<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Mars 2026 &#8211; Couleur Café</title>
	<atom:link href="https://couleurcafe.info/category/mars-2026/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://couleurcafe.info</link>
	<description>Culture &#38; Lifestyle</description>
	<lastBuildDate>Wed, 11 Mar 2026 08:16:21 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=5.6.17</generator>

<image>
	<url>https://couleurcafe.info/media/2023/03/cropped-Couleur-Calé_2-32x32.png</url>
	<title>Mars 2026 &#8211; Couleur Café</title>
	<link>https://couleurcafe.info</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
	<item>
		<title>L’écriture raffinée de Sully Quay</title>
		<link>https://couleurcafe.info/lecriture-raffinee-de-sully-quay/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Mar 2026 08:16:19 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature / BD]]></category>
		<category><![CDATA[Mars 2026]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://couleurcafe.info/?p=48617</guid>

					<description><![CDATA[Née à Paris et naviguant entre les cultures du Togo et du Benin, l’écrivaine Sully Quay nous présente «&#160;Un homme sans étoile&#160;» (éditions Graines de Pensées, 2025) et «&#160;Nos vies ailleurs&#160;» (éditions Atelier des cahiers, 2024). Deux œuvres riches de sa culture métissée, de ses voyages et de de ses rencontres. Conversation.&#160;&#160; Couleur Café&#160;: Tu [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Née à Paris et naviguant entre les cultures du Togo et du Benin, l’écrivaine Sully Quay nous présente «&nbsp;Un homme sans étoile&nbsp;» (éditions Graines de Pensées, 2025) et «&nbsp;Nos vies ailleurs&nbsp;» (éditions Atelier des cahiers, 2024). Deux œuvres riches de sa culture métissée, de ses voyages et de de ses rencontres. Conversation.&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>Couleur Café&nbsp;: Tu préfères quand on t&#8217;appelle Sylvie ou alors Sully ?&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>Sully&nbsp;Quay :</strong> Quand on s&#8217;adresse à moi en tant qu&#8217;autrice, on peut m&#8217;appeler Sully. Ma mère m&#8217;appelle Sully, donc il n&#8217;y a aucun souci. Ça peut se dire dans plusieurs langues sans être trop écorché.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>Couleur Café&nbsp;: Dans quel environnement as-tu grandi ?&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>Sully Quay&nbsp;:</strong> Je suis née à Paris. J’y suis restée deux ans ensuite nous avons déménagé à Neuilly-sur-Marne jusqu&#8217;à mes 23 ans. Mes parents étaient fonctionnaires. Puis j&#8217;ai connu mon ex-mari, nous avons aménagé dans le 95. Et surtout, nous avons passé 10 années en famille à l&#8217;étranger.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>Couleur Café&nbsp;: Tes origines sont togolaises&nbsp;&nbsp;</strong></h2>



<p>Sully Quay&nbsp;: Oui, d&#8217;origine togolaise et béninoise.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>C.C&nbsp;: Quel rapport entretiens-tu avec ces deux pays ?&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>S.Q&nbsp;:</strong> C&#8217;était l&#8217;endroit où nous passions de temps en temps nos vacances. Les billets d’avion coûtaient cher. On était une famille de deux enfants, ça faisait quatre. On y allait à peu près tous les cinq ans. C&#8217;était l’occasion de voir les cousins, les tontons, les tatas. Grâce à mon ex-mari, qui est d’origine togolaise et très attaché aux traditions, j&#8217;ai quand même eu un autre regard, sur le Togo et le Bénin. J&#8217;ai eu plus d&#8217;affection pour les pays, pour la famille. Et en vieillissant, j&#8217;ai l&#8217;impression que ça m&#8217;intéresse de plus en plus. Tout ce qui s’y passe au niveau géopolitique, la conscience, par rapport à la société. Je trouve que c&#8217;est important de savoir d&#8217;où on vient pour savoir où on va.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>C.C&nbsp;:</strong><strong> À</strong><strong> la lecture des deux livres, il est aussi beaucoup question de voyage, d&#8217;envie de partir. Est-ce que c&#8217;est ce qui t&#8217;inspire dans tes écrits ?</strong>&nbsp;</h2>



<p><strong>S.Q&nbsp;:</strong> j&#8217;ai vécu dix ans à l&#8217;étranger. On a vécu en famille avec nos trois enfants parce que mon ex-mari était expatrié. Nous l&#8217;avons suivi. Et c&#8217;est vrai que faire ces voyages a été une grande source d&#8217;inspiration à travers mes œuvres et aussi une grande source de questionnements. «&nbsp;Nos vies ailleurs&nbsp;», au niveau chronologie, est mon premier roman. Au départ, je l&#8217;avais écrit en anglais. Je me suis inspirée de ce que j&#8217;ai vécu en expatriation. Surtout ce que j&#8217;ai vu par rapport à mes copines ou d&#8217;autres femmes qui n&#8217;étaient pas forcément mes amies, par rapport à nos statuts de femmes expatriées, comment elles le ressentaient et ce qu&#8217;elles n&#8217;osaient pas dire.&nbsp;</p>



