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	<title>Novembre 2023 &#8211; Couleur Café</title>
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	<title>Novembre 2023 &#8211; Couleur Café</title>
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		<title>AMEN VIANA, L’Afrocanalyst Rock &#038; Blues</title>
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		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Nov 2023 06:52:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Invité]]></category>
		<category><![CDATA[Novembre 2023]]></category>
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					<description><![CDATA[L’artiste Togolais Amen Viana se définit musicalement comme un caméléon&#160;: Celui qui touche à tous les instruments et qui s’adapte à toutes les musiques. À travers son nouvel album, The Afrocanalyst, il propose de traverser le monde en sa compagnie, de l’Afrique aux différentes contrées du monde. Il raconte son histoire. Rencontre. Couleur Café&#160;: Ton [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>L’artiste Togolais Amen Viana se définit musicalement comme un caméléon&nbsp;: Celui qui touche à tous les instruments et qui s’adapte à toutes les musiques. À travers son nouvel album, </strong><em>The Afrocanalyst</em><strong>, il propose de traverser le monde en sa compagnie, de l’Afrique aux différentes contrées du monde. Il raconte son histoire. Rencontre.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Ton projet s’intitule </strong><em>The Afrocanalyst</em><strong>, qui veut dire&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Amen Viana&nbsp;:</strong>&nbsp; j’ai contracté «&nbsp;l’afro- psychanalyste&nbsp;» en «&nbsp;Afrocanalyst&nbsp;». Il s’agit d’un personnage qui fait un témoignage, qui s’adresse à ces personnes qui sont parties d’Afrique pour des raisons diverses. Lorsqu’on voyage, on exprime la nécessité de raconter son histoire. «&nbsp;L’Afrocanalyst&nbsp;» peut aussi être défini par d’autres personnes qui sont venues d’autres continents, qui ont aussi migré vers d’autres pays.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Pour faire un lien avec ta propre histoire, ton propre voyage a-t-il été long&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>AV&nbsp;:</strong> Oui et non. J’ai entamé ce voyage parce que j’ai eu envie de partir de chez moi et de vivre d’autres aventures, rencontrer d’autres personnes non seulement pour la musique, mais aussi pour des raisons familiales. Lorsque je suis venu en Europe, j’ai rejoint ma famille qui y était déjà, ce qui m’a permis d’avoir un cadre. Oui, ce voyage a été long parce que je suis parti depuis bientôt 20 ans et j’avais envie de raconter cette histoire. Et non, parce que j’ai toujours gardé un pied au Togo pour me ressourcer, nourrir mon histoire, qui part d’Afrique et dans l’autre sens, qui va d’un autre point vers l’Afrique.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: En somme cet album est aussi le fruit de tes expériences</strong></p>



<p><strong>AV&nbsp;:</strong> «&nbsp;L’Afrocanalyst&nbsp;» c’est aussi celui qui a pu s’adapter à plein de situations. J’ai débarqué en France en tant que musicien et guitariste, j’ai proposé mes services à plein d’artistes aussi bien dans la variété française, le jazz, le blues, le rock. J’étais considéré comme un joueur de foot qui joue à plusieurs poste, et «&nbsp;l’Afrocanalyst&nbsp;» m’a permis de conserver mon authenticité. Il s’agit de ne pas oublier d’où on vient, de faire de toutes ces expériences, sa propre histoire et de la rendre unique.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: C’est ainsi que tu as invité Akua Naru, Keziah Jones.</strong></p>



