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	<title>Novembre 2021 &#8211; Couleur Café</title>
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	<title>Novembre 2021 &#8211; Couleur Café</title>
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		<title>Concours chorégraphique solo Simply The Best 2021</title>
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		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Dec 2021 02:20:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Danse]]></category>
		<category><![CDATA[Novembre 2021]]></category>
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					<description><![CDATA[Ankata Bobo Dioulasso, Burkina Faso La 4ème&#160;édition de Simply the Best était placée sous le signe de la créativité, de l’innovation et de la résistance face à un monde en proie à plusieurs fléaux comme le terrorisme, et le Covid 19. Les membres du Jury&#160;: Yarri Kamara (écrivaine/chercheuse)&#160;; Aristide Tarnagda (dramaturge/metteur en scène)&#160;; Issiaka Sawadogo [&#8230;]]]></description>
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<h1>Ankata</h1>



<h1>Bobo Dioulasso, Burkina Faso</h1>



<p>La 4<sup>ème</sup>&nbsp;édition de Simply the Best était placée sous le signe de la créativité, de l’innovation et de la résistance face à un monde en proie à plusieurs fléaux comme le terrorisme, et le Covid 19.</p>



<p>Les membres du Jury&nbsp;: Yarri Kamara (écrivaine/chercheuse)&nbsp;; Aristide Tarnagda (dramaturge/metteur en scène)&nbsp;; Issiaka Sawadogo (acteur/metteur en scène)&nbsp;; Georgette Paré (actrice)&nbsp;; Dan Tchekpo Agbetou (chorégraphe)&nbsp;; Nadia Beugré (chorégraphe).</p>



<p>Résultats</p>



<p>«&nbsp;La jeune chorégraphe sénégalaise&nbsp;<strong>Binta Sylla dit «&nbsp;Thiat&nbsp;»</strong>&nbsp;remporte le Prix Jeune Espoir Yongonlon&nbsp;du Concours chorégraphique solo&nbsp;<em>Simply the Best</em>&nbsp;2021&nbsp;pour sa première création&nbsp;<strong><em>Sans Obstacles</em></strong>.</p>



<p>Elle était en lice avec 13 autres finalistes originaires du Mali, du Cameroun, d’Afrique du Sud, de Madagascar, du Bénin, du Burkina Faso, du Nigéria, de Côte d’Ivoire, de Tanzanie et de Tunisie.</p>



<p>Sur un fond de krump,&nbsp;<strong><em>Sans Obstacles</em></strong><em>&nbsp;</em>illustre la capacité et le devoir de surmonter les infortunes inhérentes à l&#8217;existence et à se développer en dépit de l&#8217;adversité. Danser librement dans une énergie, une motivation et une forte ambition féminine et cela aux rythmes et sonorités sérère en interaction avec des images numériques.</p>



<p>Elle est réalisée en co-production avec l’Association Kaay Fecc, l’Agence 27, la Maison des Cultures Urbaines de Dakar, le&nbsp;Centre Culturel Blaise Senghor, Les Comptoirs du Fleuve, et le Musée de la Photo de Saint Louis.</p>



<p>Les prix Africa Simply The Best 2021 :</p>



<p>-Acogny d&#8217;Or, Bibata Maïga (Mali)</p>



<p>-Acogny d&#8217;Argent, Asanda Ruda. (Afrique du Sud)</p>



<p>-Acogny de Bronze, Tchinatadi Ndjidda (Cameroun)</p>



<p>-Prix Yongonlon Jeune Espoir, Binta Sylla (Sénégal)</p>



<p>-Mention prix spéciaux :</p>



<p>Eric Nébié (Burkina Faso)</p>



<p>Olivier Gansaoré (Burkina Faso)</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-2 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/12/simplythe-best021_AFFICHE.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="724" src="https://couleurcafe.info/media/2021/12/simplythe-best021_AFFICHE-1024x724.jpg" alt="" data-id="47299" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2021/12/simplythe-best021_AFFICHE.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47299" class="wp-image-47299" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/12/simplythe-best021_AFFICHE-1024x724.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2021/12/simplythe-best021_AFFICHE-300x212.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/12/simplythe-best021_AFFICHE-768x543.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2021/12/simplythe-best021_AFFICHE-1536x1086.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2021/12/simplythe-best021_AFFICHE.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/12/simply-the-best021_sans-obstacles_photo.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="637" src="https://couleurcafe.info/media/2021/12/simply-the-best021_sans-obstacles_photo-1024x637.jpg" alt="" data-id="47298" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2021/12/simply-the-best021_sans-obstacles_photo.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47298" class="wp-image-47298" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/12/simply-the-best021_sans-obstacles_photo-1024x637.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2021/12/simply-the-best021_sans-obstacles_photo-300x186.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/12/simply-the-best021_sans-obstacles_photo-768x477.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2021/12/simply-the-best021_sans-obstacles_photo-1536x955.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2021/12/simply-the-best021_sans-obstacles_photo.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li></ul></figure>
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		<title>Jean-Claude Naimro, une icône discrète</title>
		<link>https://couleurcafe.info/jean-claude-naimro-une-icone-discrete/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 03 Dec 2021 11:07:25 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Invité]]></category>
		<category><![CDATA[Novembre 2021]]></category>
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					<description><![CDATA[Tout commence par le piano classique, que Jean-Claude Naimro apprend à Saint-Pierre (Martinique) où il est né. A 18 ans, il rejoint le groupe Coconuts des frères Alpha puis se rend à Paris deux années plus tard. Il accompagne de nombreux artistes de la variété française dont&#160; Fugain et Eddy Mitchell, ainsi que des musiciens [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Tout commence par le piano classique, que Jean-Claude Naimro apprend à Saint-Pierre (Martinique) où il est né. A 18 ans, il rejoint le groupe Coconuts des frères Alpha puis se rend à Paris deux années plus tard. Il accompagne de nombreux artistes de la variété française dont&nbsp; Fugain et Eddy Mitchell, ainsi que des musiciens Africains. Son expérience lui permet d’intégrer le groupe Kassav’ et de lui donner une identité. Sans réel plan de carrière, il produit quelques albums solo, dont </strong><strong><em>Digital Dread</em></strong><strong> qu’il ressort et nous présente.</strong></p>



<p><strong>Quelle est votre relation avec le Cameroun&nbsp;?</strong></p>



<p>J’ai commencé à travailler il y a longtemps au studio Johanna à Montreuil. C’était le fief des musiciens Africains de manière générale, et il y avait de bons ingénieurs. J’y ai connu Toto Guillaume avec lequel j’ai travaillé, nous avons fait des arrangements un peu plus «&nbsp;ouvert&nbsp;» du <em>makossa</em>, c’était le moment idéal pour entrer dans cette musique en tant que pianiste. J’ai fait mon petit bonhomme de chemin, de fil en aiguille, Manu Dibango m’a demandé de travailler avec lui, à l’époque j’ai travaillé avec pratiquement tous les Camerounais qui faisaient des albums au point où les gens qui voyaient mon nom derrière les pochettes d’albums pensaient que j’étais du Cameroun.&nbsp;</p>



<p><strong>Qu’est-ce que cette musique africaine vous a apporté en tant que musicien antillais&nbsp;?</strong></p>



<p>La musique camerounaise est basée sur les guitares. Lorsque j’arrivais aux séances d’enregistrement, il y avait déjà des guitares qui «&nbsp;tournaient&nbsp;» et j’avais énormément de mal de mal à me placer en tant que pianiste, d’autant plus que mon instrument ne faisait pas partie du paysage africain à l’époque. Je devais trouver une façon de jouer qui mette en valeur cette musique tout en incorporant des sonorités qui accompagnent les guitares, avec mon propre&nbsp;style. Ce n’était pas facile, mais j’ai fini par trouver ma place. Les musiciens camerounais ont vite compris que j’apportaient un plus à leur musique. Et lorsque j’ai démarré avec Kassav’, j’ai retranscrit cette façon de jouer dans le groupe. Je n’aurais pas eu cette période africaine, j’aurais joué différemment avec Kassav’. C’est là qu’on comprend que la transmission se fait aussi en jouant avec d’autres musiciens.&nbsp;</p>



<h1><strong>«&nbsp;J’ai toujours été au service des autres&nbsp;»</strong></h1>



<p><strong>A partir de quelle période avez-vous décidé, par rapport à Kassav’, d’avoir une carrière solo&nbsp;?</strong></p>



<p>Au bout de quelques années, nous nous sommes rendus compte que chaque membre du groupe avait des choses à dire. Nous avons donc décidé que, entre les albums de Kassav’, chacun ferait un album solo. Patrick Saint-Eloi a commencé, ensuite il y a eu Jean-Philippe Marthély, Jocelyne Béroard, etc.</p>



<p>Au départ, je suis entré dans le groupe en tant que pianiste, faire un album n’était pas une priorité. J’ai toujours été au service des autres, je n’avais pas d’album, jusqu’au jour où Georges Décimus, le bassiste, m’a dit qu’il fallait que j’en fasse aussi un. C’est la raison pour laquelle au bout de 40 ans de carrière, j’ai moins d’albums que les autres. Je n’aime pas trop me mettre en avant. Les années ont passé, ma fille me pousse à le faire et à l’accepter, c’est important.</p>



<p><strong>C’est ainsi qu’aujourd’hui, vous ressortez l’album </strong><strong><em>Digital Dread</em></strong></p>



<p>J’ai produit cet album sans vraiment y croire&nbsp;: Je n’avais pas conscience qu’il fallait que je le mette sur les réseaux sociaux. J’ai choisi <em>Bel Pawol Pou En Fanm&#8217;</em>, pour rendre hommage à Gilles Floro, et en profiter pour faire un clip avec de nouveaux arrangements avec la jeune génération.</p>



<p><strong>Lorsqu’on écoute cet album, on y découvre de belles chansons</strong></p>



<p>Bizarrement cet album n’a pas bien marché. A l’époque, il n’y avait pas autant de «&nbsp;featurings&nbsp;» qu’aujourd’hui. Et j’ai voulu casser ce code, c’était en 1996. J’ai fait 12 titres chantés par 12 chanteurs différents. Sauf que lorsque l’album est sorti, à la radio, les journalistes ne passaient que le titre qu’ils aimaient le plus sans pour autant que les auditeurs ne fassent le lien avec moi. Ce qui fait que l’album n’a pas eu de succès. J’ai voulu faire un coup, ce qui ne m’a pas servi. C’est un mal pour un bien puisque l’album ressort et que le public le découvre comme un nouvel album.</p>



<p><strong>Et pour donner une nouvelle vie à cet album, vous avez fait appel à la nouvelle génération</strong></p>



<p>J’ai toujours pensé que passé un certain temps, il y a une relève qui se fait. Le zouk aujourd’hui est composé et travaillé par des jeunes qui ne voient pas du tout la musique comme moi. Je n’ai pas à juger si elle est mieux ou pas, c’est comme ça. J’ai fait appel à Stanisky, qui un arrangeur actuel, ainsi qu’à Riddla. Ils ont apporté autre chose à ma musique. Le clip de <em>Bel Pawol Pou En Fanm&#8217;</em> a été réalisé par Jimakanor, qui a lui aussi amené d’autres idées.&nbsp;</p>



