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	<title>Septembre-Octobre 2023 &#8211; Couleur Café</title>
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	<title>Septembre-Octobre 2023 &#8211; Couleur Café</title>
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		<title>SERGENT MARKUS, ITINÉRAIRE D&#8217;UN SLAMEUR SOLDAT</title>
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		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 12 Oct 2023 09:58:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Musique]]></category>
		<category><![CDATA[Septembre-Octobre 2023]]></category>
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					<description><![CDATA[Sergent Markus ITINERAIRE D’UN SLAMEUR SOLDAT Comment passer de sergent à journaliste, rappeur, animateur radio et télévision, poète et slameur&#160;? C’est la prouesse qu’a réussit Toussaint Djaho, alias Sergent Markus, à force de travail et de persévérance. Il raconte son parcours et présente son tout nouveau projet, Vodun Gospel. Couleur Café&#160;: D’où vient ton nom [&#8230;]]]></description>
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<p>Sergent Markus</p>



<p><strong>ITINERAIRE D’UN SLAMEUR SOLDAT</strong></p>



<p><strong>Comment passer de sergent à journaliste, rappeur, animateur radio et télévision, poète et slameur&nbsp;? C’est la prouesse qu’a réussit Toussaint Djaho, alias Sergent Markus, à force de travail et de persévérance. Il raconte son parcours et présente son tout nouveau projet, </strong><strong><em>Vodun Gospel</em></strong><strong>.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: D’où vient ton nom d’artiste, Sergent Markus&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Sergent Markus&nbsp;:</strong> Sergent, parce que j’ai été sergent dans l’armée. J’ai été dans une école militaire, de la 6<sup>ème</sup> en terminale, au Prytanée&nbsp;militaire de Bembéréké&nbsp;(PMB) au nord du Bénin. J’ai eu le diplôme de sergent, j’ai été sergent dans l’armée pendant 2 bonnes années. J’étais au para-commando ensuite j’ai démissionné en 1999 parce que j’avais envie de devenir un homme de média, un artiste.</p>



<p>Markus parce que je suis un panafricaniste. Ce prénom fait référence à Marcus Garvey qui rêvait d’une Afrique unie, du retour de la diaspora pour bâtir l’Afrique. Je ne suis plus très actif mais je reste optimiste.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Comment est né ton amour pour le rap&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>SM&nbsp;:</strong> cet amour a commencé alors j’étais dans cette école militaire avec d’autres amis. Nous étions à l’internat et nous avions des passions communes. C’était au début des années 90, puis il y a eu le déclic avec le premier album de MC Solar que nous connaissions par cœur. Ensuite, il y a eu la vague IAM etc. sans oublier le rap anglo-saxon. C’était des moments forts pour nous, c’est comme cela que nous avons commencé à prendre le stylo et à commencer à bidouiller des textes, à l’image de ce que faisaient nos idoles de l’époque. Et progressivement, le rap s’est installé en nous. Nous faisons partie de la première génération de rap au Bénin. Nous avions créé un groupe qui s’appelait Harmaguédon, ensuite il y a eu le Posse RDS en 1996. Puis j’ai fondé le groupe Noir sur Blanc, parce qu’on voulait donner plus de force à l’écriture. Par la suite, lorsque j’étais à l’université, j’ai créé la première émission de rap qui s’appelait univers rap sur la radio universitaire. Après toutes ces aventures, lorsque je suis retourné dans l’armée en 1997, je ne m’y sentais plus à l’aise et j’en suis parti 2 ans plus tard pour revenir à mon amour pour le rap, la communication et les médias.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Combien d’albums solo as-tu écrit&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>SM&nbsp;:</strong>&nbsp; Avec mon groupe Noir sur Blanc, nous avons sorti un premier album intitulé Au nom du Peuple, en 2004. J’ai ensuite produit mon premier album slam solo en 2010, un album «&nbsp;live&nbsp;» de slam en 2013 et mon dernier album slam, <em>Vodun Gospel</em>, sorti le 20 mai. En gros j’ai 3 albums solo et des collaborations.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Ton nouvel album s’intitule </strong><strong><em>Vodun Gospel</em></strong><strong>, peux-tu nous en parler&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>SM&nbsp;:</strong> Je m’inspire de la fusion des pratiques religieuses confessionnelles au Benin. Nous sommes un pays de syncrétisme malgré la forte présence de la culture vodun que nous assumons. Il y a aussi l’acceptation des autres religions notamment du christianisme, ce qui ne nous cause aucun problème. On adore le seul et même Dieu mais ce sont les moyens de l’adorer qui diffèrent. <em>Vodun Gospel</em> est donc cette affirmation, cette reconnaissance de mon identité double, entre le fils du vodun et de la rencontre entre la racine africaine et les religions importées. En même temps, je veux aussi affirmer que nous sommes un continent de paix, d’œcuménisme et de coexistence pacifique des religions.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Comment tout ceci se traduit-il dans tes textes&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>SM&nbsp;:</strong> Dans le titre éponyme, <em>Vodun Gospel</em>, il y a une charge à la fois poétique et sémiologique qui fait que lorsqu’on l’écoute on a forcément des frissons. Le texte dit que je vénère mes divinités et en même temps je fais des génuflexions comme à l’église. On ressent la musique dans les percussions, les chœurs, il y a une vraie fusion. Les autres titres gardent aussi cette fusion «&nbsp;tradi-moderne&nbsp;» ouverte sur le monde. J’aborde différents thèmes, comme la politique, l’immigration, les déplacés de guerre, les réfugiés. Je parle aussi d’espoir, de la résilience des peuples, sur des rythmes du vodun, sans que ce soient forcément des incantations. Il y a 15 titres à découvrir dans l’album, avec des «&nbsp;featurings&nbsp;».</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Quels sont les messages que tu véhicules&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>SM&nbsp;: </strong>La paix, l’amour, la nécessité de faire tomber nos barrières politiques et morales pour pouvoir vire ensemble.</p>