<p>Pour «&nbsp;Un prisonnier sans étoiles&nbsp;», l’idée m’est venue lorsque je vivais à Cracovie en Pologne, et lorsque j’ai visité le camp d&#8217;Auschwitz. Un jour, je me suis questionnée, sur la condition des Noirs dans les camps nazis. Je me suis demandée s’il y’en avait eu. Il faut savoir qu’à Auschwitz, il y a&nbsp; un panneau avec plein de photos de personnes ayant été emprisonnées, mais on n’y voit pas de Noirs. En même temps, en Europe, il y avait des Noirs pendant la Première Guerre mondiale ainsi que la Seconde Guerre mondiale. Et connaissant les théories nazies, j&#8217;étais assez étonnée qu&#8217;ils n&#8217;aient pas été persécutés. Et j&#8217;en ai parlé à une amie qui m&#8217;a conseillé de lire «&nbsp;Noirs dans les camps nazis&nbsp;» du journaliste Serge Bilé.</p>



<p>Mon grand-père aussi, de 1936 à 1939, vivait à Paris. Parce qu&#8217;il voulait être commissaire de police. Et avant que la Seconde Guerre mondiale n&#8217;éclate, mon arrière-grand-mère lui avait dit de rentrer au Togo, au pays. Et c&#8217;est à partir de ce moment-là que je me suis dit que si mon grand-père n&#8217;était pas rentré, est-ce qu&#8217;il aurait été incarcéré ? Est-ce qu&#8217;il aurait été résistant ? Est-ce qu&#8217;il aurait été collabo ? Je ne sais pas, je me suis posée plein de questions. C’est ainsi que je me suis mise à écrire «&nbsp;Un prisonnier sans étoiles&nbsp;».</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>C.C&nbsp;: Pour revenir à «&nbsp;Nos vies ailleurs&nbsp;», tu dévoiles la vie des femmes et des hommes. Est-ce que ça a été facile de récolter toutes ces expériences ? Fiction ou réalité&nbsp;?</strong></h2>



<p><strong>S.Q&nbsp;:</strong> J&#8217;ai fait une conférence où on me demandait quelle était la limite entre la fiction et la réalité. On est obligé, pour faire de la fiction, je pense, de s&#8217;inspirer de la réalité. Par exemple, Anastasia, que je dépeins, n&#8217;est pas une personne. Elle incarne différentes femmes. La même chose pour Shirley et Katalin, personnages du livre. Je ne voulais pas stigmatiser sur une personne en particulier. Je voulais également conserver l&#8217;anonymat de mes amies.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>C.C&nbsp;: Ont- elles ont reçu le livre ?&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>S.Q&nbsp;:</strong> La plupart de mes amis qui sont francophones ont reçu et ont lu le livre. Elles l’ont trouvé très bien. Elles ne se sont pas reconnues ou n&#8217;ont pas osé se reconnaître. Mais pour les personnages principaux, c&#8217;était vraiment de la fiction mélangée.&nbsp;</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>C.C&nbsp;: Et il n&#8217;y a pas que des femmes, il y a aussi quelques hommes</strong></h2>



<p><strong>S.Q&nbsp;:</strong> C&#8217;est vrai que dans chaque pays, j&#8217;ai rencontré un homme qui suivait sa femme. Ces hommes étaient très bien acceptés par la communauté féminine. Et en même temps, parfois, j&#8217;entendais des petits rires de la part de certains hommes qui travaillaient. Le fait que ces hommes suivent leurs femmes n&#8217;était pas très bien vu à l&#8217;époque.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>C.C&nbsp;: Je fais la navette entre les deux livres. Dans «&nbsp;Un prisonnier sans étoiles&nbsp;», j&#8217;avais comme l&#8217;impression qu&#8217;il y a une espèce de désillusion d&#8217;un homme qui parle et qui a beaucoup d&#8217;espoir.</strong></h2>