<p><strong>Votre fille a aussi joué un rôle important&nbsp;</strong></p>



<p>Elle connait mon caractère. Elle a su vers qui aller. J’ai été voir ce que faisait Riddla par exemple, je suis entré dans son univers, et une fois que la connection s’est faite, c’était comme si on se connaissait.</p>



<p><strong>Et vous êtes aussi remonté sur une moto pour les besoins du clip</strong></p>



<p>Ça m’a rappelé ma jeunesse. Lorsque j’avais 15 ans, je voulais être pilote de voiture de course. Mais je n’en avais pas les moyens. J’ai fait beaucoup de karting, c’était mon univers lorsque j’étais adolescent. Alors qu’on préparait le clip, mon ami d’enfance JP Jouanel m’a parlé d’un concessionnaire de motos, c’est ainsi que j’ai sauté sur l’occasion pour en faire.</p>



<p><strong>Au-delà du titre hommage à Gilles Foro</strong><em> </em><strong><em>Bel Pawol Pou En Fanm&#8217;</em></strong><strong>, il y a d’autres titres assez intéressants</strong></p>



<p>Oui parce que l’album n’a pas été mis en valeur lors de sa première sortie. Nous avons fait un travail de fond, les autres titres sont dans leur jus.</p>



<p><strong>Comment avez-vous collaboré avec Gilles Floro à l’époque&nbsp;?</strong></p>



<p>Il avait déjà une carrière bien installée, il faisait du zouk, il était pianiste tout comme moi. Lors de notre première rencontre, on s’est apprécié, il est venu chez moi, il avait déjà ce titre, <em>Bel Pawol Pou En Fanm&#8217;</em>, je lui ai proposé de le mettre dans mon album, nous l’avons arrangé tous les deux. Il a aimé l’idée, nous avons fait ce duo qui a bien marché.</p>



<h1><strong>«&nbsp;Un artiste qui ne monte pas sur scène ou qui ne fait pas du «&nbsp;live&nbsp;» n’en est pas un&nbsp;»</strong></h1>



<p><strong>Comment êtes-vous arrivé à chanter&nbsp;?</strong></p>



<p>Je ne suis pas entré dans le groupe Kassav’ pour chanter. Je ne chantais pas du tout et ne me considérais pas comme chanteur au départ. Les années ont passé, on m’a demandé de chanter, je l’ai fait, ça a marché, tout comme Jacob Desvarieux d’ailleurs, qui était guitariste. Jocelyne Béroard est aussi venue dans le groupe en tant que choriste au départ. Les choses ont évolué au fil du temps.</p>



<p><strong>Pour revenir à Kassav’ on attribue souvent sa longévité au fait que le groupe fasse beaucoup de concerts «&nbsp;live&nbsp;», qu’en pensez-vous&nbsp;?</strong></p>



<p>Pour moi, un artiste qui ne monte pas sur scène ou qui ne fait pas du «&nbsp;live&nbsp;» n’en est pas un. Un vrai footballeur ne joue pas devant sa «&nbsp;playstation&nbsp;». De plus en plus d’artistes aux Antilles font du playback. Ce n’est pas sérieux. C’est un vrai métier, il faut être capable de défendre sa musique face à un public.</p>



<p><strong>Comment avez-vous géré cette pandémie du Covid-19, ce moment où tout s’est arrêté&nbsp;?</strong></p>



<p>Contrairement à d’autres, cette période de Covid-19 m’a apporté énormément de choses positives&nbsp;: Depuis 40 ans, je n’arrêtais pas de voyager, parfois je n’avais pas le temps de défaire mes valises. Cette pandémie a fait que tout s’est arrêté. Je me suis donc posé chez moi, je suis allé voir ce qu’il y avait dans ma cave, je suis tombé sur cette bande, que je pensais avoir perdu en studio. C’était la bande de <em>Digital Dread</em>. Je me suis donc renseigné pour savoir si la bande peut être utilisable 40 ans après. On a «&nbsp;passé la bande au four&nbsp;» et j’ai pu récupérer du son. Du coup plein de projets ont suivis.&nbsp;</p>



<p>J’ai organisé un concours de Karaoké sur mes 15 titres que j’ai mis sur mon site officiel, les participant(e)s devaient se filmer et m’envoyer leur vidéo. Le concours a été remporté par le Camerounais Jacky Kingué, nous avons enregistré un titre et j’attends la bonne période pour le sortir. Tout est déjà prêt.</p>



<p>Cette période m’a donné envie de faire plein de choses, notamment un projet reggae, avec ma team de Dig studio, qui me tient à cœur. J’arrive une période de ma vie où je me fais plaisir.&nbsp;</p>



<p><strong>Comment va Jean-Philippe Marthély&nbsp;?</strong></p>



<p>Il va mieux, son élocution est nettement mieux, il travaille aussi, il a le moral.</p>



<p><strong>NB&nbsp;: Au moment où cet entretien a été réalisé, Jacob Desvarieux était encore vivant. Le guitariste de Kassav’est décédé le 30 juillet 2021 au CHU de Guadeloupe. La rédaction de Couleur café lui rend un vibrant hommage.</strong></p>



<figure class="wp-block-image size-full"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/12/images.jpg"><img loading="lazy" width="225" height="225" src="https://couleurcafe.info/media/2021/12/images.jpg" alt="Digital Dread" class="wp-image-47273" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/12/images.jpg 225w, https://couleurcafe.info/media/2021/12/images-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2021/12/images-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 225px) 100vw, 225px" /></a></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Anna Djigo, l’art contemporain accessible aux enfants</title>
		<link>https://couleurcafe.info/anna-djigo-lart-contemporain-accessible-aux-enfants/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Dec 2021 14:54:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature / BD]]></category>
		<category><![CDATA[Novembre 2021]]></category>
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					<description><![CDATA[Sénégalaise, née à New York, diplômée de communication et relations publiques de la New York University, Anna Djigo vit à Abidjan. Maman et passionnée d’art, elle partage cette passion avec ses enfants et publie Noa découvre l’art, son premier ouvrage. Rencontre. Comment est venue l&#8217;idée de ce livre ? Le livre NOA DECOUVRE L&#8217;ART est [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Sénégalaise, née à New York, diplômée de communication et relations publiques de la New York University, Anna Djigo vit à Abidjan. Maman et passionnée d’art, elle partage cette passion avec ses enfants et publie </strong><strong><em>Noa découvre l’art</em></strong><strong>, son premier ouvrage. Rencontre.</strong></p>



<p><strong>Comment est venue l&#8217;idée de ce livre ?</strong></p>



<p>Le livre NOA DECOUVRE L&#8217;ART est un projet né de ma passion pour l&#8217;art et de mon désir de partager toute la richesse de cet univers avec les enfants &#8211; ceux que j’aime à appeler mes «&nbsp;amateurs d’art en devenir&nbsp;». Avec une intention particulière, celle de valoriser les créations contemporaines d’Afrique, du Monde Noir.</p>



<p>J&#8217;ai grandi dans une famille où la Culture a toujours eu une place prépondérante, où les Arts du Monde Noir ont toujours été célébrés, dans une approche inclusive, ancrée dans la notion de partage.&nbsp;</p>



<p>Aussi, ayant évolué au sein d’univers multiculturels dès mon plus jeune âge (Sénégalaise, je suis née à New York et j&#8217;ai grandi entre les États-Unis et la Côte d&#8217;Ivoire, ponctués des séjours annuels au Sénégal et en France), la particularité de mon parcours de vie a participé à construire en moi une forte conscience identitaire.</p>



<p>La ville de New York tout particulièrement, avec sa floraison de galeries et de lieux artistiques en tous genres, m’a offert un espace propice à l’exploration, à la découverte de créations pluridisciplinaires. Grandir dans une ville aussi vivante, aussi créative, aussi mixte et aussi libre, a eu un impact indéniable sur mon rapport au monde, à l’art, ma propre personne.</p>



<p>Ce livre revêt donc une intention double&nbsp;: celle d’introduire le sujet Art aux enfants et dans le même temps, la volonté affirmée de leur permettre d&#8217;avoir, dès leur plus jeune âge, des références artistiques plurielles, avec un accent particulier sur celles d&#8217;Afrique, du Monde Noir.&nbsp;</p>



<p>Le monde de l&#8217;art est un univers si riche en promesses pour un enfant, si important pour nourrir son imaginaire et la sphère de ses connaissances&nbsp;! Face à l’offre limitée en matière de supports véritablement inclusifs, l’idée d’intégrer cette notion de lien identitaire au sujet m’a particulièrement séduite. C’est ainsi qu’est née la collection <em>Arts et Découverte de Soi</em>, que je propose à travers la création des Editions Hybrid. Pour ce premier titre, <em>Noa découvre l’art</em>, j’ai eu le plaisir de bénéficier de l’adhésion d’artistes exceptionnels et du soutien de la Galerie Didier Claes, de la LouiSimone Guirandou Gallery et de la Fondation Donwahi pour l’art contemporain.</p>



<p><strong>Comment parler d&#8217;art contemporain avec ses enfants ?</strong></p>



<p>Le sujet art peut en effet sembler très vaste, très complexe, pour un enfant d&#8217;un certain âge. L&#8217;approche au sujet est donc essentielle. Afin d’affiner la mienne, en tant qu’éducatrice sur le sujet, j’ai effectué une formation qualifiante du MOMA de New York (Museum of Modern Art), dans le souci d’acquérir une technicité complémentaire à mes acquis.</p>



<p>Ma volonté était de créer un cadre propice à la création d&#8217;un lien au sujet, matérialisé, ici, à travers le personnage de la petite Noa qui découvre l&#8217;art &#8211; l&#8217;occasion pour nos jeunes lecteurs, d&#8217;en faire de même, à travers son regard. Il y a ensuite le langage aussi bien écrit que visuel. Les textes se veulent accessibles. Le graphisme, épuré et en écho au texte et aux œuvres présentées, a vocation de traduire cette esthétique propre à celle de l&#8217;art contemporain. Le juste équilibre étant de pouvoir mêler l&#8217;univers-enfant à celui, plus sophistiqué du sujet.&nbsp;</p>



<p>L’introduction au sujet à travers les œuvres d’artistes Africains est essentielle, car riche d&#8217;une si belle promesse : celle d&#8217;une génération d&#8217;enfants qui auront l&#8217;avantage d&#8217;avoir des références culturelles plurielles. Des enfants qui citeront aisément Ousmane Sow et Auguste Rodin, Andy Warhol et Malick Sidibé, et David LaChapelle.</p>



<p><strong>Les illustrations sont de Stéphane Cuxac, comment avez-vous travaillé?</strong></p>



<p>En symbiose parfaite ! Stéphane a la particularité d&#8217;avoir une belle polyvalence-métier dans les univers créatifs et une sensibilité naturelle à la question de la célébration des Cultures Noires. Ces sensibilités que nous partageons ont favorisé une collaboration très fluide car il a tout de suite cerné mes attentes pour la création du personnage de Noa. Et toute l&#8217;importance qu&#8217;elle revêt d&#8217;un point de vue identitaire. Ce projet marque d&#8217;ailleurs notre première collaboration.</p>



<p><strong>Noa, est-ce un nom fictif pour le livre ou celui que porte ton enfant ?</strong></p>