<p><strong>L’album <em>Vodun Gospel</em> est disponible sur toutes les plateformes musicales</strong>.</p>



<figure class="wp-block-gallery aligncenter columns-2"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="683" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM-683x1024.jpg" alt="" data-id="48116" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/sergent-markus-itineraire-dun-slameur-soldat/tof-sm/" class="wp-image-48116" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM-683x1024.jpg 683w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM-200x300.jpg 200w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM-768x1151.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM-1025x1536.jpg 1025w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM-1366x2048.jpg 1366w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM-scaled.jpg 1708w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="683" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM2-683x1024.jpg" alt="" data-id="48117" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM2.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48117" class="wp-image-48117" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM2-683x1024.jpg 683w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM2-200x300.jpg 200w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM2-768x1151.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tof-SM2-1025x1536.jpg 1025w" sizes="(max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure></li></ul></figure>
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		<title>Marc Alexandre OHO BAMBE</title>
		<link>https://couleurcafe.info/marc-alexandre-oho-bambe/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 11 Oct 2023 05:30:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature / BD]]></category>
		<category><![CDATA[Septembre-Octobre 2023]]></category>
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					<description><![CDATA[Jazz, poésie et romance Poète, écrivain et slameur Camerounais, Marc Alexandre Oho bambe, aka Capitaine Alexandre, est un auteur prolifique. D’un écriture douce rythmée et entrainante, il a l’art de se réinventer et de nous entrainer dans son imagination-réelle et inventive. Il revient au-devant de la scène avec son dernier ouvrage intitulé Souviens-toi de ne [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Jazz, poésie et romance</strong></p>



<p><strong>Poète, écrivain et slameur Camerounais, Marc Alexandre Oho bambe, aka Capitaine Alexandre, est un auteur prolifique. D’un écriture douce rythmée et entrainante, il a l’art de se réinventer et de nous entrainer dans son imagination-réelle et inventive. Il revient au-devant de la scène avec son dernier ouvrage intitulé </strong><strong><em>Souviens-toi de ne pas mourir sans avoir aimé</em></strong><strong>. Toute une histoire qu’il nous raconte.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Comment est née l’idée de ton nouveau livre&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Marc Alexandre Oho Bambe&nbsp;:</strong> C’est un livre que je porte en moi depuis très longtemps. Tout vient des vinyles de mon père, que j’appelais «&nbsp;soleils noirs&nbsp;» lorsque j’étais enfant. Les disques m’inspiraient cette image. Il y a 20 ans, j’avais écrit un texte que je rappais, reprenant cette image en titre &#8220;soleils noirs&#8221;, en hommage à mon père. J’ai commencé à écrire ce livre il y a 3 ans. Mon roman questionne l&#8217;imprescriptible tâche paternelle et rend&nbsp; hommage à mon père qui m’a fait découvrir le jazz, cette musique monde que je célèbre également dans ce texte.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Tu as une écriture très rythmée, tu mêles la poésie à la narration, est-ce un roman-poème ou un poème romancé&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MAOB&nbsp;:</strong> Je fais partie des artistes qui considèrent qu’en tant que tel, on est toujours dans une phase de recherche. Rien n’est figé, on fait des propositions, on se cherche et parfois les autres nous trouvent. Je n’intitule pas mon style d’écriture, j’aspire à la poésie depuis toujours et quel que soit le genre littéraire dans lequel je me pose. Est-ce qu’il y a de la poésie dans mon œuvres&nbsp;? C’est aux lecteurs de trouver le mot final. Je ne peux pas écrire sans cette aspiration à la poésie. Lorsque j’écris, je ne recherche pas un genre particulier, j’écris une histoire et j’aspire à la poésie. Dans le cas précis je parle d’amour et il m’est impossible de parler d’amour sans poésie. C’est ma manière d’habiter le monde. Et pour finir de répondre à ta question, parfois on écrit aussi les textes qui nous manquent.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Alors est-ce une histoire d’amour sur un fonds jazz ou est-ce une histoire de jazz sur un fonds d’amour&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MAOB&nbsp;: </strong>Otis Redding a écrit : Try a little tenderness…”, Duke Ellington nous suggère de vivre “In a sentimental mood”, on ne peut pas séparer les deux. Lorsqu’on écoute Chet Baker, on ne peut pas distinguer le jazz de l’amour, idem pour John Coltrane et «&nbsp;Love supreme&nbsp;». Il y a l’amour de la musique, l’amour de la vie, ou l’amour d’un Être. Le jazz rassemble, c’est l’engagement des musiciens, la pulsation de vie, le lutte contre la ségrégation, les droits civiques et il y a cette chose essentielle, l’amour. Cette musique est Amour.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: D’où le titre «&nbsp;Souviens-toi de ne pas mourir sans avoir aimé&nbsp;».&nbsp; Pourquoi avoir choisis ce titre&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MAOB&nbsp;:</strong> En fait, c’est le titre d’un long poème, qui est une adresse à mes enfants. Il s’agit d’un poème écrit il y a 22 ans quand mon fils est venu au monde et que j’ai repris lorsque mes filles sont venues au monde à leur tour. C’était d’abord un poème avant de devenir le titre d’un roman. J’en ai fait le titre du roman parce que c’était une évidence lorsque j’ai commencé à parler de la paternité de mon narrateur. Je me suis rendu compte que ce qu’il dit à sa fille est exactement ce que je dis à mes enfants, ce que je leur souhaite dans la vie.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Ce roman est calqué sur une partie de ta vie si je ne me trompe.</strong></p>



