Lulendo, Lameck et Benjamin Kimpari racontent l’Angola

NOSSA ANGOLA !

Né dans le Nord de l’Angola, à Maquela do Zombo, le chanteur virtuose de la sanza Lulendo revient au-devant de la scène du festival Africolor, accompagné de ses compagnons de musique, le guitariste chanteur Lameck et le danseur Benjamin Kimpari. Ils unissent leurs voix, guitare, sanza, danse, et racontent leur Angola. Rencontre.

Couleur Café : Ce projet Nossa Angola regroupe le guitariste Lameck, le danseur Benjamin Kimpari et toi, Lulendo, comment vous êtes-vous rencontrés ?

Lulendo : J’ai rencontré Lameck à Paris pendant une réunion des associations angolaises. Peu de temps après nous avons travaillé ensemble sur mon projet Trio de l’époque ; je cherchais un guitariste pour m’accompagner en tournée. Après chacun a évolué dans son coin et a écrit son histoire. Le danseur Benjamin nous a été présenté par un autre artiste multidisciplinaire Kabwenha afin qu’il fasse partie de cette création, Nossa Angola.

CC : Qui signifie ?

L : Notre Angola. Il s’agit d’une création performante pour le cinquantième anniversaire de l’indépendance de L’Angola (Ndlr : 1975, indépendance de l’Angola). 

CC : Que représente l’Angola pour toi ?

L : Pour moi, l’Angola représente une identité, un point de repère, une boussole qui me guide à travers le monde. 

CC : Et l’indépendance ?

L : La période de l’indépendance est une renaissance, l’espoir d’une vie meilleure, être responsable de notre destinée même si aujourd’hui je vois les choses autrement. 

CC : Comment est née l’idée de ce projet ?

L : Le projet est né d’une rencontre avec le Festival Africolor, qui a eu l’idée de célébrer les indépendances des pays lusophones. Et l’Angola ne pouvait pas être absente de ce projet. L’équipe du festival a rencontré Lameck qui m’en a fait part, c’est comme ça que l’aventure a commencé. Et nous sommes ravis de représenter l’Angola dans ce cadre. 

CC : Comment se décline le projet ? Est-ce un récital ?

L : Oui une sorte de récital musical à travers nos chansons respectives qui parlent de l’Angola. La danse fait le lien entre toutes les cultures de notre terre et la poésie d’Agostinho Neto, le premier Président (Ndlr : Homme d’État angolais, premier président de la république populaire d’Angola et président du Mouvement populaire de libération de l’Angola, décédé en septembre 1979 à Moscou). Puis il y a l’acquisition de notre indépendance, qui symbolise notre attachement à ce grand pays. Nous pensons à celles et ceux qui se sont sacrifiés pour nous libérer du colonialisme. 

CC : Comment avez-vous travaillé ?

L : Nous avons travaillé à distance et en présentiel. Les technologies et le numérique nous le permettent aujourd’hui. Après avoir monté le répertoire il était plus facile pour nous d’échanger et de nous adapter, nous approprier la matière et d’en faire quelque chose d’agréable musicalement et visuellement. 

Propos recueillis par Ewané Nja Kwa

CONCERT : Festival Africolor www.africolor.com 

17 Décembre 2025 : Théâtre Public de Montreuil 

18 Décembre 2025 : Théâtre Gérard Philippe de Saint-Denis.

Album de Lulendo à réécouter : Mwinda, 2017

Enregistré et publié en 2017, Mwinda, le dernier opus de l’auteur-compositeur Lulendo est une lumière sur l’Angola, sa terre. Mwinda (feat. Tony Allen), Africa Meu Amor (feat. Tony Allen), Kimapa Vita sont les titres phare de l’album qui en comporte 10. À découvrir ou à redécouvrir. 

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