<p>C&#8217;est le prénom de ma fille aînée ! C&#8217;est en effet Noa qui a été l&#8217;inspiration première de ce projet. Ce livre est né de la volonté de pouvoir partager cette passion pour l&#8217;art avec elle.</p>



<p><strong>Quel regard porte-elle sur ce livre ?</strong></p>



<p>L&#8217;émerveillement&nbsp; car elle s&#8217;est reconnue. Un joli moment d&#8217;émotion pour moi, en tant que maman. Noa est encore très jeune, pour pleinement apprécier ce livre (elle a 3 ans et demi). Je me réjouis à l&#8217;idée de l&#8217;expérience qu&#8217;elle vivra, de ce qu&#8217;elle ressentira lorsqu&#8217;elle sera en âge de le lire toute seule. Je le perçois déjà à travers les réactions de mes petits lecteurs, de leur enthousiasme pour le sujet, et de la joie partagée, dont me font part leurs parents.</p>



<p><strong>Quels sont les artistes que tu as sollicités&nbsp;?</strong></p>



<p>Pour ce premier titre de la collection, les enfants découvrent l’art avec Noa, à travers les œuvres de&nbsp; Nù Barreto, Joana Choumali, Issa Diabaté, Ernest Dükü, Franck Ezan, Obou Gbais, Paul Sika&nbsp; et Dominique Zinkpè.</p>



<p>A travers leurs contributions, ils s&#8217;inscrivent de façon immuable dans la mémoire culturelle de tous les enfants. C&#8217;est un tel bonheur de voir ces enfants aujourd&#8217;hui citer les noms d&#8217;artistes africains comme références premières au sujet.</p>



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		<title>La création selon Anna</title>
		<link>https://couleurcafe.info/la-creation-selon-anna/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Nov 2021 12:00:04 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fashion]]></category>
		<category><![CDATA[Novembre 2021]]></category>
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					<description><![CDATA[Kreyann, est à la fois le nom d’une boutique, une marque de vêtements prêt-à-porter, de la haute couture et un style, élégant et raffiné. La créatrice Anna Ngann Yonn, qui en est l’instigatrice, nous livre les clés de sa réussite. D’où vient le nom de ta boutique, «&#160;Kreyann&#160;»&#160;? Ce nom est un dérivé de création [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Kreyann, est à la fois le nom d’une boutique, une marque de vêtements prêt-à-porter, de la haute couture et un style, élégant et raffiné. La créatrice Anna Ngann Yonn, qui en est l’instigatrice, nous livre les clés de sa réussite.</strong></p>



<p><strong>D’où vient le nom de ta boutique, «&nbsp;Kreyann&nbsp;»&nbsp;?</strong></p>



<p>Ce nom est un dérivé de création Anna, le «&nbsp;K&nbsp;» et le «&nbsp;Y&nbsp;» pour donner un style au nom Kreyann. La boutique est née suite à un atelier showroom en 2001.</p>



<p><strong>Que trouve-t-on ici&nbsp;?</strong></p>



<p>On y trouve mes créations de vêtements pour femmes, prêt-à-porter, haute couture, que nous produisons régulièrement dans notre atelier. Il y a également des accessoires qui accompagnent nos créations.</p>



<p><strong>Quelles sont tes principales activités&nbsp;?</strong></p>



<p>J’ai deux activités&nbsp;: le prêt-à-porter et la haute couture. La haute couture se fait sous forme de collection réalisée une fois dans l’année, pendant la période des fêtes, et le prêt-à-porter que nous faisons régulièrement.</p>



<p><strong>Quel est le principe du prêt-à-porter&nbsp;dans ta boutique ?</strong></p>



<p>C’est acheter un vêtement qui est cousu et se trouve en boutique. Moi je fais du prêt-à-porter créateur. Je ne fais pas de production en série, il s’agit d’édition limitée, parce que ma clientèle est très réduite. Nous faisons aussi des «&nbsp;customisations&nbsp;» de vêtements, en édition réduite.</p>



<p><strong>Peux-tu me parler des accessoires&nbsp;?</strong></p>



<p>Nous produisons nous même nos accessoires. Par exemple les sandales, sont inspirées de nos créations de vêtements. Elles sont aussi customisées, il y a toujours un petit détail fait à la main, qui peut être du «&nbsp;perlage&nbsp;» ou du «&nbsp;plissage&nbsp;». Il y a ces 2 éléments dans notre dernière collection en plus du tissu.</p>



<p><strong>Comment travailles-tu&nbsp;? As-tu une équipe de production&nbsp;? Est-ce que tu acceptes des stagiaires&nbsp;?</strong></p>



<p>J’ai une équipe de production très réduite, je n’ai pas le temps de m’occuper d’un(e) stagiaire et je n’ai pas de vocation à l’enseignement. Je le laisse aux personnes qui savent mieux le faire.</p>



<p><strong>Que penses-tu de la transmission&nbsp;?</strong></p>



<p>La transmission est importante, parce qu’on a des acquis culturels à pérenniser. Pour qu’elle soit efficace, il faut qu’elle soit organisée. Il faudrait donc qu’en plus des initiatives individuelles, l’état organise cette transmission. Et qui parle de transmission parle de formation. On revient à la case départ où il y a un gros problème de formation. Tout est à faire.</p>



<p><strong>Quelle est la matière qui domine dans tes créations&nbsp;?</strong></p>



<p>De manière générale, nous travaillons avec des matières naturelles, sous toutes formes. Elles sont brutes, raffinées, ça peut être du coton, de la soie. J’aime les matières naturelles sous différentes formes et textures.</p>



<p><strong>Le showroom Kreyann Douala</strong></p>



<p>847 rue Christian Tobie Kuoh, Bonanjo, Douala&nbsp;</p>



<p>Contact&nbsp;: +237 677521500 info@kreyann.com&nbsp;</p>



<p>Instagram @kreyann_officiel</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-3 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG-20210617-WA0023.jpg"><img loading="lazy" width="756" height="1008" src="https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG-20210617-WA0023.jpg" alt="" data-id="47252" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG-20210617-WA0023.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47252" class="wp-image-47252" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG-20210617-WA0023.jpg 756w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG-20210617-WA0023-225x300.jpg 225w" sizes="(max-width: 756px) 100vw, 756px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG-20210617-WA0022.jpg"><img loading="lazy" width="756" height="1008" src="https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG-20210617-WA0022.jpg" alt="" data-id="47251" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG-20210617-WA0022.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47251" class="wp-image-47251" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG-20210617-WA0022.jpg 756w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG-20210617-WA0022-225x300.jpg 225w" sizes="(max-width: 756px) 100vw, 756px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG-20210617-WA0020.jpg"><img loading="lazy" width="756" height="1008" src="https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG-20210617-WA0020.jpg" alt="" data-id="47250" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG-20210617-WA0020.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47250" class="wp-image-47250" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG-20210617-WA0020.jpg 756w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG-20210617-WA0020-225x300.jpg 225w" sizes="(max-width: 756px) 100vw, 756px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG-20210617-WA0017.jpg"><img loading="lazy" width="756" height="1008" src="https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG-20210617-WA0017.jpg" alt="" data-id="47249" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG-20210617-WA0017.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47249" class="wp-image-47249" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG-20210617-WA0017.jpg 756w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG-20210617-WA0017-225x300.jpg 225w" sizes="(max-width: 756px) 100vw, 756px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/11/20201230_122602.jpg"><img loading="lazy" width="576" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2021/11/20201230_122602-576x1024.jpg" alt="" data-id="47247" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2021/11/20201230_122602.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47247" class="wp-image-47247" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/11/20201230_122602-576x1024.jpg 576w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/20201230_122602-169x300.jpg 169w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/20201230_122602-768x1365.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/20201230_122602-864x1536.jpg 864w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/20201230_122602.jpg 1134w" sizes="(max-width: 576px) 100vw, 576px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/11/20201228_171706-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="798" src="https://couleurcafe.info/media/2021/11/20201228_171706-1024x798.jpg" alt="" data-id="47246" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2021/11/20201228_171706-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47246" class="wp-image-47246" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/11/20201228_171706-1024x798.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/20201228_171706-300x234.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/20201228_171706-768x598.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/20201228_171706-1536x1197.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/20201228_171706-2048x1595.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li></ul></figure>
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		<title>SPLENDEURS DU CAMEROUN</title>
		<link>https://couleurcafe.info/splendeurs-du-cameroun/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Nov 2021 15:53:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Novembre 2021]]></category>
		<category><![CDATA[Tourisme]]></category>
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					<description><![CDATA[Explorer le Cameroun. Voilà une bonne option qui suscite de nombreux intérêts. Un appel au voyage et à la découverte des meilleurs sites touristiques que regorge ce pays d’une superficie de 475&#160;600 km2. Du nord au sud, de l’est à ouest, ce magnifique triangle abonde de la quasi-totalité des richesses de tout le continent Africain [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Explorer le Cameroun. Voilà une bonne option qui suscite de nombreux intérêts. Un appel au voyage et à la découverte des meilleurs sites touristiques que regorge ce pays d’une superficie de 475&nbsp;600 km2.</strong></p>



<p>Du nord au sud, de l’est à ouest, ce magnifique triangle abonde de la quasi-totalité des richesses de tout le continent Africain d’où la célèbre appellation «&nbsp; Afrique en miniature&nbsp;» attribué par les grands voyageurs internationaux. Avec plus de 280 langues qui côtoient le Français et l&#8217;Anglais, langues officielles, le Cameroun est repartie sous quatre grandes aires culturelles à savoir&nbsp;: L’aire culture des Grassfields ou Grassland qui regroupe les peuples des régions de l ‘ouest et du nord- ouest&nbsp;; l’aire culturelle Fang-Beti qui regroupe les régions de l’est, centre et sud&nbsp;; l’aire culturelle Soudano- sahélien qui regroupe les régions de l’Adamaoua, Nord et Extrême-nord, et enfin l’aire culturelle Sawa qui regoupe les régions du Littoral, Sud-Ouest et une partie du sud Cameroun.</p>



<p>Amoureux de grands espaces et d’expérience atypique, le Cameroun vous offre un large choix de lieux à explorer, en fonction des régions visités vous serez surpris de rencontrer dans chaque zone (aire culturelle)&nbsp;: Une diversité géographique, culturelle, linguistique et humaine.&nbsp;</p>



<p>Une escapade pittoresque ne se raconte pas elle se vit, cette échappée belle dans laquelle je vous invite à me suivre posera ses valises dans des lieux paradisiaques et atypiques. Ce n’est pas le jardin d’Eden&nbsp;! Loin de vous vendre le paradis sur terre, je souhaite simplement vous faire découvrir des trésors que vous rêveriez visiter afin de vous inciter à faire le grand bond vers ses destinations peu connu du grand public.</p>



<p>Pour commencer cette balade touristique, nous allons premièrement poser nos valises le long de la bande côtière camerounaise.&nbsp; Un grand chassé-croisé entre plages, monuments historiques,&nbsp; écotourisme et préservation de la faune et de la flore aquatique.</p>



<p><strong>LA BANDE COTIERE DU SUD CAMEROUN</strong></p>



<p><strong>LA REGION DU SUD&nbsp;</strong></p>



<p>Cette région est supplantée par la ville balnéaire de Kribi chef-lieu du département de l&#8217;Océan, à seulement 2 heures de Douala et 3 heures de Yaoundé. Kribi est un carrefour où la mer, les plages de sable blanc et&nbsp; la forêt équatoriale se donnent rendez-vous.</p>



