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	<title>La Une &#8211; Couleur Café</title>
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		<title>Le voyage sonore de Sonny Troupé</title>
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		<pubDate>Thu, 23 Apr 2026 10:18:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Une]]></category>
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					<description><![CDATA[Issu d’une famille de musiciens, le percussionniste et batteur guadeloupéen Sonny Troupé est toujours à l’affût de nouvelles sonorités. Il démontre avec son nouvel opus «&#160;Evy danse&#160;», que d’autres voies sont possibles et nous invite à participer à ce voyage. En route&#160;! Couleur Café&#160;: Tu sors le troisième album, «&#160;Evy danse&#160;», est-ce Evy qui danse [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Issu d’une famille de musiciens, le percussionniste et batteur guadeloupéen Sonny Troupé est toujours à l’affût de nouvelles sonorités. Il démontre avec son nouvel opus «&nbsp;Evy danse&nbsp;», que d’autres voies sont possibles et nous invite à participer à ce voyage. En route&nbsp;!</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Tu sors le troisième album, «&nbsp;Evy danse&nbsp;», est-ce Evy qui danse ou une évidence ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Sonny Troupé&nbsp;:</strong> C&#8217;est Evy qui vit et qui, à un moment donné, danse. C&#8217;est un personnage qui est multi-âge en fonction des pièces de l&#8217;album. Ça peut être une enfant, une adolescente, peut-être une adulte ou une personne dans la force de l&#8217;âge. En fait, elle est multi-âge et l&#8217;album représente tout ce qu&#8217;Evy peut rencontrer sur sa route. Il s’agit d’un voyage.</p>



<p>En réalité j&#8217;ai cinq albums à mon actif, mais c&#8217;est le troisième de ce type-là, avec le Sonny Troupé Quartet Add4. L&#8217;idée était de continuer à chercher comment écrire pour d&#8217;autres instruments, la musique Gwoka.&nbsp;</p>



<p><strong>Couleur café&nbsp;: Alors, comment les cordes s&#8217;adaptent -elles à ton Gwoka ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Sonny Troupé&nbsp;:</strong> Elles s&#8217;adaptent parce que ce sont simplement des instruments de musique.</p>



<p>Et même si on peut penser que, de manière stéréotypée, le quartet à cordes est fait pour jouer qu&#8217;un type de musique, bien au contraire, on peut faire en sorte qu&#8217;il joue n&#8217;importe quel type de musique et dans ce cas précis, le Gwoka. Et j&#8217;ai envie de dire, c&#8217;est pareil pour l&#8217;instrument Tambour-ka. On peut penser que c&#8217;est un instrument à percussion qui ne peut jouer que de la musique Gwoka, mais bien au contraire, il peut très bien jouer de la musique classique ou du jazz.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Comment est née cette idée-là d&#8217;ajouter des cordes ? Et pourquoi ?</strong></p>



<p><strong>S.T.&nbsp;:</strong> Je pense que c&#8217;est au fil du temps. Le triptyque a commencé en 2013. Je rencontre des musiciens sur la route, des gens qui jouent des instruments à cordes et je me lance aussi des défis. Je me dis voilà, quelque chose qui paraît très loin de nos musiques, ce serait bien de voir comment ce type d&#8217;instrument joue des mélodies ou des rythmes qui sont dans nos musiques.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Dans l&#8217;album, il y a des invités.&nbsp;</strong></p>



<p><strong>S.T.&nbsp;:</strong> Il y a plein d&#8217;invités. Oui, il y en a cinq.&nbsp; il y a Raphaël Philibert, qui est saxophoniste, le guitariste Christian Laviso, qui est un sacré musicien, connaisseur de cette musique sur un instrument qui n&#8217;est pas l&#8217;instrument traditionnel du Gwoka. L&#8217;idée est aussi d&#8217;avoir des gens qui sont un peu dans cette veine-là. Et puis, à côté de ça, il y a Laurent Lalsingué, qui joue du style Pan. Et là, sur l&#8217;album, il y a aussi des morceaux qui sont plus de l&#8217;ordre de la fusion entre plusieurs styles musicaux. On trouve aussi la chanteuse Lou Tavano, qui a aussi écrit le texte « Sans mêlée ». Lucien Troupé, dit un texte, « Une étoile toujours sera la bienvenue », ainsi que le morceau « Léòno », qu’il interprète. Il s’agit d’un morceau traditionnel de Michel Laurent, un grand maître.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Je souligne que ton jazz est toujours pétri de tradition. C&#8217;est ce qui te caractérise aussi.</strong>&nbsp;</p>



<p><strong>S.T.&nbsp;:</strong> Oui, en fait, il y a deux choses&nbsp;: La volonté de continuer à écrire la musique gwoka, et le fait qu&#8217;il y ait beaucoup de types de musique que j&#8217;aime, par mon éducation. J&#8217;aime aussi faire des expériences avec plein de musiques différentes, qui m&#8217;animent. Et bien évidemment, le jazz en fait partie, la musique électronique, le métal aussi, des choses que j&#8217;ai pu rencontrer, que j&#8217;aime bien.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: On entend aussi un peu de rap dans ta musique&#8230;&nbsp;</strong></p>



<p><strong>S.T.&nbsp;:</strong> Ce que je retire du rap, du hip-hop et de la musique électronique, c&#8217;est justement cette idée de mots, de scander les choses, de dire des messages. Et le côté sample aussi, sampler les choses, sampler des voix. Dans l&#8217;album, je sample Thomas Sankara, ainsi que des gens du pays. Et ça, c&#8217;est vrai que c&#8217;est dans le hip-hop, dans la musique électronique, qu&#8217;on le fait souvent. C’est ce que j&#8217;apprécie et du coup, je m&#8217;en sers depuis le premier disque. C&#8217;est quelque chose qui reste.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Et pour finir, il y a toujours cette place que tu fais aussi à l&#8217;Afrique, dans ta musique aussi, qui est assez importante, je crois.</strong></p>



<p><strong>S.T.&nbsp;:</strong> Oui, c&#8217;est très important. De toutes les façons, on ne peut rien faire sans savoir d&#8217;où l&#8217;on vient. Et c&#8217;est toujours intéressant et très important de faire des allers-retours pour avancer. C’est la trajectoire des vies.</p>



<p class="has-text-align-right">Propos recueillis par Ewané Nja Kwa</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-3 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-7.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-7-1024x1024.jpg" alt="Sonny Troupé" data-id="48630" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-7.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48630" class="wp-image-48630" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-7-1024x1024.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-7-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-7-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-7-768x768.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-7-1536x1536.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-7-60x60.jpg 60w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-7.jpg 2000w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-2.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-2-1024x1024.jpg" alt="Sonny Troupé" data-id="48631" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-2.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48631" class="wp-image-48631" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-2-1024x1024.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-2-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-2-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-2-768x768.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-2-1536x1536.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-2-60x60.jpg 60w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-2.jpg 2000w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-10-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="511" src="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-10-1024x511.jpg" alt="Sonny Troupé" data-id="48629" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-10-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48629" class="wp-image-48629" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-10-1024x511.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-10-300x150.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-10-768x383.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-10-1536x766.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2026/04/Sonny-Presse-10-2048x1022.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li></ul></figure>
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		<title>L’Exotisme Lyrique de Marie Claude Bottius</title>
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		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 08:09:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Une]]></category>
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					<description><![CDATA[Soprano lyrique et comédienne, féministe et femme du monde, Marie Claude Bottius conte l’histoire de l’esclavage à travers «&#160;Esclave ou Reine Exotisme Lyrique&#160;», un récital et une conférence engagés sur les questions sociétales et historiques. Rencontre. Couleur Café&#160;: Pourquoi avoir rajouté «&#160;Exotisme Lyrique&#160;» au titre de ton album ?&#160; Marie Claude Bottius&#160;: Parce que, au [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Soprano lyrique et comédienne, féministe et femme du monde, Marie Claude Bottius conte l’histoire de l’esclavage à travers «&nbsp;</strong><strong>Esclave ou Reine Exotisme Lyrique&nbsp;», un récital et une conférence engagés sur les questions sociétales et historiques. Rencontre.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Pourquoi avoir rajouté «&nbsp;Exotisme Lyrique&nbsp;» au titre de ton album ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Marie Claude Bottius&nbsp;:</strong> Parce que, au départ, le projet de spectacle, n’était pas seulement un album, mais un récital. Et c&#8217;est également une conférence. Au début, je l’avais intitulé Exotisme Lyrique, parce lorsque je travaillais des morceaux, je voyais et j&#8217;entendais des musiques avec des rythmes afro-descendants, une couleur que mes partenaires blancs n&#8217;entendaient pas.</p>



<p>Il y a des morceaux dans l&#8217;art lyrique qui ont été écrits par des compositeurs blancs, hommes, mais qui, pour moi, sont directement influencés de ma culture caribéenne. Je suis martiniquaise. Ensuite, je suis allée plus loin. En 2018, j&#8217;ai été appelée pour passer des auditions pour le rôle principal d&#8217;un opéra écrit en 1842, avant l&#8217;abolition de l&#8217;esclavage en France. Cet opéra, qui a été oublié, s&#8217;appelle Le Code Noir, il dénonce l&#8217;esclavage et qui évoquent la femme noire, de l&#8217;esclave à la reine. Voilà pourquoi ce titre est en deux temps.&nbsp;</p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: En parlant d’écriture et de rythme, l’introduction d’un tambour bèlè aurait-il été nécessaire&nbsp;?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Marie Claude Bottius&nbsp;: </strong>Dans mon album, j&#8217;ai voulu vraiment respecter l&#8217;écriture musicale. Je n&#8217;ai pas voulu rajouter de percussions, mais j&#8217;ai déjà fait des spectacles où on a rajouté des percussions. Par exemple, j&#8217;ai répondu à une commande de Lydie Bétis, directrice du SERMAC et du Festival de Fort-de-France, en Martinique, en 2017. On a fait une magnifique soirée de gala où justement on a fait jouer trois joueurs de bèlè avec un quatuor à cordes et un piano. Nous avons proposé tout un programme d&#8217;art lyrique. On a mélangé des musiques classiques caribéennes avec des grands airs de musique classique. Par exemple, des extraits de Carmen ou de Porgy and Bess. On l&#8217;a fait. Mais dans ce projet-là, j&#8217;ai préféré le violoncelle au tambour. Je voulais vraiment montrer que ces morceaux sont connus comme étant des morceaux classiques. Et je ne veux pas non plus faire des projets qui me ramènent seulement à ma culture caribéenne.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Comment es-tu tombée dans la musique lyrique ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>MCB&nbsp;: </strong>Je suis née à Paris. J&#8217;ai eu la chance d&#8217;avoir des parents qui me permettaient de comprendre mon histoire et de m&#8217;emmener régulièrement en Martinique. Mes parents, qui sont catholiques, m&#8217;ont mis au catéchisme de façon très simple. Et c&#8217;est le prêtre qui a dit au chef de chœurs, prends-la, elle chante tout le temps. J&#8217;ai chanté en chœurs et j&#8217;avais des vibrations qui me procuraient&nbsp; un bonheur inouï.&nbsp;</p>



