à l’époque j’ai travaillé avec pratiquement tous les Camerounais qui faisaient des albums au point où les gens qui voyaient mon nom derrière les pochettes d’albums pensaient que j’étais du Cameroun.&nbsp;</p>



<p><strong>Qu’est-ce que cette musique africaine vous a apporté en tant que musicien antillais&nbsp;?</strong></p>



<p>La musique camerounaise est basée sur les guitares. Lorsque j’arrivais aux séances d’enregistrement, il y avait déjà des guitares qui «&nbsp;tournaient&nbsp;» et j’avais énormément de mal de mal à me placer en tant que pianiste, d’autant plus que mon instrument ne faisait pas partie du paysage africain à l’époque. Je devais trouver une façon de jouer qui mette en valeur cette musique tout en incorporant des sonorités qui accompagnent les guitares, avec mon propre&nbsp;style. Ce n’était pas facile, mais j’ai fini par trouver ma place. Les musiciens camerounais ont vite compris que j’apportaient un plus à leur musique. Et lorsque j’ai démarré avec Kassav’, j’ai retranscrit cette façon de jouer dans le groupe. Je n’aurais pas eu cette période africaine, j’aurais joué différemment avec Kassav’. C’est là qu’on comprend que la transmission se fait aussi en jouant avec d’autres musiciens.&nbsp;</p>



<h1><strong>«&nbsp;J’ai toujours été au service des autres&nbsp;»</strong></h1>



<p><strong>A partir de quelle période avez-vous décidé, par rapport à Kassav’, d’avoir une carrière solo&nbsp;?</strong></p>



<p>Au bout de quelques années, nous nous sommes rendus compte que chaque membre du groupe avait des choses à dire. Nous avons donc décidé que, entre les albums de Kassav’, chacun ferait un album solo. Patrick Saint-Eloi a commencé, ensuite il y a eu Jean-Philippe Marthély, Jocelyne Béroard, etc.</p>



<p>Au départ, je suis entré dans le groupe en tant que pianiste, faire un album n’était pas une priorité. J’ai toujours été au service des autres, je n’avais pas d’album, jusqu’au jour où Georges Décimus, le bassiste, m’a dit qu’il fallait que j’en fasse aussi un. C’est la raison pour laquelle au bout de 40 ans de carrière, j’ai moins d’albums que les autres. Je n’aime pas trop me mettre en avant. Les années ont passé, ma fille me pousse à le faire et à l’accepter, c’est important.</p>



<p><strong>C’est ainsi qu’aujourd’hui, vous ressortez l’album </strong><strong><em>Digital Dread</em></strong></p>



<p>J’ai produit cet album sans vraiment y croire&nbsp;: Je n’avais pas conscience qu’il fallait que je le mette sur les réseaux sociaux. J’ai choisi <em>Bel Pawol Pou En Fanm&#8217;</em>, pour rendre hommage à Gilles Floro, et en profiter pour faire un clip avec de nouveaux arrangements avec la jeune génération.</p>



<p><strong>Lorsqu’on écoute cet album, on y découvre de belles chansons</strong></p>



<p>Bizarrement cet album n’a pas bien marché. A l’époque, il n’y avait pas autant de «&nbsp;featurings&nbsp;» qu’aujourd’hui. Et j’ai voulu casser ce code, c’était en 1996. J’ai fait 12 titres chantés par 12 chanteurs différents. Sauf que lorsque l’album est sorti, à la radio, les journalistes ne passaient que le titre qu’ils aimaient le plus sans pour autant que les auditeurs ne fassent le lien avec moi. Ce qui fait que l’album n’a pas eu de succès. J’ai voulu faire un coup, ce qui ne m’a pas servi. C’est un mal pour un bien puisque l’album ressort et que le public le découvre comme un nouvel album.</p>



<p><strong>Et pour donner une nouvelle vie à cet album, vous avez fait appel à la nouvelle génération</strong></p>



<p>J’ai toujours pensé que passé un certain temps, il y a une relève qui se fait. Le zouk aujourd’hui est composé et travaillé par des jeunes qui ne voient pas du tout la musique comme moi. Je n’ai pas à juger si elle est mieux ou pas, c’est comme ça. J’ai fait appel à Stanisky, qui un arrangeur actuel, ainsi qu’à Riddla. Ils ont apporté autre chose à ma musique. Le clip de <em>Bel Pawol Pou En Fanm&#8217;</em> a été réalisé par Jimakanor, qui a lui aussi amené d’autres idées.&nbsp;</p>



<p><strong>Votre fille a aussi joué un rôle important&nbsp;</strong></p>



<p>Elle connait mon caractère. Elle a su vers qui aller. J’ai été voir ce que faisait Riddla par exemple, je suis entré dans son univers, et une fois que la connection s’est faite, c’était comme si on se connaissait.</p>



