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	<title>Mai 2025 &#8211; Couleur Café</title>
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	<title>Mai 2025 &#8211; Couleur Café</title>
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		<title>AFRICA STEREO, UN FESTIVAL POUR DES MUSIQUES ACTUELLES ET ALTERNATIVES</title>
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		<pubDate>Thu, 15 May 2025 09:46:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Festivals]]></category>
		<category><![CDATA[Mai 2025]]></category>
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<p>Le Stereo Africa Festival est un événement musical majeur qui se tient chaque année à Dakar, au Sénégal.&nbsp;Créé en 2022 par l&#8217;artiste sénégalais Sahad Sarr, en collaboration avec le label Stereo Africa 432, ce festival vise à promouvoir les musiques actuelles ouest-africaines et à soutenir l&#8217;émergence de nouveaux talents à travers une programmation éclectique. Il s&#8217;impose comme un rendez-vous incontournable pour les amateurs de musiques actuelles et alternatives, tout en jouant un rôle significatif dans la structuration et la professionnalisation de l&#8217;industrie musicale en Afrique de l&#8217;Ouest. Conversation.</p>



<p><strong>Qu’est-ce qui t’a poussé à créer le festival Africa Stereo ?</strong></p>



<p>En tant que musicien, j’ai souvent ressenti une forme d’incompréhension vis-à-vis de la musique que je proposais. Elle était peu connue, perçue avec scepticisme. Au Sénégal, le paysage musical est dominé par le Mbalax ou le Hip-Hop. Il y a peu de place pour d&#8217;autres formes d&#8217;expression. Cela fait plus de dix ans que je vis à Dakar, et j’ai constaté un manque réel de valorisation et de promotion pour les artistes alternatifs locals.</p>



<p>Pourtant, au bout de dix ou quinze ans de parcours, ce sont ces mêmes artistes qu’on envoie jouer à l’étranger. Alors je me suis dit : pourquoi ne pas créer un espace ici, chez nous, pour les artistes qui explorent d’autres esthétiques ? Un lieu où l’on puisse montrer qu’un festival de musique alternative est non seulement possible, mais nécessaire. Un festival qui redonne aux artistes ouest-africains leur légitimité, ici même, sans attendre d’être validés ailleurs.</p>



<p><strong>En quoi la musique est-elle un vecteur d’émancipation ?</strong></p>



<p>La musique, comme l’ensemble des expressions culturelles, porte en elle une force de transformation. Elle raconte, interroge, soigne. Elle donne une voix aux douleurs, aux questionnements, aux psychoses collectives. C’est un outil vital. On peut se nourrir, vivre… mais sans culture, l’existence perd son sens. La musique est essentielle à notre humanité.</p>



<p><strong>Tu parles souvent des &#8220;imaginaires artistiques africains&#8221;. Que signifie ce concept ?</strong></p>



<p>Mes parents sont issus d’une génération dont le lien culturel a été profondément abîmé par la colonisation. Le cordon ombilical avec nos racines a été rompu. En conséquence, nous avons hérité d’imaginaires qui ne nous appartiennent pas, souvent même à un niveau inconscient.</p>



<p>Aujourd’hui, à travers la musique et la culture, on peut interroger notre histoire, se réapproprier nos récits, reconstruire nos représentations. Cette dualité intérieure que nous vivons — presque une forme de bipolarité identitaire — est une conséquence directe de la colonisation. Il ne s’agit pas de la rejeter, mais de la comprendre, de la soigner, ou de l’assumer pour la transformer.</p>



<p>La musique est pour moi un levier puissant pour se réconcilier avec soi-même, pour proposer autre chose, quelque chose de plus ancré, plus joyeux, plus juste.</p>



<p><strong>Tu évoques l’idée de se libérer de certains complexes. Lesquels ?</strong></p>



<p>L’un des plus tenaces, c’est ce réflexe selon lequel, si quelque chose est bien fait, cela vient forcément de l’extérieur. Lorsqu’un Sénégalais assiste à un événement bien organisé, il pense spontanément qu’il a été pensé ou dirigé par des Européens. Cela traduit un complexe d’infériorité profondément ancré.</p>



<p>Il y a aussi le complexe de ne pas oser proposer autre chose que ce que l’Occident attend de nous. Beaucoup d’artistes s’enferment dans des cadres esthétiques dictés par d’autres — que ce soit la “World Music”, le “Jazz africain”, ou d&#8217;autres étiquettes imposées. Mais notre objectif doit être de construire une nouvelle proposition, à partir de nos propres références.</p>