<p><strong>Les sites touristiques de la bande côtière à visiter dans cette région :</strong></p>



<p><strong>LE VILLAGE DE PECHEURS DE LONDJI</strong></p>



<p>Situé au nord de la baie de Kribi, ce beau village de pécheurs offre un séjour pittoresque. La beauté de la plage de londji est époustouflante, l’eau est tantôt bleu, tantôt verte au rythme des saisons. La particularité de cette plage est son côté simpliste et son accessibilité à un grand public.</p>



<p>Vous pourrez l’explorer en toute tranquillité car beaucoup de personnes préfèrent se concentrer à Kribi, ignorant cette merveille jonchée de résidence privée d’est en ouest. Pour un court séjour vous pourrez participer au programme zéro déchet sur ma plage et expérimenter la pirogue écologique construite à base de matière plastique de la start-up Madiba &amp; Nature actuellement utilisé pour les balades et l’Eco surf. Le meilleur pour la fin est le paysage de cocotiers, les trois embouchures<sup>1</sup> et les célèbres rochers de londji ou percher à quelques 40 m vous pouvez voir les vagues déferler sur la côte.</p>



<p>londji&nbsp;beach est un cadre méditatif et reposant par excellence, loin du brouhahas de nos villes.</p>



<p><strong>LE FLEUVE LOBÉ ET SES CHUTES&nbsp;</strong></p>



<p>La&nbsp; Lobé est un fleuve côtier qui prend sa source dans le massif du&nbsp;<em>Ntem</em>&nbsp;au centre du parc national de&nbsp;<strong>Campo Ma’an</strong>. Les&nbsp;<strong>Chutes de la Lobé</strong>&nbsp;se trouvent à environ 8 kilomètres au sud de&nbsp;<strong>Kribi</strong>&nbsp;en direction de&nbsp;<strong>Campo</strong>.</p>



<p>Pour vous y rendre c’est simple, il vous suffit d’emprunter un moyen de transport à la gare routière de kribi&nbsp;en direction du petit village d’environ&nbsp; 1000 habitants de Mbeka’a.</p>



<p>Pour avoir accès à ses splendides chutes il vous faut embarquer dans une pirogue de pêcheurs affrétés par les guides touristiques du GIC des promoteurs des activités touristiques, halieutiques et de la protection de l’environnement des chutes de la lobé.</p>



<p>La Lobé se jette directement dans l’océan atlantique formant ainsi une embouchure et offrant aux touristes un spectacle de rêve&nbsp;; vous pouvez également observer&nbsp; les cascades tumultueuses qui se jettent sur une largeur de prêt de 100 m. Parait-il qu’il soit le seul fleuve au monde qui se jette directement dans la mer sous formes de chutes et de cascades.</p>



<p>Ce lieu symbolique est habité en amont par les peuples Mabi à la rivière gauche, le peuple pygmées à la rivière droite et en amont par le peuple Batanga formant ainsi une trilogie sociologique des peuples côtoyant cet espace naturel et écotouristique à découvrir.</p>



<p>Les Chutes de la Lobé représentent pour les peuples environnants un symbole fort de croyance, et sont généralement associées aux divers rites naturels et culturels de ces peuples côtiers. A titre d’exemple, les pygmées, peuples originels de guérisseurs, plongent les malades dans l’eau des chutes lors des cérémonies de purification.</p>



<p>Les Chutes de la Lobé sont aussi une étape importante dans le rituel d’intronisation du Chef des Batangas qui y reçoit les bénédictions des esprits et des ancêtres. Il est à noter également le phénomène du JENGU ou Mami Water ou encore mari/femme- esprit de l’eau. C’est une représentation mystique de la toute-puissance des esprits de l’eau qui, depuis de nombreux siècles, fait partie intégrante de la vie de chaque natif de cette région côtière.</p>



<p><strong>LES PLAGES DE GRAND BATANGA</strong></p>



<p>Les &nbsp;belles &nbsp;plages naturelles de Grand- Batanga s’étendent sur deux &nbsp;grands &nbsp;villages &nbsp;à &nbsp;savoir : Luma (Grand- Batanga 1) et &nbsp;Bongahélé &nbsp;(Grand- Batanga 2). Les plages ont été aménagées à des fins touristiques en matériaux locaux pour les jeunes du village. Le touriste peut goûter des grillades de poissons, de crevettes et des fruits de mer pêchés artisanalement. Une promenade dans ces villages, ancien chef-lieu du peuple Batanga, nous permet de retrouver quelques grands vestiges &nbsp;historiques liés aux peuples côtiers de l’époque coloniale. Notamment : le palais royal, le marché de troc avec les occidentaux &nbsp;ainsi que le palais et &nbsp;la tombe du roi &nbsp;MADOLA fusillé par les allemands pendant la première guerre mondiale. Le village de Luma abrite aussi un intéressant musée d’art africain.&nbsp;</p>



<p><strong>&nbsp;LE SITE ECOTOURISTIQUE D&#8217;ÉBODJÉ&nbsp;: PROTECTION DES TORTUES MARINES</strong></p>



<p>Ebodjé est un village de pêcheurs aux plages vierges, à proximité du célèbre rocher du Loup. Depuis l’année 1999, l’ONG SNV et la fondation Tropenbos avec l’appui du Campo Ma’an &nbsp;ont mis sur pied un mécanisme de suivi écologique des tortues marines &nbsp;au village Ebodjé (Projet Kudu).ce projet intègre en son sein le volet écotourisme pour faciliter sa durabilité sociale. La communauté d’Ebodjé, organisée autour de l’association locale EBOTOUR gère les activités d’écotourisme de façon autonome. Une partie des recettes de cette initiative sert au financement des projets communautaires.&nbsp;</p>



<p><strong>LE PARC NATIONAL DE CAMPO-MA&#8217;AN.&nbsp;</strong></p>



<p>C&#8217;est sur tout ce territoire qu&#8217;on rencontre les nombreux Pygmées qui résident sur place, entre les forêts et la cité. À l&#8217;origine, Kribi était habitée par les populations pygmées, qui ont été repoussées plus loin des terres. Aujourd&#8217;hui, la région vit&nbsp;du tourisme, du commerce du bois et du cacao&nbsp;</p>



<p>Le Parc National de Campo Ma’an s’étend sur une superficie de 264 064 ha à la frontière entre le Cameroun et la Guinée Equatoriale. &nbsp;C’est le seul Parc du réseau national se distinguant par un contact direct avec l’espace marin sur la côte Atlantique. Le parc de Campo Ma&#8217;an abrite 80 espèces de mammifères, éléphants de forêt, léopards et gorilles, et 302 espèces d&#8217;oiseaux, 122 de reptiles et 250 de poissons. Le voyageur pourra aussi visiter des vestiges Allemands dans l’ile de Dipikar et le musée de l’arbre, intervention artistique dans un arbre centenaire au cœur de la forêt, réalisée par le&nbsp;Réseau International de Forêts Modèles, portée directement par le RAFM (Réseau Africain des Forêts Modèles) dans le Parc National de Campo Ma&#8217;an.&nbsp;</p>



<p>Le parc national de Campo Ma’an est une aire protégée équatoriale, l’épaisseur de la forêt rend plus difficile l’observation et la rencontre des animaux. Le visiteur devra être patient pour découvrir les merveilles cachées de cette forêt, prêt à faire des longues randonnées en forêt (il est conseillé d’apporter des torches, des imperméables, des chaussures et des habits appropriés à la marche.</p>



<p>COLTARS Serge Patrick</p>



<p>TOURISMO CAMEROUN</p>



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			</item>
		<item>
		<title>L’INCROYABLE DESTIN DE JAMES BKS</title>
		<link>https://couleurcafe.info/lincroyable-destin-de-james-bks/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 23 Nov 2021 12:23:26 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[La Une]]></category>
		<category><![CDATA[Novembre 2021]]></category>
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					<description><![CDATA[Musicien autodidacte, auteur, compositeur, James BKS est l’attraction musicale de l’année. Il est de tous les festivals. Né en France de parents camerounais, c’est aux États-Unis qu’il se révèle et collabore avec les grands noms du milieu hip hop : Ja Rule, Talib Kweli, Snoop Dogg. De retour en France, il remet le compteur à zéro [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Musicien autodidacte, auteur, compositeur, James BKS est l’attraction musicale de l’année. Il est de tous les festivals. Né en France de parents camerounais, c’est aux États-Unis qu’il se révèle et collabore avec les grands noms du milieu hip hop : Ja Rule, Talib Kweli, Snoop Dogg. De retour en France, il remet le compteur à zéro et créé avec sa compagne son propre label, Grown Kid. Nouvelles rencontres, révélations, c’est le début d’une nouvelle aventure. Il se dévoile.</strong></p>



<p><strong>Qu’as- tu appris, musicalement parlant, de ton père biologique Manu Dibango&nbsp;?</strong></p>



<p>Qu’il ne faut jamais se mettre de limite, ne pas juger, être curieux et toujours se renouveler. A travers lui, j’ai découvert une partie de moi, musicalement parlant, qui a changé le cours de mon histoire.&nbsp; Il m’a donné envie, à un moment clé de ma carrière, de prendre confiance et d’explorer des choses nouvelles.</p>



<p><strong>Quel est ton parcours musical&nbsp;?</strong></p>



<p>Je viens du hip hop, j’ai fait mes premières armes aux États-Unis où j’ai étudié. C’est là où j’ai pris la musique au sérieux. J’ai toujours été quelqu’un de passionné, je ne voyais pas la musique comme une finalité, pour moi il y avait le sport et la musique. C’est dans cette culture hip hop que j’ai été bercé étant plus jeune, d’abord en France, puis aux États-Unis où j’ai pu vivre ce rêve américain avec mon beau-père, ma mère, mes deux petites sœurs. C’était en 2002. La musique est vraiment venue sur le tard, à partir du moment où je l’ai prise au sérieux je ne l’ai plus quittée. J’ai fait mes premières armes tard, mais les choses se sont passées relativement vite.</p>



<p>J’ai commencé à faire un stage d’audio et d’enregistrement à Atlanta, dans le studio d’Akon. Auparavant, je commençais à faire des enregistrements à Washington pour des artistes locaux jusqu’à ce qu’une mix tape soit née de toutes ces collaborations et qu’elle arrive aux oreilles d’Akon. C’est ainsi que je décroche ce premier stage qui me permet de côtoyer d’autres auteurs dans son label</p>



<p><strong>Ensuite tu as connu une ascension fulgurante</strong></p>



<p>Oui j’ai fait des collaboration avec Puff Daddy, Ja Rule, Snoop Dogg, pas mal d’artistes connus aux-États-Unis et en France, comme Booba, Soprano ou Youssoupha, les Sages Poètes de la rue, Lino. Je faisais pas mal d’aller-retours à cette époque, j’étais vraiment implanté dans le hip hop, c’était une passion, mais je sentais que je voulais faire autre chose.&nbsp;</p>



<p>J’ai grandi dans une maison où on écoutait de la musique africaine, de la musique classique, des variétés françaises, des musiques pop internationales comme&nbsp; Michael Jackson ou Prince. J’ai eu cette envie d’explorer autre chose. Lorsque j’ai commencé à placer mes premiers titres chez des artistes de grande renommée, j’étais catalogué comme «&nbsp;beat maker&nbsp;».</p>