<p><strong>S.Q&nbsp;:</strong> Oui. Et qui finalement, est abattu par la dureté de la vie, tout ce qu&#8217;il rencontre durant son parcours. Et il a Sylvana, dont il espère quelque part qu&#8217;elle prolongera sa vie. Et c&#8217;est ce qu&#8217;elle fait en même temps, parce qu&#8217;elle ramène au pays le sable. Ce fameux sable qui rappelle son pays natal, en quoi il ne croyait plus d&#8217;ailleurs, parce qu&#8217;à un moment, il pense que ce sont des superstitions.&nbsp;</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>C.C&nbsp;: Et finalement, est-ce que ce sont vraiment des superstitions ?&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>S.Q&nbsp;:</strong> Cette histoire de sable, ne se faisait pas dans ma famille, mais ça se fait dans d’autres. Par exemple, dans la famille de mon ex-mari, il m&#8217;en avait parlé. Son père avait eu un cancer. Il était venu en France se faire opérer. Et apparemment, il avait pris du sable de chez lui avec la promesse de revenir au Togo. Et d&#8217;après ce que ma belle-famille m&#8217;avait dit, il est rentré et il est décédé. Il s&#8217;est fait opérer en France. Malheureusement, c&#8217;était sans issue. Donc, il est retourné au Togo souffrant et il est mort là-bas. Donc, je ne sais pas si ça marche ou pas. Au début, j&#8217;écrivais juste une histoire comme ça. Mais j&#8217;ai dû me documenter énormément. Je ne voulais pas non plus raconter n&#8217;importe quoi, donc, j&#8217;ai fait vraiment beaucoup de recherches.&nbsp;</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>C.C&nbsp;: Pour finir, est-ce que tes livres sont distribués en Afrique ?&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>S.Q&nbsp;:</strong> Je suis très contente, parce que j&#8217;ai réussi à récupérer tous mes droits. Et donc, maintenant, je suis édité aux éditions « Graines de pensée ». C&#8217;est une maison d&#8217;édition panafricaine, qui est au Togo. Mes livres devraient être disponibles là-bas incessamment, sous peu. En tout cas, pour le Salon du livre africain de Paris, j&#8217;y serai avec cette maison d’édition.&nbsp;</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Propos recueillis par Ewané N.K.</strong>&nbsp;</p>



<p><strong>Pour Rencontrer Sully Quay&nbsp;:</strong></p>



<p>Stand Graines de Pensées</p>



<p>Les 21 et 22 mars 2026</p>



<p>Salon du livre Africain de Paris</p>



<p>Réfectoire des Cordeliers</p>



<p>15 rue de l’école de Médecine</p>



<p>75006 Paris Métro : Odéon</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-3 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Nos-vies-ailleurs.jpg"><img loading="lazy" width="274" height="415" src="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Nos-vies-ailleurs.jpg" alt="Nos vies ailleurs" data-id="48619" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Nos-vies-ailleurs.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48619" class="wp-image-48619" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Nos-vies-ailleurs.jpg 274w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Nos-vies-ailleurs-198x300.jpg 198w" sizes="(max-width: 274px) 100vw, 274px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="639" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-639x1024.jpg" alt="Sully Quay" data-id="48621" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48621" class="wp-image-48621" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-639x1024.jpg 639w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-187x300.jpg 187w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-768x1232.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-958x1536.jpg 958w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-1277x2048.jpg 1277w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Sully_01-scaled.jpg 1596w" sizes="(max-width: 639px) 100vw, 639px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Un-prisonnier-sans-etoile-Graines-de-Pensées.jpg"><img loading="lazy" width="372" height="572" src="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Un-prisonnier-sans-etoile-Graines-de-Pensées.jpg" alt="Un prisonnier sans etoile Graines de Pensées" data-id="48620" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Un-prisonnier-sans-etoile-Graines-de-Pensées.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48620" class="wp-image-48620" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Un-prisonnier-sans-etoile-Graines-de-Pensées.jpg 372w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Un-prisonnier-sans-etoile-Graines-de-Pensées-195x300.jpg 195w" sizes="(max-width: 372px) 100vw, 372px" /></a></figure></li></ul></figure>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Magou Samb, musicien éclectique</title>
		<link>https://couleurcafe.info/magou-samb-musicien-eclectique/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 07:27:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Découverte]]></category>
		<category><![CDATA[Mars 2026]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://couleurcafe.info/?p=48594</guid>

					<description><![CDATA[Difficile de suivre le musicien et chanteur sénégalais Magou Samb dans tous ses projets. Nous l’avons attrapé au vol, entre quatre projets. Il se dévoile. Couleur Café&#160;: Que représente Paris pour toi&#160;? Magou Samb&#160;: La musique et les rencontres. À Paris, bien de choses magnifiques se sont passées. J&#8217;ai croisé Tonton Manu Dibango à Radio [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Difficile de suivre le musicien et chanteur sénégalais Magou Samb dans tous ses projets. Nous l’avons attrapé au vol, entre quatre projets. Il se dévoile.</strong></p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>Couleur Café&nbsp;: Que représente Paris pour toi&nbsp;?</strong></h2>