<p><strong>Comment sélectionnes-tu les artistes du festival ? Quelle place donnes-tu à l’expérimentation ?</strong></p>



<p>La programmation se construit de manière intuitive. Je laisse une large place aux rencontres, aux ressentis. Il m’est arrivé de croiser des artistes cinq ans avant de les programmer. Ce sont des gens dont la démarche m’a semblé authentique.Vrai.</p>



<p>Je programme aussi des jam sessions, des musiciens de rue, des chanteurs de plage, ces troubadours du quotidien que personne ne considère comme de “vrais artistes”. Pourtant, ils incarnent une musique sincère, libre, non formatée.</p>



<p>Africa Stereo veut justement offrir un espace pour ces voix-là : celles qui échappent à l’uniformisation ambiante, qui explorent d&#8217;autres récits, d’autres langages. C’est un espace d’ouverture et de tolérance, contre le racisme, la misogynie, la xénophobie. Un espace où l’on découvre des musiques qu’on n’attendait pas.</p>



<p><strong>Quels sont les défis auxquels vous avez dû faire face en organisant ce festival à Dakar ?</strong></p>



<p>Les premières années, les difficultés ont surtout été financières. Organiser un festival, c’est mobiliser des ressources importantes. Mais en trois ans, le public a vu la qualité, l’organisation, la richesse humaine du projet. On met en valeur toute une chaîne de métiers autour de la musique. C’est l’un des rares festivals au Sénégal à proposer, pendant dix jours, une vraie expérience artistique.</p>



<p><strong>Quelles sont les actions mises en place pour former les acteurs du secteur musical ?</strong></p>



<p>Nous avons lancé une&nbsp;<em>Open Session</em>&nbsp;qui fonctionne toute l’année. On intervient dans les banlieues, les quartiers informels de Dakar, avec des ateliers sur les droits d’auteur, les bases de l’industrie musicale, souvent méconnues des artistes.</p>



<p>On organise aussi des concours. Les finalistes suivent une master class, puis sont accompagnés par notre label pendant un an : séances photos, press-book, booking, structuration de projet.</p>



<p>Nous avons également lancé la&nbsp;<em>Woman Art Academy</em>, un programme intensif dédié aux femmes, pour leur permettre de comprendre et intégrer les rouages du secteur musical. Certaines joueront d’ailleurs au festival cette année. On forme aussi des technicien.ne.s, des régisseur.se.s de plateau. Il faut penser l’ensemble de l’écosystème.</p>



<p><strong>Avez-vous des partenariats internationaux ? Comment envisagez-vous l’avenir du projet ?</strong></p>



<p>Nous avons des partenaires locaux, comme l’Institut Français ou le Goethe Institute, et nous recevons le soutien du Ministère de la Culture. Mais à ce jour, le festival est encore largement autofinancé et autoproduit. Cela dit, l’intérêt grandit, et de plus en plus de professionnels viennent en mai pour y assister. Notre ambition est claire : faire d’Africa Stereo une plateforme panafricaine ouverte sur le monde. Une capitale de la musique alternative.</p>



<p><strong>Dans un monde saturé de festivals, pourquoi Africa Stereo est-il nécessaire ?</strong></p>



<p>Parce que beaucoup d’événements se contentent d’enchaîner des concerts. Ce&nbsp;<em>festival</em>, porte une vision, il a un centre, une direction. Au Sénégal, il existe un immense vide dans le domaine des musiques alternatives. Africa Stereo veut combler ce manque : donner la parole à des voix marginalisées, à des musiques qui rassemblent, qui désapprennent les logiques coloniales, qui valorisent la mixité, le métissage, le lien. Ce festival, c’est une tentative de réconciliation : entre les Sénégalais et les Européens, mais surtout entre nous-mêmes. Il faut que ceux qui le portent en soient fiers. C’est un projet collectif, porté par des Sénégalais, des Burkinabè, des Maliens. Un projet qui regarde vers le monde, mais les pieds enracinés dans le continent.</p>



<p><strong>Quelles sont les ambitions à moyen et long terme du festival ?</strong></p>



<p>Créer une véritable plateforme de rencontres culturelles pour l’Afrique de l’Ouest, un&nbsp;<em>salon informel</em>&nbsp;où se tisse un marché culturel. On ne le nomme pas encore ainsi, mais c’est bien ce que nous construisons. Une agora où les imaginaires circulent.</p>