<p><strong>Te considères-tu comme un beat maker, un claviériste ou un auteur compositeur&nbsp;?</strong></p>



<p>Je me suis toujours considéré comme un auteur compositeur. J’ai longtemps eu du mal avec l’appellation «&nbsp;Musicien&nbsp;». Parce qu’à l’époque, je ne me produisais pas. J’ai commencé à composer mes premiers titres au piano, je suis autodidacte, je faisais mes gammes, j’ai toujours été entouré de musiciens et j’ai eu du mal à dire que j’en étais. Plus tard, lorsque j’ai rencontré Manu Dibango, il m’a dit&nbsp;: «&nbsp;en fait tu joues, tu es musicien&nbsp;!&nbsp;».&nbsp;</p>



<p><strong>Tu rencontres Manu Dibango en quelle année&nbsp;?</strong></p>



<p>En 2012.</p>



<p><strong>Lorsque tu es entré dans le milieu artistique et musical, étais-tu conscient de ce lien qu’il y avait entre vous&nbsp;?</strong></p>



<p>J’ai fait mes premières armes autour de 2006. J’étais encore à Washington. Lorsque ma mère s’est rendue compte que la musique prenait de plus en plus de place dans ma vie, elle m’a révélé l’identité de mon père biologique. Je savais que j’avais un père biologique&nbsp;; mais ma vie, bien que complexe vu de l’extérieur, était quand même une belle vie dans le sens où j’ai toujours vécu dans l’amour. J’ai eu la chance d’avoir un père de cœur, qui m’a vu naître, m’a éduqué, m’a élevé et qui est encore là aujourd’hui, ma mère et mes deux petites sœurs. J’étais dans un cocon où je me sentais privilégié. J’ai vécu dans une famille très modeste, et j’ai toujours senti cet amour autour de moi. Ce qui fait que lorsque ma mère m’a révélé l’identité de mon père biologique, je l’ai immédiatement rejeté. J’ai eu du mal avec le fait de savoir de qui il s’agissait, de savoir qu’effectivement cette personne est connue. J’ai été bercé par ses chansons étant plus jeune, j’avais l’image d’une star africaine assez éloignée de mon univers. A partir du moment où ma mère m’a révélé qui était mon père, je me suis dit que si je dois réussir dans cette industrie, ce serait par moi-même. Il y avait une sorte de revanche personnelle que je voulais prendre par rapport à la vie. Cette envie de protéger mon cercle.&nbsp;</p>



<p>Entre 2006 et 2012, j’entendais souvent parler de lui. J’avais des amis qui parlaient de lui sans connaitre le lien que j’avais avec lui. C’était un secret de famille, très peu de gens le savaient autour de moi. J’entendais souvent son nom, jusqu’au moment où je suis rentré en France, en 2012. J’ai décidé de rentrer et de recommencer tout à zéro. J’ai cassé mon contrat avec Universal aux États-Unis, j’ai monté ma propre structure avec ma compagne et j’ai appris le business sur le terrain. Il a fallu que je me renouvelle que je réapprenne ce qu’est l’industrie du disque. Ça a été un chemin de croix, parce que les gens ne comprenaient pas mes choix. J’étais aux États-Unis, j’ai travaillé avec untel ou untel, pourquoi revenir en France&nbsp;? Dans le milieu de la musique la «&nbsp;Mecque&nbsp;» c’est les States. Mais je voulais reculer pour mieux avancer.&nbsp;</p>



<p>Durant cette période, il a fallu que je refasse mon Curriculum Vitae, que je me fasse un réseau. Dans ce processus, j’ai été dans des conférences sur l’industrie de la musique, et c’est via le Midem que j’ai commencé à décrocher des rendez-vous, dont un éditeur qui voulait me voir afin de me proposer un projet. Nous nous sommes rencontrés à l’hôtel Zébra à Paris, et c’est là que je suis tombé nez à nez avec Manu Dibango. Ce n’était pas prévu, je me voilais la face. Lorsque je l’ai vu, sa façon de parler, son rire, sa démarche, je me suis vu en lui. Je n’avais jamais rien ressenti de tel auparavant. Des questions fusaient dans ma tête, nous avons discuté pendant 5 minutes ensuite il a enchaîné avec des journalistes. Il faisait la promotion de l’album «&nbsp;Past Present Future&nbsp;». L’éditeur qui était en retard est finalement arrivé pendant que Manu finissait son interview. Il me le présente et me propose de travailler sur des remix de son artiste. Manu s’approche de moi et me tend la main en me disant&nbsp;: «&nbsp; Bonjour fils&nbsp;!&nbsp;» sans savoir qui j’étais. Je ne lui ai pas dit qui j’étais. Il s’est passé à peu près six mois, entre le moment où je l’ai rencontré pour la première fois et le moment où on s’est vraiment retrouvé. Le soir où je l’ai rencontré, j’en ai parlé à ma mère qui a fondu en larmes au téléphone. Elle m’a avoué qu’ils ne s’étaient jamais quittés en de mauvais termes mais qu’elle avait choisi de m’élever toute seule. Elle m’avait toujours dit que si je ressentais le besoin d’aller vers lui, elle m’ouvrirait la porte. Mais je ne l’ai jamais voulu. Je lui ai demandé ce qu’il fallait que je fasse, elle m’a répondu «&nbsp;Va vers ton destin&nbsp;». C’est ce que j’ai fait. Mais j’ai voulu le faire de la meilleure manière possible. Parce que je voulais qu’il comprenne qu’il avait un fils musicien et que ce fils en question s’était fait tout seul. C’était ce qu’il y avait de plus important pour moi à ce moment-là.&nbsp; Mais je ne savais pas que cette rencontre allait vraiment changer le cours de ma vie.</p>



<p><strong>Ton nom de scène </strong><strong><em>Best Kept Secret</em></strong><strong> (BKS) te vient-il de ton histoire&nbsp;?</strong></p>



<p>Paradoxalement non. <em>Best Kept Secret</em> qui signifie le secret le mieux gardé est un pseudonyme que j’ai trouvé lorsque j’ai commencé à prendre la musique au sérieux. C’est un nom que j’ai trouvé en écoutant un album de Pete Rock intitulé <em>Best Kept Secret</em>. J’aimais bien cette appellation, le côté réservé, je me retrouvais totalement dans cette expression. Aussi du fait que lorsque j’ai quitté la France pour les États-Unis, les gens pensaient que j’allais faire du basket puisque c’était ma passion. Et j’ai commencé à faire de la musique sans que personne ne le sache. Au final, tout cela a pris un autre sens.</p>



<p><strong>Ta musique, aujourd’hui, se rapproche plus de l’Afrique, tu as eu une expérience Américaine, française, très urbaine, comment s’est opérée cette évolution&nbsp;?</strong></p>



<p>La musique est une sorte de langage. L’Afrique a été, pour moi, un grand point d’interrogation. C’était la partie de l’iceberg la plus cachée de mon histoire. Oui, je suis noir, j’ai mes origines, je suis né en France où j’ai grandi, j’ai passé ensuite 10 années de ma vie aux États-Unis. Il n’y avait que le côté folklorique de l’Afrique dans ma maison bien que ma mère soit Camerounaise, qu’elle ait vécu son histoire, sa manière de nous protéger de ce qu’elle a pu vivre, indirectement nous a décroché de ce continent. C’est en grandissant, en commençant à me cultiver, en lisant des livres, en voyageant et en rencontrant d’autres personnes, que ma curiosité par rapport à mes origines m’a rattrapé. On arrive à un âge où on a des enfants, on a envie d’aller vers ses origines. La musique, pour moi, est une porte d’entrée. Elle me permet d’explorer autre chose. Lorsque j’ai rencontré mon père biologique, il m’a permis de rencontrer ses musiciens, de parler avec eux, de pouvoir le suivre en tournée. C’est à travers lui que j’ai découvert la musique africaine, avec un grand «&nbsp;A&nbsp;», pas que le folklore, toutes ses subtilités, ses rythmes que je ne connaissais pas. J’ai pu connaitre l’histoire de mon père, de l’Afrique. En l’entendant parler, en échangeant avec ses musiciens, notamment Guy Nwogang, son batteur, qui m’a ouvert la porte de sa maison et qui m’a invité à découvrir tous ces rythmes que je ne connaissais pas. J’ai été séduit, je suis tombé amoureux de mes racines grâce à la musique. J’avais envie de me renouveler, et dans ma volonté de trouver une identité musicale, je me suis rendu compte que tout est en moi. J’ai affiné mes recherches et j’ai puisé ce qu’il y avait en moi. Ce langage m’a permis de mélanger ce que je savais déjà faire avec ce que je commençais et continue encore à apprendre aujourd’hui.</p>



<p><strong>En juin dernier, tu as participé au Moca, l’événement créé par Alain Bidjeck, où tu as créé une chanson avec Youssoupha, qui était aussi présent. Si on remonte aux années 60, ton père, Manu Dibango, a travaillé aussi avec l’artiste Congolais Tabu Ley Rochereau, le père de Youssoupha. Il n’y a pas de hasard.</strong></p>



<p>Je connais Youssoupha depuis un bon nombre d’années, nous avons eu l’occasion de travailler ensemble à deux reprises. C’était une très belle rencontre. Nos histoires sont assez spéciales, nous n’en avons jamais parlé ouvertement, mais nous avons toujours été bienveillants l’un envers l’autre. Je me souviens que lorsque son père nous a quitté, je l’ai tout de suite appelé et il en a fait de même lorsque Manu est parti. Nous ne partageons pas forcément ouvertement nos histoires, nous traçons notre route. C’est aussi important pour nous d’être nous-mêmes en tant qu’artiste, d’embrasser notre histoire, et de se développer en tant que lui Youssoupha et moi, James, non pas «&nbsp;fils de…&nbsp;».&nbsp;</p>



<p><strong>Tu travailles aussi avec Idris Elba, il a son label, 7Wallace, tu as le tien, Grown Kid, comment se passe votre collaboration ?</strong></p>



<p>J’ai monté avec ma compagne un label qui s’appelle Grown Kid. En 2017, Idris a entendu le titre <em>Kwele</em> et a souhaité me rencontrer. Je suis fan de lui depuis bon nombre d’années. Je connais son travail d’acteur, et aussi ce qu’il fait dans la musique. Il a produit dans l’ombre pour un grand nombre d’artistes, il est D J et possède une vraie fibre musicale. Lorsqu’on s’est rencontré, il a tout de suite accroché, on s’est lié d’amitié et nous avons commencé à travailler ensemble. Son exposition dans le milieu, son charisme, son influence, m’ont permis d’avoir une plateforme plus importante lorsque j’ai lancé mon premier titre. Nous sommes restés très proche. Je n’ai jamais signé dans son label, ça a toujours été un partnership.</p>



<p><strong>Dans ta musique, on entend des paroles en duala, en swahili, en anglais, en bulu…</strong></p>