<p><strong>Magou Samb&nbsp;:</strong> La musique et les rencontres. À Paris, bien de choses magnifiques se sont passées. J&#8217;ai croisé Tonton Manu Dibango à Radio Africa. Je ne savais pas qu&#8217;il connaissait mon père, lorsqu’ils étaient étudiants et musiciens. Ils sont devenus potes. Il était aussi ami avec un de mes oncles, il venait à Ngor quand nous étions enfants. Il m&#8217;avait invité pour ses 50 ans de carrière, c&#8217;est là que j&#8217;ai aussi rencontré Robert Brazza.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>Couleur Café&nbsp;: Nous sommes en 2026, qu’est-ce que tu nous prépares&nbsp;?</strong></h2>



<p><strong>Magou Samb&nbsp;:</strong> Plein de projets, notamment DakarTrans, qui est une formation inédite composée de potes du Sénégal, beaucoup plus expérimenté que moi. Il y a Alphonse qui est un excellent guitariste et pianiste, le plus âgé du groupe, Mamane qui accompagne le Positif Black Soul, Pape Diouf et d’autres artistes, il y a aussi Ignace Fofana qui est un incroyable bassiste, puis il y a&nbsp; Idi Gallo. Depuis deux ou trois ans, nous avons monté cette formule, et on joue du Mbalax.</p>



<p>Il y a aussi ce projet, Camelot Nomade, avec ma femme, qui est plus acoustique. Et enfin cet autre projet qui s&#8217;appelle Immigrant Music, que j&#8217;ai fait avec un musicien américain qui s&#8217;appelle Thomas Bailey. Ben qui joue de la basse organise des jams, tous les mois à la Gallia, à Pantin, une brasserie qui fait des scènes, des concerts. C&#8217;est de la musique traditionnelle américaine, j&#8217;apporte la touche de l&#8217;Afrique de l&#8217;Ouest et plein de choses.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>Couleur Café&nbsp;: Comment as-tu rencontré Thomas Bailey&nbsp;?</strong></h2>



<p><strong>Magou Samb&nbsp;:</strong> Dans un studio, Il est venu me voir et&nbsp; m’a dit&nbsp;: «&nbsp;toi, je t&#8217;ai vu jouer de la guitare.&nbsp;» Il voulait que je joue dans son album, je ne pensais pas pouvoir l’accompagner car&nbsp; pour moi c’est de la musique de cowboys. J’ai écouté sa musique, on a fait des essais, je n’étais pas sûr d’être à ma place, mais lui, en était convaincu, il n’a pas lâché l’affaire. Plus tard, j&#8217;ai découvert que ce sont des Afro- Américains qui ont inventé cette musique. J&#8217;ai trouvé cela incroyable. Il y a une ADN. Et Thomas l’a bien compris. Il est très militant, j&#8217;aime bien ce côté-là. Il joue du violon, de la guitare. On sort l&#8217;album le 12 janvier, c&#8217;est un super projet, complètement acoustique.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>CC&nbsp;: Et tu as aussi un autre projet au Sénégal&nbsp;?</strong></h2>



<p><strong>MS&nbsp;:</strong> Oui, je veux y retourner pour organiser un festival à Ngor, monter un projet sur la nature, l&#8217;environnement, planter des arbres à Dakar. Il y a trop de béton à Dakar, les Sénégalais ne se rendent pas compte. Il y a des endroits, qui sont comme des sanctuaires, où on ne devait pas construire. On est en train de récupérer les plages qui étaient privatisées. Ce projet débutera probablement en 2026. C’est ce que j&#8217;ai envie de faire, Inviter des musiciens locaux et de la sous-région. On n&#8217;a pas besoin de gros sponsors, on gère.&nbsp;&nbsp;</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>CC&nbsp;: Et ton cousin l’illustre chanteur guitariste Diogal, comment va-t-il ?</strong></h2>