<p><strong>Pourquoi le grand public devrait-il absolument découvrir Africa Stereo ?</strong></p>



<p>Pour rencontrer une communauté qui ose faire un pas de côté, et qui contribue à bâtir un nouveau chapitre pour l’Afrique : plus libre, plus équilibré, décomplexé, équitable.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Photos et propos recueillis par Pauline C. pour Couleur Café</strong></p>



<p><strong>Pour plus d’infos&nbsp;:</strong></p>



<p><a href="https://www.stereoafrica.com/fr">https://www.stereoafrica.com/fr</a></p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-1-768x1024.jpeg" alt="" data-id="48382" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-1.jpeg" data-link="https://couleurcafe.info/africa-stereo-festival-pour-des-musiques-actuelles-et-alternatives/stereo-africa-festival-1/" class="wp-image-48382" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-1-768x1024.jpeg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-1-225x300.jpeg 225w, https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-1-1152x1536.jpeg 1152w, https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-1.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="768" src="https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-4-1024x768.jpeg" alt="" data-id="48385" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-4.jpeg" data-link="https://couleurcafe.info/africa-stereo-festival-pour-des-musiques-actuelles-et-alternatives/stereo-africa-festival-4/" class="wp-image-48385" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-4-1024x768.jpeg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-4-300x225.jpeg 300w, https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-4-768x576.jpeg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-4-1536x1152.jpeg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-4.jpeg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="768" src="https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-2-1024x768.jpeg" alt="" data-id="48383" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-2.jpeg" data-link="https://couleurcafe.info/africa-stereo-festival-pour-des-musiques-actuelles-et-alternatives/stereo-africa-festival-2/" class="wp-image-48383" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-2-1024x768.jpeg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-2-300x225.jpeg 300w, https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-2-768x576.jpeg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-2-1536x1152.jpeg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-2.jpeg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="768" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-5-768x1024.jpeg" alt="" data-id="48389" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-5.jpeg" data-link="https://couleurcafe.info/africa-stereo-festival-pour-des-musiques-actuelles-et-alternatives/stereo-africa-festival-5/" class="wp-image-48389" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-5-768x1024.jpeg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-5-225x300.jpeg 225w, https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-5-1152x1536.jpeg 1152w, https://couleurcafe.info/media/2025/05/Stereo-Africa-Festival-5.jpeg 1200w" sizes="(max-width: 768px) 100vw, 768px" /></figure></li></ul></figure>
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			</item>
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		<title>L’INTROSPECTION DE SECKOU KEITA</title>
		<link>https://couleurcafe.info/lintrospection-de-seckou-keita/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 09 May 2025 19:00:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Artiste du mois]]></category>
		<category><![CDATA[Mai 2025]]></category>
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					<description><![CDATA[Seckou Keita est un homme joyeux. Il vibre pour la musique, il aime la vie. Originaire de la Casamance au Sénégal, le jeune musicien est né à Lindiane  au sud de la ville de Ziguinchor. Il propose Homeland, un opus à travers lequel il mène une quête introspective. Voyage.  Comment expliques-tu qu’on parle très peu [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Seckou Keita est un homme joyeux. Il vibre pour la musique, il aime la vie. Originaire de la Casamance au Sénégal, le jeune musicien est né à Lindiane  au sud de la ville de Ziguinchor. Il propose <em>Homeland</em>, un opus à travers lequel il mène une quête introspective. Voyage. </strong></p>



<p><strong>Comment expliques-tu qu’on parle très peu des musiciens issus de la Casamance&nbsp;?</strong></p>



<p>C’est une région assez loin de Dakar, la capitale. Il y a aussi des musiciens venant d’autres régions dont on parle peu. Je pense que c’est parce que la plupart des musiciens est concentrée dans la région de Dakar. Pour se faire un nom, les musiciens sont obligés de rejoindre la capitale.</p>



<p><strong>Est-ce qu’il y a des concerts d’artistes comme Youssou Ndour dans cette région du Sénégal&nbsp;?</strong></p>



<p>C’est rare mais il y en a. Youssou venait souvent, mais ça fait un moment qu’il n’est pas revenu.</p>



<p><strong>Et toi&nbsp;?</strong></p>



<p>L’année dernière j’ai fait des concerts là-bas, cette année je compte faire 2 ou 3 dates. De plus en plus, je ressens cette envie de retour au pays.</p>



<p><strong>Il y a aussi Saint-Louis Jazz.</strong></p>



<p>Je n’ai pas encore joué là-bas. C’est surtout une question de calendrier, mais ça va se faire. L’idée serait d’y participer en 2026-2027 et d’organiser une tournée dans toutes les régions du Sénégal.</p>