<p><strong>MAOB&nbsp;:</strong> Oui, il y a forcément des parts de moi. Ce que je mets dans la voix de mon narrateur est ce que je pense. Je n’invente rien, c’est mon rapport à cette musique, le rapport à la vie d’artiste (que je connais), mais ça reste un roman qui parle de quelqu’un d’autre. Ce n’est pas un récit auto biographique, mais il y a forcément des parts de moi, par rapport à ma vie d’artiste, celle d’un papa souvent sur la route.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: À travers AL qui est originaire de la Tanzanie, l’un des personnages du livre, on vit l’histoire du jazz, de l’Afrique en Amérique en passant par l’Europe. Est-ce aussi une façon de parler du voyage du jazz&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MAOB&nbsp;:</strong> Absolument. Ce personnage est une figure tutélaire pour le narrateur, il lui ouvre les portes de son band, il le prend sous son aile et devient un père pour lui. Il incarne le jazz. Le narrateur dit à un moment&nbsp;: «&nbsp;Al était jazz&nbsp;». Ce jazz est celui des origines, qui vient de la terre mère, qui a voyagé, qui a été arraché, qui a survécu et qui s’est réinventé. C’est le même bleu à l’âme, le même blues, le même espoir. Je souhaitais que le jazz soit incarné par un être, un personnage, sans rappeler la source du jazz. Al me permet de le dire.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Dans l’écriture de ce livre, tu mêles le français à l’anglais, au Swahili et à d’autres langues, il y a aussi des titres de standards de jazz qui rythment les paragraphes, le lecteur qui ne connait pas le jazz peut-il lire ton livre&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MAOB&nbsp;:</strong> Le lecteur qui ne connait pas le jazz et qui entre dans le livre par l’amour peut le lire. L’Amour est universel. Il peut lire une histoire d’amour en écoutant du jazz, en se laissant happer, en allant à la découverte. Et c’est pour cela que je fais une sorte de jeu de piste à un moment. Je ne mets pas noms des musiciens, mais j’invite le lecteur à aller chercher. Lorsque le narrateur dit Miles D. le lecteur va chercher qui est Miles D.&nbsp;? Ceux ou celles qui connaissent le jazz savent de qui il s’agit. Pour le lecteur qui ne sait pas de qui il s’agit, il ira chercher cette information sur internet. C’était aussi une façon de démocratiser cette musique qui parfois passe pour une musique élitiste. Elle a ses codes, son langage. Je me suis dit qu’il y avait de la place pour lancer des invitations à des gens qui ne sont pas férus ou spécialistes du jazz, qui peut être au détour d’une page peuvent se demander qui est Thelonious M. ou Chet B.&nbsp;? Le livre s’adresse à tout le monde. Celui qui connait «&nbsp;Love Supreme&nbsp;» sait qu’il s’agit d’une œuvre de John Coltrane. Celui qui ne le sait pas, verra juste un titre de chapitre en anglais et lira le livre sans forcément se poser toutes ces questions. C’est une invitation. Si l’histoire te parle tu te laisses embarquer, dans le cas contraire tu poses le livre.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Écoutais-tu de la musique lorsque tu écrivais ce livre&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MAOB&nbsp;:</strong> Oui, j’ai vraiment replongé dans cette musique, c’était un bonheur de le faire, j’écoutais mes vieux vinyles à la maison. Depuis quelques années, le vinyle est redevenu beaucoup plus accessible. J’écrivais en musique. J’ai écouté des artistes standards et des artistes un peu plus contemporains, qui pour moi seront des classiques demain. Que ce soit Etienne Mbappé, Lionel Louéké, Richard Bona et bien autres.&nbsp;&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Comment résumer ton livre en quelques mots&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>MAOB&nbsp;:</strong> C’est une romance Jazz, un roman monde, un roman libre, une invitation à mener sa vie autant qu’on le peut, adossé à l’amour quel qu’il soit. L’amour plus grand que nous, un chemin, parmi d’autres, qui conduit à la paix.</p>



<p>Propos recueillis par Samuel Nja Kwa</p>



<p><strong>Marc Alexandre Oho Bambe sera en dédicace&nbsp;:</strong></p>



<p>Jeudi 19 octobre 2023 19h à la Librairie Le Jardin des lettres à Capronne</p>



<p>Vendredi 20 octobre 2023 à la librairue Garin à Chambéry</p>



<p>Mercredi 25 octobre 2023 à 19h à la librairie Le Bateau livre à Lille</p>



<p>Jeudi 26 octobre,&nbsp;<em>de 17h30 à 19h30</em>, Librairie Studio Livres à Abbeville</p>