<p><strong>AV&nbsp;:</strong> C’est aussi une manière de tendre la main à des personnes que j’affectionne, avec lesquelles j’ai collaboré, qui sont devenues des amis et qui ont accepté de participer à mon histoire. Ayant participé à leur histoire, ce n’est qu’un retour. J’ai fait deux duos, avec Akua Naru et Keziah Jones, dans mon album.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Tu te sens plutôt rock ou blues&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>AV&nbsp;:</strong> «&nbsp;L’Afrocanalyst&nbsp;» s’adapte à plein de styles. De tous ces mélanges en ressort une musique plutôt afro-rock. Je suis un enfant de Jimi Hendrix, ça reste ma référence et mon inspiration, je suis une sorte de «&nbsp;Jimi Hendrix à l’Africaine&nbsp;». Je me situe entre Jimi Hendrix et Bob Marley. Bob Marley pour son côté engagé, son charisme, ses textes, il a aussi beaucoup défendu l’Afrique. Et Jimi Hendrix parce qu’il a une âme africaine qu’on peut entendre dans sa musique.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Pour rappel, tu chantes en français, en anglais et en mina dans ton album, est-ce aussi une façon de conter ton histoire&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>AV&nbsp;:</strong> C’est une réalité. J’ai beaucoup voyagé, j’ai fait le tour du monde. Le message doit être universel, global et j’essaie de toucher à ma manière le plus large public possible.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: À l’écoute de ton album, on y ressent plus de maturité, d’assurance et on se dit que tu es prêt à aller encore plus loin</strong></p>



<p><strong>AV&nbsp;:</strong> Tout simplement parce que j’ai grandi, en tant qu’homme et musicien, j’ai plus d’expérience que lorsque j’ai débarqué en France il y a une vingtaine d’années. Je suis sage dans mes choix de collaboration ou de jouer ma propre musique, mes arrangements, ma créativité.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Prenons au hasard le titre </strong><em>Brother</em><strong> qui est le premier titre de ton album et qui résume toute ta personnalité</strong></p>



<p><strong>AV&nbsp;:</strong> Cette chanson s’inscrit dans mon style musical&nbsp;: Il y a du rock, des mélodies mandingues ainsi que du blues. Tout ce mélange vient de l’Afrique, qui est la source et qui inspire le monde. Cette chanson caractérise le mieux mon style, l’afro-rock.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Tu continues à accompagner d’autres artistes tout en menant une carrière solo, quel est ton but&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>AV&nbsp;:</strong> Je suis sideman de pas mal de musiciens, ce qui ne m’empêche pas de mener ma propre carrière. J’ai plus de chose à dire. Je me dirige vers plus de collaboration que le fait d’accompagner des artistes. Je collabore avec des artistes comme Christophe Mae, Angélique Kidjo et Keziah Jones, qui sont des artistes bien installés et avec lesquels je me sens bien. Ils ont leur façon de raconter leur histoire, et j’arrive à m’y intégrer.</p>



<p>Avec mon album, je passe à une nouvelle étape, j’essaie de définir clairement ma feuille de route en tant qu’artiste.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Comment </strong><em>The Afrocanalyst</em><strong>&nbsp; a-t-il été reçu au Togo&nbsp;?&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<p><strong>AV&nbsp;:</strong> Il a été très bien reçu au Togo, nous y avons fait une tournée cette année, le public de Lomé a vu que je proposais autre chose, ma pluralité. Je suis content d’avoir pu le défendre dans mon pays, c’était important.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Tu es multi-instrumentiste, dans ton album tu as pratiquement joué de tous les instruments, comme Prince</strong></p>



<p><strong>AV&nbsp;:</strong> On me connait beaucoup plus comme guitariste, mais parfois lors de mes collaborations je joue de la batterie, de la guitare basse et des percussions. Sur cet album, le personnage est pluriel, j’ai pris le temps d’explorer mes talents de musicien. La réalisation de cet album a été longue, je me suis posé pour mieux explorer ma personne.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Est-ce que tu penses avoir eu assez de recul pour explorer ta propre personnalité&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>AV&nbsp;:</strong> On peut avoir du recul à partir du moment où on prend son temps. J’ai pris mon temps, l’aboutissement de cet album s’est étalé sur plusieurs années. J’ai enregistré dans des studios à Berlin, en France. J’ai essayé de prendre le plus de recul possible et cet album, <em>The Afrocanalyst</em> en est le résultat.</p>