<p><strong>Tu as sorti l’album </strong><strong><em>Homeland </em></strong><strong>Chapter 1 en 2024. Qu’est-ce que ça raconte&nbsp;?</strong></p>



<p><em>Homeland</em> est mon 15<sup>e</sup> album. Chacun parle d’une histoire différente. Celui-ci parle d’un retour au pays, musicalement parlant. C’est aussi un questionnement, à savoir où est la terre-mère&nbsp;? C’est où chez moi&nbsp;? Mon pays adoptif est l’Angleterre, mon pays natal est le Sénégal, et puis il y a d’autres pays que j’ai traversé dans le monde. Lorsque je vais chez moi au Sénégal mes amis me demandent souvent pour combien de temps suis-je là&nbsp;? ou alors quand vais-je repartir&nbsp;? Je vis en Angleterre depuis 20 ans, chaque fois, mon voisin me demande si j’ai fait un tour dans mon pays d’origine. C’est une question qu’on me pose souvent. Je suis Sénégalais, j’ai des habitudes en Angleterre, j’y ai construit une famille&nbsp;; alors où est-ce chez moi&nbsp;? Lorsque je demande à mes enfants d’où ils viennent, ils ont aussi du mal à me répondre. Ils se considèrent aussi bien comme Anglais, Sénégalais et Français. Cette question concerne beaucoup de personnes. Ma musique répond à cette question, je travaille avec des musiciens venant de différents horizons, la question se pose pour eux aussi. Est-ce là où tu travailles&nbsp;? Là où tu es né&nbsp;? Là où tu te sens le mieux&nbsp;qui est ton «&nbsp;homeland&nbsp;? Chaque personne a sa propre réponse.&nbsp;</p>



<p><strong>C’est donc un album qui résume aussi ton parcours musical.</strong></p>



<p>C’est un clin d’œil aux différents styles de musiques que j’ai côtoyé, du jazz à la musique classique. Mon album précédant, <em>African Rhapsodies</em>, est entièrement classique, je l’ai enregistré avec BBC Orchestra, il y a mes propres compositions avec des arrangements classiques. <em>Homeland </em>est un album qui reflète véritablement mes origines.&nbsp;</p>



<p><strong>Y a-t-il des rythmes particuliers dans </strong><strong><em>Homeland</em></strong><strong>&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui, il y a plusieurs rythmes. Par exemple, le <em>buguereubu</em>, qui est une percussion Diola, qu’une personne peut jouer sur quatre tambours&nbsp;; il y a aussi le <em>Seouruba</em>, fait de trois petits tam-tams, qui ressemble un peu au <em>sabar</em>. On y trouve une influence de la Gambie qui n’est pas loin. Et bien évidement il y a le Djembé qui est devenu un instrument international.</p>



<p><strong>Comment as-tu adopté la kora&nbsp;?</strong></p>



<p>C’est un instrument que de plus en plus de personnes veulent apprendre à jouer, il offre plus de créativité sonore. Tout le monde s’en empare, pas simplement les griots, ni uniquement les Africains, mais aussi les Européens, les Asiatiques, les Américains.</p>



<p>Je suis né dans une famille de griots, du côté de ma mère. Je viens de la famille Cissokho. À l’âge de 7 ans, j’étais à côté de mon grand-père maternel, c’était mon mentor, il m’a appris comment fabriquer ma propre kora. Chaque griot se distingue par sa manière de travailler. Mon grand-père disait toujours qu’il vaut mieux fabriquer son propre instrument que d’en acheter. Il y a une connexion qui se fait avec son propre instrument. À l’âge de 14 ans, j’ai commencé à apprendre le répertoire traditionnel. Je devais apprendre et comprendre l’histoire des morceaux que je jouais, les différentes techniques avant d’être libéré. C’est une initiation, c’est une passage. C’est ma base. Lorsque j’ai quitté mon grand-père, j’avais un peu moins de 18 ans. Je suis allé en Scandinavie avec mon oncle qui faisait des tournées. J’ai tout de suite collaboré avec des musiciens Cubain, c’était en Norvège. Il y avait aussi des musiciens indiens.</p>