<p><strong>MS :</strong> On a grandi ensemble, au Sénégal. Il est dans son coin, à Champigny. Il m&#8217;a beaucoup poussé, il m&#8217;a beaucoup aidé.</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/03/diapos-magou-samb-alim-générale-avril-2022-03.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="576" src="https://couleurcafe.info/media/2026/03/diapos-magou-samb-alim-générale-avril-2022-03-1024x576.jpg" alt="Magou Samb alim générale avril 2022-03" data-id="48595" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/03/diapos-magou-samb-alim-générale-avril-2022-03.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48595" class="wp-image-48595" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/03/diapos-magou-samb-alim-générale-avril-2022-03-1024x576.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/diapos-magou-samb-alim-générale-avril-2022-03-300x169.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/diapos-magou-samb-alim-générale-avril-2022-03-768x432.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/diapos-magou-samb-alim-générale-avril-2022-03.jpg 1366w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/03/diapos-magou-samb-alim-générale-avril-2022-04.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="576" src="https://couleurcafe.info/media/2026/03/diapos-magou-samb-alim-générale-avril-2022-04-1024x576.jpg" alt="Magou Samb alim générale avril 2022-04" data-id="48596" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/03/diapos-magou-samb-alim-générale-avril-2022-04.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48596" class="wp-image-48596" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/03/diapos-magou-samb-alim-générale-avril-2022-04-1024x576.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/diapos-magou-samb-alim-générale-avril-2022-04-300x169.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/diapos-magou-samb-alim-générale-avril-2022-04-768x432.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/diapos-magou-samb-alim-générale-avril-2022-04.jpg 1366w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li></ul></figure>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>James Germain, un Haïtien nommé Griot</title>
		<link>https://couleurcafe.info/james-germain-un-haitien-nomme-griot/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 03 Mar 2026 07:21:58 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Mars 2026]]></category>
		<category><![CDATA[Rencontre]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://couleurcafe.info/?p=48589</guid>

					<description><![CDATA[Doté d’une voix hors du commun, le chanteur haïtien James Germain puise son inspiration dans son héritage familiale. Il nous raconte son enfance, ses voyages, ses rencontres, son vécu. Xù d&#8217;Àssa, son nouvel album, est une nouvelle aventure et une découverte de son monde. Embarquement immédiat. Couleur Café&#160;: Vous avez vécu trois ans au Mali, [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Doté d’une voix hors du commun, le chanteur haïtien James Germain puise son inspiration dans son héritage familiale. Il nous raconte son enfance, ses voyages, ses rencontres, son vécu. </strong><strong><em>Xù d&#8217;Àssa, </em></strong><strong>son nouvel album, est une nouvelle aventure et une découverte de son monde. Embarquement immédiat.</strong></p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>Couleur Café&nbsp;: Vous avez vécu trois ans au Mali, qu’est-ce que l’Afrique représente pour vous ?&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>James Germain&nbsp;:</strong> L&#8217;Afrique représente pour moi ce symbole d&#8217;être fier d&#8217;être Haïtien et Afro-Caribéen. Avant de m’y rendre, je sentais qu&#8217;il y avait quelque chose qui me manquait. Je suis né en Haïti. Évidemment, je savais qu’il y avait des gens qui nous ressemblaient. Lorsque je commence à comprendre que c&#8217;était justement nos ancêtres, j’en étais fier. L&#8217;Afrique, c&#8217;est énorme. Ça veut tout dire.&nbsp;</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>Couleur Café&nbsp;: Et que se passe-t-il justement lorsque l&#8217;Afrique retrouve son enfant devenu Haïtien ?&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>James Germain&nbsp;:</strong> Les Africains étaient très impressionnés. Et quand j&#8217;ai annoncé que j&#8217;étais chanteur, on m&#8217;a demandé de chanter, on va voir. J&#8217;ai eu du mal à ouvrir la bouche parce qu&#8217;en fait, je chante en Créole, très peu en français. Du coup, je ne savais pas dans quelle langue chanter, et j&#8217;ai commencé à improviser. Et puis là, les gens m&#8217;ont dit, mais tu viens de chez nous, tu es un griot. Je me rendais souvent chez le musicien Toumani Diabaté, qui nous a quitté malheureusement. Il avait une soirée tous les vendredis. À chaque fois que j&#8217;arrivais là-bas, on me demandait de chanter. C&#8217;est une fierté&nbsp;! Lorsque les griots sont là, donner le micro à une personne qui n&#8217;est pas de la culture griot, pour moi, c&#8217;était un honneur. J’en étais fier. Je me suis senti chez moi. C&#8217;est vrai qu&#8217;il y avait la langue, le Bambara, je ne comprenais rien, mais avec le temps, j&#8217;ai appris des mots qui m&#8217;ont servi. Les gens parlaient, je rigolais, Comme si j&#8217;avais compris. Il arrive qu&#8217;on comprenne, mais qu&#8217;on ne puisse pas traduire. Quand je pense aux odeurs, à la musique, l&#8217;atmosphère, tout ça me renvoie justement à mes trois ans passés dans ce pays, le Mali, ainsi qu’à d’autres endroits que j&#8217;ai visités sur ce continent. Ça m&#8217;a servi quand je suis retourné en Haïti. J’ai ramené un CD de musique mandingue, qui pour moi représentait un carnet de voyage.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>Couleur Café&nbsp;: Ton nouvel album se nomme </strong><strong><em>Xù d&#8217;Àssa</em></strong><strong><em> </em></strong><strong>qui signifie&nbsp;?</strong></h2>