<p>Jeudi 23 novembre,&nbsp;<em>à 18h</em> Espèce Culturel Leclerc à Pau</p>



<p>Jeudi 30 novembre,&nbsp;Librairie Jean Jaurès à Nice</p>



<div class="wp-block-columns">
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<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2023/10/9782702181836.jpg"><img loading="lazy" width="643" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2023/10/9782702181836-643x1024.jpg" alt="" class="wp-image-48110" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/10/9782702181836-643x1024.jpg 643w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/9782702181836-188x300.jpg 188w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/9782702181836-768x1223.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/9782702181836-964x1536.jpg 964w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/9782702181836-1286x2048.jpg 1286w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/9782702181836.jpg 1400w" sizes="(max-width: 643px) 100vw, 643px" /></a></figure>
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		<title>Abou Kamaté &#8211; Les challenges du MASA 2024</title>
		<link>https://couleurcafe.info/abou-kamate-les-challenges-du-masa-2024/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 09 Oct 2023 16:30:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Festivals]]></category>
		<category><![CDATA[Septembre-Octobre 2023]]></category>
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					<description><![CDATA[Le Marché des Arts et du spectacle d’Abidjan (MASA), qui aura lieu en 2024, aura à sa tête un nouveau directeur, Monsieur Abou Kamaté. Un homme dont l’expérience est reconnue sur les 5 continents. Il fait l’état des lieux du MASA et parle de sa nouvelle mission. Rencontre. Couleur Café&#160;: Monsieur Kamaté, il y a [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Le Marché des Arts et du spectacle d’Abidjan (MASA), qui aura lieu en 2024, aura à sa tête un nouveau directeur, Monsieur Abou Kamaté. Un homme dont l’expérience est reconnue sur les 5 continents. Il fait l’état des lieux du MASA et parle de sa nouvelle mission. Rencontre.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Monsieur Kamaté, il y a quelques mois vous avez été porté à la tête du Marché des Arts et du spectacle d’Abidjan (MASA), peut-on dire que cette nomination est une suite logique de votre parcours&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Abou Kamaté</strong>&nbsp;: Le fait d’être directeur du MASA est un honneur. Le MASA est un événement important pour la Côte d’Ivoire et pour l’Afrique. Et je remercie les autorités ivoiriennes, notamment Madame la ministre de la Culture et de la Francophonie, pour la confiance qu’elle m’a témoignée, tout comme le Conseil d’administration du MASA, qui est constitué de l’Organisation internationale de la Francophonie et du district d’Abidjan. C’est peut-être aussi, comme vous l’avez dit, une suite logique.&nbsp;</p>



<p>J’ai déjà eu l’occasion de travailler en Côte d’Ivoire. J’ai eu aussi l’occasion d’aller dans d’autres pays africains comme le Sénégal, le Tchad. Je suis également allé en Asie et en France, toujours dans le cadre de mes responsabilités professionnelles. Mais je crois que tout ce parcours doit me ramener à un moment donné au point de départ qui est la Côte d’Ivoire. C’est donc pour moi un retour naturel, la suite logique des choses, que de venir mettre à la disposition de la Côte d’Ivoire et de l’Afrique, tout ce que j’ai pu accumuler comme expérience à l’international.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Monsieur Kamaté, chaque année, le MASA innove. Le changement est permanent sur tous les plans. Quelles seront les grandes innovations pour l’édition à venir&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>AK&nbsp;:</strong> Nous allons essayer de les aborder de façon réaliste. Un des premiers points qui me viennent à l’esprit, c’est de clarifier les axes importants du MASA que sont le MASA marché et le MASA festival. Nous nous sommes rendus compte d’une forme de confusion dans les esprits, tant au niveau des professionnels qui sont invités, que du public qui assiste à l’évènement, sans oublier les artistes.&nbsp;</p>



<p>Pour cette année, nous avons lancé deux appels distincts. Un appel pour le MASA marché, en précisant clairement qu’il était réservé aux groupes artistiques africains et de la diaspora africaine. Le MASA festival, quant à lui, concerne les groupes artistiques de partout. Que vous soyez américain, asiatique, européen, ou que vous soyez, vous avez la possibilité de postuler au MASA festival.&nbsp;</p>



<p>Autre innovation, nous avons souhaité que le comité artistique international, qui choisit les groupes qui se produisent dans le cadre du MASA marché, soit renouvelé. Renouvelé pour partir un peu plus vers une forme de parité des genres, donc une meilleure représentation des femmes au sein de ce comité artistique. Aujourd’hui, vous verrez que géographiquement, vous retrouvez dans le Comité artistique international (CAI) du MASA des représentants de l’Amérique du Nord à travers le Canada, des Américains, des Brésiliens, des Mexicains. Du côté de l’Asie, vous avez des Sud-Coréens. Vous avez du côté de l’Europe, un Français. Vous en avez aussi du côté africain bien évidemment. Une personne au Burkina, deux en Côte d’Ivoire, ce qui me semble normal. Une personne du Cameroun, une du Nigeria, du Mozambique, de l’Afrique du Sud, du Rwanda, du Congo. Ce qui vous permet aujourd’hui, quand vous regardez la carte du monde, de voir que le comité artistique du MASA prend en compte toutes les zones. Donc, aspect genre, aspect représentativité mondiale, mais aussi aspect expertise, crédibilité et réseau des différentes personnes.</p>



<p>L’exemple que j’aime souvent donner, parce que la dimension marché est plus que jamais au cœur de nos préoccupations, l’expert que nous avons par exemple du Brésil est le président d’une fédération qui regroupe 100 festivals au Brésil. L’idée pour nous c’est qu’en travaillant avec une sommité, avec une personnalité de cette envergure, les artistes africains puissent avoir d’autres horizons où aller se produire.&nbsp;</p>



<p>Autre innovation, nous avons souhaité que ce MASA, dont le thème est jeunesse, innovation et entrepreneuriat, fasse la part belle à la programmation jeune. Nous voulons que les artistes émergents trouvent dans notre programmation un espace pour que le public, les professionnels et les acheteurs les découvrent.&nbsp;</p>



<p>Autre chose, nous souhaitons que ce MASA fasse également la part belle aux artistes féminines avec notamment la création d’un prix féminin qui sera mis en place au prochain MASA. Elles sont importantes numériquement dans ce paysage et malheureusement, elles n’ont pas toujours la visibilité qu’elles méritent.&nbsp;</p>