<p><strong>Tu as collaboré dans ton album avec plusieurs artistes.</strong></p>



<p>Oui il y a les Daraa-J, je les adore. Je les connais depuis leurs débuts, ce sont des amis, ils sont d’une grande humanité, j’aime leur travail. Notre collaboration a été longue à mettre en place car Faada Fredy avait une grosse tournée, Ndongo D. était très occupé lui aussi. Nous avons trouvé un terrain d’entente pour travailler sur le titre <em>Home Sweet Home</em> à 3 heures du matin à Dakar. C’était important pour moi de travailler avec eux, j’aime leur approche de la musique, la voix de Faada, le rap très technique de Ndongo D. Dans la chanson, nous parlons de notre terre natale.</p>



<p>J’ai aussi travaillé avec Hannah Lowe, sur le titre <em>Deportation Blues</em>. Elle est Anglaise métissée Chine et Jamaïque. Elle est née en Angleterre, elle a aussi une histoire assez particulière, c’est une poétesse très connue. Il y a aussi Zena Edwards, qui est originaire du Zimbabwe. Elle a une voix très soft, nous avons enregistré le morceau <em>Reflections</em>. Il y a aussi le vieux père Abdoulaye Sidibé, qui est Sénégalais. Il a fait l’ouverture de l’album. Il connait très bien non seulement l’histoire de la kora, mais aussi la culture en général, au Sénégal.</p>



<p class="has-text-align-right">Propos recueillis par Samuel Nja Kwa</p>



<p><strong>Album</strong> <em>Homeland</em>, 2024</p>



<p><strong>Concerts&nbsp;:</strong></p>



<p>12 mai au New Morning, Paris</p>



<p>14 mai Corn Exchange Brighton and Hove, Royaume-Uni</p>



<p>16 mai Octagon Centre, Sheffield, Royaume-Uni</p>



<p>17 mai The Glasshouse International Centre for music, Gateshaead, Royaume-Uni</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/05/HUD053-seckou-keita-homeland-chapter-1-packshot-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2025/05/HUD053-seckou-keita-homeland-chapter-1-packshot-1024x1024.jpg" alt="" data-id="48375" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/05/HUD053-seckou-keita-homeland-chapter-1-packshot-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48375" class="wp-image-48375" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/05/HUD053-seckou-keita-homeland-chapter-1-packshot-1024x1024.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2025/05/HUD053-seckou-keita-homeland-chapter-1-packshot-300x300.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2025/05/HUD053-seckou-keita-homeland-chapter-1-packshot-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2025/05/HUD053-seckou-keita-homeland-chapter-1-packshot-768x768.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/05/HUD053-seckou-keita-homeland-chapter-1-packshot-1536x1536.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2025/05/HUD053-seckou-keita-homeland-chapter-1-packshot-2048x2048.jpg 2048w, https://couleurcafe.info/media/2025/05/HUD053-seckou-keita-homeland-chapter-1-packshot-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/05/Alan-Blundell-photography-241110-the-tung-seckou-keita-homeland-band-85.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="724" src="https://couleurcafe.info/media/2025/05/Alan-Blundell-photography-241110-the-tung-seckou-keita-homeland-band-85-1024x724.jpg" alt="" data-id="48374" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2025/05/Alan-Blundell-photography-241110-the-tung-seckou-keita-homeland-band-85.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48374" class="wp-image-48374" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/05/Alan-Blundell-photography-241110-the-tung-seckou-keita-homeland-band-85-1024x724.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2025/05/Alan-Blundell-photography-241110-the-tung-seckou-keita-homeland-band-85-300x212.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2025/05/Alan-Blundell-photography-241110-the-tung-seckou-keita-homeland-band-85-768x543.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/05/Alan-Blundell-photography-241110-the-tung-seckou-keita-homeland-band-85-1536x1086.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2025/05/Alan-Blundell-photography-241110-the-tung-seckou-keita-homeland-band-85.jpg 2000w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li></ul></figure>
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		<title>LA LEÇON DE PIANO</title>
		<link>https://couleurcafe.info/la-lecon-de-piano/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 30 Apr 2025 17:35:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mai 2025]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
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					<description><![CDATA[Lorsque Clélya Abraham et Xavier Belin parlent musique, le bonheur se lit sur leur visage. Respectivement originaires de la Guadeloupe et de la Martinique les deux artistes nous proposent deux albums de haute voltige. Atacama pur Clélya et Digression pour Xavier (et Baptiste Poulin), ils écrivent de nouvelles notes sur leur partition. Rencontre croisée. Couleur [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2025/04/CAXB_01-min-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="682" src="https://couleurcafe.info/media/2025/04/CAXB_01-min-1024x682.jpg" alt="" class="wp-image-48356" srcset="https://couleurcafe.info/media/2025/04/CAXB_01-min-1024x682.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2025/04/CAXB_01-min-300x200.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2025/04/CAXB_01-min-768x511.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2025/04/CAXB_01-min-1536x1022.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2025/04/CAXB_01-min-2048x1363.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<p><strong>Lorsque Clélya Abraham et Xavier Belin parlent musique, le bonheur se lit sur leur visage. Respectivement originaires de la Guadeloupe et de la Martinique les deux artistes nous proposent deux albums de haute voltige. Atacama pur Clélya et Digression pour Xavier (et Baptiste Poulin), ils écrivent de nouvelles notes sur leur partition. Rencontre croisée.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Vous jouez du même instrument, le piano. Qu&#8217;est-ce qui vous a poussé vers cet instrument ?</strong></p>