<p>J&#8217;ai chanté aussi bien aux Invalides qu&#8217;à Notre-Dame de Paris. Des expériences vraiment extraordinaires avec orchestre, des chœurs d&#8217;adultes. C&#8217;est une sensation et un bonheur que j&#8217;ai voulu continuer à vivre, en devenant adulte.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Pour revenir à l&#8217;album, ce récital est composé de pièces qui ont déjà été composées ?</strong> <strong>MCB&nbsp;:</strong> Oui, c&#8217;est vraiment de la musique classique qui a été écrite au XIXe siècle. Et ce n&#8217;est que de la musique française, l&#8217;album est en français.</p>



<p>Le XIXe siècle parce que c&#8217;est le siècle des abolitions de l&#8217;esclavage. Je trouvais intéressant de me dire comment cette musique était comprise et interprétée, intégrée au niveau culturel.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Pouvez-vous me parler de Louis Clapisson ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>MCB&nbsp;: </strong>Louis Clapisson était compositeur. Et en plus, c&#8217;était un collectionneur d&#8217;instruments extrêmement connu à son époque. Il était plus célèbre que Berlioz mais il est tombé dans l&#8217;oubli. Un orchestre a retrouvé la partition du Code Noir qu’il avait écrite et a décidé de monter cet opéra dont Eugène Scribe a écrit les textes. Ils sont partis d&#8217;un livre, « Les épaves », écrit par une femme, Fanny Reybaud, qui a dénoncé l&#8217;esclavage au XIXe siècle. On dit qu&#8217;un épave, c&#8217;est un esclave qui n&#8217;a pas de maître et qui n&#8217;est donc pas référencé, qui n&#8217;a pas d&#8217;attache et qui peut être considéré encore pire que tout.&nbsp;</p>



<p>Je trouve qu&#8217;il est important de pouvoir dire qu&#8217;au XIXe siècle, il y avait des femmes qui écrivaient, et étaient publiées. Et ce qu&#8217;elle a écrit a été repris aussi bien par Louis Clapisson et Eugène Scribe que par des personnes du théâtre. Ce livre a aussi été adapté au théâtre.</p>



<p>De nombreux textes sont tombés dans l&#8217;oubli, or l&#8217;esclavage est la source de ces textes-là.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Et quel est le but du jeu, en fait ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>MCB&nbsp;: </strong>Mon but est multiple. Le premier, est de dire que la musique classique n&#8217;est pas faite que pour les Blancs, parce que les Afro-descendants peuvent également trouver dans la musique classique des influences et des choses qui viennent du sud du monde. Lorsque j&#8217;ai commencé à étudier la musique classique et l&#8217;art lyrique, les Blancs disaient&nbsp;: « Ah, c&#8217;est rare d&#8217;avoir des gens d&#8217;ailleurs qui s&#8217;intéressent à la musique classique. » Le but, c&#8217;est aussi de répondre aux Noirs qui disent « Ah ouais, mais la musique classique, c&#8217;est une musique de Blancs. » Je trouve intéressant de voir que des hommes blancs ont écrit des œuvres pour parler de personnages féminins noirs comme premier rôle. C&#8217;est rare. Souvent, les héros sont des hommes. Ils ont écrit aussi pour des héroïnes femmes et des héroïnes femmes noires. Ils ne les ont pas du tout réduites à des femmes-objets. Contrairement à ce qu&#8217;on pourrait penser et aux idées reçues qu&#8217;on a aujourd&#8217;hui encore sur le stéréotype de la femme exotique allongée sur un canapé. Non, là, les femmes qui sont héroïnes dans les opéras que j&#8217;ai choisis, que j&#8217;ai montrées dans ce projet, ont un tas d&#8217;aventures, elles prennent des décisions, elles s&#8217;échappent, elles se vengent. C&#8217;est important de dire qu&#8217;au XIXe siècle, ça existait.&nbsp;</p>



<p>Tout ça pour montrer qu&#8217;il n&#8217;y a pas d&#8217;un côté le blanc, de l&#8217;autre le noir, d&#8217;un côté l&#8217;Europe riche, de l&#8217;autre côté l&#8217;Afrique pauvre. Non, il y avait déjà des mélanges, il y avait déjà des influences. Et on peut être fier, en tant qu&#8217;afro-descendant, de dire qu&#8217;on a participé à la richesse culturelle.</p>



<p><strong>Propos recueillis par Samuel Nja Kwa</strong></p>



<p>Découvrez le clip officiel de&nbsp;<strong>La Prière de Zamba </strong>&nbsp;:&nbsp;<a href="https://www.youtube.com/watch?v=DgKJecWikFU">https://www.youtube.com/watch?v=DgKJecWikFU</a></p>



<p><br>L&#8217;album <strong>Esclave ou Reine Exotisme Lyrique</strong> est disponible sur toutes les plateformes, sur le site du label Maguelone et à la Fnac : <a href="https://www.maguelone.fr/fr/home/201-esclave-ou-reine-exotisme-lyrique-3770003584704.html">https://www.maguelone.fr/fr/home/201-esclave-ou-reine-exotisme-lyrique-3770003584704.html</a></p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-3-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="683" src="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-3-1024x683.jpg" alt="Marie Claude Bottius" data-id="48579" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-3-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48579" class="wp-image-48579" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-3-1024x683.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-3-300x200.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-3-768x512.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-3-1536x1025.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-3-2048x1366.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-2-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="683" src="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-2-1024x683.jpg" alt="Marie Claude Bottius" data-id="48578" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-2-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48578" class="wp-image-48578" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-2-1024x683.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-2-300x200.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-2-768x512.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-2-1536x1025.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-2-2048x1366.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-1-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="683" src="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-1-1024x683.jpg" alt="Marie Claude Bottius" data-id="48577" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-1-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48577" class="wp-image-48577" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-1-1024x683.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-1-300x200.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-1-768x512.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-1-1536x1025.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-1-2048x1366.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-4-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="682" src="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-4-1024x682.jpg" alt="Marie Claude Bottius" data-id="48576" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-4-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48576" class="wp-image-48576" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-4-1024x682.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-4-300x200.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-4-768x511.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-4-1536x1022.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Marie-Claude-Bottius-4-2048x1363.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li></ul></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Gaëlle Wondjè, 20 ans de musique et d’engagement</title>
		<link>https://couleurcafe.info/gaelle-wondje-20-ans-de-musique-et-dengagement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 08:00:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Mars 2026]]></category>
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					<description><![CDATA[Née dans une famille de mélomanes, la chanteuse camerounaise de jazz revient au-devant de la scène avec «&#160;Mukati&#160;», un opus qui célèbre vingt années de carrière. Bilan et objectifs. Ton papa était guitariste, Peux-tu nous rappeler tes débuts dans la musique ? Je ne m’en rappelle pas trop bien, je ne sais plus à quel [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Née dans une famille de mélomanes, la chanteuse camerounaise de jazz revient au-devant de la scène avec «&nbsp;Mukati&nbsp;», un opus qui célèbre vingt années de carrière. Bilan et objectifs.</strong></p>



<p><strong>Ton papa était guitariste, Peux-tu nous rappeler tes débuts dans la musique ?</strong></p>



<p>Je ne m’en rappelle pas trop bien, je ne sais plus à quel âge j’ai commencé à chanter. Je me souviens que je chantais pendant que mon père jouait de la guitare devant notre maison à Bonabéri, non loin de Douala.</p>



<p><strong>En tant que femme, est-ce facile de vivre de la musique en Afrique ?&nbsp;</strong></p>



<p>Être artiste musicien n’est pas facile en Afrique, et femme artiste encore moins.&nbsp;Au Cameroun l’art peine à exister et à être reconnu comme profession mais on se bat. Je suis une femme artiste entrepreneure, j’apporte plus de lumière à l’industrie culturelle, principalement au <em>KAMERJAZZ</em> qui est mon genre musical.</p>



<p><strong>Au bout de 20 ans de carrière, tu as dû faire beaucoup de sacrifices, qu’est ce qui te motive aujourd’hui ?</strong></p>



<p>C’est justement l’envie de trouver des solutions pour la jeunesse et pour la profession. Participer au rayonnement de la musique camerounaise à l’international.&nbsp;</p>



<p><strong>Tu es Déléguée Générale du Fejamac, ambassadrice de Espoir Santé Afrique ainsi que de du projet Juste une Étincelle organisé par l&#8217;Association Promotion et Assistance de la Femme Africaine, où trouves-tu le temps et qu’est-ce que ça implique ?</strong></p>



<p>Je suis également la présidente de l’association PRODE qui chapeaute plusieurs projets dont le FEJAMAC effectivement. Le temps est une denrée rare dans ma vie, je navigue entre la famille et le travail, j’ai à peine le temps de me reposer décemment. C’est ainsi que ma vie a du sens. La vision, les projets et les objectifs sont au-dessus de tout.</p>



<p><strong>Tu as été choriste de Manu Dibango, Ben Decca, Étienne Mbappé, Charlotte Dipanda, tu as accompagné d’autres artistes camerounais, qu’est-ce que ces expériences t’ont apportées ?</strong></p>



<p>Le professionnalisme&nbsp;L’ouverture d’esprit L’expérience&nbsp;La maturité&nbsp;</p>



<p><strong>Raconte-nous ton voyage musical en Chine, comment ta musique a-t-elle été accueillie ?</strong></p>



<p>Grâce à l’entregent de Didier Toko promoteur culturel camerounais, j’ai été sollicitée en 2024 par Haiying Song, Productrice chinoise vivant au Canada pour un contrat de 3 mois en Chine avec mon équipe. Ce fut une expérience enrichissante et inoubliable, la rencontre des peuples et des cultures, le partage des connaissances. Notre répertoire Kamerjazz a été super bien accueilli et a attiré beaucoup de curiosité.</p>



