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	<title>Juin 2021 &#8211; Couleur Café</title>
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	<title>Juin 2021 &#8211; Couleur Café</title>
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		<title>SAM MANGWANA, PORTRAIT D’UN ARTISTE PANAFRICAIN</title>
		<link>https://couleurcafe.info/sam-mangwana-portrait-dun-artiste-panafricain/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jun 2021 07:13:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Juin 2021]]></category>
		<category><![CDATA[Musique]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Samuel Nja Kwa / Photos : F. Blanquin Né à Kinshasa de Parents angolais, le chanteur Sam Mangwana est le baobab de la musique africaine. Il sort à l’international Lubamba, un opus publié en 2016 en Angola. Il s’adresse à la jeunesse africaine, revient sur sa vie, ses rencontres, sa musique. Votre album Lubamba est [&#8230;]]]></description>
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<p>Par Samuel Nja Kwa / Photos : F. Blanquin</p>



<p><strong>Né à Kinshasa de Parents angolais, le chanteur Sam Mangwana est le baobab de la musique africaine. Il sort à l’international Lubamba, un opus publié en 2016 en Angola. Il s’adresse à la jeunesse africaine, revient sur sa vie, ses rencontres, sa musique.</strong></p>



<p><strong>Votre album Lubamba est sorti en 2016 en Angola, il vient de sortir en France, Pourquoi ce deuxième lancement ?</strong><br>J’avais envie de le diffuser sur le plan international, Paris étant la plaque tournante des cultures, il était nécessaire de le faire dans cette capitale.</p>



<p><strong>Que signifie <em>Lubamba</em> ?</strong><br>C’est une sorte de liane qui sert à la construction des maisons, à la confections d’objets en Afrique. Elle est utile à la vie courante. J’ai donné ce nom à mon album pour essayer de conscientiser la nouvelle génération qui connait peu sa culture. Je veux lui dire que <em>Lubamba</em> fait partie de nos traditions et de notre manière de voir les choses. J’exhorte les masses populaires à ne pas s’installer uniquement dans les villes, nous avons des campagnes où nous pouvons nous employer à l’agriculture par exemple.</p>



<p><strong>Peut-on comprendre, en écoutant votre musique, qu’il faut défendre nos traditions car avec l’introductions des machines dans la musique, on a tendance à oublier d’où on vient.</strong><br>La jeunesse est abandonnée à elle-même, elle copie la musique qui rapporte de l’argent, comme le rap, toutes ces musiques urbaines qui font de l’audience. Je ne pouvais pas imaginer il y a 30 ans que les jeunes africains fassent du rap pour se faire entendre. Je trouve ça malheureux. Je sors d’un moule d’une musique née dans les années 30-40 et je ne changerai pas parce qu’une musique nouvelle rapporte de l’argent. Je suis ce musicien qui n’a pas changé. Il y a une certaine richesse, une manière d’aborder les choses avec une certaine pudeur.</p>



<p><strong>Dans cet album on retrouve Manu Dibango…</strong><br>Oui il m’avait toujours demandé à jouer sur une de mes œuvres. Alors je lui ai réservé <em>Juventude actual</em>. Il y a mis sa touche. J’y parle de la jeunesse actuelle qui n’est pas élevée dans nos traditions et qui tend à une certaine modernité qui s’éloigne de sa culture. Je pense que la jeunesse africaine est en train de passer à côté de son histoire. Il faut puiser dans nos propres cultures. Elles sont inépuisables.</p>



<p><strong>Votre album est panafricain. On y entend de la Morna, de la rumba, de la salsa, du soucouss, des rythmes d’Afrique de l’Ouest…</strong><br>J’ai grandi avec ces musiques, raison pour laquelle je n’ai jamais voulu qu’on me colle une étiquette en ce qui concerne mon Afrique. Je suis un panafricain. J’ai été élévé dans cette prise de conscience des années 60, pendant la décolonisation.</p>



<p><strong>Que signifie être panafricain en 2021 ?</strong><br>L’Afrique est corrompue, elle s’est éloignée de la voie qu’elle devait suivre à la fin des années 60. Lorsqu’on me parle d’aide humanitaire, d’aide à l’Afrique, lorsqu’on voit comment nos dirigeants bradent nos richesses, notre jeunesse qui meurt dans la méditerranée, cela signifie que l’Afrique a quelque part loupé son décollage. L’Agronome René Dumont a écrit en 1962 un livre intitulé <em>l’Afrique est mal partie</em>, il a reçu beaucoup de critiques, mais aujourd’hui je ne peux que constater cette triste réalité. Nous ne sommes nulle part et je trouve ça dommage.</p>



<p>Vous chantez en Kikongo, en portugais, en lingala, en swahili, en français c’est aussi ça le panafricanisme…<br>Il faut valoriser nos langues. Il y a des œuvres qui perdent de leur force lorsqu’elles sont traduites dans une autre langue. Je me souviens de ma chanson <em>Ya Mbemba</em>, chantée en kikongo, un dialecte de la République Démocratique du Congo. Elle a toujours été prisée par les Occidentaux, qui ne la comprennent pas mais la ressentent en l’écoutant. C’est la magie de nos langues.</p>



<p><strong>Dans votre album, il y a une reprise, Félicité, de Joseph Kabasélé de l’African Jazz</strong><br>Il s’agit d’une chanson sortie en 1954 ou 56, lorsque j’avais 9 ou 10 ans. Ce sont des mélodies qui me sont restées dans la tête, elles n’ont pas pris une seule ride. Elles font voyager, indiquent le chemin à prendre. On peut les moderniser, et les resservir. J’aime les reprendre parce qu’elles ne se perdent jamais.</p>



<p><strong>On vous considère aujourd’hui comme un monument de la musique africaine. Quel effet cela vous fait ?</strong><br>Je participe en tant qu’artiste à l’écriture de cette culture africaine et j’ai toujours apprécié le savoir des autres. Je ne compte sur personne, je ne suis pas matérialiste, je ne m’accroche pas à ce monde. Il y a la naissance, la vie et la mort, j’y crois, le jour où il faudra quitter cette terre, je m’en irais tout simplement. J’ai eu la chance de côtoyer de grands noms de la musique africaine, j’en suis fier et si un jour je devais moi aussi marquer mon temps, j’en serais heureux.</p>
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		<title>Industries culturelles et créatives en Afrique</title>
		<link>https://couleurcafe.info/industries-culturelles-et-creatives-en-afrique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jun 2021 06:57:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[Juin 2021]]></category>
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					<description><![CDATA[Texte de Rita Diba / Photographie : J-P Kepseu Avec 49 milliards de dollars générés par les industries culturelles et créatives en Afrique en 2017, avec deux millions d’emplois directs liés au secteur, la voie des ICC est indéniablement un potentiel acteur de développement du continent. Et les atouts ne manquent pas pour accompagner ce développement : [&#8230;]]]></description>
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<p>Texte de Rita Diba / Photographie : J-P Kepseu</p>



<p><strong>Avec 49 milliards de dollars générés par les industries culturelles et créatives en Afrique en 2017, avec deux millions d’emplois directs liés au secteur, la voie des ICC est indéniablement un potentiel acteur de développement du continent. Et les atouts ne manquent pas pour accompagner ce développement : un grand marché à travers l’avènement de la zone de libre-échange africaine, une population jeune, des consommateurs hyper connectés au monde grâce aux Tic, mais en manque d’identités propres à leur riche histoire, des sources de créativités intarissables et en quête de visibilité…Par les ICC, le continent peut devenir le maitre du monde. Cinéma, musique, livres, jeux vidéo, mode, etc. l’Afrique commence à se réveiller.</strong></p>



<p><strong>Structurer et « merchandiser » les imaginaires</strong><br>Population jeune, consommateurs hyperconnectés au monde mais en manque d’identités propres à leur riche histoire, sources de créativités intarissables et en quête de visibilité, le secteur ne demande qu’à s’organiser sur le continent.</p>



<p>« <strong>Africa for future</strong> ». C’est le thème de la 6e édition du MOCA (Movement of Creatives Africas) qui se tiendra les 17 et 18 juin 2021 en France. Le MOCA, organisé par le Centre des cultures d’Afrique (CC Afrique), c’est « l’évènement des professionnels afro-contemporains en action autour des challenges, des opportunités et des innovations du secteur des industries culturelles et créatives (ICC) ». ICC donc, et « Africa for future ». Une connexion parfaite pour une 6e édition qui viendra ajouter sa pierre à l’édifice de la saison Africa2020, le projet panafricain et multidisciplinaire lancé par la France de décembre 2020 à la mi-juillet 2021, centré sur l&#8217;innovation dans les arts, les sciences, les technologies, l&#8217;entrepreneuriat et l&#8217;économie, dans un contexte où les yeux du monde sont tournés vers le continent. Mais en fait, si la conjonction de tout ce bouillonnement artistique et intellectuel doit participer à dessiner le futur de l’Afrique dans les industries culturelles et créatives, qu’est-ce qui rend le continent aussi attractif ?</p>