<p><strong>Clélya Abraham</strong>&nbsp;: C’est parce qu’il y avait un piano à la maison. C&#8217;était celui de ma mère. Elle est violoniste, donc du coup, elle n&#8217;en jouait quasiment pas. Elle l&#8217;avait eu pour ses études à l&#8217;époque et l&#8217;avait gardé. J’étais fascinée parce qu’il est est hyper facile d&#8217;accès. Lorsqu’on y joue, il y a tout de suite des sons justes qui sortent, c’est un peu spécial pour celui qui l’entend pour la première fois. Et donc, j&#8217;ai commencé à m&#8217;amuser, à créer, mon frère m&#8217;a appris des morceaux de Bach. Ça m&#8217;a passionnée et j&#8217;ai continué à prendre des cours.&nbsp;</p>



<p><strong>Xavier Belin</strong>&nbsp;: De mon côté, j’ai commencé un peu de la même façon, il y avait un piano à la maison. C&#8217;était celui de mon père, qui est batteur et pianiste amateur. Au départ, Je pense qu&#8217;il avait envie de faire de la musique son métier, mais finalement, il n&#8217;a pas pu. Il souhaitait que ses enfants, puissent apprendre un instrument, dès leur jeune âge, du coup, il m&#8217;a mis au piano. J’ai commencé par l’éveil musical puis j&#8217;ai pris les cours de classique dès l’âge de 7 ans. Au début, je n&#8217;aimais pas ça, je ne faisais pas mes exercices. Et en plus, à côté, je faisais du foot. Des fois, il y avait des conflits d&#8217;horaire. Je voulais surtout jouer au foot, pas du piano. Puis, il y a eu un déclic vers 12-13 ans et j&#8217;ai vraiment commencé à aimer cet instrument, à mieux travailler, parce que j&#8217;en avais envie. Par la suite, je me suis intéressé à d&#8217;autres musiques.&nbsp;</p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Quelles sont vos origines&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Xavier Belin</strong>&nbsp;: De la Martinique.&nbsp;</p>



<p><strong>Clélya Abraham</strong>&nbsp;: Par mon père de la Guadeloupe et ma mère de la France hexagonale.</p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: En faisant un retour vers le passé</strong><strong>, </strong><strong>je me rends compte que le piano a toujours été au centre des musiques, notamment du jazz, dans les Caraïbes. Comment l&#8217;expliquez-vous ? Il y a toujours eu des grands pianistes.</strong></p>



<p><strong>Xavier Belin&nbsp;:</strong> C&#8217;est vrai qu&#8217;il y’en a énormément qui viennent de la Martinique, je pense à Mario Canonge, Grégory Privat, Maher Beauroy, Gilles Rosine, Ronald Tulle. Je sais qu&#8217;il y avait beaucoup de trios, de quartets, d&#8217;accords, de classiques, des duos piano-violon, des groupes comme ça qui venaient et faisaient un peu le tour de la Caraïbe. Il y a peut-être une culture qui s&#8217;est formée avec ces groupes. Ça serait mon explication</p>



<p><strong>Clélya Abraham&nbsp;:</strong> On pourrait demander à un historien.</p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Peut-être que ça s’explique aussi du fait que les maîtres d&#8217;esclaves avaient souvent un piano chez eux et qu’ils demandaient à un esclave à talent d’en jouer.</strong></p>



<p><strong>Xavier Belin&nbsp;:</strong> Oui, c&#8217;est ça. Il y a un livre qui raconte l&#8217;histoire de la Biguine à Saint-Pierre. Et il paraît qu&#8217;il y avait vraiment une grosse culture de la musique, du bal, des salons. Plusieurs maîtres d’esclaves avaient effectivement des pianos, c&#8217;est plausible.</p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: On parle de la sortie de vos albums </strong><strong><em>Digression</em></strong><strong> pour Xavier Belin</strong></p>