<p>C’est un parcours initiatique. Le swahili a été un moyen détourné pour me reconnecter avec mes racines. C’est une langue est très chantante, j’ai une âme de panafricain et je sais que c’est une des langues les plus parlée en Afrique. C’était une manière de m’adresser au plus grand nombre. J’ai envie d’apprendre les langues d’où je viens. A travers les années, j’ai commencé à écrire en Swahili avec une dominante en anglais, j’écris aussi en langues bulu et duala.</p>



<p><strong>As-tu déjà été en Afrique&nbsp;?</strong></p>



<p>Oui j’ai été au Cameroun avec ma maman lorsque j’étais plus jeune, mais il y a eu une cassure puisque ma mère avait décidé de s’installer en France puis aux États-Unis. En 2017, j’ai eu la chance de retourner en Afrique en tant qu’artiste. J’étais aussi au Gabon et au Sénégal.</p>



<p><strong>Cette période de la Covid-19, pour bon nombre d’artistes, a changé la façon de travailler, d’envisager l’avenir, comment la ressens-tu&nbsp;?</strong></p>



<p>Je comptais terminer mon nouvel album en Afrique, j’avais prévu pas mal de voyages, notamment au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Nigeria. Cet élan a été freiné, il a fallu que je me restructure. C’est une crise qui a mis le monde en pause.</p>



<p><strong>Que t’apporte la musique aujourd’hui&nbsp;?</strong></p>



<p>La musique m’a permis de me reconnecter avec moi-même, de retrouver mon père, de nourrir ma famille et d’avancer dans la vie.</p>



<p><strong>Tu as produit un single intitulé </strong><strong><em>New Breed</em></strong><strong>, fais-tu partie de cette nouvelle race ?</strong></p>



<p>Je me considère comme un new breeder. New breed, vient d’une expression en swahili, dont je me suis accaparé, qui signifie les loups dorés d’Afrique. Pour la plupart des gens, un loup est associé à l’Europe. Et le fait qu’on trouve aussi des loups en Afrique, signifie, pour ceux qui ont cette double culture comme moi, qu’il y a cet appel du loup qui fait qu’à un moment donné on va vouloir se rapprocher de ses racines. On a besoin de toutes ses forces pour avancer dans ce monde.&nbsp;</p>



<p>Nouvel album&nbsp;: <em>Wolves Of Africa</em> (Grown Kid), 2021</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>A PROPOS DES INFECTIONS SEXUELLEMENT TRANSMISSIBLES (IST)</title>
		<link>https://couleurcafe.info/a-propos-des-infections-sexuellement-transmissibles-ist/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Nov 2021 23:21:47 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Novembre 2021]]></category>
		<category><![CDATA[Santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://couleurcafe.info/?p=47200</guid>

					<description><![CDATA[Les IST sont principalement transmises par contact cutanéo-muqueux lors des rapports sexuels et/ou les préliminaires. A noter également la possibilité de transmission&#160;: Par le sang Mère-enfant lors de la grossesse ou l’accouchement Les IST sont dus soit à&#160;: des bactéries des virus des parasites parmi lesquels nous citerons, Pour les virus&#160;: papillomavirus virus de l’immunodéficience [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Les IST sont principalement transmises par contact cutanéo-muqueux lors des rapports sexuels et/ou les préliminaires.</p>



<p>A noter également la possibilité de transmission&nbsp;:</p>



<ul><li>Par le sang</li><li>Mère-enfant lors de la grossesse ou l’accouchement</li></ul>



<p>Les IST sont dus soit à&nbsp;:</p>



<ul><li>des bactéries</li><li>des virus</li><li>des parasites</li></ul>



<p>parmi lesquels nous citerons,</p>



<p>Pour les virus&nbsp;:</p>



<ul><li>papillomavirus</li><li>virus de l’immunodéficience humaine (HIV)</li><li>Herpès Simplex Virus2 (HSV2)</li><li>Virus de l’hépatite B/D&nbsp;</li></ul>



<p>Pour les bactéries</p>



<ul><li>Gonocoque (Neiseria Gonorrhoeae)</li><li>Chlamydia Trachomathis</li><li>Mycoplasma Genitalium</li><li>Treponeme (Syphilis)</li></ul>



<p>Pour les parasites</p>



<ul><li>Tricomonas Viginalis</li></ul>



<p>Ce sont des maladies à déclaration obligatoire en France, permettant ainsi une prévention de qualité.</p>



<p><strong>QUELQUES PRECISIONS CLINIQUES</strong></p>



<p>Asymptomatiques dans la plupart des cas, les IST peuvent se manifester par&nbsp;:</p>



<ul><li>Des douleurs au bas ventre</li><li>Des lésions cutanées éruptives</li><li>Des rougeurs des organes génitaux</li><li>Des démangeaisons des parties génitales</li><li>Des écoulements purulents de l’urètre (pénis) chez l’homme</li><li>Des leucorrhées purulentes et malodorantes chez la femme</li><li>Des brûlures mictionnelles avec difficultés à uriner</li><li>Une douleur génitale lors de la pénétration vaginale</li></ul>



<p>Certaines IST peuvent se révéler par des formes anorectales et/ou pharyngées (la gorge), du fait des pratiques sexuelles anales ou orales.</p>



<p>Ces formes sont généralement asymptomatiques. C’est le cas pour la blénoragie communément appelée «&nbsp;chaude pisse&nbsp;», la pipillomatose, l’hépatite B/D et la tricomanose, …&nbsp;etc.</p>



<p>Le diagnostic des IST se fait par&nbsp;:</p>



<ul><li>L’analyse d’un écoulement urétral chez l’homme ou vaginal chez la femme</li><li>L’analyse d’urines</li><li>un prélèvement oral (bouche, gorge)</li><li>un prélèvement vaginal, urétral et/ou anal</li><li>une prise de sang (sérologie à la recherche d’anticorps contre le germe tel que le HIV, le tréponem, …etc.)</li></ul>



<p>Ce diagnostic passe essentiellement par le dépistage du fait de nombreuses formes asymptomatiques.</p>



<p>Lorsqu’il existe des symptômes, il est urgent de consulter un médecin pour établir le diagnostic et mettre en route un traitement.</p>



<p>Le traitement consiste en une antibiothérapie ciblée pour les IST d’origine bactérienne et des antiviraux ou interférons Alpha (hépatite B) pour les IST d’origine virale.</p>



<p>En l’absence d’un traitement bien conduit ou non instauré, les IST peuvent évoluer en complications telles que&nbsp;:</p>



<ul><li>l’hypofertilité,&nbsp;</li><li>la stérilité</li><li>le sida et ses complications mortelles,&nbsp;</li><li>la cirrhose et/ou le cancer hépathocellulaire,&nbsp;</li><li>le cancer du col de l’utérus essentiellement dans les atteintes à pipillomavirus,&nbsp;</li><li>plus rarement le cancer anal, ou viginal, ou vulvaire.</li><li>La grossesse extra-utérine (chlamydiose, gonococcie, trichomanose, …etc.)</li></ul>



<p><strong>PREVENTION DES IST</strong></p>



<p>La prévention des IST passe par&nbsp;;</p>



<ul><li>l’utilisation du préservatif pour chaque rapport sexuel avec chaque partenaire dont on ne connaît pas le statut par rapport aux IST.</li><li>Le dépistage des IST, notamment le HIV de façon régulière, surtout lorsqu’on a plusieurs partenaires sexuels</li><li>Le dépistage des IST, notamment le HIV à chaque fois qu’on veux arrêter l’usage du préservatif avec un partenaire régulier</li><li>Utilisation du préservatif jusqu’à guérison de l’IST</li><li>Utilisation d’un préservatif en attendant la visite chez le médecin pour le diagnostic et le traitement</li><li>Observance du traitement prescrit par le médecin</li><li>Visite de contrôle chez le médecin à la fin du traitement contre l’IST et reconsulter si besoin</li><li>Prévenir ses anciens partenaires, même lointains, afin qu’ils puissent se faire dépister</li><li>Un traitement antiviral (HIV) de préexposition, afin de réduire le risque de contamination chez les personnes séronégatives, mais très exposées au HIV</li><li>Un traitement antiviral (HIV) post-exposition pour les personnes ayant eu un rapport sexuel à haut risque d’infection ou avec une personne séropositive HIV sans protection. Ce traitement doit être instauré dans les 4 à 48h maximum après exposition, et est disponible dans les services d’urgence en France.</li><li>Un traitement antiviral (HIV) chez la femme enceinte séropositive parfois dès le début de la grossesse et/ ou lors de l’accouchement, diminuant drastiquement le risque de transmission mère-enfant.</li><li>La vaccination contre le papillomavirus chez la jeune fille vierge de tout rapport sexuel et la réalisation d’un frottis cervico-utérin.</li><li>La vaccination contre l’hépatite B</li></ul>



<p>Plus généralement le préservatif est le moyen le plus efficace pour lutter contre les IST. Ci-après quelques règles d’utilisation à toutes fins utiles.</p>



<p>Préservatif masculin&nbsp;:</p>



<ul><li>&nbsp;Usage unique</li><li>A enfiler avent toute pénétration fellation</li><li>Le dérouler sur un pénis en érection en pinçant l’extrémité pour créer une petite poche qui recueillera le sperme</li><li>Après éjaculation, le retirer tout en pinçant la base</li></ul>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG_5422.jpg"><img loading="lazy" src="https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG_5422.jpg" alt="" class="wp-image-47201" width="611" height="354" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG_5422.jpg 400w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG_5422-300x174.jpg 300w" sizes="(max-width: 611px) 100vw, 611px" /></a></figure>



<p>Préservatif féminin</p>



<ul><li>A usage unique</li><li>Peut être placé dans le vagin longtemps avant le rapport sexuel ou juste avant la pénétration</li><li>Le retirer immédiatement après le rapport sexuel</li></ul>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG_5423.jpg"><img loading="lazy" width="843" height="476" src="https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG_5423.jpg" alt="" class="wp-image-47202" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG_5423.jpg 843w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG_5423-300x169.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/IMG_5423-768x434.jpg 768w" sizes="(max-width: 843px) 100vw, 843px" /></a></figure>