<p>Album&nbsp;: Amen Viana, <em>The Afrocanalyst,</em></p>



<p>En concert au New Morning Paris le 21 novembre 2023.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2023/11/AMEN-VIANA.jpg"><img loading="lazy" width="558" height="480" src="https://couleurcafe.info/media/2023/11/AMEN-VIANA.jpg" alt="" class="wp-image-48157" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/11/AMEN-VIANA.jpg 558w, https://couleurcafe.info/media/2023/11/AMEN-VIANA-300x258.jpg 300w" sizes="(max-width: 558px) 100vw, 558px" /></a></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Jean K Jean, l’héritier tout désigné de l’immense Chris Seydou</title>
		<link>https://couleurcafe.info/jean-k-jean-lheritier-tout-designe-de-limmense-chris-seydou/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 12 Nov 2023 08:53:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Fashion]]></category>
		<category><![CDATA[Novembre 2023]]></category>
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					<description><![CDATA[“Je fais de la haute création, une création qui passe par l’espace, le temps, ainsi que les quatre éléments de la nature” Etoile filante de sa génération, Jean K Jean est l’un des rares créateurs malien à s’imposer sur la scène internationale.&#160; Son univers, détonne par ses propositions innovantes. Autant que les saisons dessinent son [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>“Je fais de la haute création, une création qui passe par l’espace, le temps, ainsi que les quatre éléments de la nature”</strong></p>



<p>Etoile filante de sa génération, Jean K Jean est l’un des rares créateurs malien à s’imposer sur la scène internationale.&nbsp; Son univers, détonne par ses propositions innovantes. Autant que les saisons dessinent son engagement pour son art, elles forgent l’image de ce jeune créateur aux ciseaux d’or. Nul doute que cet&nbsp; Ex étudiant du conservatoire Arts et Métiers Mutltimédias Ballafaseké Kouyaté de Bamako, mention chorégraphie fascine par son univers ultra moderne, alliant tradition et modernité pour le bonheur de sa clientèle à travers le monde. Lorsque ce fruit mûr de la biennale artistique et culturelle de 2003, 2008, 2005, 2010 pour la région Sikasso, n’est pas sur la scène de la danse contemporaine, on le trouve dans son atelier en train de créer des pièces de collection. Jean K Jean emboite les pas du chantre de la mode au Mali, Chris Seydou. Chaque pièce transpire l’emprise du maître sur l’élève. Le PDG et le Directeur artistique de JKDRESSING, nous a reçu dans son atelier de Badalabougou, où il modèle avec passion la femme malienne du 21e siècle. Belle, tradi-moderne et assumée, en innovant des étoffes nobles comme le bogolan, le pagne tissé, des tissus bio, issus de teinture setacolor, des couleurs naturelles et végétales comme l’indigo, le ngalama, ou le sorobilen.&nbsp;</p>



<p><strong>Couleur Café : Comment êtes-vous venu à la mode ?</strong></p>



<p><strong>Jean K Jean:</strong> Je peux dire sans manquer de modestie que je suis la mode (rire). Enfant, lorsque nous partions à l’école avec mes frères et sœurs, pour la “petite histoire”, j’étais en 3e année de l’école primaire (niveau CE2), au moment de faire les devoirs, je découpais&nbsp; les livres d’apprentissages en petites robes, tops ou jupes. C’était, sans le savoir, mon premier atelier créatif. Je découpais toutes les pages et faisais mes modèles. Je devais avoir 8 ou 9 ans, en somme, je pense que j’ai toujours été dans la mode. Je harcelais mes sœurs pour qu’elles me laissent faire des croquis</p>



<p><strong>CC : Vous venez initialement de la danse, quels souvenirs gardez-vous de ces années d’apprentissages?</strong></p>