<p><strong>Chiffres et potentialités</strong><br>Le CC Afrique s’est appuyé sur un ensemble de données pour bâtir les orientations du MOCA 2021. Ainsi, en termes d’état des lieux, les ICC ont généré 49 milliards de dollars en Afrique en 2017 avec deux millions d’emplois directs liés au secteur, selon l’Etude stratégique sur le secteur des industries culturelles et créatives réalisée par le Cabinet EY pour le compte de l’Agence française de développement (AFD). Et selon les pays, on est dans une tranche de 20 à 60% de cette économie des ICC qui est non valorisée. D’ailleurs, l’étude de l’AFD révèle également « un manque à gagner important du secteur de l’audiovisuel sur le continent africain, avec seulement 40 % des sociétés de radio et de télévision qui y paient leur redevance. Ainsi qu’une méconnaissance des principes du droit d’auteur, tant au niveau du public, des exploitants que des décideurs politiques, qui pénalise de nombreux artistes. »<br>En termes de potentialités, en 2018 par exemple, le cabinet Deloitte estimait que 660 millions d’Africains seraient équipés d’un smartphone en 2020. Et déjà, 75% des foyers se connectaient à internet via les technologies mobiles, qui sont des accélératrices de consommation des ICC. Pour rappel, qui dit ICC dit musique, cinéma, arts-visuels, mode, livre, danse, spectacle vivant, jeux vidéo, média, digital tech. Des accélératrices parfaitement exploitées par le géant nigérian, notamment dans le domaine musical, grâce au streaming et aux ventes digitales. Ainsi, selon un rapport du cabinet Price waterhouse Coopers (PwC) publié fin 2016, alors que « l&#8217;industrie musicale valait (…) 47 millions de dollars en 2015, ce chiffre devrait doubler d&#8217;ici à 2020 ».<br>Et la musique n’est qu’une infime partie de la force du Nigeria. D’après des informations de l’atelier mis en ligne par Bpifrance sur les industries culturelles et créatives le 1er octobre 2020, le pays d’Afrique de l’Ouest possède la 2e industrie cinématographique au monde. Son Nollywood, juste derrière Bollywood, c’est 3000 films réalisés chaque année. Une industrie estimée à 3 milliards de dollars. Netflix a d’ailleurs flairé le coup. Arrivée en 2019 sur le sol Naija, la compagnie américaine est dans un processus d’acquisition d’une trentaine de studios locaux. L’autre réussite du Nigeria dans les ICC, plus grande encore que le cinéma, c’est la mode. Une filière estimée à 8 milliards de dollars en 2018, avec une croissance annuelle d’environ 17% depuis 2010. Et en plus de la langue, l’anglais, qui facilite l’exportation de son offre culturelle, et d’une grande connectivité, le Nigeria c’est une diaspora de 10 à 15 millions de personnes, autant de prescripteurs de la musique ou du cinéma nigérian aux Etats-Unis, en Europe, etc. De plus, le Nigéria, c’est 200 millions d’habitants.</p>



<p><strong>L’Afrique en grand</strong><br>Au-delà du Nigéria, l’avenir des ICC s’annonce radieux sur l’ensemble du continent, avec l’effectivité depuis le 1er janvier 2021 de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) qui rassemble environ 1,3 milliard de consommateurs en Afrique. Un marché de consommateurs à la recherche de productions de qualité auxquelles ils peuvent s’identifier. En effet, le développement des ICC en Afrique n’a pas seulement un objectif économique. Au-delà de lutter contre la pauvreté matérielle du continent, les industries culturelles et créatives doivent participer à la construction (ou la reconstruction) de l’identité, à la quête de visibilité et à l’autodétermination des afrodescendants d’Afrique et d’ailleurs.<br>Ainsi, l’Afrique c’est des puits de créativité plus intarissables que les puits de pétrole. C’est des imaginaires à construire et à « merchandiser » par la suite. Blick Bassy par exemple, à travers son album « 1958 » (2019) et par le storytelling, a créé un univers musical épuré pour partager l’histoire douloureuse de la décolonisation du Cameroun et de ses héros nationalistes assassinés. Album qui a aussi donné naissance à un essai au titre éponyme en anglais et en français rédigé par le journaliste britannique Andy Morgan.<br>Autre exemple, dans l’univers des jeux vidéo cette fois-ci, c’est Olivier Madiba, Camerounais lui aussi, avec son studio Kiro’o Games et ses inspirations de la mythologie africaine. L’afrofuturisme également se laisse explorer à travers des œuvres de science-fiction et fantasy comme celles de la Nigériane Nnedi Okorafor, fille de la diaspora, romancière et auteure de comics multi-récompensée. Des boites américaines comme HBO et Hulu sont en train d’adapter ses œuvres à l’écran. La réalité quotidienne aussi attire les boites occidentales comme Canal Plus en Afrique de l’Ouest et ses productions de séries télé à l’exemple de « Sakho &amp; Mangane » ou « Cacao ». Pour rester sur les grands et petits écrans, à défaut des histoires, les paysages africains peuvent servir de décor à de grandes productions comme c’est le cas de petits pays européens et des blockbusters américains. Ce qui développe une économie dans les localités choisies et le tourisme. On a l’expérience des chutes d’Ekom-Nkam au Cameroun, où s’est tourné le film Greystoke, la légende de Tarzan (1984).<br>Un champ des possibles qui s’agrandit donc avec la Zlecaf. Selon les chiffres de la Banque mondiale, cet accord pourrait permettre de sortir 30 millions d’Africains de la pauvreté extrême. Un potentiel donc en termes de création de richesses et d’emplois, de partenariats à nouer avec le continent pour les membres de la diaspora et le reste du monde, non seulement en termes de création, de business, mais aussi de formation. Tout ce que prône le MOCA en réalité. C’est d’ailleurs dans cette mouvance que le Rwanda, porte-étendard du concept de « Renaissance africaine », est invité à cette 6e édition. Ce pays d’Afrique de l’Est a adopté un plan quinquennal 2017-2022 avec un investissement dans les secteurs à forte valeur ajoutée tels que le digital ou encore les ICC.</p>



<p><strong>Ouvertures</strong><br>Ce partenariat Etat – MOCA pourrait servir de catalyseur pour de futures collaborations avec d’autres pays africains pour un véritable décollage des industries culturelles et créatives à la hauteur des potentialités du continent. Et pourquoi ne pas reproduire la saison Africa2020, mais cette fois-ci supporté par les Etats du continent. Des Etats qui doivent garder à l’esprit ces propos du président français Emmanuel Macron le 28 novembre 2017 à Ouagadougou, au Burkina Faso : « Je considère que l’Afrique est tout simplement le continent central, global, incontournable car c’est ici que se télescopent tous les défis contemporains. C’est en Afrique que se jouera une partie du basculement du monde. »</p>
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		<item>
		<title>ALAIN BIDJECK, « Promouvoir l’excellence africaine »</title>
		<link>https://couleurcafe.info/alain-bidjeck-promouvoir-lexcellence-africaine/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jun 2021 06:50:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[Juin 2021]]></category>
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					<description><![CDATA[Interview et photographie&#160;: Samuel Nja Kwa Entrepreneur culturel d’origine camerounaise, Alain Bidjeck a quitté son Cameroun natal pour la France en 1983. Après avoir suivi des études de technique commerciale, marketing et management de projet, il se lance dans des projets inédits&#160;: Africaphonie, de 2007 à 2011 puis le Moca en 2016, dont la sixième [&#8230;]]]></description>
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<p>Interview et photographie&nbsp;: Samuel Nja Kwa</p>



<p><strong>Entrepreneur culturel d’origine camerounaise, Alain Bidjeck a quitté son Cameroun natal pour la France en 1983. Après avoir suivi des études de technique commerciale, marketing et management de projet, il se lance dans des projets inédits&nbsp;: Africaphonie, de 2007 à 2011 puis le Moca en 2016, dont la sixième édition se déroulera à Paris les 17 et 18 juin 2021. Il dévoile son programme.</strong></p>



<p><strong>En quelle année avez-vous créé le Moca et pourquoi&nbsp;?</strong><br>A la fin de mes études j’ai commencé à travailler avec des artistes, de toutes les origines, et très tôt j’ai compris qu’il était essentiel de promouvoir la culture africaine. A travers et avec eux, j’ai commencé à développer des projets comme le festival Africaphonie, des films documentaires, jusqu’à ma rencontre avec le bassiste camerounais Hilaire Penda, Directeur de festival, qui a partagé avec moi sa vision et son rêve de créer un Centre des cultures d’Afrique en France. C’est dans ce contexte qu’est né le Moca, un événement qui réunit les artistes, les entrepreneurs culturels dans les Industries culturelles et créatives afro-contemporaines.</p>