<p><strong>POUR FINIR</strong></p>



<p>La cible des campagnes de prévention et de dépistage des IST est&nbsp;:</p>



<ul><li>Le grand public</li><li>Les populations à risque élevé d’IST que sont les jeunes, les trans et homosexuels hommes, les prostitué(e)s, les migrants originaires de pays à risque élevé de HIV, les usagers de drogues injectables, les personnes à partenaires sexuels multiples</li></ul>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>LES NOUVELLES D’ADÈLE</title>
		<link>https://couleurcafe.info/les-nouvelles-dadele/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Nov 2021 23:14:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Couleur Café]]></category>
		<category><![CDATA[Novembre 2021]]></category>
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					<description><![CDATA[Je viens aux nouvelles ce matin ; Dis-moi comment vas-tu ce matin ? Réellement comment te portes-tu ?loin du visage que tu affiches sur les réseaux sociaux, je veux connaitre la vérité.Ça fait un moment que je ne t’ai pas vu, tu n’as jamais le temps ; tu es toujours partie, pourtant un petit Calao perché sur un arbre dans [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Je viens aux nouvelles ce matin ; <br>Dis-moi comment vas-tu ce matin ? Réellement comment te portes-tu ?loin du visage que tu affiches sur les réseaux sociaux, je veux connaitre la vérité.<br>Ça fait un moment que je ne t’ai pas vu, tu n’as jamais le temps ; tu es toujours partie, pourtant un petit Calao perché sur un arbre dans la cour de ma maison m’a dit que tu te cachais dans l’obscurité de ta case.<br>Dis-moi te souviens-tu de lorsque nous allions nous baigner dans le bras du fleuve qui irrigue notre village ? Ceci doit être un souvenir bien lointain pour toi qui aujourd’hui te promènes le long des plages au sable blanc de Kribi .<br>Te souviens-tu, il y a encore quelques années que maman nous offrait des <em>kabas</em>, ces petites robes en tissus pagnes qu’elle-même confectionnait sur sa machine à coudre ? Plus jeunes nous en raffolions, mais aujourd’hui je constate que tu es éprise de ces robes de marques dont tu postes tous les jours les sacs d’emballages.<br>Je garde en souvenir ces jours où nous rentrions de l’école ensemble, faisions escale chez moi pour manger le plat que maman avait cuisiné puis allions chez toi pour partager aussi le tien ;<br>Nous raffolions de ces galettes obtenues après que la marmite de couscous de farine de maïs ai séché au feu de bois.<br>Pendant les heures interminables de vacances, nous jouions du matin au soir à la poursuite, à la cuisinière, aux claquettes communément appelé dans notre cour <em>mbang</em>, à la corde au jeu de « cousin et cousine ».<br>Pendant que les adultes causaient, nous nous cachions derrière les meubles, pour les écouter parler et ainsi apprendre quelques mots dans notre dialecte et quand les parents nous surprenaient entrain de les espionner, ils nous donnaient une belle fessée à toutes les deux.<br>Tous ces souvenirs je les gardes aussi précieusement que les valeurs que nous ont enseigné nos parents ; le respect des cultures et traditions de chez nous.<br>Aujourd’hui, tu ne connais plus l’huile de coco, que nos mamans appelaient <em>manyanga</em>, tu as oublié ces jeux d’enfants, ces mets qui ont fait notre enfance, qu’aujourd’hui tu qualifies de villageois. D’ailleurs tu as abandonné nos <em>kabas</em> pour te revêtir de ces bouts de tissus rapiécés qui sont aujourd’hui à la mode ; je veux bien comprendre ton désir d’émancipation, aujourd’hui ton fil d’actualité sur les réseaux sociaux parle.<br>Les restaurants chics, les grands hôtels, les pieds dans le sables des plus belles plages, des bijoux de luxe, des factures à l’addition salée.<br>Je me suis souvent demandée pourquoi tu n’affichais jamais ton visage sur ces photos ; puis un jour le petit calao m’a chuchoté que ce n’était pas toi sur cette photo.<br>Le petit Calao m’a dit que tu téléchargeais les photos que tu partageais pour illustrer la vie que tu prétends vivre.<br>Subitement, moi qui te voyais avec beaucoup d’admiration te regarde aujourd’hui avec beaucoup de pitié …pourquoi tant de superficialité ? <br>Être soi-même n’est pas un crime ; respecter sa culture et ses traditions encore moins. Jettes loin de toi toute cette superficialité, viens sous le soleil, à l’ombre du baobab  et tu verras combien la vie te sera agréable. J’espère que mon conseil t’atteindra dans l’obscurité de ta case. </p>



<p>Amicalement Adèle</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Ishola Akpo, le conteur d’images</title>
		<link>https://couleurcafe.info/ishola-akpo-le-conteur-dimages/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Nov 2021 23:02:16 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts]]></category>
		<category><![CDATA[Novembre 2021]]></category>
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					<description><![CDATA[Né en 1983 en Côte d&#8217;Ivoire, Ishola Akpo est un photographe et artiste multimédia originaire du Bénin. Travaillant entre l’Afrique et l’Europe, il expose aujourd’hui ses œuvres un peu partout dans le monde. Il nous explique son art. Comment as-tu débuté dans la photographie et quel rapport entretiens-tu avec ce médium&#160;? La photographie est venue [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Né en 1983 en Côte d&#8217;Ivoire, Ishola Akpo est un photographe et artiste multimédia originaire du Bénin. Travaillant entre l’Afrique et l’Europe, il expose aujourd’hui ses œuvres un peu partout dans le monde. Il nous explique son art.</strong></p>



<p><strong>Comment as-tu débuté dans la photographie et quel rapport entretiens-tu avec ce médium&nbsp;?</strong></p>



<p>La photographie est venue vers moi, suite à une formation technique et mon engouement pour le numérique. Je me définis comme un artiste visuel, j’utilise la photographie comme medium principal dans mon travail. La photographie me permet d’observer les choses avant de chercher à comprendre ou à réfléchir. C’est un moyen d’expérimentation, et il témoigne de mon regard particulier, un regard situé entre ma sensibilité d’artiste et la réalité du monde. Mon travail récent «&nbsp;Agbara women&nbsp;» interroge la notion de la mémoire et du patrimoine, comme potentiel et relate&nbsp; la complexité de l’histoire de ces reines africaines.</p>



<p><strong>Tu présentes souvent des séries de portraits, comment travailles-tu&nbsp;?</strong></p>



<p>Je n’ai pas choisi de faire des portraits, mais je me rends compte que les portraits racontent des histoire avec plus d’efficacité et de sensibilité. En 2014, voyant le corps vieillissant de ma grand-mère, la thématique de la dot m’a intéressé. La mutation de cette pratique ancestrale, la réappropriation de la dot par les jeunes Africains et le changement social qui en découle m’ont interpellé. J’ai commencé par explorer les objets de la dot du mariage de ma grand-mère à travers ceux que j’avais trouvés dans la maison : cantine en bois fabriquée par son futur époux, pagnes, perles, bouteilles de gin, bassines, miroir etc. Ces objets, je les ai photographiés et ainsi est né la série «&nbsp;<em>L’Essentiel est invisible pour les yeux&nbsp;</em>». Ces images révèlent l’angoisse de celle qui, avec l’âge, souhaite laisser une trace de son passage dans la mémoire familiale. Ces objets rouillés et usés qui avaient vieilli avec cette femme&nbsp; portent l’empreinte du temps. L’histoire personnelle de ma grand-mère c’est aussi l’histoire de millions de femmes africaines.&nbsp;</p>



<p><strong>Peux-tu nous parler de la série «&nbsp;Trace d&#8217;une reine&nbsp;» ? Comment est-elle née ?</strong></p>



<p>Avec mon projet «&nbsp;Agbara Women&nbsp;», j’avais décidé d’explorer les mémoires et l’héritage des reines africaines précoloniales oubliées, négligées ou même effacées telles que – Tassi Hangbé (Danxomè entre 1708 et 1711), Njinga (Angola, 1582-1663), la Linguère Wolof&nbsp;Ndaté Yalla Mbodj, (Sénégal, 1810-1860). Au cours de mes recherches j’ai constaté l’absence d’archives malgré l’importance et le réel poids politique de ces reines à la tête des différents royaumes du continent, c’est ainsi que j’ai commencé à fouiller et à collecter des informations qui m’ont amené à raconter la complexité de l’histoire de ces reines.</p>



<p>En tant qu’artiste, j’ai voulu explorer une nouvelle expérience dans ma pratique photographique parce que je ne veux pas me limiter à un medium. Dans ma série “<em>Traces d’une reine</em>” j’ai réalisé plusieurs collages de photographies et d’images d’archives, qui révèlent le pouvoir de ces reines en Afrique. J’ai opposé l’aiguille, matérialisant la résistance des reines, à la fragilité de leur pouvoir incarnée par le papier. Mais ce fil (rouge) exprime aussi le fil conducteur de l’histoire. je relie archives et perspectives contemporaines permettant ainsi de relier, de souder entre eux des éléments disparates pour créer une nouvelle Histoire. Sur certains de ces collages, j’ai délibérément substitué la tête des souverains par celle des reines, mettant ainsi en scène des archives à la gloire de ces dernières. Je propose une autre version de l’Histoire en réhabilitant ces femmes.</p>



<p><strong>Qu&#8217;est ce qui te caractérise dans ton travail ?&nbsp;</strong></p>



<p>Mon travail s’articule avant tout autour de la représentation du monde, mon vécu, mes expériences personnelles. En ce sens, mon expérience personnelle peut s’inscrire dans la multiplicité des expériences non visibles, sur la base d’une reconnaissance mutuelle de l’humain.&nbsp;</p>



<p><strong>Y-a-t-il des photographes qui t&#8217;inspirent ou as-tu des modèles ?</strong></p>



<p>Je suis sensible aux œuvres de Rotimi Fani-Kayodé, qui me ramène à cette réflexion sur les lignes de la fragilité du corps et les multiples questionnements de la complexité des identités d&#8217;aujourd&#8217;hui. J’aime beaucoup la démarche de JR par exemple sur les portraits autour du monde, Kehinde Wiley, Mary Sibdande…</p>



<p><strong>Comment travailles-tu durant cette période de la pandémie ?</strong></p>



<p>C’est compliqué mais ce sont des périodes d’introspection importantes pour moi ce sont aussi des&nbsp; périodes de production active.</p>



<p><strong>Qu’est-ce que cette période t&#8217;a inspire?&nbsp;</strong></p>



<p>Etant assigné à résidence en Afrique, ça été une grande expérience personnelle. Je me suis reconnecté avec la nature.</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-3 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/11/008-IsholaAkpo-LESSENTIEL-EST-INVISIBLE-POUR-LES-YEUX-2015-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="853" src="https://couleurcafe.info/media/2021/11/008-IsholaAkpo-LESSENTIEL-EST-INVISIBLE-POUR-LES-YEUX-2015-1024x853.jpg" alt="" data-id="47184" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2021/11/008-IsholaAkpo-LESSENTIEL-EST-INVISIBLE-POUR-LES-YEUX-2015-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47184" class="wp-image-47184" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/11/008-IsholaAkpo-LESSENTIEL-EST-INVISIBLE-POUR-LES-YEUX-2015-1024x853.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/008-IsholaAkpo-LESSENTIEL-EST-INVISIBLE-POUR-LES-YEUX-2015-300x250.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/008-IsholaAkpo-LESSENTIEL-EST-INVISIBLE-POUR-LES-YEUX-2015-768x640.jpg 768w, 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href="https://couleurcafe.info/media/2021/11/Iya_NLA-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="683" src="https://couleurcafe.info/media/2021/11/Iya_NLA-1024x683.jpg" alt="" data-id="47186" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2021/11/Iya_NLA-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47186" class="wp-image-47186" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/11/Iya_NLA-1024x683.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/Iya_NLA-300x200.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/Iya_NLA-768x512.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/Iya_NLA-1536x1024.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/Iya_NLA-2048x1365.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/11/PORTRAIT_ISHOLA.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="683" src="https://couleurcafe.info/media/2021/11/PORTRAIT_ISHOLA-1024x683.jpg" alt="" data-id="47187" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2021/11/PORTRAIT_ISHOLA.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47187" class="wp-image-47187" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/11/PORTRAIT_ISHOLA-1024x683.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/PORTRAIT_ISHOLA-300x200.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/PORTRAIT_ISHOLA-768x512.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/PORTRAIT_ISHOLA-1536x1024.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/PORTRAIT_ISHOLA.jpg 1824w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/11/Sans-titre-1.jpg"><img loading="lazy" width="600" height="600" src="https://couleurcafe.info/media/2021/11/Sans-titre-1.jpg" alt="" data-id="47188" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2021/11/Sans-titre-1.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47188" class="wp-image-47188" 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class="blocks-gallery-item"><figure><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/11/Trace-dune-reine-I.jpg"><img loading="lazy" width="886" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2021/11/Trace-dune-reine-I-886x1024.jpg" alt="" data-id="47191" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2021/11/Trace-dune-reine-I.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=47191" class="wp-image-47191" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/11/Trace-dune-reine-I-886x1024.jpg 886w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/Trace-dune-reine-I-259x300.jpg 259w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/Trace-dune-reine-I-768x888.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/Trace-dune-reine-I.jpg 1153w" sizes="(max-width: 886px) 100vw, 886px" /></a></figure></li></ul></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Chef Anto, Une cuisine qui nous rassemble</title>
		<link>https://couleurcafe.info/chef-anto-une-cuisine-qui-nous-rassemble/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 07 Nov 2021 22:42:56 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Cantine]]></category>
		<category><![CDATA[Novembre 2021]]></category>
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					<description><![CDATA[Anto Cocagne, appelée Le Chef Anto, est d’origine gabonaise. Née d’un père ingénieur et d’une mère nutritionniste, elle a toujours rêvé de fourneaux et de créations culinaires. Suite à des études d’Arts culinaires et de nombreux diplômes en France, elle explore d’autres horizons de son arts en intégrant la culinary Arts School de l’université Johnson [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Anto Cocagne, appelée Le Chef Anto, est d’origine gabonaise. Née d’un père ingénieur et d’une mère nutritionniste, elle a toujours rêvé de fourneaux et de créations culinaires.</strong></p>