<p>Le public enfant va initier cette année un village enfant. Un village qui ne sera pas dans un petit coin de nos installations, mais qui sera au cœur du Massa, de sorte que les familles, les enfants, les parents puissent aussi s’approprier l’événement. C’est de cette façon que nous allons préparer la relève en termes de public, en termes de consommateurs et donc de la culture.&nbsp;</p>



<p>La dernière innovation qui me vient à l’esprit, nous ferons en sorte que le MASA s’engage sur la question environnementale. Vous n’êtes pas sans ignorer que toutes les difficultés auxquelles nous sommes aujourd’hui confrontés (inondations sécheresses…), sont dues à l’activité humaine. Nous pensons que le MASA peut être un espace de sensibilisation à ces enjeux, notamment à travers le recyclage des déchets que nous allons produire pendant l’édition pour en faire une œuvre artistique. Et la création de cette œuvre sera aussi un temps de sensibilisation porté par les artistes sculpteurs, les artistes que nous inviterons à échanger autour de cette problématique avec le public.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Monsieur le directeur, la Côte d’Ivoire est une plaque tournante de la culture africaine depuis les années 60-70. Peut-on dire aujourd’hui que la vision du MASA s&#8217;accorde avec celle des autorités ivoiriennes ?</strong></p>



<p><strong>AK&nbsp;: </strong>Je dirais qu’il y a une réelle convergence. Depuis que je suis là, cette volonté et l’implication de l’État de Côte d’Ivoire dans la réussite de la prochaine édition du MASA est visible. Notre tutelle est le ministère de la Culture et de la Francophonie, avec Madame la ministre Françoise Remarck, qui elle-même est une professionnelle du secteur. Cela facilite les échanges, puisque nous parlons de la même chose.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Elle a une vision très claire de ce que représentent les industries culturelles et créatives. Elle a commencé à soutenir ce secteur en Côte d’Ivoire bien avant d’être ministre. Je ne pouvais pas mieux souhaiter comme responsable, pour faire avancer la cause de cet événement. Pour résumer, l’État de Côte d’Ivoire est plus que jamais engagé sur le MASA, à l’accompagner. Cela transparaît dans les échanges quotidiens que j’ai avec le ministère de la Culture, mais aussi avec d’autres structures publiques.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Tout n’est pas toujours rose. Votre mission, nous pouvons le dire, est délicate car il s’agit de la conduite d’un évènement d’une envergure internationale qui parfois, a eu des difficultés avec notamment peu d’acheteurs à certaines éditions. Quel est le message que vous pouvez adresser aux artistes, aux acheteurs ainsi qu’à tous ceux qui attendent cette nouvelle édition avec impatience&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>AK&nbsp;: </strong>Ce sont des critiques que j’entends et auxquelles je souhaite pouvoir répondre à travers la prochaine édition. Le message que je peux apporter, concerne notre volonté de faire plus, de faire mieux que les éditions passées, ce qui n’enlève absolument rien au mérite, évidemment, des devanciers. Nous souhaitons aller très loin avec cette édition en améliorant la qualité d’accueil des invités, en montrant les spectacles dans de bonnes conditions techniques, en ayant une programmation rigoureuse, en ayant un comité artistique irréprochable et crédible.</p>



<p>Autant de choses que nous allons faire pour que le MASA continue d’attirer, pour qu’il soit l’événement où l’on se rend sans hésiter pour les prochaines éditions.&nbsp;</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Votre message à l’endroit de ceux qui viendront d’ailleurs&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>AK&nbsp;: </strong>Le message est tout simple. Venez, venez, venez. Nous travaillons d’arrache-pied pour vous accueillir dans de bonnes conditions, pour faire en sorte que vous voyez le meilleur de la création africaine, pour faire en sorte que vous puissiez, pour le professionnel, venir faire des affaires. Les Arts du spectacle est un secteur économique à part entière. Nous l’avons en tête. Nous allons faire en sorte de démontrer aux yeux et du public et des décideurs dans les différents pays qui vont se déplacer ici qu’ils ont intérêt à investir dans le secteur du spectacle parce que c’est un secteur qui est pourvoyeur d’emploi. C’est un secteur qui crée de la valeur. C’est un secteur qui peut absorber aujourd’hui une bonne partie du chômage auquel nos pays sont confrontés. Et surtout, c’est un secteur où les jeunes s’expriment et s’expriment sans bornes.&nbsp;</p>



<p><strong>Propos recueillis par Mory Touré</strong></p>



<p><strong>Pour plus d’informations&nbsp;:</strong></p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-marche-des-arts-du-spectacle-d-039-abidjan wp-block-embed-marche-des-arts-du-spectacle-d-039-abidjan"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="N3suj3ROm1"><a href="https://www.fr.masa.ci/masa-2024-appel-a-candidatures-aux-groupes-artistiques-cirque-conte-danse-humour-musique-slam-theatre/">MASA 2024 : Appel à candidatures aux groupes artistiques cirque, conte, danse, humour, musique, slam, théâtre</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted" title="« MASA 2024 : Appel à candidatures aux groupes artistiques cirque, conte, danse, humour, musique, slam, théâtre » &#8212; Marché des Arts du Spectacle d&#039;Abidjan" src="https://www.fr.masa.ci/masa-2024-appel-a-candidatures-aux-groupes-artistiques-cirque-conte-danse-humour-musique-slam-theatre/embed/#?secret=N3suj3ROm1" data-secret="N3suj3ROm1" width="600" height="338" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
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<p><strong>MASA </strong>du 13 au 20 avril 2024 à Abidjan. </p>