<p><strong>Tu reviens au-devant de la scène avec un nouvel album, </strong><strong><em>Mukati</em></strong><strong>, qui signifie ? Et de quoi parle cet album ?</strong></p>



<p><em>Mukati</em> signifie Pont en langue Duala. C’est un album aux sonorités traditionnelles et jazz dans une ambiance acoustique. C’est un retour à l’essentiel, aux origines tout en ouvrant sur le monde avec la présence de la langue anglaise sur certaines chansons. <em>Mukati</em> est définitivement une passerelle entre les mondes.</p>



<p><strong>Tu t’exprimes dans plusieurs langues camerounaises, ainsi qu’en français et en anglais, tout semble facile pour toi, en tant que coach vocale, est-ce facile de chanter ou de passer d’une langue à une autre ?</strong></p>



<p>Absolument pas. C’est un travail énorme sur la connaissance des différentes langues, la prononciation, la rime et le rythme, et surtout le sens des mots et expressions.</p>



<p><strong>On ressent dans cet album une atmosphère particulière, qu’est-ce qui le caractérise&nbsp;?</strong></p>



<p>J’ai associé le mvet (guitare traditionnelle camerounaise) et le balafon au piano sur des accords jazzy. J’ai aussi chanté en étant accompagnée d’une guitare acoustique. Le tout pour un résultat épuré mais intense et typé. J’ai co-arrangé l’album avec Samy Mahop, Étienne Mbappé qui a ré-arrangé le titre <em>Mbu’Époupa</em> de François Misse Ngoh, il a également mis une guitare acoustique sur titre <em>O Hou Ka Djié</em>. Au balafon, j’étais accompagnée par la jeune Amady sur le titre <em>Will You Be The One</em>, et au mvet par François Alima sur les titres <em>Mukati </em>et <em>Be Grateful</em>. Patrick Tawambe a apporté son jeu groovy à la Bass sur les titres <em>Mbango, Wa nde we, Be Grateful</em> et<em> Will you be the one</em>.</p>



<p class="has-text-align-right">Propos recueillis par Ewané</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_Wondjè01.jpeg"><img loading="lazy" width="747" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_Wondjè01-747x1024.jpeg" alt="" data-id="48571" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_Wondjè01.jpeg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48571" class="wp-image-48571" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_Wondjè01-747x1024.jpeg 747w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_Wondjè01-219x300.jpeg 219w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_Wondjè01-768x1053.jpeg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_Wondjè01.jpeg 934w" sizes="(max-width: 747px) 100vw, 747px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_W.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="555" src="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_W-1024x555.jpg" alt="" data-id="48570" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_W.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48570" class="wp-image-48570" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_W-1024x555.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_W-300x163.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_W-768x416.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_W.jpg 1426w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li></ul></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Lulendo, Lameck et Benjamin Kimpari racontent l&#8217;Angola</title>
		<link>https://couleurcafe.info/lulendo-lameck-et-benjamin-kimpari-racontent-langola/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 06 Dec 2025 08:22:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Une]]></category>
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					<description><![CDATA[NOSSA ANGOLA&#160;! Né dans le Nord de l’Angola, à Maquela do Zombo, le chanteur virtuose de la sanza Lulendo revient au-devant de la scène du festival Africolor, accompagné de ses compagnons de musique, le guitariste chanteur Lameck et le danseur Benjamin Kimpari. Ils unissent leurs voix, guitare, sanza, danse, et racontent leur Angola. Rencontre. Couleur [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>NOSSA ANGOLA&nbsp;!</strong></p>



<p><strong>Né dans le Nord de l’Angola, à Maquela do Zombo, le chanteur virtuose de la sanza Lulendo revient au-devant de la scène du festival Africolor, accompagné de ses compagnons de musique, le guitariste chanteur Lameck et le danseur Benjamin Kimpari. Ils unissent leurs voix, guitare, sanza, danse, et racontent leur Angola. Rencontre.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Ce projet Nossa Angola regroupe le guitariste Lameck, le danseur Benjamin Kimpari et toi, Lulendo, comment vous êtes-vous rencontrés&nbsp;?</strong></p>



<p>Lulendo&nbsp;: J’ai rencontré Lameck à Paris pendant une réunion des associations angolaises. Peu de temps après nous avons travaillé ensemble sur mon projet Trio de l’époque&nbsp;; je cherchais un guitariste pour m’accompagner en tournée. Après chacun a évolué dans son coin et a écrit son histoire. Le danseur Benjamin nous a été présenté par un autre artiste multidisciplinaire Kabwenha afin qu’il fasse partie de cette création, <strong><em>Nossa Angola</em></strong>.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Qui signifie&nbsp;?</strong></p>



<p>L&nbsp;: Notre Angola. Il s’agit d’une création performante pour le cinquantième anniversaire de l’indépendance de L’Angola (Ndlr&nbsp;: 1975, indépendance de l’Angola).&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Que représente l’Angola pour toi&nbsp;?</strong></p>



<p>L&nbsp;: Pour moi, l’Angola représente une identité, un point de repère, une boussole qui me guide à travers le monde.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Et l’indépendance&nbsp;?</strong></p>



<p>L&nbsp;: La période de l’indépendance est une renaissance, l’espoir d’une vie meilleure, être responsable de notre destinée même si aujourd’hui je vois les choses autrement.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Comment est née l’idée de ce projet&nbsp;?</strong></p>



<p>L&nbsp;: Le projet est né d’une rencontre avec le Festival Africolor, qui a eu l’idée de célébrer les indépendances des pays lusophones. Et l’Angola ne pouvait pas être absente de ce projet. L’équipe du festival a rencontré Lameck qui m’en a fait part, c’est comme ça que l’aventure a commencé. Et nous sommes ravis de représenter l’Angola dans ce cadre.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Comment se décline le projet&nbsp;? Est-ce un récital&nbsp;?</strong></p>



<p>L&nbsp;: Oui une sorte de récital musical à travers nos chansons respectives qui parlent de l’Angola. La danse fait le lien entre toutes les cultures de notre terre et la poésie d’Agostinho Neto, le premier Président (Ndlr&nbsp;: Homme d&#8217;État angolais, premier président de la république populaire d&#8217;Angola et président du Mouvement populaire de libération de l’Angola, décédé en septembre 1979 à Moscou). Puis il y a l’acquisition de notre indépendance, qui symbolise notre attachement à ce grand pays. Nous pensons à celles et ceux qui se sont sacrifiés pour nous libérer du colonialisme.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Comment avez-vous travaillé&nbsp;?</strong></p>



<p>L&nbsp;: Nous avons travaillé à distance et en présentiel. Les technologies et le numérique nous le permettent aujourd’hui. Après avoir monté le répertoire il était plus facile pour nous d’échanger et de nous adapter, nous approprier la matière et d’en faire quelque chose d’agréable musicalement et visuellement.&nbsp;</p>



<p><strong>Propos recueillis par Ewané Nja Kwa</strong></p>



<p><strong>CONCERT&nbsp;: Festival Africolor </strong><a href="http://www.africolor.com"><strong>www.africolor.com</strong></a><strong>&nbsp;</strong></p>



<p>17 Décembre 2025&nbsp;: Théâtre Public de Montreuil&nbsp;</p>



<p>18 Décembre 2025&nbsp;: Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis.</p>



<p><strong>Album de Lulendo à réécouter&nbsp;: </strong><strong><em>Mwinda</em></strong><strong>, 2017</strong></p>



<p>Enregistré et publié en 2017, Mwinda, le dernier opus de l’auteur-compositeur Lulendo est une lumière sur l’Angola, sa terre. <em>Mwinda</em> (feat. Tony Allen), <em>Africa Meu Amor</em> (feat. Tony Allen), <em>Kimapa Vita</em> sont les titres phare de l’album qui en comporte 10. À découvrir ou à redécouvrir.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Concert-Lulendo.jpg"><img loading="lazy" width="599" height="400" src="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Concert-Lulendo.jpg" alt="" data-id="48523" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Concert-Lulendo.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48523" class="wp-image-48523" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Concert-Lulendo.jpg 599w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Concert-Lulendo-300x200.jpg 300w" sizes="(max-width: 599px) 100vw, 599px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Benjamin-Kimpari.jpeg"><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Benjamin-Kimpari-1024x1024.jpeg" alt="" data-id="48525" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Benjamin-Kimpari.jpeg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48525" class="wp-image-48525" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Benjamin-Kimpari-1024x1024.jpeg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Benjamin-Kimpari-300x300.jpeg 300w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Benjamin-Kimpari-150x150.jpeg 150w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Benjamin-Kimpari-768x768.jpeg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Benjamin-Kimpari-1536x1536.jpeg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Benjamin-Kimpari-60x60.jpeg 60w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Benjamin-Kimpari.jpeg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Photo_lulendo.jpg"><img loading="lazy" width="500" height="500" src="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Photo_lulendo.jpg" alt="Lulendo" data-id="48547" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Photo_lulendo.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/lulendo-lameck-et-benjamin-kimpari-racontent-langola/photo_lulendo/" class="wp-image-48547" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Photo_lulendo.jpg 500w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Photo_lulendo-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Photo_lulendo-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Photo_lulendo-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 500px) 100vw, 500px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Lameck.jpeg"><img loading="lazy" width="1024" height="682" src="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Lameck-1024x682.jpeg" alt="" data-id="48526" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Lameck.jpeg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48526" class="wp-image-48526" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/12/Lameck-1024x682.jpeg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Lameck-300x200.jpeg 300w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Lameck-768x512.jpeg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Lameck-1536x1023.jpeg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2025/12/Lameck.jpeg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li></ul></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>KRISTO NUMPUBY DONNE DU RYTHME A BRASSENS</title>
		<link>https://couleurcafe.info/kristo-numpuby-donne-du-rythme-a-brassens/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 02:21:29 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Une]]></category>
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					<description><![CDATA[Dans la même veine que le premier volume, le guitariste, auteur compositeur et interprète franco-camerounais, Kristo Numpuby (prononcez Noum-Pou-by) célèbre les 104 ans de Geoges Brassens avec Brassens en Afrique Vol. 2. Confidences. Couleur Café&#160;: Après avoir produit Brassens en Afrique Volume 1, qu’est-ce qui t’a poussé à produire à nouveau un volume 2&#160;? Kristo [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans la même veine que le premier volume, le guitariste, auteur compositeur et interprète franco-camerounais, Kristo Numpuby (prononcez Noum-Pou-by) célèbre les 104 ans de Geoges Brassens avec Brassens en Afrique Vol. 2. Confidences.</p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Après avoir produit </strong><strong><em>Brassens en Afrique Volume 1</em></strong><strong>, qu’est-ce qui t’a poussé à produire à nouveau un volume 2&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Kristo Numpuby&nbsp;:</strong> Ce volume 2 me paraît évident notamment parce que j’ai redécouvert Georges Brassens sur scène. Je suis allé plus loin que prévu dans la restitution de ses chansons, ce qui m’a donné envie de montrer cette facette au public. C’est comme le prolongement d’une tournée.</p>