<p><strong>Xavier Belin&nbsp;:</strong> Ça part du nom du duo, <em>Crossing</em>, que je forme avec le saxophoniste Baptiste Poulin. <em>Digression</em> évoque le croisement de nos idées.&nbsp;</p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Et Atacama&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Clélya Abraham&nbsp;:</strong> Ça fait référence au désert d&#8217;Atacama, au Chili, qui est l&#8217;endroit d&#8217;où on peut le mieux observer les étoiles depuis la Terre. Il y a énormément de spécialistes du cosmos qui vont là-bas pour les observer. C&#8217;est une invitation à se projeter dans ce désert et à regarder au-dessus de soi.</p>



<p><strong>C.C&nbsp;: Xavier, tu as travaillé en duo, c&#8217;est un album très épuré par rapport au premier.</strong></p>



<p><strong>X.B</strong>&nbsp;: En fait, le procédé était un peu différent. C&#8217;est un projet vraiment commun qu&#8217;on a réalisé ensemble. Nous avons co-composé les morceaux, travaillé en équipe. Nous avons commencé par composer les morceaux, ensuite, on a voulu faire passer des émotions. Nous avons peaufiné les morceaux, dans ce sens.</p>



<p><strong>C.C&nbsp;: Pour Atacama, il y a du chant, plus de rythme.&nbsp;</strong></p>



<p><strong>C. A&nbsp;:</strong> Je chantais déjà dans le premier album, mais là, j&#8217;ai fait un petit peu plus de place à la voix. En fait, Je chante depuis toujours. Je pars très souvent du rythme pour composer mes morceaux. Je me mets un rythme que je kiffe et je danse. Je commence à jouer du piano et à m&#8217;éclater dessus, ensuite je me laisse énormément porter par la voix afin de trouver mes mélodies, qui ont un sens. D&#8217;où l&#8217;importance de la voix.</p>



<p><strong>C.C&nbsp;: Parfois, tu joues et tu doubles les mélodies avec ta voix aussi.&nbsp;</strong></p>



<p><strong>C.A&nbsp;</strong>: Oui, j&#8217;aime bien les mettre en valeur avec la voix.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Qu&#8217;est-ce qui a changé depuis le Covid Dans votre manière de travailler ou d&#8217;aborder la musique ?</strong></p>



<p><strong>C.A&nbsp;</strong>: J&#8217;ai eu de la chance, parce que ça ne s&#8217;est pas passé comme pour tout le monde, évidemment. Pour moi, ça a été une parenthèse, une respiration incroyable. Et ça m&#8217;a fait énormément de bien. Je me suis posée, ce qui a contribué aussi à changer un peu mon rapport à la musique, à jouer plus pour le plaisir, plutôt que la performance.</p>



<p><strong>X.B&nbsp;:</strong> Ça m&#8217;a fait vraiment respirer, parce que juste avant, je crois que je faisais trop de choses. Et quand c&#8217;est arrivé, j&#8217;étais très occupé et certaines choses ont été a annulées, j&#8217;ai pu vraiment respirer, travailler un peu le piano, faire ce que je n&#8217;avais plus l’habitude de faire. Depuis mon premier album, j&#8217;ai changé. Mais aussi dans le rapport à la musique, de comprendre qui je suis en tant que musicien, me focaliser sur le plaisir de faire la musique, aussi d’être moins dans la performance.&nbsp;</p>