<p><strong>JKJ :</strong> Après la biennale artistique et culturelle du Mali, boosté par les bonnes critiques de mes professeurs, je me suis inscrit au concours d’entrée au conservatoire en 2008 et parallèlement j’ai travaillé avec Kettly Noël, la chorégraphe haïtienne qui avait installé sa compagnie et son festival Dense Bamako Danse au Mali. J’ai travaillé durant 4 ans avec elle, j’étais son assistant de gestion, de comptabilité. On a fait le Festival Dense Bamako Danse ensemble, où j’ai porté le festival en 2013 et 2015, à ses côtés. J’ai pu bénéficier d’une formation sur la coordination d&#8217;événements de danse et de festival en Allemagne. Après mon expérience à Donko Seko, je suis rentré et j’ai brusquement arrêté de danser. Je suis remonté sur scène en 2021 pour ma pièce.</p>



<p><strong>CC : Revenons à la mode, vous revenez vers la mode, est-ce un retour aux premiers amours ?</strong></p>



<p><strong>JKJ :</strong> Oui absolument. J’ai été embauché pour gérer une maison de couture, AfroFashion dirigée par Mounish. Je faisais le lien entre elle et les tailleurs. J’ai toujours cette fibre de créateur de mode en moi mais je ne travaillais pas vraiment. C’est véritablement en 2017 que j’ai pris la décision d’être designer lorsque j’ai travaillé comme bénévole pour la créatrice Adama Paris à la Dakar Fashion Week. Lors de cette collaboration, j’ai eu le déclic et j’ai décidé de lancer ma propre marque, JK dressing. «&nbsp;J&nbsp;» pour mon prénom Jean et «&nbsp;K&nbsp;» pour Kassim. Dressing est le lien qui montre ce que l’entreprise fait. Je voulais créer ma marque pour les danseurs, les chanteurs, les artistes et non pour le grand public. Mes collections sont un peu décalées par rapport à la norme. C’est le lien que je fais entre la danse et la mode.</p>



<p><strong>CC : Vous restez fidèle à la danse et à la mode, comment faîtes-vous justement le lien ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>JKJ :</strong> Concernant la connexion entre la danse et la mode, elle est très grande, parce que ma création ne se limite pas qu’aux vêtements. La collection <em>Naréna Solo</em> par exemple reflète la culture <em>donso</em>, les pensées, savoirs et thématiques liés à cette confrérie. Le travail d’un danseur contemporain ou du danseur traditionnel est de prendre une thématique purement traditionnelle pour créer une nouvelle pièce. L’art en est la continuité. Prenons un thème purement traditionnel, la collection <em>pyjamas story</em> illustre le mouvement des pyjamas, les tenues que les femmes portent pour leur soirée nuptiale selon nos tradition. L’artiste déplace et transpose des concepts. Je déplace des&nbsp; éléments vers un espace, dans lequel je m&#8217;amuse à créer. Le lien c’est la fluidité entre le corps, le mouvement et l’espace. Quand je travaille sur une collection tant que le tissu ne me parle pas, tant qu’il ne danse pas avec moi, je ne suis pas inspiré.&nbsp;</p>



<p><strong>CC : Comment définissez-vous vos collections&nbsp;? Qu’est-ce qu’elles vous inspirent aujourd’hui ?&nbsp;</strong></p>



<p><strong>JKJ :</strong> Toutes mes collections sont fluides, depuis la toute première, <em>N’golo</em>. Il y’a eu <em>pyjama story</em>, <em>Vie-time&nbsp;</em>; ensuite ligne de wax, après <em>bonjour</em>, a suivi <em>Egypte chic</em>, après il y’a eu <em>Hello</em>, puis <em>Narena Solo</em>, <em>Tonton jean</em>, ainsi que <em>Sabot</em>. Il y a également eu <em>Sankaba 223, oh Le cri de seydou, </em>qui est un hommage à l’icône Chris Seydou. J’ai réalisé 14 collections depuis la création de ma marque. Toutes ces collections dansent, parce qu’à chaque fois que je fais une collection, j’essaye de trouver la musique qui lui l’habille, les accessoires, les personnes qui pourraient les incarner pendant le shooting. Je fais de la haute création, une création qui passe par l’espace, le temps, ainsi que les quatre éléments de la nature.</p>