<p><strong>Brassens a un répertoire assez riche, sur quoi t’es-tu basé pour choisir les chansons qui figurent sur ce nouvel album&nbsp;?</strong></p>



<p>J’ai fait un sondage, en m’adressant à une dizaine de personnes musicalement proches de Brassens en leur proposant une liste de chansons à travers laquelle elle devait choisir celles qui les touchent le plus. À la base, il y avait une cinquantaine de titres ainsi que d’autres, qui m’inspiraient un peu plus.&nbsp;</p>



<p><strong>Et comment s’est opéré le choix du rythme&nbsp;?</strong></p>



<p>Le choix du rythme des chansons de Brassens s’est fait à travers les percussions. Dans un premier temps, j’ai lu les textes sans les chanter, puis je les ai rythmés sur une table avec mes doigts. C’était instinctif et en fonction du texte. Ils sont denses, il y a des silences, des saccades et des ritournelles. Les rythmes se sont imposés en jouant des percussions.&nbsp;</p>



<p><strong>Tu utilises une guitare basse, une ou deux guitares d’accompagnement…</strong></p>



<p>Parfois il y en a trois. J’avais envie de renouer avec la guitare électrique qui m’a permis de mettre des effets sur certains titres, comme <em>Les Sabots d’Hélène</em>. J’avais toujours rêvé de mettre un effet wa-wa dans une chanson, ce que j’ai réalisé dans la musique de Brassens.</p>



<p><strong>Est-ce que Georges Brassens t’a influencé en tant que musicien dans ta carrière&nbsp;?</strong></p>



<p>En fait oui, mais je ne le savais pas&nbsp;! J’ai toujours pensé que l’artiste qui m’a le plus influencé par rapport aux textes était Francis Bebey. En réécoutant l’album <em>En Sol Me,</em> que j’ai produit en 2001, où figure le titre<em> Tu peux passer chez moi</em>, je me suis rendu compte que je l’avais écrit comme un parolier et chanté comme Brassens. Il y a aussi d’autres artistes, comme Manu Dibango ou André-Marie Tala qui m’ont aussi influencé.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>Comment expliques-tu que Georges Brassens rencontre une certaine popularité notamment en Afrique&nbsp;?</strong></p>



<p>Je l’explique par le fait que lorsqu’on l’écoute chanter, ce n’est pas un blanc qui chante mais plutôt un voisin, une personne qu’on connait. On se reconnait dans ses chansons, les histoires qu’il raconte sont universelles, elles sont aussi africaines.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>Qu’est-ce que tu apportes en plus à la musique de Georges Brassens en te la réappropriant&nbsp;?</strong></p>



<p>Je ne sais pas si c’est à moi de le dire mais j’ai le sentiment de partager le rythme avec celles et ceux qui aiment les textes. Une chanson, quelle qu’elle soit, peut s’écouter, se danser si on veut, même avec une seule guitare. J’apporte une certaine insouciance.</p>



<p><strong>Dans les chansons de Georges Brassens, il y a aussi beaucoup d’humour, est-ce à dire que tu t’y retrouves&nbsp;?</strong></p>



<p>Il y a certaines chansons que j’ai écoutées plus d’une centaine de fois et qui me font toujours rigoler. Par exemple, <em>La Première fille</em>, qui me fait rire parce qu’elle me rappelle aussi ma première fois&nbsp;; il y a aussi la chanson <em>Sauf le respect que je vous dois</em>, où je trouve qu’il faut oser écrire et chanter <em>Parlez-moi d&#8217;amour et j&#8217;vous fous mon poing sur la gueule</em><em> </em>sur un disque ou sur une scène. C’est aussi peut-être cet humour qui nous touche, nous les Africains.</p>



<p><strong>Peut-on dire que reprendre Georges Brassens t’a permis de le connaitre une peu mieux ou plus&nbsp;en tant qu’artiste ?</strong></p>



<p>Reprendre cet artiste m’a surtout permis de me rendre compte que je ne le connaissais pas vraiment, que je le survolais. Le fait de le reprendre m’a permis de me replonger dans son répertoire, j’ai lu et relu ses biographies, tous les écrits qui sont en rapport avec lui.</p>



<p><strong>Combien de chansons avez-vous retenu dans </strong><strong><em>Brassens en</em></strong><strong> </strong><strong><em>Afrique volume 2</em></strong><strong>&nbsp;?</strong></p>



<p>Il y a 19 chansons, j’en ai adapté deux en ma langue maternelle le Bassa.</p>



<p><strong>Et pourquoi avoir adapté ses textes&nbsp;?</strong></p>



<p>Tout simplement parce que je suis aussi un parolier. C’est une adaptation qui n’est pas loin de l’originale, c’est la même histoire. Tout a commencé dans le RER D. J’allais vers Malesherbes, j’en avais pour 2 heures à partir de la station Châtelet. Je ne sais pas pourquoi&nbsp;? J’ai ouvert mon sac, j’ai pris une feuille et j’ai commencé à écrire la chanson <em>Le parapluie,</em> en bassa. Les mots me sont venus sans trop réfléchir et je me suis rendu compte que je tenais quelque chose. Cette expérience m’a donné envie de chanter Brassens en bassa, donc Brassens est aussi un Africain.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Propos recueillis par Samuel Nja Kwa</strong></p>



<p>En concert au Café de la Danse le 22 octobre 2025</p>



<p>Sortie de l’album Brassens en Afrique Vol.2 le 22 octobre 2025</p>



<p>Plus d’informations sur : <a href="http://www.kristonumpuby.com">www.kristonumpuby.com</a> </p>



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		<title>LA PÉPITE AFRO SOUL &#038; JAZZ</title>
		<link>https://couleurcafe.info/la-pepite-afro-soul-jazz/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 10 Jul 2025 09:13:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Une]]></category>
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					<description><![CDATA[Tiana Éwané porte en elle les couleurs de l’Afrique. Fruit d’une rencontre entre une maman malgache et un papa camerounais, la chanteuse, auteure compositrice afro soul et jazz, baigne dans la musique depuis sa tendre enfance. Après quelques années de scène et de rencontres, notamment avec l’auteur-compositeur togolo-gabonais Gwen Thomas, elle prépare un album personnel [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Tiana Éwané porte en elle les couleurs de l’Afrique. Fruit d’une rencontre entre une maman malgache et un papa camerounais, la chanteuse, auteure compositrice afro soul et jazz, baigne dans la musique depuis sa tendre enfance. Après quelques années de scène et de rencontres, notamment avec l’auteur-compositeur togolo-gabonais Gwen Thomas, elle prépare un album personnel qui nous mènera vers une exploration de ses racines. Elle nous ouvre son cœur.&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Quel est ton parcours musical&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Tiana Éwané&nbsp;:</strong> Je suis née au Cameroun et j’y ai grandis jusqu’à l’âge de 17 ans. Enfant, j’ai baigné dans un milieu musical. Mes parents écoutaient du jazz, de la soul, ensuite j’ai fait partie de chorales, notamment de gospel à Douala. À mes 12 ans, j’ai aussi fait du piano classique pendant quelques années. Lorsque je suis arrivée en France, j’ai suivi des études de commerce, la musique a continué d’être dans ma vie à travers les projets que je menais, que ce soit dans l’organisation de spectacles, de festivals. Mon premier travail a été chargée d’événementiel pour l’entreprise dans laquelle j’organisais des événements musicaux, c’est comme ça que j’ai rencontré des artistes et que je me suis dit&nbsp; que je voulais être de leur côté. C’est ainsi que j’ai décidé de tout quitter pour me lancer à 100% dans la musique.</p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Est-ce que tu savais déjà quel type de musique tu voulais aborder&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Tiana Éwané&nbsp;:</strong> Ma musique est afro-jazz, ça m’est venue assez naturellement, je voulais être proche d’une musique qui me faisait vibrer. Je suis allée naturellement vers des choses qui me plaisent, sans compromis.</p>



<p><strong>Pour l’instant tu n’as pas encore d’album personnel</strong></p>



<p>Non je n’en ai pas mais j’ai fait deux albums en duo avec Gwen Thomas, qui est un auteur compositeur originaire du Gabon et du Togo.&nbsp;</p>



<p><strong>Tous les deux vous chantez souvent en anglais. Pourquoi ce choix&nbsp;?</strong></p>



<p>C’est la langue de la musique soul, et c’est une musique qui m’a beaucoup influencée. L’anglais c’était aussi le choix le plus facile. Actuellement je travaille sur un nouveau projet sur lequel j’ai choisi intentionnellement de chanter en d’autres langues, autre que l’anglais ou le français. Ça me permet de me reconnecter avec ses racines.&nbsp;</p>



<p><strong>Qu’est ce qui t’inspire&nbsp;?</strong></p>



<p>Les expériences de vies des gens. C’est une démarche qui n’est pas facile à mener, ça demande beaucoup d’explorations, des façons de faire qui peuvent être différentes. Ça peut me venir par la mélodie ou par le texte, des thématiques par rapport ce qui m’entoure, un son, une odeur qui vont me rappeler quelque chose.&nbsp;</p>



<p>Entre l’idée qu’on attrape et celle d’en faire un morceau il y a plusieurs étapes, et ça prend plus de temps. Je n’en suis pas encore à l’étape où les morceaux prennent vie, comme j’en ai envie. Je suis en train de capter la matière.</p>



<p><strong>Y-a-t-il un(e) artiste qui t’inspire&nbsp;?</strong></p>



<p>Il y’en a pas mal, surtout des femmes, parce que j’en suis une. Je suis inspirée par des artistes qui vont porter leur voix à travers le monde pas seulement parce qu’elles savent chanter, mais aussi parce qu’elles ont un message à faire passer, parce qu’elles ont des valeurs fortes qu’elles portent aussi bien dans leur quotidien que dans leur musique. Je pense à Angélique Kidjo, Alicia Keys. Il y a aussi Miriam Makeba, qui était une figure dans la lutte contre l’apartheid. Ce sont des femmes qui incarnent le changement et des valeurs qui me sont chères.</p>