<p><strong>Justement qu’est-ce qu’une Industrie Culturelle et Créative&nbsp;?</strong><br>Les industries culturelles comprennent plusieurs disciplines&nbsp;: La musique, le cinéma, la danse, le théâtre, les arts visuels, la mode, le livre.<br>Aux industries créatives, on associe les jeux vidéo, les médias etc…</p>



<p><strong>Le Moca continue malgré la pandémie, comment s’organise-t-il&nbsp;?</strong><br>Nous nous sommes adaptés à ce contexte en produisant en 2020 une édition digitale. Cette année nous produisons une édition hybride, c’est-à-dire en présentiel et en digital qui aura lieu les 17 et 18 juin dans les salons de l’hôtel de ville de Paris et en ligne sur notre site internet, le-moca.com.</p>



<p><strong>Comment le Moca évolue-t-il ?</strong><br>En 6 ans le Moca a invité plus de 230 intervenants issus d’Europe, d’Amérique et d’Afrique. Notre objectif, à travers cet événement est de favoriser les échanges entre les créateurs et entrepreneurs de ce vaste espace culturel. Le Moca est aussi une plateforme qui donne la possibilité aux créateurs de devenir entrepreneurs.</p>



<p><strong>Quel est le thème principal de cette édition&nbsp;?</strong><br>Le thème de cette édition est AFRICA FOR FUTURE. Nous voulons interroger et mettre en perspective la vision du monde qu’ont les créateurs afro contemporains dans un contexte de changement où les possibilités de collaborations entre l’Afrique et le monde s’amplifient par la présence de la diaspora africaine et les technologies numériques.</p>



<p><strong>Quels seront les temps forts du Moca&nbsp;?</strong><br>La thématique du forum se décline en 3 axes&nbsp;:<br>• Créer de nouveaux récits&nbsp;<br>• Construire de nouvelles collaborations&nbsp;<br>• Les ICC face aux défis du changement.<br>Nous avons mis en place un Moca-Lab&nbsp;: il s’agit d’une création artistique collaborative entre danseurs, musiciens et plasticiens diffusée en «&nbsp;live-stream&nbsp;».<br>Il y aura le lancement du prix Moca Talent qui récompense des jeunes de moins de 30 ans, porteurs de projets innovants ayant un impact culturel, social et économique.<br>Les participant(e)s pourront développer leur réseau en ligne à travers notre plateforme.</p>



<p><strong>Pourquoi avoir choisi comme pays invité le Rwanda&nbsp;?</strong><br>Je me suis rendu au Rwanda en janvier 2020, j’y ai vu l’incarnation du concept de Renaissance Africaine et d’un modèle dont beaucoup peuvent s’inspirer. C’est une vrai terre d’opportunité, il y a des infrastructures incroyables, qui investit massivement dans le digital et dans les industries culturelles et créatives. D’autre part, j’ai rencontré plusieurs créateurs et entrepreneurs culturels dont le dynamisme m’a séduit et convaincu. Il est important pour le Moca de promouvoir l’excellence africaine. En accueillant le Rwanda, le Moca ouvre un nouvel axe de son développement vers l’Afrique.</p>



<p>Site d&#8217;inscription : <a href="https://live.le-moca.com" target="_blank" rel="noreferrer noopener">https://live.le-moca.com</a></p>
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		<item>
		<title>LE CINÉMA AFRICAIN VA-T-IL ENFIN (RE)NAÎTRE ?</title>
		<link>https://couleurcafe.info/le-cinema-africain-va-t-il-enfin-renaitre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jun 2021 06:39:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[Juin 2021]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Patrick Nelle / Photos DR Ces quarante dernières années, le cinéma africain a dû faire face à la faiblesse des investissements dans la production, et la disparition des salles de cinéma. Les années 2010 ont été marquées par un retour des salles de cinéma, l’essor de la télévision satellitaire, et surtout l’arrivée des plateformes [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Par Patrick Nelle / Photos DR<br><br><strong>Ces quarante dernières années, le cinéma africain a dû faire face à la faiblesse des investissements dans la production, et la disparition des salles de cinéma. Les années 2010 ont été marquées par un retour des salles de cinéma, l’essor de la télévision satellitaire, et surtout l’arrivée des plateformes internet. L’avenir si ce nouveau virage rendra possible l’éclosion d’une industrie cinématographique prospère sur le continent.</strong></p>



<p><strong>EXTINCTION ET RENAISSANCE DES SALLES DE CINEMA</strong><br>Malgré de grandes promesses et de réels espoirs, l’industrie cinématographique africaine ne parvient toujours pas à décoller. Parmi les 53 pays que compte le continent africain, aucun d’eux n’a véritablement bâti une industrie cinématographique proprement organisée et structurée, de façon à faire vivre toute une filière, de la production en amont jusqu’au consommateur final. L’activité reste éclatée, faiblement organisée et survit dans un environnement pour le moins anarchique où chacun avec ses propres moyens tente tant bien que mal de tirer son épingle du jeu.<br>Le cinéma africain souffre en premier lieu de grandes faiblesses structurelles voire infrastructurelles. En matière de salles de cinéma, le continent reste une sorte de désert. La période 1980-2000 restera marquée dans l’histoire culturelle africaine comme celle de la quasi extinction de ce que le continent pouvait en matière de salles de cinéma, un phénomène entamé qui s’est encore plus accentué dans ce qu’il est convenu d’appeler l’Afrique sub-saharienne francophone. L’existence d’un réseau de salles de cinéma est pourtant l’une des conditions nécessaires à l’épanouissement d’une industrie cinématographique. Les salles de cinéma constituent le lieu où le producteur commercialise son œuvre auprès du public et réalise les recettes indispensables à la pérennité de toute cette filière. Le cinéma américain que l’on aime prendre comme un exemple de réussite doit son incroyable prospérité en grande partie au deuxième plus grand réseau de salles de cinéma du monde, soit plus de 40 000 écrans répartis à travers l’ensemble du pays. En Chine, dont le cinéma est monté en flèche ces dernières années au point de supplanter Hollywood au rang de première industrie cinématographique de la planète, les producteurs de films peuvent tabler sur un puissant réseau de 80000 salles. En France, les salles de cinéma ont attiré plus de deux cent millions de personnes en 2019, générant un chiffre d’affaire de 1,44 milliard d’euros.<br>Il aura fallu attendre jusqu’en 2011 pour assister à des réouvertures de salles dans plusieurs villes d’Afrique subsaharienne. En 2011, le cinéma Le Normandie, fermé à cause de la guerre dans les années 1980 a rouvert ses portes à Ndjamena, devenant alors la seule salle de cinéma opérationnelle de toute l’Afrique centrale, un privilège perdu en 2016 suite au le lancement de MTN Movies House à Brazzaville. Alors que le nombre de salles de cinéma n’atteignait pas une dizaine dans toute l’Afrique francophone en 2010, on en dénombrait plus d’une cinquantaine aujourd’hui.<br>Dans les années 1960 Bamako comptait 15 salles de cinéma. Dans les années 2010, il n’existait plus qu’une seule salle dans la capitale malienne. Abidjan, dépourvu de salle de cinéma depuis 2000, a pu renouer avec les cinéphiles 2015, grâce à l’ouverture du Majestic Ivoire.<br>Des groupes étrangers sont entrés dans la danse, notamment Bolloré et Pathé-Gaumont, qui sont engagés dans un processus d’extension de leur réseau de salles à travers le continent.<br>Le retour des salles suscite de grands espoirs auprès des producteurs et des cinéastes, mais le mouvement reste encore faible. Même le Nigeria qui fait figure de géant cinématographique africain n’abrite que 147 salles de cinéma pour ses 200 millions d’habitants. L’Afrique du Sud dispose d’un réseau de 782 salles.</p>



<p><strong>NUMÉRISATION ET STREAMING</strong><br>En l’absence de salles de cinéma, les supports numériques étaient un moment perçus comme une bouée de sauvetage. Théoriquement, le numérique et ses nouveaux supports permettraient au producteur de l’œuvre de toucher directement un large public, et de contourner par la même occasion l’obstacle que représentait l’absence de salles de cinéma réservées à la diffusion des films.<br>Dans la pratique, ce rêve s’est vu brutalement balayé par l’éclosion du piratage. Le piratage des œuvres ne s’est jamais aussi bien porté en Afrique qu’avec l’existence des DVD, VCD et autres clés USB, des supports qui techniquement rendent possible une reproduction et la commercialisation des œuvres via des circuits et des acteurs qui échappent totalement aux producteurs et les privent des revenus attendus.<br>Mais la révolution numérique, c’est également l’internet et ses plateformes de diffusion (streaming). Lancée en 2016, la plateforme de vidéo à la demande (VOD) Afrostream se proposait de diffuser les productions locales auprès du public africain, mais l’aventure a dû s’arrêter en 2017, Afrostream déposant le bilan. Netflix, le géant américain de la VOD a lui aussi jeté son dévolu sur le continent, et s’attaque agressivement au marché africain.</p>