<figure class="wp-block-image size-large"><a href="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Appel-a-candidatures-2024.jpeg"><img loading="lazy" width="1024" height="746" src="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Appel-a-candidatures-2024-1024x746.jpeg" alt="" class="wp-image-48103" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Appel-a-candidatures-2024-1024x746.jpeg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Appel-a-candidatures-2024-300x218.jpeg 300w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Appel-a-candidatures-2024-768x559.jpeg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Appel-a-candidatures-2024-1536x1118.jpeg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Appel-a-candidatures-2024-2048x1491.jpeg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></a></figure>
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		<item>
		<title>Un festival de littératures africaines ambitieux à Nantes</title>
		<link>https://couleurcafe.info/un-festival-de-litteratures-africaine-ambitieux-a-nantes/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Oct 2023 05:28:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Littérature / BD]]></category>
		<category><![CDATA[Septembre-Octobre 2023]]></category>
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					<description><![CDATA[Depuis 2016, la Camerounaise Ide Rosine Deumaga a lancé avec quelques ami.es un festival de littératures africaines à Nantes dont elle est la directrice. Un festival ambitieux qui rassemble chaque année des auteur.es de la diaspora africaine et d’ailleurs ainsi que des éditeurs. Rencontre et découverte. Couleur Calé&#160;: Pour se lancer dans la création d’un [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Depuis 2016, la Camerounaise Ide Rosine Deumaga a lancé avec quelques ami.es un festival de littératures africaines à Nantes dont elle est la directrice. Un festival ambitieux qui rassemble chaque année des auteur.es de la diaspora africaine et d’ailleurs ainsi que des éditeurs. Rencontre et découverte.</strong></p>



<p><strong>Couleur Calé&nbsp;: Pour se lancer dans la création d’un festival de littérature il faut être une passionnée de littérature, d’où vous vient cette passion&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Ide Rosine&nbsp;Deumaga: </strong>Vous ne me croirez pas si je vous dis que je ne suis pas une férue de lecture, d’ailleurs on m’a toujours reproché de ne pas connaître mes classiques. Mais j’ai été longtemps une amoureuse des mots, j’ai été initiée par ma mère avec qui je jouais beaucoup aux mots croisées, fléchés, je suis une lectrice normale, j’ai toujours un livre dans mon sac.&nbsp;</p>



<p>Étant dirigeante d’association de lutte contre l’illettrisme, je trouvais qu’il manquait un événement qui promeut les littératures africaines, je me suis lancée.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Votre association existe depuis 2011, vous avez une longue expérience sur la littérature et le social. Comment est née l’idée de lancer un festival&nbsp;? Y avait-il un besoin particulier et avez-vous trouvé une forme d’adhésion à cette idée auprès du public&nbsp;?</strong></p>



<p>IRD: Effectivement notre association existe depuis 12 ans déjà et depuis 2016 nous avons lancé le festival. Les auteurs ont été très réceptifs, le public suit petit à petit.</p>



<p>L’idée vient d’un autre événement qui nous avait été demandé d’organiser sur la littérature Camerounaise et nous nous sommes dit pourquoi pas l’étendre aux littératures Africaines.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Pouvez-vous nous parler de la Maison de quartier Clos Toreau&nbsp;où se déroule le festival, et pourquoi avoir choisi ce lieu en particulier ?</strong></p>



<p><strong>IRD: </strong>La maison des confluences est la maison de quartier du quartier <strong>CLOS TOREAU</strong> dans le sud de Nantes, elle&nbsp; a été créée en 2012, c’est un lieu très dynamique de par la qualité des populations mais aussi son équipe dirigeante. Elle accueille plusieurs associations, c’est un lieu de rencontres, d’échanges et d’entraide.</p>



<p>Nous avons choisi le lieu pour&nbsp; sa disponibilité, son accessibilité, sa capacité, ses infrastructures&nbsp; mais également pour ses commodités&nbsp;: un grand hall pour avant accueillir le marché du livre, une salle polyvalente pour notre cérémonie d’ouverture, spectacle, et nos tables rondes conférences, des salles adjacentes pouvant accueillir nos ateliers. Petit plus, c’est desservi par un bus qui circule fréquemment.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Les maisons d’éditions et les auteurs ont-ils été enthousiastes&nbsp;à l’idée de venir à Nantes ?</strong></p>



<p><strong>IRD&nbsp;: </strong>Nous avons des maisons d’éditions et auteur.e.s qui sont avec nous depuis le début et nous leur en sommes reconnaissants. C’est vrai que Nantes semble loin pour certains, mais si nous sommes passés de 4 auteurs à une trentaine et d’un éditeur à une dizaine, c’est que l’enthousiasme est là.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Pouvez-vous nous citer quelques auteurs et autrices qui sont passés dans votre festival et qu’ont-ils / elles pensé de cette expérience&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>IRD&nbsp;: </strong>Depuis sa première édition, jusqu’à nos jours, nous avons reçus une centaine d’auteur.e.s, certains plus connus que d’autres&nbsp;: Kossi Efoui, Ndéye Fatou Kane, Abdelaziz Baraka Sakin, Nimrod, Marc Alexandre Oho Bambe, Diadé Dembelé, Jo Gustin, Mata Gabin, Nathalie Brigaud Ngoum, Marien Ngombe&nbsp; – Partice Nganang et Djiaili Amadou Amal (pour la 5ème édition en ligne). Notre festival pour eux est une bonne initiative, un événement qui manquait&nbsp; aux auteur.e.s africain.e.s de la diaspora et mêmes ceux qui viennent du continent.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Trouve-ton uniquement de la littérature (romans, poésie, essai) ou toutes formes d’expressions littéraires (beaux-livres, livres pour enfants, livres culinaires etc.)&nbsp;?</strong></p>