<p><strong>As-tu une âme de militante&nbsp;?</strong></p>



<p>Je suis inspirée par des personnes qui portent une voix pour défendre des choses qui leur tiennent à cœur. J’ai envie d’apporter de l’amour, d’incarner la liberté, le partage, la passion. J’ai une autre façon de vivre «&nbsp;mon combat&nbsp;». Je suis pour la justice, l’amour et le partage. J’ai une autre manière de militer.</p>



<p><strong>Tu écris des chansons, as-tu un projet d’album&nbsp;?</strong></p>



<p>Clairement oui, mais rien n’est encore défini, je suis en plein dedans, aucune date n’est arrêtée mais le projet est déjà lancé.</p>



<p><strong>Tu fais aussi beaucoup de scène, quel plaisir en tires-tu&nbsp;?</strong></p>



<p>Le partage. Lorsque j’étais un peu plus jeune, j’étais timide dans le sens où je n’aimais pas me montrer ou allers vers les gens, j’ai alors décidé de faire un métier qui me challengerait tous les jours. C’est pour ça que j’ai choisi la musique.</p>



<p><strong>Lorsque tu es sur scène, quel rapport entretiens-tu avec le public&nbsp;?</strong></p>



<p>C’est une relation qui se crée. C’est un moment, un voyage qu’on vit ensemble à travers lequel j’essaie de partager des histoires, de la musique et de vivre. Je rencontre des publics différents et c’est chaque fois des moments de vie unique.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Propos recueillis par Samuel Nja Kwa</strong><br>Pour en savoir plus : <a href="https://tianaewane.com">https://tianaewane.com</a></p>



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<div class="wp-block-image"><figure class="aligncenter size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/07/Photo-1-Tiana-Ewane_Crédit-photo-Petar-Mitrovic-1-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="683" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2025/07/Photo-1-Tiana-Ewane_Crédit-photo-Petar-Mitrovic-1-683x1024.jpg" alt="" class="wp-image-48412" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/07/Photo-1-Tiana-Ewane_Crédit-photo-Petar-Mitrovic-1-683x1024.jpg 683w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/Photo-1-Tiana-Ewane_Crédit-photo-Petar-Mitrovic-1-200x300.jpg 200w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/Photo-1-Tiana-Ewane_Crédit-photo-Petar-Mitrovic-1-768x1152.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/Photo-1-Tiana-Ewane_Crédit-photo-Petar-Mitrovic-1-1024x1536.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/Photo-1-Tiana-Ewane_Crédit-photo-Petar-Mitrovic-1-1365x2048.jpg 1365w, https://couleurcafe.info/media/2025/07/Photo-1-Tiana-Ewane_Crédit-photo-Petar-Mitrovic-1-scaled.jpg 1707w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></a></figure></div>
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		<title>Laura Prince est Adjoko</title>
		<link>https://couleurcafe.info/laura-prince-est-adjoko/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 16:44:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Une]]></category>
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					<description><![CDATA[Suite à son premier opus, Peace Of Mine, La chanteuse de jazz franco-togolaise revient au-devant de la scène avec Adjoko. Un album à travers lequel elle va à la rencontre de ses ancêtres, pour retrouver une paix intérieure. Elle nous invite à l’immersion et partage son parcours initiatique. Welcome to Togo.&#160; Couleur Café&#160;: Tu sors [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Suite à son premier opus, </strong><strong><em>Peace Of Mine</em></strong><strong>, La chanteuse de jazz franco-togolaise revient au-devant de la scène avec </strong><strong><em>Adjoko</em></strong><strong>. Un album à travers lequel elle va à la rencontre de ses ancêtres, pour retrouver une paix intérieure. Elle nous invite à l’immersion et partage son parcours initiatique. Welcome to Togo.&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Tu sors ton deuxième album, intitulé </strong><strong><em>Adjoko</em></strong><strong>, quelles sont tes sensations&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Laura Prince&nbsp;:</strong> Soulagée&nbsp;! Créer c’est toujours un supplice, c’est un processus qui n’est jamais évident.</p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Comment as-tu procédé pour le produire&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Laura Prince</strong>&nbsp;: J’ai suivi ma propre voie, comme un voyage initiatique impliquant le retour vers la terre de mes ancêtres. C’est ce qui m’a guidée vers le lieu qui m’inspire, le village de mon grand-père, de ma grand-mère. C’est tout simplement ça.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Peux-ton dire que le fil rouge de cet album, est la voix de ton père, on l’entend chanter, te parler&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>LP</strong>&nbsp;: Oui, ce n’est pas forcément fait exprès. Au fur et à mesure de la création, j’avais l’impression qu’il fallait que je le fasse apparaître de cette manière. Ta question est pertinente car effectivement, c’est un fil rouge non prémédité.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Quel rapport entretiens-tu avec lui ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>LP</strong>&nbsp;:&nbsp;C&#8217;est le seul lien que j&#8217;ai avec l&#8217;Afrique.&nbsp;Au départ, la relation est fusionnelle.&nbsp;Puis après, un petit peu tiraillée dans le sens où&nbsp;mon père ne m&#8217;a pas tout de suite soutenue&nbsp;dans mes désirs de faire de la musique. Aujourd’hui, on s&#8217;entend mieux.&nbsp;C&#8217;est un mélomane, et puis il est fier de sa fille, de ce que je fais.&nbsp;Donc pour moi, c&#8217;est un rapport&nbsp;normal, de père à fille. Il m&#8217;aide à me sentir plus à ma place&nbsp;lorsque je suis dans son pays, qui est aussi le mien.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Qu&#8217;est-ce qui t&#8217;a emmenée à faire de la musique ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>LP</strong>&nbsp;: Il y a forcément un lien avec mes parents.&nbsp;Les deux ont toujours aimé la musique. Depuis toute petite, j&#8217;ai été bercée par plein de musiques&nbsp;que j&#8217;entendais à la maison, de tous horizons. Il n&#8217;y avait pas de barrière. J’ai écouté aussi bien des chansons françaises,&nbsp;que du jazz, du blues, de la country, de la musique classique&nbsp;ou des musiques africaines.&nbsp; C’est ce&nbsp;qui m&#8217;a emmenée à aller vers la musique, à mon insu.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Qu&#8217;est-ce que la musique t&#8217;apporte ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>LP</strong>&nbsp;: La guérison, du bien-être, de l&#8217;oxygène,&nbsp;une manière de m&#8217;exprimer,&nbsp;de dire les choses autrement.&nbsp;Et puis, je me rends compte, au fur et à mesure de mon chemin de vie,&nbsp;qu&#8217;elle a un lien avec ma mission, qui est peut-être différente ou complémentaire&nbsp;: Celle qui consiste à aider d&#8217;autres personnes à guérir,&nbsp;à retourner vers leurs racines. En tout cas, j&#8217;ai l&#8217;impression que cet album m&#8217;amène à ça.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Est-ce que tu parles la langue de ton papa ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>LP</strong>&nbsp;: Je n&#8217;ai pas appris l’Éwé, plus particulièrement le mina que parle mon père.&nbsp;C&#8217;est ce que je soulève dans cet album,&nbsp;tout en chantant dans la langue.&nbsp;Je n&#8217;ai pas eu la chance de l&#8217;avoir apprise pendant mon enfance mais j&#8217;ai une forte envie de pouvoir la parler et la comprendre. J’ose à peine quelques petits mots que je peux utiliser au quotidien,&nbsp;mais on est encore loin du dialogue total.&nbsp;Dire que ce n&#8217;est pas parce qu&#8217;on n&#8217;a pas appris qu&#8217;on ne peut pas la chanter dans la langue de notre parent est un pied de nez.&nbsp;Je comprends tout de même ce que je dis.&nbsp;Mais pour certaines choses, comme chanter, j&#8217;étais obligée de passer par une personne&nbsp;qui me faisait répéter les mots pour une meilleure prononciation.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Est-ce qu&#8217;en comprenant ou en chantant dans cette langue-là,&nbsp;ça t&#8217;a amenée à mieux t&#8217;imprégner de ta propre culture ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>LP</strong>&nbsp;: Oui, je pense, d&#8217;une certaine manière.&nbsp;Ce n&#8217;était pas forcément le but, c&#8217;était réellement une envie de création.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Mais dans la mesure où tu dis que c&#8217;est un processus de « guérison »</strong></p>



<p><strong>LP</strong>&nbsp;: &nbsp;Ah Oui, on va dire que si, lorsque je retourne au Togo par exemple,&nbsp;je sens bien qu&#8217;il y a un peu de ce «&nbsp;gap&nbsp;»&nbsp;;&nbsp;cet écart entre moi, qui parais «&nbsp;Yovo&nbsp;» (blanche),&nbsp;parce que je suis blanche là-bas d&#8217;après eux,&nbsp;celle qui&nbsp; ne parle pas la langue.&nbsp;Si j&#8217;arrive effectivement à la parler,&nbsp;ça resserre un peu l&#8217;écart. Du coup, je me sens plus imprégnée, je fais un peu plus partie de cette partie de moi.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Comme tu dis, tu parais blanche,&nbsp;mais la langue aussi peut faire en sorte que tu ne paraisses plus blanche.&nbsp;</strong></p>



<p><strong>LP</strong>&nbsp;: Oui, justement, c&#8217;est exactement ce que je veux dire par là. La langue peut te permettre&nbsp;d&#8217;être beaucoup plus intégrée à une société, à une communauté.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Et quand tu y es, comment t’y sens-tu ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>LP</strong>&nbsp;: Je me sens moi.&nbsp;Au départ, c&#8217;était un peu difficile&nbsp;quand je ressentais un espèce de rejet,&nbsp;pas forcément volontaire de certaines personnes. Aujourd’hui je me sens à l&#8217;aise avec qui je suis, avec comment je suis.&nbsp;D&#8217;autant plus que &nbsp;je viens de recevoir ma carte d&#8217;identité togolaise ! Je me sens plus légitime encore.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Peut-on dire que ton album exprime tes ressentis&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>LP</strong>&nbsp;: Oui tout à fait. J’exprime mon métissage.&nbsp;Avec des influences jazz,&nbsp;soul,&nbsp;peut-être même pour un ou deux morceaux un peu pop,&nbsp;R&#8217;n&#8217;B, et puis la musique traditionnelle togolaise/Béninoise, ainsi que&nbsp;l&#8217;ancien high-life,&nbsp;du côté ghanéen.&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right">Propos recueillis par Ewané Nja Kwa</p>