<p><strong>CONTENU LOCAL</strong><br>Dans un contexte de domination des productions étrangères, l’enjeu principal pour le cinéma africain reste bel et bien la production et la vente des œuvres africaines.<br>Si les salles de cinéma, les chaînes de télévision et les plateformes internet ne diffusent que des films étrangers, elles pourraient bien devenir le tombeau et non le berceau d’un nouvel âge pour le cinéma africain. Malgré cette domination des films américains, européens et asiatiques sur les supports de diffusion, le public africain garde l’envie de voir des films africains, des productions qui reflètent son identité, son vécu et son environnement. D’où le succès continental du cinéma nigérian et de certaines séries africaines ces 15 dernières années. Cette tendance a été bien perçue par les gros diffuseurs qui souhaitent désormais proposer plus de contenu local à leur audience.<br>Canal Plus a par exemple réorienté sa chaîne A+ vers des productions africaines francophones. La chaîne a produit <em>Ma grande Famille,</em> une adaptation de la série ivoirienne <em>Ma Famille</em>, qui abordait des thèmes de société et dont le succès a dépassé les frontières de la Côte d’Ivoire.<br>Dans une interview accordée à Jeune Afrique, Ben Adamosun le responsable de Netflix pour les programmes originaux en Afrique, se confiait sur les dispositions de Netflix à produire des contenus locaux très demandés par l’audience continentale : « Le contenu que nous avons produit ou acheté en Afrique est aussi diversifié que les habitants du continent. (…) Les séries originales <em>Queen Sono et Blood &amp; Water ainsi que des films comme Òlòtūre, Citation, The Royal Hibiscus Hotel, Serously Single, Mrs Right Guy, Santana, Merry Men 2: Another Mission, Sugar Rush et Baby Mamas ont figuré dans le Top 10 des contenus les plus populaires dans divers pays du monde en 2020 »</em>, révélait-il.<br>Toutefois, les opportunités que peuvent offrir les plateformes de streaming au cinéma africain souffrent encore de la faible distribution et de la cherté de l’internet haut-débit en Afrique. Cette situation ne serait d’ailleurs pas sans lien avec l’échec de la plateforme Afrostreaming en 2017. En effet l’essentiel des connexions internet en Afrique se fait via des smartphones, grâce à la 3G ou la 4G. Ces supports sont indiqués pour regarder des vidéos courtes, tandis que le visionnage de long métrage en streaming a besoin d’une grosse infrastructure de câbles de fibres optiques.<br>Aujourd’hui, le cinéma africain s’installe sur les plateformes de streaming, le Nigeria sort plus de 1700 films par an, soit plus de films que l’Inde, des productions africaines sont honorées dans des festivals internationaux, il y a donc des raisons d’espérer. Mais pour éclore véritablement, le cinéma africain doit encore remporter la bataille de la mise en place des infrastructures de diffusion et de production de contenus locaux, une bataille perdue d’avance tant que les pouvoirs publics n’y apporteront pas les appuis et les financements nécessaires.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/06/Siege_FESPACO_Ouaga-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="768" src="https://couleurcafe.info/media/2021/06/Siege_FESPACO_Ouaga-1024x768.jpg" alt="Siège FESPACO Ouaga" class="wp-image-47108" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/06/Siege_FESPACO_Ouaga-1024x768.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/Siege_FESPACO_Ouaga-300x225.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/Siege_FESPACO_Ouaga-768x576.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/Siege_FESPACO_Ouaga-1536x1152.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/Siege_FESPACO_Ouaga-2048x1536.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a><figcaption>Siège FESPACO Ouaga</figcaption></figure>
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		<title>EN AFRIQUE, LES CRÉATEURS DE JEU VIDÉO SE TROUVENT À UN TOURNANT</title>
		<link>https://couleurcafe.info/en-afrique-les-createurs-de-jeu-video-se-trouvent-a-un-tournant/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jun 2021 06:29:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[Juin 2021]]></category>
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					<description><![CDATA[Pour la création de jeux vidéo en Afrique, les années 2010 ont été une décennie prolifique. Les développeurs ont puisé leur inspiration dans le patrimoine culturel africain, et l’expansion de la téléphonie mobile a servi d’accélérateur. Toutefois, cette jeune industrie devra surmonter des défis pour assurer sa survie sur le long terme.Par Patrick Nelle UNE [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Pour la création de jeux vidéo en Afrique, les années 2010 ont été une décennie prolifique. Les développeurs ont puisé leur inspiration dans le patrimoine culturel africain, et l’expansion de la téléphonie mobile a servi d’accélérateur. Toutefois, cette jeune industrie devra surmonter des défis pour assurer sa survie sur le long terme.<br>Par Patrick Nelle</strong></p>



<p><strong>UNE DECENIE DECISIVE</strong><br>Les années 2010 ont visiblement été une étape importante dans l’histoire de l’industrie africaine du jeu vidéo. Le répertoire des développeurs et la bibliothèque des créations n’a cessé de grandir en Afrique durant cette période, un phénomène qui s’est traduit par une véritable prolifération des studios dans toutes les régions du continent.<br>Fondé en 2009, le studio Letis Arts est connu pour ses jeux vidéo pour mobile, le studio est présent au Ghana en Afrique de l’Ouest, mais aussi au Kenya. Il est le créateur du jeu <em>Ananse&nbsp;: The Origin</em>.<br>Le Nigeria est l’un des plus grands viviers de la création en matière de jeux vidéo en Afrique. Au début des années 2010, l’industrie nigériane était essentiellement portée par Kuluya un développeur particulièrement prolifique avec un catalogue de plus d’une centaine de jeux à son actif. D’autres studios ont également pu émerger au Nigeria, notamment Gamesole et Maliyo.<br>Au Kenya, Black Division Games a fait la une en 2015 grâce à son jeu Nairobi X, téléchargé plus de 21000 fois en l’espace de deux mois.<br>Le Togo et le Bénin ne sont pas en reste. Au Togo, le studio Lim Pio a fait entrer son pays sur la liste des créateurs via son jeu The Boy in Savanah lancé en 2015. Son voisin béninois lui a emboîté le pas l’année suivante, en août 2016, avec la présentation des <em>Aventures du roi Behanzin</em>.<br>En Afrique centrale, en avril de la même année, c’est le studio Kiroo Games qui jetait les bases d’une industrie locale du jeu vidéo avec <em>Aurion&nbsp;: L’Héritage des Kori-Odan</em>.<br>L’Afrique du Sud a joué un rôle pionnier dans le développement du jeu vidéo en Afrique. C’est en 1994 qu’un studio y est créé pour la première fois. Établi à Johannesbourg, le développeur Celestial Games réussit à éditer et à commercialiser deux jeux pour PC, <em>Toxic Bunny et The Tainted. Toxic Bunny</em>, qui met en scène un lapin, sera un véritable succès pour le studio, avec 7000 exemplaires vendus en Afrique du Sud, et plus de 150&nbsp;000 ventes à l’étranger. Malheureusement le studio se trouve confronté à des difficultés et doit cesser ses activités en 2001. Celestial Games effectuera cependant un come-back en 2010 avec une version HD de son premier succès, T<em>oxic Bunny</em>.<br>La liste ci-dessus est loin d’être exhaustive, et les années 2020 produiront sans doute des développements majeurs.</p>



<p><strong>DES CREATIONS QUI S’INSPIRENT DE L’AFRIQUE</strong><br>Pour donner un cachet authentique et original à leurs projets, les développeurs africains ont choisi de s’inspirer dans l’Histoire d’Afrique et de l’immense patrimoine culturel du continent. Un univers riche en contes, en légendes, en mythes et personnages tout aussi fantastiques les uns que les autres, une source d’inspiration quasiment intarissable.<br>Le jeu béninois Les <em>Aventures du roi Behanzin</em> met en scène un personnage historique. Le roi Béhanzin dernier souverain du royaume de Dahomey, qui a résisté à l’invasion des armées coloniales françaises au début du XXe siècle avant d’être capturé et déporté en 1894 dans l’île de la Martinique.<br>Autre exemple, le studio nigerian Maliyo Games, qui à travers <em>Okada Ride</em>, met en scène les moto-taxis qui envahissent les rues de Lagos, un phénomène typique et un aspect incontournable du quotidien des habitants des grandes villes d’Afrique subsaharienne.</p>