<p><strong>James Germain&nbsp;:</strong> La traversée de nos ancêtres vers l&#8217;Occident.&nbsp;</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>CC&nbsp;: C&#8217;est un album hommage aux racines qui raconte l&#8217;histoire…</strong></h2>



<p><strong>J.G&nbsp;:</strong> Celle de mon enfance aussi. Mon enfance, l&#8217;héritage que ma famille m&#8217;a donné par le biais de ma mère. Et d&#8217;ailleurs, dans l&#8217;album, on retrouve la voix de ma maman. C&#8217;était important, elle m’a transmis ce goût de chanter. Depuis mon enfance, ma mère m&#8217;a souvent raconté des histoires où il y avait une partie chantée. J’attendais toujours cette partie-là. J’ai inclus la voix de ma mère dans mon album, comme lorsqu’elle me chantait une berceuse quand j&#8217;étais enfant.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>CC&nbsp;: J’ai aussi retenu que ton album parle du passé et de l&#8217;avenir.&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>J. G.&nbsp;:</strong> C&#8217;est ça. Dans les thèmes que j&#8217;aborde, je parle du passé.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>CC&nbsp;: Mais l&#8217;avenir, c&#8217;est quoi ?&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>J.G.&nbsp;:</strong> C&#8217;est justement la modernité, les sons, puis les arrangements proposés par le directeur musical. Ce travail n&#8217;aurait pas eu de sens si seulement j&#8217;étais resté dans le passé.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>CC&nbsp;: Comment as-tu trouvé l&#8217;équilibre entre les traditions, la modernité et même les sons un peu futuristes ?&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>J.G&nbsp;:</strong> C&#8217;est un son de demain, entre guillemets. L&#8217;arrangeur, le guitariste Ralph Lavital a fait un travail extraordinaire. Il a été à mon écoute, et puis il a amené des propositions extraordinaires, dont j’avais besoin. On connaît James, son premier album, le deuxième, le troisième, et j’avais besoin d&#8217;apporter quelque chose de différent. Ralph a amené un son électro dans certains morceaux. C&#8217;était ce que j’attendais de lui.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>CC&nbsp;: Qui est Sainte-Hélène ?&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>JG&nbsp;:</strong> Je pense que c&#8217;était une Amazone, qui a combattu l&#8217;esclavage. Je tenais absolument à lui rendre hommage, je la considère comme une reine. Les femmes ont joué un rôle assez important dans le combat contre les colons. Il était important pour moi que ce soit ce titre qui ouvre l&#8217;album.&nbsp;</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>CC&nbsp;: Dans ton dossier de presse tu dis « Je ne suis qu&#8217;un passeur, un passeur de mémoire, un gardien momentané d&#8217;un trésor qui me dépasse. » C&#8217;est la définition même du Griot, en fait.</strong></h2>



<p><strong>J.G&nbsp;:</strong> Absolument. Et pour moi, c&#8217;est important parce qu&#8217;il y a une génération qui est en train de découvrir, et qui a besoin de savoir, de connaître ses origines, connaître l&#8217;histoire. Et pour moi, c&#8217;est un devoir d&#8217;être dans ce rôle-là. Notre histoire est tellement riche. Il est important de porter ce que nos ancêtres nous ont légué aussi bien dans la diaspora que dans le continent africain. Nos traditions anciennes sont intactes dans cette région d&#8217;Haïti. Et dans le travail que je fais, j&#8217;ai amené l&#8217;âme de cette tradition avec moi dans ce projet.&nbsp;</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>CC&nbsp;: Depuis la naissance de ce pays, Haïti, tellement d’événements se sont passés, comment ce pays tient-il encore debout ?&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>J. G&nbsp;:</strong> Eh bien, je peux dire que c&#8217;est la résilience. Lorsqu’on est là-bas, et qu&#8217;on entend ce qui se raconte dans les journaux, les réseaux sociaux, tout ce qu’il s’y passe, qu’on vit directement, on ne peut qu’être résilient. Les gens continuent à vivre, les enfants continuent à aller à l&#8217;école dans les endroits où c&#8217;est encore possible, bien qu’il y ait des coins vraiment inaccessibles, la population a envie d&#8217;aller vaquer à ses occupations, parce qu&#8217;il faut vivre. On fait avec parce qu&#8217;on n&#8217;a pas de choix. On doit aller travailler, on doit aller à l&#8217;école, même quand c&#8217;est difficile pour certains, qu’on n’a plus rien, on essaie de se relever.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>CC&nbsp;: Il y a une chanson qui m&#8217;a interpellé, </strong><strong><em>Simbi Dlo</em></strong><strong>, avec une invitée, Tafa Mi Soleil, qui est-ce ?&nbsp;</strong></h2>