<p><strong>Sortie de l’album&nbsp;: </strong><strong><em>Adjoko,</em></strong><strong> Jazz Eleven, le 25 avril 2025</strong></p>



<p><strong>Concert&nbsp;: New Morning le 24 juin 2025</strong></p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2025/04/Laura-Prince-Adjoko-cover-3000x3000-min-1024x1024.jpeg" alt="Laura Prince est Adjoko" data-id="48339" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/04/Laura-Prince-Adjoko-cover-3000x3000-min-scaled-e1746034688148.jpeg" data-link="https://couleurcafe.info/laura-prince-est-adjoko/laura-prince-adjoko-cover-3000x3000-min/" class="wp-image-48339"/></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="819" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2025/04/488501165_18049625768463784_6124815699312388464_n-819x1024.jpg" alt="" data-id="48341" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/04/488501165_18049625768463784_6124815699312388464_n.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48341" class="wp-image-48341" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/04/488501165_18049625768463784_6124815699312388464_n-819x1024.jpg 819w, https://couleurcafe.info/media/2025/04/488501165_18049625768463784_6124815699312388464_n-240x300.jpg 240w, https://couleurcafe.info/media/2025/04/488501165_18049625768463784_6124815699312388464_n-768x960.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/04/488501165_18049625768463784_6124815699312388464_n-1229x1536.jpg 1229w, https://couleurcafe.info/media/2025/04/488501165_18049625768463784_6124815699312388464_n.jpg 1440w" sizes="(max-width: 819px) 100vw, 819px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="768" src="https://couleurcafe.info/media/2025/04/LP-photographe-Parmenas-Awudza-min-1024x768.jpeg" alt="" data-id="48338" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/04/LP-photographe-Parmenas-Awudza-min-scaled.jpeg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48338" class="wp-image-48338" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/04/LP-photographe-Parmenas-Awudza-min-1024x768.jpeg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2025/04/LP-photographe-Parmenas-Awudza-min-300x225.jpeg 300w, https://couleurcafe.info/media/2025/04/LP-photographe-Parmenas-Awudza-min-768x576.jpeg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/04/LP-photographe-Parmenas-Awudza-min-1536x1152.jpeg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2025/04/LP-photographe-Parmenas-Awudza-min-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li></ul></figure>
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		<title>SIÂN POTTOK, Femme du Monde</title>
		<link>https://couleurcafe.info/sian-pottok-femme-du-monde/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 29 Jan 2025 05:55:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Une]]></category>
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					<description><![CDATA[Véritable femme du monde, Siân Pottok (prononcer Shan) est le lien entre l’Afrique, l’Inde, l’Europe et l’Amérique. Née en Floride, de parents originaires de l’Inde, du Congo, de la Slovaquie et de la Belgique, elle a élu domicile en France où elle développe son art. Sa musique est à son image, colorée, métissée, douce et [&#8230;]]]></description>
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<p>Véritable femme du monde, Siân Pottok (prononcer Shan) est le lien entre l’Afrique, l’Inde, l’Europe et l’Amérique. Née en Floride, de parents originaires de l’Inde, du Congo, de la Slovaquie et de la Belgique, elle a élu domicile en France où elle développe son art. Sa musique est à son image, colorée, métissée, douce et captivante. Rencontre.</p>



<p><strong><em>Couleur Café : </em></strong><strong>Pourquoi fais-tu de la musique ?</strong></p>



<p><em>Siân Pottok&nbsp;: </em>Pour évacuer, c’est naturel pour moi, je ne me suis jamais posée cette question. Je pense que c&#8217;est une vraie thérapie, je sens que j&#8217;en ai besoin. Dès que je «&nbsp;ponds&nbsp;» un morceau c&#8217;est comme s&#8217;il y avait une boule de choses qui fallait sortir.</p>



<p>Je me rends compte que c&#8217;est une des raisons pour laquelle la musique est indispensable dans ma vie. Avant je composais une chanson tous les jours. Avec le temps, surtout lorsque je suis devenue maman, c’est moins récurrent, on a moins le temps.</p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: J’ai trouvé que cet album en particulier était beaucoup plus cohérent et qu’il te «&nbsp;collait à la peau&nbsp;».</strong></p>



<p><em>Siân Pottok&nbsp;: </em>Oui, j’ai pris le temps de le faire. J’ai mis 3 ans pour le finir. Pendant la période du Covid-19, j’ai croisé la route du kaméléngoni, qui a été une grande révélation pour moi&nbsp;; cet instrument de musique m’a redonné envie&nbsp; d’écrire et de faire pleins d’autres choses. Oui cet album «&nbsp;me colle beaucoup plus à la peau&nbsp;».</p>



<p><strong><em>Couleur Café&nbsp;: </em></strong><strong>Tu as appris à jouer avec le musicien malien Abou Diarra pendant combien de temps ?</strong></p>



<p><em>Siân Pottok&nbsp;: </em>J’ai été bercé par la musique africaine, ma mère en écoutait beaucoup, j’ai aussi écouté plusieurs albums dont le <em>Chamber Music</em> de Ballaké Sissokho. Du coup le son de la kora était imprégné en moi d’une certaine façon. Pendant le Covid, à un moment je voulais apprendre à jouer de la Kora et j’ai cherché un luthier à Paris. Et c’est un ami qui m’a mis en relation avec Abou Diarra. Ce dernier m’a montré son instrument, le Kamale N’goni, ça a été une grosse révélation car il y a à la fois le côté très percussif et rythmique, et un côté harmonique, ce qui correspond totalement à ce que j’aime dans la musique.<br>Ça fait 3 ans que j’en fais avec Abou Diarra qui est devenu mon&nbsp;maître, il m’enseigne le répertoire traditionnel, nous essayons de se voir le plus possible et d’avoir une régularité. En parallèle je compose avec cet instrument&nbsp;; je m’approprie le jeu à ma façon.<br>Bien avant je jouais de la guitare, j’ai reporté le jeu de la guitare sur le N’goni et j’y intègre mon jeu, qui est un peu plus folk.<br></p>



<p><strong><em>Couleur Café&nbsp;: </em></strong><strong>Connais-tu l’histoire d’Abou Diarra ? Comment il a appris lui aussi à jouer de cet instrument&nbsp;?</strong></p>



<p><em>Siân Pottok&nbsp;: </em>Il a été un peu pudique sur son histoire. Il m’a raconté qu’il avait marché pendant des heures, des jours, des mois sur la route qu’il était seul, à la rencontre de l’instrument. Au début, il a appris seul à jouer puis après il était avec son maître qui était très dur avec lui, très exigeant.&nbsp;</p>



<p>J’aimerais partir au Malí avec lui et m’immerger dans la culture, recevoir, travailler non-stop jusqu’à que ça fasse mal aux doigts. Je me dis que c’est vraiment lorsqu’on s’immerge pendant de longues heures que l’on peut ressentir réellement la musique.&nbsp;</p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: À partir de quel moment tu t’es sentie prête à en jouer, à assumer le kamélé ngoni ?&nbsp;</strong></p>



<p><em>Siân Pottok&nbsp;: </em>Il y a eu deux moments assez forts&nbsp;: Lorsque Abou Abou Diarra m’a dit «&nbsp;fonce&nbsp;!»&nbsp;; Puis il y a eu ce concert au New Morning où j’ai fait la première partie du guitariste guinéen Moh Kouyaté. Je ne m’étais même pas rendu compte que la moitié de la salle était un public d’Afrique de l’Ouest&nbsp;; heureusement que je m’en suis aperçue seulement après&nbsp;: Toutes ces personnes sont venues me voir après en me complimentant. Le fait d’avoir le regard de ces personnes m’a donnée la force de continuer.&nbsp;</p>



<p><strong><em>C. C.&nbsp;: </em></strong><strong>C’est d’abord un instrument de musique même s&#8217;il appartient à une région, pour toi c’est d’abord un instrument à travers lequel tu as choisi de t’exprimer.&nbsp;</strong></p>



<p><em>S. P.&nbsp;: </em>Au début, j’assumais moins mais aujourd’hui, je l’assume et c’est une connexion qui est très forte, je me sens très libre avec le Kamale N’goni&nbsp;: il n’y a plus de frontières et je me sens entière.&nbsp;</p>



<p><strong><em>C. C.&nbsp;: </em></strong><strong>Ton nouvel album s’intitule </strong><strong><em>Deep Waters</em></strong><strong>, pourquoi ce titre ?</strong></p>



<p><em>S. P.&nbsp;: </em>Cet album est une grosse introspection, trois années de questionnement sur qui je suis ? Où j’en suis ? Où je vais ? Pourquoi ? Ça a été une thérapie, il a fallu que j’évacue toutes ces questions par le biais de la musique pour être de plus en plus en accord avec moi-même et m’accepter. <em>Deep Waters</em> c’est une chanson qui parle de la société, comment on évolue&nbsp;? Tous les réseaux sociaux, les écrans, les manipulations des politiques …&nbsp;</p>



<p>Pendant la période du Covid-19 j’allais beaucoup à la piscine, quand on est sous l’eau et qu’on se recentre sur toi, on sent son cœur battre. Il y a cette sensation d’apaisement comme lorsqu’on est dans le ventre de sa mère.<br>C’est une chanson qui parle de l’envie de replonger dans les eaux profondes pour couper avec le chaos qui se passe sur la surface de la terre, qui est difficile à gérer pour moi. Il y a d’autres chansons, notamment celle qui parle du fait de danser, d’évacuer ses problèmes par la danse, la maternité, il y a pleins d’autres sujets.&nbsp;</p>



<p><strong><em>C. C.&nbsp;: </em></strong><strong>J’ai bien aimé la chanson en français </strong><strong><em>Mon corps</em></strong><strong>, où tu t’assumes complètement telle que tu es, ce que tu as envie de changer, les jeux de mots.&nbsp;</strong></p>



<p><em>S. P.&nbsp;: </em>J’en ai fait la musique et c’est Bruno Guglielmi qui est l’auteur. Il travaille beaucoup pour des artistes de la variété française et il m&#8217;a écrit ce texte que j&#8217;ai trouvé magnifique, c&#8217;est une adaptation d&#8217;un titre que j&#8217;avais écrit en anglais.&nbsp;</p>



<p><strong><em>C.C.&nbsp;: </em></strong><strong>Tu écris souvent en anglais ?</strong></p>