<p><strong>LA TELEPHONIE MOBILE COMME ACCELERATEUR</strong><br>L’essor de la téléphonie a été l’un des facteurs les plus favorables à l’industrie africaine du jeu vidéo. Et pour cause, la téléphonie mobile a connu une progression fulgurante en Afrique dans les années 2010. A la fin 2018, le continent dénombrait 459 millions d’abonnés, 20 millions de plus que l’année précédente. Parmi ces abonnés, 239 millions de personnes, soit 23% de la population africaine utilisaient l’internet mobile. Entre 2018 et 2025, le nombre d’Africains abonnés à un service de téléphonie mobile aura augmenté de 167 millions d’utilisateurs.<br>Si en Europe, et en Amérique du Nord et en Asie les joueurs utilisent surtout les consoles de jeu, le joueur africain quant à lui se sert de son téléphone mobile. C’est pourquoi les jeux africains existent quasiment tous sous la forme d’applications téléchargeables.</p>



<p><strong>MANQUE DE FINANCEMENT ET DE PLATEFORMES DE PAIEMENT</strong><br>Les créateurs africains doivent toutefois composer avec obstacles non négligeables&nbsp;: Le manque de financement est un handicap sérieux pour les développeurs de jeux vidéo en Afrique, et parvenir à ses fins demande beaucoup de passion et de patience. Que c soit les structures privées ou publiques, les investisseurs ne se bousculent pas pour accompagner l’aventure africaine du jeu vidéo. Kiroo Games a mis treize ans à développer son jeu <em>Aurion, L’Héritage des Kori-Odan</em>. Le studio a réussi à lever des fonds à travers des opérations laborieuses de crowdfunding et autres campagnes de souscritpion.<br>Autre problème, celui des paiements en lignes. Les jeux disponibles en ligne le sont à travers des plateformes comme App Store ou Google Play store, des plateformes qui s’appuient sur des mécanismes de paiement en ligne et requièrent l’utilisation d’une carte bancaire. Le hic c’est que seule une minorité d’Africains est propriétaire d’un compte en banque et est donc éligible à ce type d’opération. Du coup, même en disposant d’une communauté importante de joueurs, il demeure très difficile aux studios de développement d’engranger des recettes. Face à ce vide, les développeurs cherchent à mettre en place des modes de paiement alternatifs pour s’assurer des ressources financières et garantir leur viabilité, et c’est sans doute sur ce point que se joue une grande partie de l’avenir de l’industrie en Afrique.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/06/jeux-vidéo-5-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="683" src="https://couleurcafe.info/media/2021/06/jeux-vidéo-5-1024x683.jpg" alt="Village androïd 2018" class="wp-image-47102" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/06/jeux-vidéo-5-1024x683.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/jeux-vidéo-5-300x200.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/jeux-vidéo-5-768x512.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/jeux-vidéo-5-1536x1024.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/jeux-vidéo-5-2048x1366.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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		<title>L’industrie du livre en Afrique, un secteur à construire</title>
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		<pubDate>Wed, 02 Jun 2021 06:16:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Dossier]]></category>
		<category><![CDATA[Juin 2021]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Rita Diba / Photos DR Un secteur vivant de subventions des institutions internationales et du mécénat, où en plus l’édition scolaire est hégémonique, un développement à plusieurs vitesses selon la partie du continent où on se trouve, selon également la langue internationale usitée, une planification rendue difficile par le manque de statistiques fiables…le chantier [&#8230;]]]></description>
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<p>Par Rita Diba / Photos DR</p>



<p><strong>Un secteur vivant de subventions des institutions internationales et du mécénat, où en plus l’édition scolaire est hégémonique, un développement à plusieurs vitesses selon la partie du continent où on se trouve, selon également la langue internationale usitée, une planification rendue difficile par le manque de statistiques fiables…le chantier de construction de la chaîne du livre est vaste.</strong></p>



<p>On est à la fin des années 80 et au début des années 90. L’Afrique est un vaste champ de batailles avec des guerres et des conflits au Liberia, au Tchad, au Zaïre, en Éthiopie, au Soudan, en Somalie, au Mozambique, en Algérie, etc. qui occupent édition après édition les pages de Jeune Afrique (mon père achetait tous les numéros). Et au milieu de cette Afrique qui semble bien mal partie pour la petite fille que je suis, un ouvrage va m’ouvrir un champ d’autres possibles que j’aurai envie de découvrir, de mieux comprendre et même de vivre parfois. Sur ce continent noir multiple, riche de sa nature, ses traditions, mythes et légendes, modes de vie, défis sociétaux, aspirations, rencontres avec l’Ailleurs… Cet ouvrage – je l’ai encore aujourd’hui, trente ans plus tard, c’était « Le français en Afrique », classes de 4e et 3e, édité par Larousse.<br>Je me suis laissé porter par la science narrative des Mongo Beti, Bernard B. Dadié, Sembène Ousmane, Djibril Tamsir Niane, Camara Laye, Ferdinand Léopold Oyono, Olympe Bhêly-Quénum, Abdoulaye Sadji, Cheikh Hamidou Kane, Jean-Joseph Rabearivelo, Léopold Sédar Senghor, Aké Loba et autres. Leurs œuvres, je vais les chercher et en trouver certaines dès l’adolescence. Tout comme je vais chercher Aimé Césaire, Richard Wright ou encore Edouard Glissant. Entre les pages, je créais des images et des univers à partir des mots.</p>



<p><strong>Le livre scolaire</strong><br>Une belle histoire, n’est-ce pas ? Mais plutôt triste quand on pense que pour découvrir des classiques africains, il aura fallu à la petite Camerounaise que j’étais alors, ouvrir les pages d’un ouvrage scolaire. « Scolaire », le mot est primordial quand on parle de l’industrie du livre en Afrique, comme le prouvent ces propos d’Anges Félix N’Dakpri, le président de l’Association des éditeurs de Côte d’Ivoire (Assedi), parus dans un article sur le secteur du livre en Afrique mis en ligne sur lemonde.fr en mai 2020 : « Le livre scolaire représente 70 % du marché de l’édition, qui pèse 20 milliards de francs CFA [environ 3 millions d’euros]. La chaîne du livre en Côte d’Ivoire est sinistrée ».<br>Ces chiffres spécifiques à la Côte d’Ivoire ne sont pas loin d’une moyenne africaine relevée quelques années auparavant dans un article sur Africultures en novembre 2003 intitulé « A quand une édition scolaire africaine ? », où il était souligné que « Le livre scolaire représente 75 à 90 % du marché global du livre en Afrique. Avec une autre statistique de mauvais augure pour le continent : « à peine 1% des livres scolaires sont produits localement. » Une tendance que des décideurs nationaux et internationaux, notamment la Banque mondiale a essayé d’inverser depuis un peu plus d’une quinzaine d’années maintenant, avec l’objectif de faire émerger des acteurs locaux. Une démarche expliquée par Stéphane Marill, éditrice et fondatrice de l’association ScoLibris Livre solidaire, sur les ondes de RFI en septembre 2020 : « Il y a des choses qui sont faites, notamment sur les appels d’offres financés par la Banque mondiale. Elle a accepté qu’il y ait une préférence nationale. C’est-à-dire qu’une offre nationale peut être un peu plus chère, à hauteur par exemple de 15 % plus cher, qu’une offre internationale. »<br>Et dans ce livre scolaire, se glissent aussi des œuvres d’auteurs inscrites au programme des classes de 6e en Terminale. Au Cameroun par exemple, le Goncourt des lycéens 2020, Djaïli Amadou Amal, voit son œuvre « Munyal, Les larmes de la patience » inscrite au programme de Terminale dès la rentrée académique prochaine. Et les subventions permettront que le roman soit disponible à 2500F au lieu de 5000F.</p>



<p><strong>Subventions et besoins de structuration</strong><br>Subventions. Appuis. Accompagnement. Ces termes reviennent beaucoup quand on parle de l’industrie du livre en Afrique, notamment au sud du Sahara. L’important organisme d’éditeurs ABC (African Books Collective) fondé en 1990 par exemple, a vécu jusqu’en 2007 de financements venant d’agences de développement et de coopération internationale du Danemark, de la Finlande, de la Norvège, de fondations comme Ford ou encore Rockefeller, etc. Des organisations qu’on retrouvait très investies dans le développement du livre en Afrique subsaharienne anglophone. Même démarche du côté de l’Afrique noire francophone. Ange Mbelle, diffuseur installée au Cameroun, explique : « L’Organisation Internationale de la Francophonie fait un travail intéressant pour rendre le livre accessible en termes de prix. Ces aides sont très importantes. On a des livres comme ça tous les ans, avec des institutions qui décident, généralement des gens de la diaspora, de rendre le livre disponible en Afrique et qui le subventionnent. Les limites de ces subventions sont les suivantes : on subventionne les éditeurs, ils éditent et rangent dans des cartons. Donc ça ne résout pas le problème de la circulation et de l’accessibilité du livre en Afrique subsaharienne. Au Cameroun, les subventions sont accordées au le livre scolaire. Et nos librairies se retrouvent à vivre trois mois l’année parce que tout est concentré sur cette catégorie. Pourtant, il n’y a pas que le livre scolaire. »<br>Selon Madame Mbelle, il est impératif de structurer le secteur. Elle s’exprime sans fioritures : « 90% des acteurs du livre au Cameroun, et j’exagère à peine, ne savent pas quel est leur travail, leur feuille de route (…) On a normalement un circuit constitué de l’auteur, l’éditeur. On peut avoir l’agence littéraire avant ce dernier. Ensuite, on a un diffuseur, un distributeur et un point de vente. Donc c’est toute une chaîne et ce sont des structures, des entreprises qui sont censées faire un travail précis. Mais chez nous, le même individu est un condensé d’auteur, éditeur, libraire et ce n’est pas possible ! » Un impératif de structuration qui est présent aussi en Afrique subsaharienne anglophone et qui aura été sur la table des discussions du séminaire de l’International Publishers Association en septembre 2019 à Nairobi au Kenya. Rencontre au cours de laquelle l’éditrice Olatoun Gabi-Williams a déclaré que des connaissances techniques étaient nécessaires afin de maîtriser les outils de création d’entreprises viables, avec des systèmes bien en place. Elle a ajouté « Pour se rapprocher du leadership mondial, l&#8217;industrie doit se professionnaliser. »</p>