<p>IRD&nbsp;: Toutes les formes de littératures sont représentées dans notre festival, il y’a 3 ans nous avons intégré La littérature jeunesse, les beaux livres avec des organisations&nbsp; comme la Route des chefferies, ou encore la cheffe Nathalie Brigaud Ngoum avec son Imprécis de cuisine, qui a déjà participé à 3 éditions de notre festival. Toutes les expressions littéraires sont représentées.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Le festival s’organise sur 3 jours,&nbsp;le public peut rencontrer des auteurs, il y a des échanges, des conférences, pouvez-vous nous donner plus de détails sur le programme ?</strong></p>



<p><strong>IRD&nbsp;: </strong>Pendant les 4 premières éditions, notre festival s’est déroulé sur 1 journée, nous avons pris l’initiative de passer à 3 jours dès la 5ème édition. Le programme depuis le temps a évolué et continue au fil des éditions. Il existe&nbsp;:</p>



<ul><li>Un marché du livre&nbsp;: Plusieurs auteurs et éditeurs tiendront un stand où ils présenteront leur ouvrages ou public</li><li>Des conférences thématiques&nbsp; à destination du public mais aussi des professionnels, nous allons par exemple échanger sur le féminisme et décolonisation des corps noirs dans la littérature, les littératures africaines au sein de l&#8217;industrie du livre</li></ul>



<ul><li>Des ateliers à destination, des enfants (petite enfance et ado) comme l’initiation à la poésie, la transmission etc&#8230;</li><li>Une librairie éphémère</li><li>Un spectacle</li><li>De la restauration afro-caribéenne</li><li>Et d’autres animation à destination de tous les publics qui y seront représentées.</li></ul>



<p><strong>CC&nbsp;: Vous lancez un concours d’écriture dont le thème est&nbsp;:&nbsp;«&nbsp;Panser le monde par les mots&nbsp;», c’est d’actualité, au vu de ce qu’il se passe en Afrique et dans le monde, notamment en Ukraine, pouvez-vous nous en dire plus&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>IR&nbsp;D: </strong>Nous suivons tous les jours l’actualité qui met particulièrement en évidence les différents maux qui tourmentent notre monde. Instabilité, injustice, révolte, sans oublier l’actualité climatique ou encore économique.&nbsp;</p>



<p>Panser le monde par le mots c’est aussi la volonté de considérer la place de l’écriture des mots, dans cette volonté d’apaiser, soigner les plaies de ce monde. Soigner et apaiser ses plaies de diverses façons : nettoyer ses plaies, peut-être se débarrasser de ses impuretés (dénoncer, se révolter contre l’injustice, les rapports Nord/Sud inégaux, amener à la réflexion). Ensuite, peut-être l’apaiser avec une solution spéciale, à travers des textes qui invitent et impulsent le changement, qui interrogent les consciences et sont source d’espoir. C’est aussi permettre à ces plaies de cicatriser en rappelant aussi que le monde n’a pas que des maux. Que c’est par ses forces vives, qu’il sera meilleur.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Il s’agit d’un festival gratuit si je ne m’abuse, il y a beaucoup de bénévoles, vous avez des ambitions&nbsp;; quelles sont vos préoccupations pour le faire évoluer&nbsp;?</strong></p>



<p>IRD&nbsp;: Effectivement pendant 7 ans le festival a été gratuit, mais cette année nous avons décidé de faire participer les auteur.e.s, une manière pour nous de les impliquer.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Les ambitions si nous en avons seront relatives à l’association dans sa globalité, ce qui impactera forcément le festival.&nbsp;</p>



<p>Certains disent que notre défaut c’est d’être en province et non à Paris. Mais je trouve que c’est une mauvaise excuse. Le plus grand festival de cinéma est à Cannes, Le Hellfest est à Clisson près de&nbsp; Nantes, Avignon a le plus grand festival de théâtre, pourquoi le Nantes n’aurait-elle pas le plus grand festival des Littératures Africaines&nbsp;?</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-3 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="768" src="https://couleurcafe.info/media/2023/10/P1055235-1024x768.jpg" alt="" data-id="48078" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2023/10/P1055235-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48078" class="wp-image-48078" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/10/P1055235-1024x768.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/P1055235-300x225.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/P1055235-768x576.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/P1055235-1536x1152.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/P1055235-2048x1536.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="768" src="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Willy-lecture-BL7-1024x768.jpg" alt="" data-id="48076" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Willy-lecture-BL7-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48076" class="wp-image-48076" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Willy-lecture-BL7-1024x768.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Willy-lecture-BL7-300x225.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Willy-lecture-BL7-768x576.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Willy-lecture-BL7-1536x1152.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Willy-lecture-BL7-2048x1536.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="768" src="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tehal-edwige-BL7-1024x768.jpg" alt="" data-id="48075" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tehal-edwige-BL7-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48075" class="wp-image-48075" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tehal-edwige-BL7-1024x768.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tehal-edwige-BL7-300x225.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tehal-edwige-BL7-768x576.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tehal-edwige-BL7-1536x1152.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/Tehal-edwige-BL7-2048x1536.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li></ul></figure>
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			</item>
		<item>
		<title>Dans l&#8217;atelier de Dodji Efoui</title>
		<link>https://couleurcafe.info/dans-latelier-de-dodji-efoui/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[WCKDadmin17]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Oct 2023 05:09:48 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Arts plastiques]]></category>
		<category><![CDATA[Septembre-Octobre 2023]]></category>
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					<description><![CDATA[Dodji Efoui, «&#160;Je porte toujours le Cameroun dans mon cœur&#160;»&#160; Dodji Efoui est un artiste plasticien et musicien Togolais. Lorsqu’il décide de quitter un moment son pays pour se rendre au Cameroun, il est guidé par une envie de savoir et de rencontres. Sur place il fait de nombreuses rencontres, qui vont bouleverser sa façon [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Dodji Efoui, «&nbsp;Je porte toujours le Cameroun dans mon cœur&nbsp;»&nbsp;</strong></p>