<p><em>S. P.&nbsp;: </em>J&#8217;écris seulement anglais. J&#8217;ai écrit ma première chanson en français dans cet album. Il y a ce titre-là ensuite j&#8217;ai fait une autre chanson qui est à 80% en anglais et j&#8217;ai rajouté un couplet en français. Au fil du temps, je me sens de plus en plus à l&#8217;aise avec le français. Récemment j&#8217;ai écrit une chanson en hommage au Congo en français, donc ça évolue.</p>



<p><strong>C.C&nbsp;: Dans ton album, on y entend des sons, un peu plus saturés, électro&nbsp;</strong></p>



<p><em>S. P.&nbsp;: </em>Je l&#8217;ai concu dans un autre contexte que la musique traditionnelle d&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest, je l&#8217;imaginais avec des sons électro, avec des cuivres, j&#8217;avais vraiment un son en tête.<br>J&#8217;ai aussi travaillé avec Cyril Atef, d&#8217;abord sur quelques chansons où il plaçait des rythmiques et ça emmenait mes compositions dans des directions auxquelles je n&#8217;avais pas pensé. C&#8217;était intéressant et ensuite avec Valentin on a peaufiné en y ajoutant la touche électro, un quintette de cuivre classique. Le rendu est un mélange un hybride.</p>



<p><strong>C.C&nbsp;: Concernant tes chansons, les as-tu toutes composées en France où ailleurs ?</strong></p>



<p><em>S.P.&nbsp;: </em>Il y a une de mes chansons qui a 20 ans, nous l’avons revisitée. Les autres ont été composées pendant le Covid-19, en France.</p>



<p><strong>En concert au Café de la Danse à Paris le 30 janvier 2025</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/01/Album-Siân.jpg"><img loading="lazy" width="155" height="157" src="https://couleurcafe.info/media/2025/01/Album-Siân.jpg" alt="Album Siân" class="wp-image-48287" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/01/Album-Siân.jpg 155w, https://couleurcafe.info/media/2025/01/Album-Siân-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 155px) 100vw, 155px" /></a></figure>
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		<title>De la poésie en musique</title>
		<link>https://couleurcafe.info/de-la-poesie-en-musique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 04 Apr 2024 18:09:12 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Une]]></category>
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					<description><![CDATA[Nonthuthuzelo Puoane aka Tutu Puoane est Sud-africaine. Installée en Belgique depuis 2004, elle ne cesse de tourner entre l’Europe, l’Amérique et l’Afrique du Sud. Son dernier opus, Wrapped in rhythm est un recueil de poème mis en musique. Une idée lumineuse née de sa rencontre avec la poète Lebo Mashile, en 2014. Découverte. Vous êtes [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Nonthuthuzelo Puoane aka Tutu Puoane est Sud-africaine. Installée en Belgique depuis 2004, elle ne cesse de tourner entre l’Europe, l’Amérique et l’Afrique du Sud. Son dernier opus, Wrapped in rhythm est un recueil de poème mis en musique. Une idée lumineuse née de sa rencontre avec la poète Lebo Mashile, en 2014. Découverte.</strong></p>



<p><strong>Vous êtes chanteuse, actrice, danseuse, vous avez le sens de l&#8217;humour. Où puisez-vous toute cette énergie ? Qu&#8217;est ce qui rythme votre vie ?</strong></p>



<p>L&#8217;air frais, la santé en général, ma famille, mes amis et surtout, la musique. De la bonne musique. C&#8217;est tout ce dont j&#8217;ai besoin.</p>



<p><strong>Est-ce pour cela que votre album s&#8217;intitule «&nbsp;wrapped in rhythm&nbsp;»&nbsp;?</strong></p>



<p>Les poèmes proviennent d&#8217;un recueil de poème intitulé «&nbsp;In A Ribbon of Rhythm&nbsp;» de Lebo Mashile. L&#8217;expression «&nbsp;Wrapped In Rhythm&nbsp;» apparaît dans l&#8217;un des poèmes du recueil, c&#8217;était un titre parfait pour cet opus, ainsi que les poèmes que j’ai chantés.</p>



<p><strong>Pouvez-vous nous présenter Lebo Mashile&nbsp;?</strong></p>



<p>Lebogang Mashile est poète, militante féministe, artiste, comédienne, auteure de pièces de théâtre, voix off et présentatrice de télévision. C&#8217;est une femme tout à fait phénoménale.</p>



<p><strong>Comment l&#8217;avez-vous rencontrée ?&nbsp;</strong></p>



<p>Nous nous sommes rencontrées il y a environ 10 ans, en 2014, à Johannesburg. Je l&#8217;avais invitée à venir voir un spectacle que je donnais dans un club de jazz de la ville. Elle est venue et je lui ai parlé de mes projets, j&#8217;avais envie de mettre son travail en musique. Elle a été extrêmement gentille et généreuse, nous sommes devenues de bonnes amies au cours des dix dernières années.</p>



<p><strong>Qu&#8217;est-ce qui vous a attirée dans sa poésie ?</strong></p>



<p>Sa poésie a résonné en moi d&#8217;une manière très profonde. Je me suis retrouvée et j&#8217;ai retrouvé mon peuple dans ses poèmes.</p>



<p><strong>Vous reconnaissez-vous&nbsp; dans son écriture&nbsp;?</strong></p>



<p>Tout à fait. J&#8217;ai eu l&#8217;impression qu&#8217;elle avait ouvert mon âme, mes sentiments et mes idées sur de nombreux sujets.</p>



<p><strong>Comment avez-vous travaillé la mise en musique de son œuvre ?&nbsp;</strong></p>



<p>Sa poésie est tellement musicale. Je pouvais entendre Joni Mitchell, Sade et Laura Mvula chanter ses mots. J&#8217;ai donc commencé par enregistrer toutes les mélodies qui me venaient.</p>



<p><strong>Est-ce la lecture des poèmes qui vous a suggéré les mélodies ?</strong></p>



<p>Oui, sans aucun doute. J&#8217;ai eu l&#8217;impression que les mots écrivaient la musique et que je n&#8217;étais qu&#8217;un vaisseau pour la faire ressortir.</p>



<p><strong>Lorsque j&#8217;écoute votre musique, je pense beaucoup plus à un genre de blues, très africain, qu&#8217;au jazz. Peut-être est-ce dû au fait que vous vivez loin de l&#8217;Afrique du Sud ?</strong></p>



<p>Je suis très influencée par de nombreuses musiques. Le jazz est par défaut le genre auquel la plupart des gens veulent identifier ma musique. Mais je suis heureux que vous entendiez d&#8217;autres éléments, et pas seulement du jazz. Je ne cherche pas à créer un style de musique particulier. Je suis plutôt le courant et les sons qui m&#8217;influencent à un moment donné.</p>



<p><strong>Cet album est le premier volume, nous avons hâte d&#8217;écouter le prochain volume.&nbsp;</strong></p>



<p>Je suis également impatiente de découvrir le volume 2. Ce sera avec le célèbre Metropole Orchestra et des arrangements de mon cher ami Bert Joris. Cela va être énorme. Le son est incroyable. Nous l&#8217;avons déjà enregistré, cet album est incroyable.</p>



<p><strong>Aurons-nous la chance de vous voir sur les scènes françaises ? Parisiennes ?</strong></p>



<p>Je serai au Son de la Terre à Paris le jour de mon anniversaire, le 31 mai 2024, alors venez et apportez du gâteau. Ce serait bien de me trouver un bon agent français pour pouvoir tourner en France.</p>



<p class="has-text-align-right">Propos recueillis par Samuel Nja Kwa</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-3"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2024/04/wrapped-in-rhythm-1024x1024.png" alt="" data-id="48192" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2024/04/wrapped-in-rhythm.png" data-link="https://couleurcafe.info/de-la-poesie-en-musique/wrapped-in-rhythm/" class="wp-image-48192" srcset="https://couleurcafe.info/media/2024/04/wrapped-in-rhythm-1024x1024.png 1024w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/wrapped-in-rhythm-300x300.png 300w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/wrapped-in-rhythm-150x150.png 150w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/wrapped-in-rhythm-768x768.png 768w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/wrapped-in-rhythm-1536x1536.png 1536w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/wrapped-in-rhythm-2048x2048.png 2048w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/wrapped-in-rhythm-60x60.png 60w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="683" src="https://couleurcafe.info/media/2024/04/wrapped-in-rhythm-album-1024x683.png" alt="" data-id="48193" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2024/04/wrapped-in-rhythm-album.png" data-link="https://couleurcafe.info/de-la-poesie-en-musique/wrapped-in-rhythm-album/" class="wp-image-48193" srcset="https://couleurcafe.info/media/2024/04/wrapped-in-rhythm-album-1024x683.png 1024w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/wrapped-in-rhythm-album-300x200.png 300w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/wrapped-in-rhythm-album-768x512.png 768w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/wrapped-in-rhythm-album-1536x1024.png 1536w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/wrapped-in-rhythm-album-2048x1365.png 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="683" src="https://couleurcafe.info/media/2024/04/TMV00948-copy-2-1024x683.jpeg" alt="" data-id="48194" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2024/04/TMV00948-copy-2.jpeg" data-link="https://couleurcafe.info/de-la-poesie-en-musique/tmv00948-copy-2/" class="wp-image-48194" srcset="https://couleurcafe.info/media/2024/04/TMV00948-copy-2-1024x683.jpeg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/TMV00948-copy-2-300x200.jpeg 300w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/TMV00948-copy-2-768x513.jpeg 768w, https://couleurcafe.info/media/2024/04/TMV00948-copy-2.jpeg 1500w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li></ul></figure>
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		<item>
		<title>Maë Defays, ENTRE SOUL, JAZZ ET CARAÏBE</title>
		<link>https://couleurcafe.info/mae-defays-entre-soul-jazz-et-caraibe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Jan 2024 11:50:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Une]]></category>
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					<description><![CDATA[Après deux EPs, publiés en 2020 et 2021, la chanteuse et guitariste Maë Defays sort «&#160;A deeper Ocean&#160;». Un premier album très abouti, qui révèle sa personnalité. Libre et affirmée. Elle «&#160;explore les profondeurs de l’océan et de l’âme humaine.&#160;» Rencontre. Couleur Café&#160;: Ton album s’intitule «&#160;A Deeper Ocean&#160;», est-ce à dire que tu t’es [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Après deux EPs, publiés en 2020 et 2021, la chanteuse et guitariste Maë Defays sort «&nbsp;A deeper Ocean&nbsp;». Un premier album très abouti, qui révèle sa personnalité. Libre et affirmée. Elle «&nbsp;explore les profondeurs de l’océan et de l’âme humaine.&nbsp;» Rencontre.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Ton album s’intitule «&nbsp;A Deeper Ocean&nbsp;», est-ce à dire que tu t’es inspirée de la mer&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Maë Defays&nbsp;:</strong> Ce titre a plusieurs sens, je voulais aussi puiser des choses en moi. On peut y voir une métaphore, laisser vaguer son imaginaire. Je me suis rendue compte que j’écrivais plein de chansons liées à des éléments naturels, notamment océanique, j’y ai puisé mon inspiration.&nbsp;</p>