<p><strong>Potentialités</strong><br>La professionnalisation donc pour un secteur qui, avec l’avènement de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf) et son marché de plus d’un milliard de personnes, peut réaliser de grosses recettes. Même si des chiffres fiables globaux manquent pour une meilleure planification. En plus du marché, un autre potentiel facteur de vulgarisation du livre en Afrique, c’est le digital. D’ailleurs, ABC a su se réinventer et saisir l’occasion de l’outil numérique pour améliorer la distribution de ses plus de 3000 titres.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/06/29683677_1635935189857591_6045239968009925702_n.jpg"><img loading="lazy" width="640" height="640" src="https://couleurcafe.info/media/2021/06/29683677_1635935189857591_6045239968009925702_n.jpg" alt="" class="wp-image-47099" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/06/29683677_1635935189857591_6045239968009925702_n.jpg 640w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/29683677_1635935189857591_6045239968009925702_n-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/29683677_1635935189857591_6045239968009925702_n-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/29683677_1635935189857591_6045239968009925702_n-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 640px) 100vw, 640px" /></a></figure>
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		<title>LA FINTECH NIGERIANE PAYSTACK S’INSTALLE EN AFRIQUE DU SUD</title>
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		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 02 Jun 2021 04:42:33 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[Par Patrick Nelle / Photos DR Six mois après son rachat par Stripe, la start-up nigériane de paiement en ligne déjà présente au Nigeria et au Ghana, annonce le démarrage de ses opérations en Afrique du sud Paystack, la fintech nigeriane qui propose des solutions de paiement en ligne, connaît un développement majeur avec le [&#8230;]]]></description>
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<p>Par Patrick Nelle / Photos DR</p>



<p><strong><em>Six mois après son rachat par Stripe, la start-up nigériane de paiement en ligne déjà présente au Nigeria et au Ghana, annonce le démarrage de ses opérations en Afrique du sud</em></strong></p>



<p>Paystack, la fintech nigeriane qui propose des solutions de paiement en ligne, connaît un développement majeur avec le lancement de ses activités en Afrique du Sud. Leader dans son pays d’origine, l’entreprise déclare compter plus de 60 000 entreprises inscrites sur sa plateforme et héberger jusqu’à 50% de l’ensemble des paiements en lignes effectués dans tout le Nigeria. Dans son fichier clientèle, on trouve des petites et moyennes entreprises, d’autres fintech, mais aussi des grandes boîtes comme le groupe de télécommunication MTN, le logisticien UPS, ou encore l’enseigne de grande consommation SPAR.<br><br>Fondée en 2015 par Shola Akinlade et Ezra Olubi, la start-up a connu une croissance fulgurante de son activité ces trois dernières années. En 2018, elle concentrait jusqu’à 15% des transactions en lignes au Nigeria et desservait déjà 10 000 clients. Depuis lors, la fintech est entrée sur le marché ghanéen, et ces chiffres ont plus que triplé.<br><br>La nation arc-en-ciel semble être un choix tout à fait logique pour l’avenir de Paystack : « L’Afrique du Sud est l’un des marchés les plus importants du continent, et le lancement de nos activités ici représente une étape importante de notre développement », confirme Shola Akinlade.<br><br>Le caractère extrêmement concurrentiel du marché sud-africain n’a pas découragé la start-up nigériane : « Les possibilités d’innovation sur le marché sud-africains des paiements sont loin d’être épuisées. A l’heure actuelle les paiements numériques représentent moins de 50% des transactions dans tout le pays », explique Abdulrahmane Jogbojogbo, responsable produit chez Paystack. La concurrence est non seulement bien venue, mais aussi source de motivation. Plus il y a d’acteurs innovants, plus nous nous rapprochons de notre ambition de créer un marché africain intégré.<br><br>Ce chapitre sud-africain s’ouvre suite à l’acquisition en octobre dernier de Paystack par Stripe. Basée à San Francisco et à Dublin, Stripe qui propose des solutions de paiement en ligne aux Etats-Unis et en Europe a déboursé quelques 200 millions de dollars pour acquérir Paystack et s’offrir ainsi une porte d’entrée sur le marché africain des paiements en ligne, un marché tout à fait prometteur selon son CEO Patrick Collison : « Il y a de grandes opportunités à saisir en Afrique. En valeur absolue, l’Afrique est un petit marché comparé à d’autres régions du monde. Toutefois le commerce en ligne y progresse de 30% chaque année » souligne-t-il, précisant par ailleurs que pour Stripe l’engagement en Afrique est un engagement à long terme : « Nous avons une vision à long terme car nous sommes une entreprise qui bâtit des infrastructures. Nous anticipons ce que le monde sera en 2040-2050 ». Même si Stripe a levé en mars dernier un financement de 600 millions de dollars essentiellement pour réaliser des investissements en Europe, considérée comme sa zone d’expansion prioritaire, l’Afrique tient visiblement une place de choix dans son agenda. A travers Paystack, Stripe est désormais présent dans 42 pays, dont trois pays africains</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/06/stripe-paystack.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="683" src="https://couleurcafe.info/media/2021/06/stripe-paystack-1024x683.jpg" alt="stripe-paystack" class="wp-image-47064" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/06/stripe-paystack-1024x683.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/stripe-paystack-300x200.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/stripe-paystack-768x512.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/stripe-paystack-1536x1024.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2021/06/stripe-paystack.jpg 1680w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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		<title>Maboula Soumahoro, une identité noire</title>
		<link>https://couleurcafe.info/maboula-soumahoro-une-identite-noire/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 May 2021 18:00:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Juin 2021]]></category>
		<category><![CDATA[Littérature / BD]]></category>
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					<description><![CDATA[Par Éléonore Bassop/Photos : Patricia Khan Maboula Soumahoro est docteure en civilisations du monde anglophone et spécialiste en études africaines-américaines et de la diaspora noire/africaine. Elle est maîtresse de conférences à l’université de Tours et présidente de l’association française Black History Month, dédiée à la célébration de l’histoire et des cultures noires. Maboula Soumahoro est [&#8230;]]]></description>
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<p>Par Éléonore Bassop/Photos : Patricia Khan</p>



<p>Maboula Soumahoro est docteure en civilisations du monde anglophone et spécialiste en études africaines-américaines et de la diaspora noire/africaine. Elle est maîtresse de conférences à l’université de Tours et présidente de l’association française Black History Month, dédiée à la célébration de l’histoire et des cultures noires. <strong>Maboula Soumahoro est une personnalité bien connue des cercles intellectuels français et africains-américains. Chacune de ses prises de parole est analysée disséquée et souvent incomprise.</strong></p>



<p>La question noire est au cœur de cet essai, qui explore avec tact l’éparpillement et les pérégrinations de ces corps formant une diaspora. Le parcourir, c’est aller à la rencontre de l’autrice et de sa propre histoire de femme noire française, et à l’histoire de l’Atlantique. Ce voyage triangulaire où se sont entrecroisées des générations de personnes d’ascendance africaine, entre Afrique, Amérique et Europe. De l’esclavage à l’immigration, en passant par la colonisation.</p>



<p>Qu’est-ce qu’une diaspora ? Comment nommer cette diaspora des personnes d’ascendance africaine ? Diaspora noire ? Diaspora africaine ? Quelle prégnance de nos corps noirs dans le monde occidental ? Qu’est-ce que ces noirs diasporiques ont en commun ? Autant de questions auxquelles Maboula Soumahoro nous donne des pistes de réflexions. Rien de péremptoire, rien ne nous est asséné. Des analyses scientifiques nous sont livrées. Le lecteur est sollicité par des questionnements afin d’en apprendre davantage et à poursuivre le travail de recherche.<br>Il est à noter qu’en France, les domaines d’études africaines, les études sur les diasporas ou les études sur le monde noir sont encore très peu répandus dans le champ académique, les chercheurs doivent souvent partir aux États-Unis pour se spécialiser, ce fut le cas pour Maboula Soumahoro.</p>