<p class="has-text-align-right"><strong>Propos recueillis par Dia Sacko</strong></p>



<figure class="wp-block-gallery columns-4 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="683" src="https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4703-Modifier-min-1024x683.jpg" alt="" data-id="48150" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4703-Modifier-min-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48150" class="wp-image-48150" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4703-Modifier-min-1024x683.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4703-Modifier-min-300x200.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4703-Modifier-min-768x512.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4703-Modifier-min-1536x1024.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4703-Modifier-min-2048x1365.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="683" src="https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4695-Modifier-min-1024x683.jpg" alt="" data-id="48151" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4695-Modifier-min-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48151" class="wp-image-48151" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4695-Modifier-min-1024x683.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4695-Modifier-min-300x200.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4695-Modifier-min-768x512.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4695-Modifier-min-1536x1024.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4695-Modifier-min-2048x1365.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="683" src="https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4599-min-1024x683.jpg" alt="" data-id="48153" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4599-min-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48153" class="wp-image-48153" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4599-min-1024x683.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4599-min-300x200.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4599-min-768x512.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4599-min-1536x1024.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4599-min-2048x1365.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="819" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4228-Modifier-min-819x1024.jpg" alt="" data-id="48152" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4228-Modifier-min-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48152" class="wp-image-48152" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4228-Modifier-min-819x1024.jpg 819w, https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4228-Modifier-min-240x300.jpg 240w, https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4228-Modifier-min-768x960.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4228-Modifier-min-1229x1536.jpg 1229w, https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4228-Modifier-min-1638x2048.jpg 1638w, https://couleurcafe.info/media/2023/11/IMG_4228-Modifier-min-scaled.jpg 2048w" sizes="(max-width: 819px) 100vw, 819px" /></figure></li></ul></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Marième Ba, les défis de la biennale de Dakar</title>
		<link>https://couleurcafe.info/marieme-ba-les-defis-de-la-biennale-de-dakar/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 09 Nov 2023 10:42:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts visuels]]></category>
		<category><![CDATA[Novembre 2023]]></category>
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					<description><![CDATA[Secrétaire générale de la biennale de Dakar depuis août 2016, Marième Ba a de grandes ambitions pour cet événement qui fait la fierté du continent Africain. Elle nous parle de ses défis. Rencontre. Couleur Café&#160;: Marième Ba, voudriez-vous vous présenter&#160;en quelques mots&#160;? Marième Ba&#160;: J’ai une formation en sciences-politiques et en communication et marketing et [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Secrétaire générale de la biennale de Dakar depuis août 2016, Marième Ba a de grandes ambitions pour cet événement qui fait la fierté du continent Africain. Elle nous parle de ses défis. Rencontre.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Marième Ba, voudriez-vous vous présenter&nbsp;en quelques mots&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Marième Ba&nbsp;:</strong> J’ai une formation en sciences-politiques et en communication et marketing et j’ai travaillé dans le privé, notamment dans des institutions financières. Depuis 2012 que j’ai intégré les hautes sphères de l’administration sénégalaise, notamment le ministère de la culture.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Quelles sont vos principales préoccupations en tant que secrétaire générale de la biennale de Dakar&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MB&nbsp;:</strong> La préoccupation première de l’institution que je représente, à savoir le secrétariat général de la biennale de Dakar qui est sous la tutelle du ministère sénégalais de la culture, est de faire de cet événement, initié conjointement par la communauté artistique sénégalaise et le pouvoir public, un véritable tremplin pour de jeunes talents&nbsp;en matière d’arts visuels. La biennale veut faciliter la mobilité des œuvres créées, mais aussi des créateurs dans tous les sous-secteurs et l’écosystème des arts visuels.</p>