<p><strong>Suite à des études d’Arts culinaires et de nombreux diplômes en France, elle explore d’autres horizons de son arts en intégrant la </strong><strong><em>culinary Arts School</em></strong><strong> de l’université Johnson &amp; Wales, à Provence, aux États-Unis. Après de nombreuses expériences auprès de Chefs et de grandes Maisons en France, elle s’installe à son compte et donne à la cuisine africaine des saveurs universelles. Rencontre.</strong></p>



<p><strong>Le Chef Anto est votre surnom, pourquoi &#8220;Le&#8221; et non «&nbsp;La&nbsp;»?</strong></p>



<p>Anto signifie «&nbsp;Femme, féminin&nbsp;» dans ma langue maternelle l’<em>Omyènè.</em><strong> </strong>Le Chef Anto c’est pour dire le chef au féminin.</p>



<p><strong>Vous avez un parcours impressionnant : Le lycée hôtelier Lesdiguières, l&#8217;École Supérieure de Cuisine française Grégoire Ferrandi à Paris, puis la Culinary Arts School de l&#8217;Université Johnson and Wales à Providence aux Etats-Unis, vous êtes bardée de diplômes, j&#8217;en oublie sûrement, qu&#8217;est-ce qui vous a motivé ? Pourquoi ces choix et qu&#8217;en avez-vous retenu ?</strong></p>



<p>Honnêtement, s’il fallait recommencer, je me serai contentée d’un CAP. Le problème, lorsqu’on a grandi en Afrique, c’est que l’on nous éduque à avoir beaucoup de diplômes pour pouvoir justifier notre valeur, alors que cela ne veut rien dire. A cette époque je ne le savais pas, et donc pour rassurer papa, maman et moi-même, j’ai suivi diverses formations, qui me sont certes utiles aujourd’hui. Mais j’aurai pu gagner du temps en apprenant directement en entreprise.</p>



<p><strong>Après avoir fait le tour du monde en cuisine, vous vous tournez vers la cuisine africaine, où l&#8217;avez-vous apprise ?</strong></p>



<p>J’ai grandi en Afrique, au Gabon plus précisément. J’ai commencé à cuisiner à l’âge de 9 ans avec, ma mère, ma grand-mère, mes tantes. Lorsque je suis arrivée en France, mon projet initial était d’allier mes connaissances sur la cuisine du Gabon, avec les techniques modernes de la cuisine française.</p>



<p>Et c’est ce que je fais aujourd’hui, en plus du Gabon, j’ai eu l’occasion de voyager à travers l’Afrique du nord, de l’ouest, de l’est et centrale. J’utilise ce que j’ai appris lors de ces voyages pour nourrir mes créations culinaires.</p>



<p><strong>Votre maman est nutritionniste, cela vous a-t-il influencé ?</strong></p>



<p>Oui bien sûr. C’est surtout grâce à elle que j’ai découvert que nous avions des plats nutritifs, équilibrés, qui pouvaient s’adapter à n’importe quel régime alimentaire et n’importe quel porte-monnaie.</p>



<p><strong>Faites-vous une cuisine africaine avec une touche française ou une cuisine française avec une touche africaine ? Comment définissez-vous votre cuisine ?</strong></p>



<p>(Rires) Ma cuisine est une cuisine panafricaine traditionnelle travaillée de façon moderne.</p>



<p>Panafricaine parce que les frontières des pays africains n’ont pas été posées par les africains. Avant ces frontières, nous avions des royaumes, des empires, et nos différentes cultures partageaient beaucoup de recettes. Ce qui explique que le mets de pistache du Cameroun, on le retrouve au Gabon ou en Guinée équatoriale. J’ai donc décidé de mettre en avant dans mes plats les produits qui nous rassemblent plutôt que les frontières qui nous divisent, alors qu’au commencement il n’en était pas ainsi.</p>



<p><strong>Peut-on dire que c&#8217;est une cuisine qui vous ressemble ?</strong></p>



<p>Oui bien sûr. Cuisiner est un moyen d’expression, c’est un métier artistique. C’est un moyen de communication, de partage et de rassemblement. Tout ce que je suis.</p>



<p><strong>Y-a-t-il des ingrédients qui reviennent souvent dans vos créations ?</strong></p>



<p>Le manioc&nbsp;! c’est mon ingrédient préféré. D’ailleurs, je refuse de croire les écrits qui disent qu’il est arrivé chez nous lors de l’esclavage. C’est un produit versatile, on peut tout faire avec, en sucré en salé, fondant, croquant, séché, fermenté, fumé, on peut tout faire avec le manioc.</p>



<p><strong>Votre façon de travailler, de créer votre carte a-t-elle évolué ? comment ?</strong></p>



<p>Oui ma façon a évolué&nbsp;; j’ai appris à travailler des produits que je ne connaissais pas, comme certaines épices d’Afrique de l’ouest, et à cuisiner des produits que culturellement je ne mange pas, comme les escargots, les chenilles ou les criquets.</p>



<p><strong>Vous êtes la présidente du festival &#8220;We eat Africa&#8221;, la directrice artistique du magazine culinaire &#8220;Afro Cooking&#8221;, vous réalisez des livres de cuisine, on vous voit aux côtés des grands noms de la cuisine française, où trouvez-vous le temps ?</strong></p>



<p>Le maître mot est l’organisation, sans cela, difficile d’en faire autant. Ensuite il y a l’entourage, avoir des personnes sur lesquelles on peut compter. Déléguer certaines tâches est aussi important.</p>



<p><strong>Quelques mots sur le livre Goût d&#8217;Afrique. Qui en a eu l&#8217;idée et qu&#8217;est-ce qu&#8217;on y trouve ?</strong></p>



<p>En 2018 j’ai été contactée par Aline Princet, photographe culinaire pour plusieurs maisons d’édition, qui a photographié des plats de divers continents mais aucun d’Afrique subsaharienne. Elle m’a donc demandé si je souhaitais écrire un livre de recettes, parce qu’elle serait ravie de me mettre en relation avec une maison d’édition. Ce que j’ai fais avec grand plaisir. Dans «&nbsp;Goûts d’Afrique&nbsp;», on trouve des recettes traditionnelles, dont certaines travaillées de façon moderne, des créations culinaires notamment dans les desserts, et des conseils de chef pour chacune d’elle.</p>



<p><strong>Quel est votre plat africain préféré ? Pouvez-vous nous en donner la recette ?</strong></p>



<p>Je n’en ai pas. A chaque fois que je pense qu’un plat est mon préféré, j’en découvre un qui le supplante.</p>



<p>Pour la recette, je vous partage une recette apprise avec ma grand-mère, les accras de manioc. Accras vient du mot Yoruba Akara, qui signifie beignet. Le manioc frais est un produit qui se détériore vite, car il contient beaucoup d’eau. Ainsi, les africains ont imaginé différentes recettes pour consommer cette racine.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/11/Gouts-AFRIQUE-P103-GarbaThon.jpg"><img loading="lazy" width="1024" height="626" src="https://couleurcafe.info/media/2021/11/Gouts-AFRIQUE-P103-GarbaThon-1024x626.jpg" alt="" class="wp-image-47172" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/11/Gouts-AFRIQUE-P103-GarbaThon-1024x626.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/Gouts-AFRIQUE-P103-GarbaThon-300x183.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/Gouts-AFRIQUE-P103-GarbaThon-768x470.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/Gouts-AFRIQUE-P103-GarbaThon.jpg 1483w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>



<h2><br>RECETTE <strong>Accras de manioc (apéro/entrée)</strong></h2>



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<p><strong>Ingrédients pour 6 personnes</strong> : (environ 40 accras)</p>



<p>3 gros tubercules de manioc<br>½ cc de poudre de crevettes fumées 2 gousses d&#8217;ail<br>1/2 échalote 4 œufs<br>Herbes fraiches (persil, cerfeuil et/ou coriandre) Sel et Poivre<br>50 cl Huile de friture Piment (Optionnel)</p>



<p><strong>Préparation</strong></p>



<p>Lavez et épluchez les tubercules, les râper à l’aide d’une râpe à petits trous pour avoir de fins filaments de tubercules.<br>Égouttez le manioc râpé à l’aide d’un torchon propre.<br>Dégermez l’ail et l’écraser. Ciselez l’échalote et les herbes fraiches.<br>Coupez les crevettes en morceaux.<br>Dans un saladier, mélangez le manioc râpé, les œufs, l’ail, les herbes et les crevettes Salez et Poivrez.<br>Dans une casserole, mettez l’huile à chauffer.<br>A l’aide d’une cuillère à café faites des petites quenelles et mettez-les dans l’huile chaude.</p>



<p><strong>Les conseils du chef</strong></p>



<p>En tapas, en entrée chaude, ces accras sont à déguster bien chauds nature, avec une salade de crudités ou accompagnés d’une sauce tomate relevée</p>
</div>



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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2021/11/ACCRAS_MANIOC-scaled.jpg"><img loading="lazy" width="775" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2021/11/ACCRAS_MANIOC-775x1024.jpg" alt="ACCRAS MANIOC" class="wp-image-47169" srcset="https://couleurcafe.info/media/2021/11/ACCRAS_MANIOC-775x1024.jpg 775w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/ACCRAS_MANIOC-227x300.jpg 227w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/ACCRAS_MANIOC-768x1014.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/ACCRAS_MANIOC-1163x1536.jpg 1163w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/ACCRAS_MANIOC-1551x2048.jpg 1551w, https://couleurcafe.info/media/2021/11/ACCRAS_MANIOC-scaled.jpg 1938w" sizes="(max-width: 775px) 100vw, 775px" /></a></figure>
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