<p><strong>Et vous êtes aussi remonté sur une moto pour les besoins du clip</strong></p>



<p>Ça m’a rappelé ma jeunesse. Lorsque j’avais 15 ans, je voulais être pilote de voiture de course. Mais je n’en avais pas les moyens. J’ai fait beaucoup de karting, c’était mon univers lorsque j’étais adolescent. Alors qu’on préparait le clip, mon ami d’enfance JP Jouanel m’a parlé d’un concessionnaire de motos, c’est ainsi que j’ai sauté sur l’occasion pour en faire.</p>



<p><strong>Au-delà du titre hommage à Gilles Foro</strong><em> </em><strong><em>Bel Pawol Pou En Fanm&#8217;</em></strong><strong>, il y a d’autres titres assez intéressants</strong></p>



<p>Oui parce que l’album n’a pas été mis en valeur lors de sa première sortie. Nous avons fait un travail de fond, les autres titres sont dans leur jus.</p>



<p><strong>Comment avez-vous collaboré avec Gilles Floro à l’époque&nbsp;?</strong></p>



<p>Il avait déjà une carrière bien installée, il faisait du zouk, il était pianiste tout comme moi. Lors de notre première rencontre, on s’est apprécié, il est venu chez moi, il avait déjà ce titre, <em>Bel Pawol Pou En Fanm&#8217;</em>, je lui ai proposé de le mettre dans mon album, nous l’avons arrangé tous les deux. Il a aimé l’idée, nous avons fait ce duo qui a bien marché.</p>



<h1><strong>«&nbsp;Un artiste qui ne monte pas sur scène ou qui ne fait pas du «&nbsp;live&nbsp;» n’en est pas un&nbsp;»</strong></h1>



<p><strong>Comment êtes-vous arrivé à chanter&nbsp;?</strong></p>



<p>Je ne suis pas entré dans le groupe Kassav’ pour chanter. Je ne chantais pas du tout et ne me considérais pas comme chanteur au départ. Les années ont passé, on m’a demandé de chanter, je l’ai fait, ça a marché, tout comme Jacob Desvarieux d’ailleurs, qui était guitariste. Jocelyne Béroard est aussi venue dans le groupe en tant que choriste au départ. Les choses ont évolué au fil du temps.</p>



<p><strong>Pour revenir à Kassav’ on attribue souvent sa longévité au fait que le groupe fasse beaucoup de concerts «&nbsp;live&nbsp;», qu’en pensez-vous&nbsp;?</strong></p>



<p>Pour moi, un artiste qui ne monte pas sur scène ou qui ne fait pas du «&nbsp;live&nbsp;» n’en est pas un. Un vrai footballeur ne joue pas devant sa «&nbsp;playstation&nbsp;». De plus en plus d’artistes aux Antilles font du playback. Ce n’est pas sérieux. C’est un vrai métier, il faut être capable de défendre sa musique face à un public.</p>



<p><strong>Comment avez-vous géré cette pandémie du Covid-19, ce moment où tout s’est arrêté&nbsp;?</strong></p>



<p>Contrairement à d’autres, cette période de Covid-19 m’a apporté énormément de choses positives&nbsp;: Depuis 40 ans, je n’arrêtais pas de voyager, parfois je n’avais pas le temps de défaire mes valises. Cette pandémie a fait que tout s’est arrêté. Je me suis donc posé chez moi, je suis allé voir ce qu’il y avait dans ma cave, je suis tombé sur cette bande, que je pensais avoir perdu en studio. C’était la bande de <em>Digital Dread</em>. Je me suis donc renseigné pour savoir si la bande peut être utilisable 40 ans après. On a «&nbsp;passé la bande au four&nbsp;» et j’ai pu récupérer du son. Du coup plein de projets ont suivis.&nbsp;</p>



<p>J’ai organisé un concours de Karaoké sur mes 15 titres que j’ai mis sur mon site officiel, les participant(e)s devaient se filmer et m’envoyer leur vidéo. Le concours a été remporté par le Camerounais Jacky Kingué, nous avons enregistré un titre et j’attends la bonne période pour le sortir. Tout est déjà prêt.</p>



<p>Cette période m’a donné envie de faire plein de choses, notamment un projet reggae, avec ma team de Dig studio, qui me tient à cœur. J’arrive une période de ma vie où je me fais plaisir.&nbsp;</p>



<p><strong>Comment va Jean-Philippe Marthély&nbsp;?</strong></p>



<p>Il va mieux, son élocution est nettement mieux, il travaille aussi, il a le moral.</p>



<p><strong>NB&nbsp;: Au moment où cet entretien a été réalisé, Jacob Desvarieux était encore vivant. Le guitariste de Kassav’est décédé le 30 juillet 2021 au CHU de Guadeloupe. La rédaction de Couleur café lui rend un vibrant hommage.</strong></p>



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