<p>La biennale évolue depuis quelques années. Lors des deux dernières éditions notamment, l’événement s’est ouvert à d’autres disciplines artistiques, mais aussi à l’artisanat et au tourisme. L’idée est de créer de plus en plus d’espaces de pluridisciplinarité et de transdisciplinarité, où les arts visuels pourraient rencontrer la musique, le théâtre et tous les arts vivants. C’est cela l’intérêt de la biennale de Dakar&nbsp;; nous voulons en faire une manifestation vraiment inclusive, qui réponde toujours aux standards internationaux.</p>



<p>Nous figurons dans le top 5 des plus grandes biennales du monde, aux côtés de la biennale de Venise (Italie) par exemple. Cela est une très grande fierté&nbsp;!</p>



<p>Notre événement est de plus en plus couru – cela trahit bien la grande exigence qui est faite dans la qualité des propositions artistiques, les sélections des équipes «&nbsp;curatoriales&nbsp;», mais aussi dans la gouvernance de notre événement qui se veut très efficiente.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Quels sont les défis que rencontrez en tant que secrétaire générale de cette biennale&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MB&nbsp;:</strong> Les défis sont essentiellement d’ordre organisationnel&nbsp;: Les parties prenantes à la biennale sont nombreuses&nbsp;: les artistes, les critiques d’art, les universitaires, les historiens d’art, les collectionneurs, les marchands d’art, les agents d’artistes. C’est donc toujours une gageure pour l’administration de réunir toutes ces personnes et de tout organiser comme il se doit, pour permettre au touriste profane qui vient découvrir la biennale, d’avoir un programme à la carte.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Quelle est la place selon-vous, de l’art contemporain africain dans le monde&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MB&nbsp;:</strong> Au regard de la revue documentaire et de tout ce qui s’écrit à travers le monde, l’art africain occupe une place de choix en termes de créativité, d’innovation, mais aussi et surtout pour sa valeur marchande.</p>



<p>Des artistes africains du continent et de la diaspora sont présents sur l’échiquier mondial et leurs œuvres sont en vente sur les géants marchés que représentent Londres, Paris, New York, Los Angeles, le Japon ou encore la Corée du Sud. L’engouement suscité par les arts africains est de plus en plus grandissant, tant dans les galeries, chez les marchands d’arts, qu’au niveau même des différents marchés mondiaux.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Que représente Dakar pour les artistes qui y passent&nbsp;? Quel est l’impact de la biennale sur leurs carrières&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MB&nbsp;:</strong> Il y a un impact pour les créateurs, cela est une évidence. La biennale est un tremplin pour les artistes qui y exposent leurs œuvres. Il y a 3 ans, vers 2019, une sélection avait été faite pour la rencontre qui avait été reportée en raison de la crise sanitaire du Covid-19. La liste a tout de même été maintenue pour l’édition suivante et nous avons demandé aux artistes qui y figuraient d’approfondir leur travail en attendant l’édition suivante. Nous avons observé avec joie que beaucoup d’entre eux ont vu la valeur de leurs œuvres croître sur le marché&nbsp;; certains ont même été approchés par des agents, juste pour avoir figuré sur la sélection de la biennale de Dakar. La situation a obligé ces artistes à mieux se structurer dans leur processus créatif, mais aussi dans la manière de présenter leurs œuvres et de les commercialiser. Rappelons-le, la structuration du travail des artistes est une des orientations majeures de la biennale.</p>



<p>Nous avons également un volet formation pendant la manifestation, qui est bénéfique aux participants. Une série de panels et de talks se tiennent, pour les instruire sur la création mais également sur l’environnement, notamment les lois et règles en vigueur non seulement en Afrique, mais aussi à travers le monde, et qu’il importe pour eux de connaître. Des organisations importantes prennent part à ces sessions, notamment l’UNESCO, l’Organisation Mondiale de Propriété Intellectuelle (OMPI), donc ce sont des moments de partage et d’échange qui profitent vraiment aux participants. Cela favorise aussi des collaborations entre des artistes de différents pays, de différentes générations et disciplines.</p>