<p><strong>Dodji Efoui est un artiste plasticien et musicien Togolais. Lorsqu’il décide de quitter un moment son pays pour se rendre au Cameroun, il est guidé par une envie de savoir et de rencontres. Sur place il fait de nombreuses rencontres, qui vont bouleverser sa façon de penser et de travailler. Il raconte son expérience et ses préoccupations actuelles.</strong></p>



<p><strong>Couleur Café&nbsp;: Tu es un artiste voyageur, tu as vécu quelques années en dehors de ton pays le Togo, au Cameroun et en Côte d’Ivoire, avant de revenir. Qu’est ce qui t’a fait partir&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>Dodji Efoui&nbsp;:</strong> Oui j’ai vécu au Cameroun vers 2005, je tournais en rond et je voulais enrichir mon travail, m’ouvrir à de nouvelles choses et rencontrer de nouvelles personnes.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Combien de temps es-tu resté au Cameroun et qu’est-ce que ça t’a apporté&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>D E&nbsp;:</strong> J’y ai vécu pendant 6 ans. Le Cameroun m’a bousculé&nbsp;! Je viens d’une famille chrétienne avec toutes les contraintes que ça comporte, tout ce qu’on t’inculte&nbsp;: Quand est-ce que tu peux devenir artiste&nbsp;? À partir de quel moment&nbsp;? Comment repousser ses propres limites&nbsp;? Le Cameroun m’a permis de me confronter à tout cela.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Alors pourquoi es-tu finalement rentré au Togo&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>D E&nbsp;:</strong> Parce qu’il a fallu digérer tout ça, c’était intense. Le Cameroun est un pays à haute température&nbsp;en termes d’ambiance, de culture et de richesse. Donc au bout d’un moment, il fallait que je revienne pour trouver ma propre voie. Mon travail, aujourd’hui, est ce qu’il est grâce à toutes ces énergies.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Tu t’exprimes à travers la peinture, les installations, la musique. Est-ce que tous ces médiums influent les uns sur les autres&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>D E&nbsp;:</strong> Ils sont tous d’un registre émotionnel commun. L’art plastique, en termes de tonalité, parce qu’il s’agit de texture qu’on peut toucher&nbsp;; et la musique, en terme de sonorité, qu’on ne peut pas forcément saisir mais qui procure une certaine émotion. Dans cet univers, j’essaie d’introduire des formes dans mon travail musical et sonore, comme s’il s’agissait de sculptures, d’objets, qui émettent des sons ou qui ont besoin d’être transformés. Tout s’imbrique, tout est en symbiose. Tout mon travail, comme plasticien ou musicien, est un poème hybride où il y a plein d’éléments qui entrent en jeu.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Dans ton travail, il y a des éléments recyclés qui se retrouvent dans ta musique et dans tes œuvres visuels</strong></p>



<p><strong>D E</strong>&nbsp;: J’y suis arrivé au fur et à mesure que j’avance, que je réfléchis sur ma façon d’intégrer mon univers plastique à ma musique et vice versa.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: C’est aussi ce que tu transmets aux jeunes à travers des ateliers.</strong></p>



<p><strong>D E&nbsp;:</strong> C’est une chance de pouvoir transmettre. On accumule des connaissances qu’il faut transmettre, c’est une bénédiction et c’est normal.</p>



<p><strong>CC&nbsp;: Comptes-tu revenir un jour au Cameroun&nbsp;? Pour une exposition par exemple&nbsp;?</strong></p>



<p><strong>D E&nbsp;:</strong> Je suis toujours hanté par ce pays, en particulier par la ville de Douala qui m’a procuré beaucoup de plaisir, où j’ai vécu des choses intenses.&nbsp; Je porte toujours le Cameroun dans mon cœur, j’y suis spirituellement rattaché. Je rêve d’y retourner et d’y réaliser une performance sonore avec des œuvres picturales.&nbsp;</p>



<figure class="wp-block-gallery columns-4 is-cropped"><ul class="blocks-gallery-grid"><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="985" src="https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3316-1024x985.jpg" alt="" data-id="48067" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3316-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48067" class="wp-image-48067" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3316-1024x985.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3316-300x289.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3316-768x739.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3316-1536x1477.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3316-2048x1970.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1015" height="1024" src="https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3317-1015x1024.jpg" alt="" data-id="48066" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3317-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48066" class="wp-image-48066" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3317-1015x1024.jpg 1015w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3317-297x300.jpg 297w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3317-150x150.jpg 150w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3317-768x775.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3317-1523x1536.jpg 1523w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3317-2030x2048.jpg 2030w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3317-60x60.jpg 60w" sizes="(max-width: 1015px) 100vw, 1015px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="768" src="https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3308-1024x768.jpg" alt="" data-id="48065" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3308-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48065" class="wp-image-48065" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3308-1024x768.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3308-300x225.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3308-768x576.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3308-1536x1152.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3308-2048x1536.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li><li class="blocks-gallery-item"><figure><img loading="lazy" width="1024" height="768" src="https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3307-1024x768.jpg" alt="" data-id="48064" data-full-url="https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3307-scaled.jpg" data-link="https://couleurcafe.info/?attachment_id=48064" class="wp-image-48064" srcset="https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3307-1024x768.jpg 1024w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3307-300x225.jpg 300w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3307-768x576.jpg 768w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3307-1536x1152.jpg 1536w, https://couleurcafe.info/media/2023/10/IMG-3307-2048x1536.jpg 2048w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure></li></ul></figure>
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