<p><strong>J. D&nbsp;:</strong> Tafa Mi Soleil est une jeune artiste émergente. J&#8217;étais en concert à Boston elle m&#8217;a tout de suite interpellé. On s&#8217;est écrit sur les réseaux sociaux, et elle m&#8217;a demandé de faire un duo avec elle, et comme j&#8217;aimais bien sa voix, on l’a fait sur mon projet qui est arrivé bien avant le sien, sur <em>Simbi Dlo</em>, qui parle de nos ancêtres caribéens.</p>



<h2 class="has-medium-font-size"><strong>CC&nbsp;: Ton concert à Paris a eu lieu le 12 janvier, que représente cette date&nbsp;?</strong></h2>



<p><strong>J.G&nbsp;:</strong> Le 12 janvier 2010, j&#8217;étais au Mali. Il y a eu un tremblement de terre en Haïti. Et quand j’y suis retourné, j&#8217;ai vu tous les dégâts, physique et moral. De nombreuses personnes nous ont quitté, c&#8217;est une date très symbolique.</p>



<p class="has-text-align-right">Propos recueillis par Ewané Nja Kwa</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-3 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Album-James-Germain.jpeg"><img loading="lazy" width="1024" height="917" src="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Album-James-Germain-1024x917.jpeg" alt="Album James Germain" data-id="48590" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Album-James-Germain.jpeg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48590" class="wp-image-48590" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Album-James-Germain-1024x917.jpeg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Album-James-Germain-300x269.jpeg 300w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Album-James-Germain-768x688.jpeg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Album-James-Germain-1536x1376.jpeg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Album-James-Germain.jpeg 1600w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/03/James-Germain.jpeg"><img loading="lazy" width="682" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2026/03/James-Germain-682x1024.jpeg" alt="James Germain" data-id="48591" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/03/James-Germain.jpeg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48591" class="wp-image-48591" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/03/James-Germain-682x1024.jpeg 682w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/James-Germain-200x300.jpeg 200w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/James-Germain-768x1153.jpeg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/James-Germain-1023x1536.jpeg 1023w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/James-Germain.jpeg 1066w" sizes="(max-width: 682px) 100vw, 682px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Portrait-James_Germain-.jpeg"><img loading="lazy" width="808" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Portrait-James_Germain--808x1024.jpeg" alt="Portrait James Germain" data-id="48592" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Portrait-James_Germain-.jpeg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48592" class="wp-image-48592" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Portrait-James_Germain--808x1024.jpeg 808w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Portrait-James_Germain--237x300.jpeg 237w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Portrait-James_Germain--768x973.jpeg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Portrait-James_Germain--1212x1536.jpeg 1212w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Portrait-James_Germain-.jpeg 1263w" sizes="(max-width: 808px) 100vw, 808px" /></a></figure></li></ul></figure>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Gaëlle Wondjè, 20 ans de musique et d’engagement</title>
		<link>https://couleurcafe.info/gaelle-wondje-20-ans-de-musique-et-dengagement/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 02 Mar 2026 08:00:43 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Mars 2026]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://couleurcafe.info/?p=48569</guid>

					<description><![CDATA[Née dans une famille de mélomanes, la chanteuse camerounaise de jazz revient au-devant de la scène avec «&#160;Mukati&#160;», un opus qui célèbre vingt années de carrière. Bilan et objectifs. Ton papa était guitariste, Peux-tu nous rappeler tes débuts dans la musique ? Je ne m’en rappelle pas trop bien, je ne sais plus à quel [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Née dans une famille de mélomanes, la chanteuse camerounaise de jazz revient au-devant de la scène avec «&nbsp;Mukati&nbsp;», un opus qui célèbre vingt années de carrière. Bilan et objectifs.</strong></p>



<p><strong>Ton papa était guitariste, Peux-tu nous rappeler tes débuts dans la musique ?</strong></p>



<p>Je ne m’en rappelle pas trop bien, je ne sais plus à quel âge j’ai commencé à chanter. Je me souviens que je chantais pendant que mon père jouait de la guitare devant notre maison à Bonabéri, non loin de Douala.</p>



<p><strong>En tant que femme, est-ce facile de vivre de la musique en Afrique ?&nbsp;</strong></p>



<p>Être artiste musicien n’est pas facile en Afrique, et femme artiste encore moins.&nbsp;Au Cameroun l’art peine à exister et à être reconnu comme profession mais on se bat. Je suis une femme artiste entrepreneure, j’apporte plus de lumière à l’industrie culturelle, principalement au <em>KAMERJAZZ</em> qui est mon genre musical.</p>



<p><strong>Au bout de 20 ans de carrière, tu as dû faire beaucoup de sacrifices, qu’est ce qui te motive aujourd’hui ?</strong></p>