<p><strong>C.C&nbsp;: Clélya, comment as-tu rencontré le guitariste béninois Lionel Louéké&nbsp;? Et qu&#8217;est-ce qui t&#8217;a poussée à faire cette chanson « Pays » avec lui ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>C.A</strong>&nbsp;: Je l’ai rencontré au Festival Jazz en Tête, on ne jouait pas le même jour, il était là et par chance nous avons discuté. J&#8217;ai adoré sa vibration. Je l&#8217;ai trouvé d&#8217;une douceur incroyable, ensuite, nous avons gardé le lien parce qu&#8217;on voulait, à la base, faire une collaboration entre lui et Abraham Réunion, le projet que j&#8217;ai avec mes frères et sœurs. Ça n&#8217;avait pas pu se faire mais ça a permis de garder quand même un contact. Je l&#8217;ai souvent écouté, il m&#8217;a énormément inspirée, je trouve qu&#8217;il va à l&#8217;essentiel dans son jeu. Il n&#8217;y en a jamais trop. Il y a vraiment ce qu&#8217;il faut, il se met au service de la musique. Lorsque je me suis mise à penser à un musicien à inviter sur cet album, j&#8217;ai tout de suite pensé à lui. C&#8217;était une évidence et j&#8217;ai adoré ce qu&#8217;il a fait.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Et toi Xavier, racontes-nous ta rencontre avec Baptiste&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>X.B&nbsp;:</strong> Je l’ai rencontré au Pôle supérieur d’enseignement artistique Paris – Boulogne-Billancourt (PSPBB) pendant nos études. Nous avons commencé à jouer, à faire des duos en cours, après les cours. Nous avons organisé des petits concerts, puis vers 2021, on s&#8217;est dit que ce serait bien d’écrire des compositions. Et nous sommes entrés dans ce processus de création de l&#8217;album. On se voyait, on avait la volonté de créer des morceaux. Il y’en avait beaucoup où Baptiste avait le début des idées. Des fois, les mélodies qu&#8217;il me demandait d&#8217;harmoniser. Il y a des morceaux où vraiment, on a collé une idée à lui et une autre à moi. Et après, on bricole, on les lie. Tous les morceaux ont été écrits à deux, mais pour chacun, il y a une ambiance particulière.</p>



<p><strong>C.C&nbsp;: Je vous laisse le choix de vous poser une question l’un(e) à l’autre</strong></p>



<p><strong>C.A</strong>&nbsp;: Qu&#8217;est-ce que t&#8217;aimes particulièrement dans le piano ?&nbsp;</p>



<p><strong>X.B</strong>&nbsp;: Le fait que ce soit un instrument mélodique, harmonique et rythmique. Qu&#8217;on puisse jouer tout seul, avec tout le monde dans plusieurs formations différentes. On peut faire plein de trucs, plein de styles différents. On peut être autonome, jouer avec beaucoup de personnes.&nbsp;</p>



<p><strong>C.A</strong>&nbsp;: Ça me parle. Je crois que c&#8217;est un peu pareil pour moi.&nbsp;</p>



<p><strong>X.B</strong>&nbsp;: Alors moi, ma question serait qu&#8217;est-ce qui fait la force de Clélya Abraham&nbsp;? Quelles sont tes caractéristiques pianistiques ? Les choses que tu as envie de développer qui font ta patte&nbsp;?</p>



<p>C.A&nbsp;: Je ne réfléchis pas beaucoup en termes de musique, mais plus en termes de ressenti. Comment j&#8217;ai envie de me sentir quand je joue&nbsp;?&nbsp; Évidemment détendue, en harmonie avec ce que je ressens au plus profond de moi, en cohérence, en authenticité. J&#8217;ai besoin que ce qui sort, résonne vraiment avec qui je suis. C&#8217;est mon moteur.&nbsp;</p>



<p>CONCERTS CLÉLYA ABRAHAM<br>17 mai &#8211;&nbsp;Festival Kadans Caraïbes,&nbsp;Marseille<br>30 mai&nbsp;&#8211; La Casa Jazz,&nbsp;Saint-Raphaël</p>



<p>31 mai &#8211;&nbsp;Salon IMFP de Provence</p>



<p>1er juin &#8211; festival les femmes pas oubliées</p>



<p>20 juin :&nbsp;le TRITON&nbsp;&#8211; Les Lilas.</p>



<p>15 juillet &#8211; Millau Jazz</p>



<p>25 juillet&nbsp;&#8211; la salle Ladbroke&nbsp;&#8211; Londres .</p>



<p>31 juillet &#8211; festival la Roque d&#8217;Anthéron</p>



<p>23 août &#8211;&nbsp;Festival Deva Jazz&nbsp;&#8211; Roumanie</p>



<p>28 septembre &#8211;&nbsp;Aprem&#8217;jazz&nbsp;&#8211; Quimper</p>



<p>12 octobre &#8211; jazz à Noyons</p>



<p>15 novembre &#8211; Saint-Martin (Antilles)</p>



<p>23 novembre &#8211; auditorium du conservatoire de Colombes</p>



<p>CONCERT XAVIER BELIN</p>



<p>Ven 30 et Sam 31 mai : Concert à Lisbonne au Nisa&#8217;s Lounge</p>



<p>Samedi 28 janvier 26 : Concert au baiser salé (19h45 et 22h)</p>



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