<p>C’est tout cela qui fait vivre la biennale.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Auriez-vous des suggestions pour le développement du marché africain de l’art&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MB&nbsp;: </strong>S’il est vrai que les œuvres africaines ont de la valeur à travers le monde, il faut reconnaitre que le marché continental est encore en phase de balbutiement. Il y a des marchés qui ont un fort potentiel comme le Nigeria, l’Afrique du Sud, le Maroc ou encore le Sénégal, mais il reste encore beaucoup à faire pour les rendre plus viables. Des dispositifs comme la biennale peuvent permettre à ces marchés de mieux se développer, car ils ramènent des historiens et théoriciens qui étudient ce qui se fait et le documentent, et ce qui est très important.</p>



<p>Ce type de manifestation permet aussi un réseautage vital pour tout marché qui aspire à se développer. Les biennales permettent aussi la cotation des artistes. Il faudrait également mettre en place un certain nombre d’institutions comme un conseil de ventes par exemple, pour évaluer le travail des artistes et définir des normes de vente. Si tout est bien encadré, nos marchés pourraient vraiment se développer.</p>



<p>Il faut aussi confronter les artistes et leurs modes de création&nbsp;; ce qui va permettre une saine concurrence favorable au développement du marché.</p>



<p>Il faudrait aussi susciter un sens du renouvellement dans la création, car un marché où les artistes savent se réinventer et toujours concevoir de nouvelles choses est forcément très attractif&nbsp;; il intéresse inexorablement les collectionneurs et marchands d’art. Les technologies nouvelles font partie des pistes à explorer pour développer nos marchés, notamment les Non-Fungible Token (NFT) qui sont très utilisés désormais pour la vente des œuvres dans des pays comme les États-Unis ou le Japon. Les marchés africains devraient vraiment s’inspirer de toutes ces choses-là.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Quelles-sont les initiatives prévues pour rendre plus attractive la prochaine biennale de Dakar, prévue en 2024&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MB&nbsp;: </strong>Nous sortons d’une édition 2022 bien spéciale et exceptionnelle, saluée par la communauté créative d’Afrique et du monde. Nous envisageons de poursuivre sur cette lancée, avec toujours des innovations comme nous savons en faire. Nous souhaitons implémenter de nouvelles choses en nous fiant bien-entendu, aux recommandations émises par les participants aux éditions antérieures. Nous envisageons une ouverture encore plus grande au secteur privé national et international, aux entités et fondations qui s’intéressent à l’art contemporain d’Afrique.</p>



<p>Nous allons rendre encore plus efficiente la gouvernance de la biennale, en revoyant son statut et celui des artistes qui doivent y participer. Tous les différents aspects seront revus pour permettre une organisation qui réponde aux normes internationales en la matière.</p>



<p>Nous allons également préserver ce qui fait la particularité de cette biennale de Dakar&nbsp;; c’est une manifestation organisée par l’État et pour l’Afrique, mais qui s’ouvre également au secteur privé et au reste du monde &#8211; une ouverture qui s’observe dans le caractère international de la programmation et des équipes «&nbsp;curatoriales&nbsp;».</p>



<p>Nous mettrons également un accent sur les discours et les messages des artistes que nous considérons comme des visionnaires. À la biennale, nous permettons aux créateurs de nous dire ces choses qui doivent arriver et qu’ils perçoivent bien souvent avant nous grâce à leur imaginaire.</p>



<p>Comprenez à travers tous ces mots qu’il y a toujours des difficultés à organiser une biennale, mais il n’y a certainement rien de plus charmant et de plus passionnant.</p>



<p class="has-text-align-right">Propos recueillis par Lamine Ba</p>
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