<p>L’Afrique, Maboula la connait peu ou mal, si ce n’est à travers des récits que lui en a fait sa mère, originaire de Côte-d’Ivoire. Comment se réclamer alors d’un pays dont on sait peu de choses ? Comment parler une langue, le <em>dioula</em>, quand on ne l’a pas apprise ? Comment habiter une langue imposée par l’histoire coloniale ? Qu’est-ce que la langue maternelle, la langue apprise, la langue naturelle ? Ces interrogations découlent de la citation du philosophe Jacques Derrida : « Je n’ai qu&#8217;une langue et ce n’est pas la mienne » rapportée dans l’ouvrage.</p>



<p>Cet essai s’inscrit dans une tradition littéraire noire américaine dans laquelle s’entremêlent narration autobiographique et histoire des idées, illustrées d’extraits de chants tirés du Gospel, du Blues, du Jazz, du Rhythm’n blues, du Reggae. Pour Maboula Soumahoro, élevée en banlieue parisienne, le rap est très important dans la mesure où les artistes arborant cette musique sont les chroniqueurs de leur quotidien.</p>



<p>En France, « Le triangle et l’hexagone : Réflexions sur une identité noire » est une urgence. Tandis qu’aux États-Unis, l’ouvrage suscite un regain d’intérêt pour cette diaspora noire européenne si proche et si lointaine.</p>



<p>A lire : Maboula Soumahoro, <em>Le triangle et l’hexagone : Réflexions sur une identité noire,</em> éditions de La Découverte en 2020.</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="819" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/CHOIX-MABOULA15504--1024x819.jpg" alt="" data-id="46996" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2021/05/CHOIX-MABOULA15504-.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=46996" class="wp-image-46996" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/CHOIX-MABOULA15504--1024x819.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/CHOIX-MABOULA15504--300x240.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/CHOIX-MABOULA15504--768x614.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/CHOIX-MABOULA15504--1536x1229.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/CHOIX-MABOULA15504--2048x1638.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="697" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/2-697x1024.jpg" alt="Maboula Soumahoro, une identité noire" data-id="46994" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2021/05/2.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=46994" class="wp-image-46994" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/2-697x1024.jpg 697w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/2-204x300.jpg 204w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/2-768x1128.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/2.jpg 800w" sizes="(max-width: 697px) 100vw, 697px" /></figure></li></ul></figure>
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		<title>FESTIVALS</title>
		<link>https://couleurcafe.info/festivals/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 May 2021 05:35:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Juin 2021]]></category>
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					<description><![CDATA[FRANCE 13 &#8211; 20 juin 2021 26ème édition du FESTIVAL RIO LOCO à Toulouse.Pour cette nouvelle édition, labellisée « Saison Africa 2020 » par l&#8217;Institut Français, le festival a fait appel à l&#8217;artiste congolais JP MIKA pour la réalisation de son affiche. Côté musique, de nombreux artistes sont invités : James BKS, Dobet Gnaoré, Fatoumata [&#8230;]]]></description>
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<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/05/1080x1080_Square_JAV21.png"><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/1080x1080_Square_JAV21-1024x1024.png" alt="" data-id="47041" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2021/05/1080x1080_Square_JAV21.png" data-link="https://couleurcafe.info/festivals/1080x1080_square_jav21/" class="wp-image-47041" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/1080x1080_Square_JAV21-1024x1024.png 1024w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/1080x1080_Square_JAV21-300x300.png 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/1080x1080_Square_JAV21-150x150.png 150w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/1080x1080_Square_JAV21-768x768.png 768w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/1080x1080_Square_JAV21-60x60.png 60w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/1080x1080_Square_JAV21.png 1080w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/05/RIO-LOCO-Afrika-2021.jpg"><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2021/05/RIO-LOCO-Afrika-2021-768x1024.jpg" alt="" data-id="47043" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2021/05/RIO-LOCO-Afrika-2021.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/festivals/rio-loco-afrika-2021/" class="wp-image-47043" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/05/RIO-LOCO-Afrika-2021-768x1024.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/RIO-LOCO-Afrika-2021-225x300.jpg 225w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/RIO-LOCO-Afrika-2021-1152x1536.jpg 1152w, https://couleurcafe.info/media/2021/05/RIO-LOCO-Afrika-2021.jpg 1477w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></a></figure></li></ul></figure>



<h3>FRANCE</h3>



<p><strong>13 &#8211; 20 juin 2021 26ème édition du FESTIVAL RIO LOCO à Toulouse.</strong><br>Pour cette nouvelle édition, labellisée « Saison Africa 2020 » par l&#8217;Institut Français, le festival a fait appel à l&#8217;artiste congolais JP MIKA pour la réalisation de son affiche. Côté musique, de nombreux artistes sont invités : James BKS, Dobet Gnaoré, Fatoumata Diawara, Kolinga Sextet, Gaël Faye, Les Amazones d’Afrique, Blick Bassy, Jawhar, Ray Lema.<br>Renseignements sur : www.rio-loco.org</p>



<p><strong>15 &#8211; 30 juin 2021 AFRICA FETE à Marseille</strong><br>Renseignements sur : <a href="https://www.africafete.com/">www.africafete.com</a></p>



<p><strong>21 &#8211; 27 juin 2021 La Défense Jazz Festival revient sur le parvis de Paris La Défense.</strong></p>



<p><strong>25 &#8211; 30 juin 2021 Le Blues autour du Zinc à Beauvais</strong><br>Avec : Alexis evans quartet ; Johnny Montreuil ; Keren Ann ; Last Train ; Michelle David &amp; the Gospel sessions ; Kaz Hawkins ; Soviet Suprem ; Sweet Scarlett (groupe local et sortie d&#8217;album ) ; Trust ; Akoustik<br>Renseignements sur : www.zincblues.com</p>



<p><strong>23 Juin &#8211; 10 Juillet 2021 JAZZ A VIENNE</strong><br>Jamie Cullum / Anne Pacéo / Salif Keita / Keziah Jones / Julia Sarr / Ibrahim Maalouf / Erik Truffaz (Carte blanche) / Avishai Cohen Trio / Vincent Peirani (Carte blanche), Marcus Miller, Roberto Fonseca, Danay Suarez…<br>Concert dessiné : Hugh Coltman &amp; Juanjo Guarnido</p>



<p><strong>8 &#8211; 25 juillet 2021 Marseille JAZZ DES CINQ CONTINENTS</strong></p>



<ul><li>8 juillet : What a wonderful World, Tribute to Louis Armstrong + Christian Sands &#8211; cour du centre de la Vieille Charité &#8211; 21h</li><li>9 juillet : Stéphanie Kerecki &amp; Thomas Encho + Airelle Besson Quartet &#8211; cour du centre de la Vieille Charité &#8211; 21h</li><li>10 juillet : Harold Lopez &#8211; Nussa Trio + Camille Bertault &#8220;Le Tigre&#8221; &#8211; cour du centre de la Vieille Charité &#8211; 21h</li><li>13 juillet : Marc Ribot Solo &#8211; Musée Cantini &#8211; 21h</li><li>15 juillet : Thomas de Pourquery Supersonic + Sylvain Luc &#8211; Mucem &#8211; 20h30</li><li>16 juillet : Thomas Dutronc + Cathy Heiting &#8211; Théâtre Silvain &#8211; 20h30</li><li>17 juillet : Ayo + Chassol &#8211; Théâtre Silvain &#8211; 20h30</li><li>18 juillet : Benjamin Faugloire Project + Stacey Kent &#8211; Théâtre Silvain &#8211; 20h30</li><li>20 juillet : Deluxe &#8211; Théâtre Silvain &#8211; 21h</li><li>21 juillet : Ibrahim Maalouf &#8211; Théâtre Silvain &#8211; 21h</li><li>22 juillet : Mocheeba + Pianoforte &#8211; Jardin du Palais Longchamp &#8211; 20h30</li><li>23 juillet : Naïssam Jalal &amp; Rythms of Resistance + Belmondo Quintet &#8211; Jardin du Palais Longchamp &#8211; 20h30</li><li>24 juillet : Avishai Cohen Trio + Sélène Saint-Aimé &#8211; Jardin du Palais Longchamp &#8211; 20h30</li><li>25 juillet : Marion Rampal &#8220;Tissé&#8221; + Concert de clôture surprise ! &#8211; Jardin du Palais Longchamp &#8211; 20h30</li></ul>