<p>Mathieu Chedid, que j’ai rencontré lors d’une collaboration avec un autre artiste m’a donnée quelques conseils et j’en ai tenu compte. La mer a été mon fil conducteur, je parle de ma vie ou d’autres expérience à partir d’éléments naturels. Je parle des choses qui me préoccupent, mais ce n’est pas un album écologique.</p>



<p><strong>C.C&nbsp;: Tu as été dans une école de jazz, le Centre des Musiques Didier Lockwood, qu’est-ce qu’on y apprend&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>M. D.&nbsp;:</strong> J’ai été dans un conservatoire ensuite au Centre des Musiques Didier Lockwood. Au conservatoire, j’ai appris toutes mes bases, l’harmonie, la lecture. Chez Didier Lockwood, il fallait déjà avoir un niveau un peu plus élevé pour y entrer. J’avais mes bases de jazz standard, on a développé un jazz un peu plus moderne, les musiques du monde, les musiques improvisées mais pas uniquement jazz. On apprenait à utiliser notre voix comme instrument, ça m’a permis de rencontrer des personnes avec lesquelles je travaille encore aujourd’hui. J’avais des professeurs qui sont aussi des musiciens, qui jouent, qui sont présents dans la scène jazz actuelle et qui ont une carrière.</p>



<p><strong>C. C.&nbsp;: Est-ce dans cette école que tu as appris à écrire tes textes et à structurer ta musique&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>M. D.&nbsp;:</strong> Pas vraiment. Je suis la plus pop des chanteuses de jazz de cette école. Dans le milieu jazz je suis vue comme une artiste qui fait de la pop et inversement, dans le milieu pop je suis vue comme une artiste qui fait du jazz. Je ne me mets pas d’étiquette. Dans cette école, j’ai étudié un jazz moderne instrumental. Je ne m’oriente pas forcément vers un jazz vocal où on joue beaucoup de standards, je suis beaucoup plus favorable à un jazz un peu plus moderne. Dans cette école, j’improvisais et il m’arrivait bien entendu de chanter des standards, mais ce n’est pas une école de chanteurs. En tant que musicienne j’ai appris à composer et à arranger, surtout les cordes et les cuivres.</p>



<p><strong>C.C.&nbsp;: Cette base t’a été utile pour ton album tout de même&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>M. D.&nbsp;:</strong> J’avais une base et j’ai co-écrit avec un ami américain, Desmond Mayers. Il m’a aidée pour l’anglais parce que je voulais que ce soit le plus juste possible. Toutes les compositions sont de moi, j’ai tout fait, ensuite l’arrangement s’est fait en studio, à l’ancienne. Les musiciens se sont réappropriés des parties qu’ils avaient écouté mes maquettes, mais je ne voulais pas leur donner trop de piste car j’avais envie de recevoir ce qu’il pouvait m’apporter. Pour les arrangements de cordes, j’ai fait appel à mon père, Olivier Defays, saxophoniste.</p>



<p><strong>C. C.&nbsp;: Et tu as collaboré avec Sly Johnson pour la réalisation&nbsp;</strong></p>



<p><strong>M. D.&nbsp;:</strong> Oui il a coréalisé l’album avec moi, nous étions ensemble pendant tout l’enregistrement, il m’a aidée à sélectionner les titres, à trouver un son plus soul qui correspond un peu plus à ma voix. Il est venu avec des musiciens pour m’accompagner, il m’a bien entourée.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>C.C.&nbsp;: L’album est presqu’en anglais, tu as consacré la dernière piste à une chanson en français…</strong></p>



<p><strong>M. D.&nbsp;:</strong> Dans mes deux premiers EPs j’avais toujours mis un titre en français et un autre en créole. Je n’aime pas choisir, c’est juste des choses que j’ai envie de développer avec le temps. Mes chansons sont majoritairement en anglais, je ne voulais pas non plus mettre une chanson sur deux en français ou anglais, ça n’aurait pas de sens. Je préfère valoriser la cohérence esthétique plutôt que la langue. La dernière chanson qui est en français parle du lien entre la Caraïbe et l’Afrique. C’est une chanson assez profonde, qui retient l’attention. Les accords de ce morceau sont ceux de l’introduction, je voulais que ça fasse comme un cycle, comme si on réécoutait l’album.&nbsp;</p>



<p><strong>C.C.&nbsp;: l’album est accompagné de vidéos, où il y a de la danse contemporaine, qui est la chorégraphe&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>M. D.&nbsp;:</strong> Elle s’appelle Mathilde Villard. Nous avons trouvé les danseurs via Instagram, ensuite nous nous sommes rencontrées avant le début du tournage. Je voulais anticiper les chorégraphies ensuite les apprendre aux danseurs en Guadeloupe.&nbsp;</p>



<p><strong>C. C.&nbsp;: As-tu pris des cours de danse&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>M. D.&nbsp;:</strong> j’ai fait 10 ans de danse en même temps que la musique, mais j’ai choisi la musique. J’ai toujours gardé la danse à côté. Je n’avais pas tellement de morceaux qui se prêtaient à la danse dans mes EPs, mais dans ce nouvel album, on trouve des morceaux un peu plus rythmés. J’aimerais bien intégrer la danse dans mes spectacles notamment sur des grandes scènes.</p>



<p><strong>C. C.&nbsp;: J’ai aussi remarqué tes différentes tenues dans tes vidéos, as-tu travaillé avec un styliste&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>M. D.&nbsp;:</strong> Plusieurs. Nous avons aussi rajouté des fripes, des habits achetés dans des magasins. J’ai travaillé avec des créateurs de bijoux en Guadeloupe pour avoir une touche locale. Les cauris rappellent l’Afrique et les graines la Guadeloupe. J’ai rencontré le designer sur Instagram, il y a aussi Lady Sweety, une rappeuse qui fait des vêtements.&nbsp;</p>



<p><strong>C.C&nbsp;: Ton album sort le 26 janvier et tu donnes un concert au New Morning à Paris le 30 janvier. Tu vas être entourée d’une nouvelle équipe.</strong></p>



<p><strong>M. D.&nbsp;:</strong> Effectivement, je me suis entourée de nouveaux musiciens que je dévoilerai au New Morning.</p>



<p><strong>C. C.&nbsp;: Quel est le regard de ton père sur cet album&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>M. D.&nbsp;:</strong> Mes parents m’ont toujours soutenue, notamment à mes débuts. Pour cet album, je ne voulais pas trop les impliquer. Mon père a certes arrangé les cordes mais il n’interfère pas dans mon travail, il me laisse faire mes choix.&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right">Propos recueillis par Samuel Nja Kwa</p>



<p>Quelques titres à découvrir&nbsp;:</p>



<p><em>Mangrove&nbsp;</em>: <a href="https://www.youtube.com/watch?v=lWrAJC3dUR0">https://www.youtube.com/watch?v=lWrAJC3dUR0</a></p>



<p>Hi Tide&nbsp;: <a href="https://www.youtube.com/watch?v=vZoA72tLypA">https://www.youtube.com/watch?v=vZoA72tLypA</a></p>



<p>«&nbsp;A Deeper Ocean&nbsp;», sortie de l’album le 26 janvier</p>



<p>En concert au New Morning le 30 janvier</p>



<p>Plus d’infos sur&nbsp;: <a href="https://www.maedefays.com">https://www.maedefays.com</a>&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2024/01/Mae-Defays_Mangrove_0354-4500_4500_72-DPI-Cover-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2024/01/Mae-Defays_Mangrove_0354-4500_4500_72-DPI-Cover-1024x1024.jpg" alt="" data-id="48163" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2024/01/Mae-Defays_Mangrove_0354-4500_4500_72-DPI-Cover-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/mae-defays-entre-soul-jazz-et-caraibe/mae-defays_mangrove_0354-4500_4500_72-dpi-cover/" class="wp-image-48163" srcset="https://couleurcafe.info/media/2024/01/Mae-Defays_Mangrove_0354-4500_4500_72-DPI-Cover-1024x1024.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2024/01/Mae-Defays_Mangrove_0354-4500_4500_72-DPI-Cover-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2024/01/Mae-Defays_Mangrove_0354-4500_4500_72-DPI-Cover-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2024/01/Mae-Defays_Mangrove_0354-4500_4500_72-DPI-Cover-768x768.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2024/01/Mae-Defays_Mangrove_0354-4500_4500_72-DPI-Cover-1536x1536.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2024/01/Mae-Defays_Mangrove_0354-4500_4500_72-DPI-Cover-2048x2048.jpg 2048w, https://couleurcafe.info/media/2024/01/Mae-Defays_Mangrove_0354-4500_4500_72-DPI-Cover-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2024/01/PHOTO-Mae-Defays_2541_BD@AlexandreLacombe.jpeg"><img loading="lazy" width="1024" height="768" src="https://couleurcafe.info/media/2024/01/PHOTO-Mae-Defays_2541_BD@AlexandreLacombe-1024x768.jpeg" alt="" data-id="48162" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2024/01/PHOTO-Mae-Defays_2541_BD@AlexandreLacombe.jpeg" data-link="https://couleurcafe.info/mae-defays-entre-soul-jazz-et-caraibe/photo-mae-defays_2541_bdalexandrelacombe/" class="wp-image-48162" srcset="https://couleurcafe.info/media/2024/01/PHOTO-Mae-Defays_2541_BD@AlexandreLacombe-1024x768.jpeg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2024/01/PHOTO-Mae-Defays_2541_BD@AlexandreLacombe-300x225.jpeg 300w, https://couleurcafe.info/media/2024/01/PHOTO-Mae-Defays_2541_BD@AlexandreLacombe-768x576.jpeg 768w, https://couleurcafe.info/media/2024/01/PHOTO-Mae-Defays_2541_BD@AlexandreLacombe-1536x1152.jpeg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2024/01/PHOTO-Mae-Defays_2541_BD@AlexandreLacombe-2048x1536.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li></ul></figure>
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