<p>C’est justement l’envie de trouver des solutions pour la jeunesse et pour la profession. Participer au rayonnement de la musique camerounaise à l’international.&nbsp;</p>



<p><strong>Tu es Déléguée Générale du Fejamac, ambassadrice de Espoir Santé Afrique ainsi que de du projet Juste une Étincelle organisé par l&#8217;Association Promotion et Assistance de la Femme Africaine, où trouves-tu le temps et qu’est-ce que ça implique ?</strong></p>



<p>Je suis également la présidente de l’association PRODE qui chapeaute plusieurs projets dont le FEJAMAC effectivement. Le temps est une denrée rare dans ma vie, je navigue entre la famille et le travail, j’ai à peine le temps de me reposer décemment. C’est ainsi que ma vie a du sens. La vision, les projets et les objectifs sont au-dessus de tout.</p>



<p><strong>Tu as été choriste de Manu Dibango, Ben Decca, Étienne Mbappé, Charlotte Dipanda, tu as accompagné d’autres artistes camerounais, qu’est-ce que ces expériences t’ont apportées ?</strong></p>



<p>Le professionnalisme&nbsp;L’ouverture d’esprit L’expérience&nbsp;La maturité&nbsp;</p>



<p><strong>Raconte-nous ton voyage musical en Chine, comment ta musique a-t-elle été accueillie ?</strong></p>



<p>Grâce à l’entregent de Didier Toko promoteur culturel camerounais, j’ai été sollicitée en 2024 par Haiying Song, Productrice chinoise vivant au Canada pour un contrat de 3 mois en Chine avec mon équipe. Ce fut une expérience enrichissante et inoubliable, la rencontre des peuples et des cultures, le partage des connaissances. Notre répertoire Kamerjazz a été super bien accueilli et a attiré beaucoup de curiosité.</p>



<p><strong>Tu reviens au-devant de la scène avec un nouvel album, </strong><strong><em>Mukati</em></strong><strong>, qui signifie ? Et de quoi parle cet album ?</strong></p>



<p><em>Mukati</em> signifie Pont en langue Duala. C’est un album aux sonorités traditionnelles et jazz dans une ambiance acoustique. C’est un retour à l’essentiel, aux origines tout en ouvrant sur le monde avec la présence de la langue anglaise sur certaines chansons. <em>Mukati</em> est définitivement une passerelle entre les mondes.</p>



<p><strong>Tu t’exprimes dans plusieurs langues camerounaises, ainsi qu’en français et en anglais, tout semble facile pour toi, en tant que coach vocale, est-ce facile de chanter ou de passer d’une langue à une autre ?</strong></p>



<p>Absolument pas. C’est un travail énorme sur la connaissance des différentes langues, la prononciation, la rime et le rythme, et surtout le sens des mots et expressions.</p>



<p><strong>On ressent dans cet album une atmosphère particulière, qu’est-ce qui le caractérise&nbsp;?</strong></p>



<p>J’ai associé le mvet (guitare traditionnelle camerounaise) et le balafon au piano sur des accords jazzy. J’ai aussi chanté en étant accompagnée d’une guitare acoustique. Le tout pour un résultat épuré mais intense et typé. J’ai co-arrangé l’album avec Samy Mahop, Étienne Mbappé qui a ré-arrangé le titre <em>Mbu’Époupa</em> de François Misse Ngoh, il a également mis une guitare acoustique sur titre <em>O Hou Ka Djié</em>. Au balafon, j’étais accompagnée par la jeune Amady sur le titre <em>Will You Be The One</em>, et au mvet par François Alima sur les titres <em>Mukati </em>et <em>Be Grateful</em>. Patrick Tawambe a apporté son jeu groovy à la Bass sur les titres <em>Mbango, Wa nde we, Be Grateful</em> et<em> Will you be the one</em>.</p>



<p class="has-text-align-right">Propos recueillis par Ewané</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_Wondjè01.jpeg"><img loading="lazy" width="747" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_Wondjè01-747x1024.jpeg" alt="" data-id="48571" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_Wondjè01.jpeg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48571" class="wp-image-48571" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_Wondjè01-747x1024.jpeg 747w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_Wondjè01-219x300.jpeg 219w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_Wondjè01-768x1053.jpeg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_Wondjè01.jpeg 934w" sizes="(max-width: 747px) 100vw, 747px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_W.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="555" src="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_W-1024x555.jpg" alt="" data-id="48570" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_W.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48570" class="wp-image-48570" srcset="https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_W-1024x555.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_W-300x163.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_W-768x416.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2026/03/Gaelle_W.jpg 1426w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li></ul></figure>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
	</channel>
</rss>