<p><strong>7 &#8211; 11 juillet 2021 &#8211; FESTIVAL CHORUS DES HAUTS-DE-SEINE</strong><br>Le Festival Chorus des Hauts-de-Seine explore la diversité et le croisement de différentes esthétiques des musiques actuelles. <strong>Philippe Katerine, Benjamin Biolay, Etienne de Crecy &#8211; Space Echo, Gaël Faye, PLK, Suzane, Maes, Abd Al Malik &#8211; Le jeune noir à l&#8217;épée, Dionysos, Fatoumata Diawara, Lefa, Chassol, Ayo… et bien d&#8217;autres </strong>seront présents sur les 5 scènes du festival.<br><strong>Informations pratiques et réservations</strong> sur <a href="https://chorus.hauts-de-seine.fr/">chorus.hauts-de-seine.fr</a></p>



<p><strong>Du 24 au 31 juillet 2021 COSMOJAZZ FESTIVAL Chamonix</strong><br>Brad Meldhau, Piers Faccini, Birds On A Wire, …</p>



<p><strong>22 &#8211; 25 juillet 2021 AFRICAJARC</strong><br>Voir le programme sur : www.africajarc.com</p>



<p><strong>31 juillet-5 août Fiest’à Sète au Théâtre de la mer, Sète<br>Avec Roberto Foseca, Sam Mangwana, Fatoumata Diawara, Kezia Jones, Crossborder Blues, Ray Lema, Jupiter Okwes…<br>Voir le programme sur</strong> : <a href="https://www.fiestasete.com/">www.fiestasete.com</a></p>



<p><strong>10, 11 &amp; 12 septembre 2021 FESTIVAL MUSIQUES METISSES à Angoulême</strong><br>Avec Ayo, Gaël Faye, Sona Jobarteh, Abraham Inc., Africa 2020 Live! , Emir Kusturica &amp; The No Smoking Orchestra…</p>



<h3>SÉNÉGAL</h3>



<p><strong>2 &#8211; 6 juin 2021 FESTIVAL DE DANSE KAAY FECC</strong> (édition digitale) à Dakar, Sénégal. Informations pratiques et renseignement sur www.kaayfecc.com</p>



<h3>BELGIQUE</h3>



<p><strong>Afropolitan Festival SUMMER AU BOZAR (Bruxelles)</strong><br>9/07/2021 &gt; 11/07/2021<br>L’édition 2021 du festival invite des artistes mais aussi des entrepreneuses à venir présenter leurs créations et à partager avec le public leurs expériences, leurs réflexions mais aussi leurs luttes et leurs espoirs.<br>​​​​​Avec : <strong>Lisette Lombé, Cécile Djunga, Marthe Djilo Kamga, Guilaine Kinouani, Olivette Otele</strong> et autres à confirmer. Plus d’informations sur le site <a href="https://www.bozar.be/">bozar.be</a></p>



<p><strong>BOZAR</strong><br>30/04/2021 &gt; 12/07/2021<br>Exposition en ligne <em><strong>Culture At Work Africa </strong></em>: La présentation numérique multimédia et carte graphique réunit 33 projets qui ont été conduits dans 15 pays africains (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, République démocratique du Congo, Côte d’Ivoire, Kenya, Mali, Niger, Nigeria, Rwanda, Sénégal, Tanzanie, Togo, Ouganda et Zimbabwe). Cette présentation met en lumière une série d&#8217;initiatives récentes et inédites qui soulignent l’importance du dialogue interculturel et de la <strong>diversité culturelle </strong>dans le développement de sociétés inclusives et pacifiques, au sein des espaces urbains complexes et des carrefours politiquement sensibles du continent.</p>



<h3>RDC</h3>



<p><strong>4 au 6 juin 2021 FESTIVAL AMANI</strong> au collège Mwanga de Goma<br>Pour tout renseignement : <a href="https://amanifestival.com/fr/">www.amanifestival.com</a></p>



<h3>QUÉBEC &#8211; CANADA</h3>



<p><strong>6 &#8211; 18 juillet 2021 FESTIVAL INTERNATIONAL NUITS D’AFRIQUE</strong><br>Voir le programme sur : <a href="https://www.festivalnuitsdafrique.com/">www.festivalnuitsdafrique.com</a></p>



<h3>ROYAUME-UNI</h3>



<p><strong>12-21 novembre 2021 EFG LONDON JAZZ FESTIVAL</strong><br>Voir le programme sur : <a href="https://efglondonjazzfestival.org.uk/">www.efglondonjazzfestival.org.uk</a></p>
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		<title>MUSIQUE</title>
		<link>https://couleurcafe.info/musique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 30 May 2021 05:28:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Agenda]]></category>
		<category><![CDATA[Juin 2021]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://couleurcafe.info/?p=46984</guid>

					<description><![CDATA[CONCERTS GWENDOLINE ABSALON1er, 2 &#38; 3 juin 2021 IOMMA, La Réunion4 juin 2021, Sakifo festival, Saint-Pierre, La Réunion Yilian Cañizares12 Juin 2021 Basel (CH) Off Beat Festival Resilience TRIO20 juin 2021 Prague (CZ) Divadlo ABC Omar Sosa &#38; Yilian Cañizares – Aguas Trio24 Juin 2021 Colombes (FR) &#8211; L’Avant Seine/Théâtre de Colombes &#8211; ERZULIE 26 [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h3>CONCERTS</h3>



<p><strong>GWENDOLINE ABSALON</strong><br>1er, 2 &amp; 3 juin 2021 IOMMA, La Réunion<br>4 juin 2021, Sakifo festival, Saint-Pierre, La Réunion</p>



<p><strong>Yilian Cañizares</strong><br>12 Juin 2021 Basel (CH) Off Beat Festival Resilience TRIO<br>20 juin 2021 Prague (CZ) Divadlo ABC Omar Sosa &amp; Yilian Cañizares – Aguas Trio<br>24 Juin 2021 Colombes (FR) &#8211; L’Avant Seine/Théâtre de Colombes &#8211; ERZULIE 26 juin 2021 Oloron (FR)Jazz à Oloron Resilience TRIO</p>



<p>02 juillet 2021 Vauvert (FR) Jazz à Junas Omar Sosa &amp; Yilian Canizares – AGUAS TRIO<br>23 juillet 2021 Saint Moritz (CH) Omar Sosa &amp; Yilian Canizares – AGUAS TRIO<br>19 Novembre 2021 Paris (FR) &#8211; Philharmonie de Paris/Cité de la Musique &#8211; ERZULIE</p>



<p><strong>WASIS DIOP</strong> 7 Juin 2021 – Paris (75) – Studio de l’Ermitage (Livestream à 21H)</p>



<p><strong>MARIAA SIGA</strong> en trio acoustique accompagnée de PAPA MALICK NDIAYE à la guitare et de AZIZ LOULOU MANGA aux percussions 11 juin 2021 Cannes<br><strong>Ray LEMA &amp; Laurent DE WILDE</strong> 15 &amp; 16 JUIN 2021 au Sunset</p>



<p><strong>OUM </strong>17 Juin 2021 – Paris (75) – Institut du Monde Arabe</p>



<p><strong>XAVIER BELIN </strong>30 juin 2021 au Sunset, Paris</p>



<p><strong>CYNTHIA ABRAHAM</strong><br>17 juin 2021 avec Anna Paceo, Théâtre Colisé à Lens<br>2 juillet 2021 avec Selkies, Montluçon Festival<br>9 juillet 2021 avec Anne Paceo à Anemasse<br>13 juillet 2021 Carte blanche au Baiser Salé, Paris</p>



<p><strong>OMAR SOSA</strong><br>18 Juin 2021 – Eymet (24) – Espace Culturel<br>19 Juin 2021 – Lille (59) – Piano(s) Festival<br>29 Juin 2021 – Paris (75) – Le Bal Blomet</p>



<p><strong>3MA</strong><br>5 Juin 2021 – Tonneins (47) – Théâtre de Verdure<br>7 Juin 2021 – Lyon (69) – Les Nuits de Fourvière<br>11 Juin 2021 – Le Poët Laval (26) – Plein Air</p>



<p><strong>SONA JOBARTEH</strong><br>29 Juin 2021 – Boulogne-Billancourt (92) – La Seine Musicale</p>



<p><strong>SAM MANGWANA</strong><br>22 Juillet 2021 – Le Havre (76) – Festival Mo’Zaïque<br>26 Août 2021 – Coutances (50) – Festival Jazz sous les Pommiers</p>



<p><strong>CHRISTINE SALEM</strong><br>1er Juillet 2021 – Dieulefit (26) – Festival Bizz’Art Nomade<br>2 Juillet 2021 – Floirac (33) – Festival Hauts de Garonne<br>16 Juillet 2021 – Vence (06) – Festival Les Nuits du Sud<br>23 Juillet 2021 – Cajarc (46) – Festival Africajarc<br>25 Juillet 2021 – Saint-Junien (87) – Festival Labyrinthe de la Voix<br>30 Juillet 2021 – Beaumont (63) – Voix Romanes</p>



<p><strong>Albert King</strong><br>14 septembre, New Morning, Paris</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
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